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Athènes, le 26 juillet 2007

 

 


M. G. KOUMOUTSAKOS : Bonjour.

 

Dimanche 29 juillet 2007, la ministre des Affaires étrangères accompagnera le Premier ministre à Paris. A cette occasion, Mme Bakoyannis rencontrera son homologue français, M. Bernard Krouchner.

 

Les entretiens porteront, entre autres, sur les thématiques suivantes : Des questions d’intérêt européen, comme l’élargissement, le parcours du traité de réforme, etc. Mais aussi des questions régionales et internationales, comme les développements dans les Balkans, au Moyen-Orient et autres questions d’intérêt commun. 

 

Lundi 30 et mardi 31 juillet aura lieu la conférence des ambassadeurs du ministère des Affaires étrangères (amphithéâtre Kranidiotis). Comme vous vous en souvenez sans soute, une telle conférence avait eu lieu il y a un an, pratiquement à la même époque, et cette deuxième rencontre des ambassadeurs grecs à Athènes a pour objectif de fournir une information complète et d’assurer une meilleure coordination entre le Service diplomatique et notre politique étrangère.

Le ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Valinakis proclamera l’ouverture des travaux de la conférence et les ministres de l’Economie et des Finances et du Développement, respectivement M. Alogoskoufis et M. Sioufas feront des interventions.

Par ailleurs un discours du ministre de la Défense nationale, M. E. Meïmarakis est prévu, du ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Stylianidis, du Secrétaire général aux Affaires européennes, M. Katsoudas et du Secrétaire général des Relations économiques internationales et de la Coopération au Développement, M. Skylakakis. Il y aura également des présentations de représentants de la Fédération des Industries grecques (SEV), de l’Institut de Recherches économique et industrielle (IOBE), le Centre grec d’Investissements (ELKE), etc.

 

La ministre des Affaires étrangères, Mme Dora Bakoyannis proclamera la clôture des travaux.  Pendant ces deux premiers jours il y aura également des interventions de hauts fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères.

Les thématiques qui seront abordées lors des travaux sont les questions relatives à l’Union européenne, la politique énergétique et la diplomatie énergétique, les organisations internationales, les relations gréco-turques, le dossier chypriote, la politique de la Grèce en Europe du Sud-Est, les relations économiques internationales et la diplomatie économique, la coopération au développement et le développement de la diplomatie publique.

……………………

 

J’aimerais faire une déclaration. Nous saluons la libération des infirmières bulgares et du médecin, après plusieurs années de détention en Libye. La Grèce, qui est fermement opposée à la peine de mort, a offert sa contribution et tient à exprimer sa vive estime à tous ceux qui ont offert leur contribution lors de ce stade crucial de la procédure pour que finalement cette grave question humanitaire ait une issue positive.

……………………

 

 

Le 1er août le nouveau site web du ministère des Affaires étrangères compte six mois d'existence et à cette occasion j’aimerais dire deux, trois mots à ce sujet.

 

Le site web a été développé exclusivement par le personnel du ministère des Affaires étrangères et notamment par le Service de gestion et développement du Site Web.

 

Les principales caractéristiques de ce nouveau Site sont :

 

Premièrement, l’interactivité avec l’utilisateur, qui vise à aider et guider chaque visiteur en fonction de ses exigences et ses besoins.

 

Deuxièmement, l’introduction quotidienne d’un sujet politique dans la rubrique intitulée «A la Une», qui reflète les questions d’actualité les plus importantes, selon l’évaluation du Service, pour la politique étrangère du pays.    

 

Troisièmement, l’extension des services proposés pour le citoyen - utilisateur, comme l’ajout du programme de la direction politique et de l'ancienne archive du Service de l'Information avant novembre 2005, ce qui j'espère a permis de faciliter votre travail aussi.

 

Aujourd’hui, six mois après la mise en opération de ce nouveau site, nous observons une popularité croissante, de plus de 35%. Aujourd’hui, les quelque 5.700 utilisateurs quotidiens attestent de l’amélioration spectaculaire de la popularité, en comparaison avec les périodes précédentes.

 

Dans un même temps, je voudrais dire quelques mots sur les actions ultérieures que nous planifions en vue de continuer cette mise en valeur. Au cours des prochains mois, certaines initiatives seront entreprises, comme la mise en oeuvre de nouveaux programmes de technologie avancée. Cela concernera, surtout, l’homogénéisation de l’image en ligne du ministère des Affaires étrangères. D’autres améliorations seront apportées, mais j'en parlerais un peu avant le moment de leur mise en œuvre. Toutes ces actions sont entreprises dans le but de faciliter notre coopération et votre travail. Nous mettons donc en valeur la nouvelle technologie, pour parvenir à une information plus rapide, plus fiable et plus sûre des journalistes accrédités auprès du ministère des Affaires étrangères et, par mon intermédiaire, de l'opinion commune.

 

Voilà, en ce qui concerne la communication d’informations. Vos questions s’il vous plait.

 

……………………

 

 

Mme FRISSA: Que pensez-vous des déclarations du ministre des affaires étrangères de Skopje d’autoriser aux citoyens grecs de visiter l’ARYM munis seulement de leur carte d’identité ?

M. G. KOUMOUTSAKOS : Selon les informations officielles que nous avons reçues, le gouvernement de Skopje examine la possibilité de procéder à l’application d’une décision de ce genre. Par conséquent, nous nous trouvons à ce stade pour ce qui est des informations y relatives. Je ne sais pas si cette décision s’applique actuellement car on n’a pas reçu d'informations y relatives.

Je constate toutefois que ce geste est le résultat de plaintes et de demandes exprimées par les entreprises touristiques de Skopje envers le gouvernement de l’ARYM afin que ce dernier prenne les mesures nécessaires pour lutter contre la réduction considérable- de l’ordre de 40% et plus- du nombre de touristes grecs qui se rendent dans le pays voisin.

 

Ce n’est pas à moi de juger, s’il s’agit d’un « geste de bonne volonté » ou d’une solution d’urgence.

 

M. PAPATHANASSIOU : Hier un article a paru dans la presse turque concernant l'attentat planifé contre le Patriarche œcuménique. Est-ce que les services grecs ont transmis des informations relatives à cette question ?

 

Mme FRYSSA : Que pensez-vous de cet article ?

 

M.G . KOUMOUTSAKOS: Je n’ai rien d’autre à ajouter. Au cours des jours à venir Il y aura éventuellement des nouvelles informations que nous évaluerons bien entendu. Je voudrais dire tout d’abord que le fait que les autorités turques ont démantelé  les organisations extrémistes dont la présence et l’action sont sans aucun doute extrêmement dangereuses, est un élément positif.

Cela dit, nous suivons et évaluons avec la plus grande attention tout développement et toute information concernant l’accomplissement sans heurts de la mission du Patriarcat oecuménique, son statut et son autorité, et surtout la sécurité du trône oecuménique et de son  primat et procédons bien entendu à toutes les actions nécessaires pour lutter contre les développements négatifs, en application d’une position à laquelle nous nous sommes à maintes reprises référés ; une position déclarée, selon laquelle la question du Patriarcat œcuménique est une question  internationale qui revêt, dans un même temps pour la Grèce, à juste titre,  un intérêt particulier.

Je voudrais même ajouter qu’en application de notre politique et de cette position, des initiatives spécifiques- que vous connaissez- ont été entreprises.

 

M. POLLATOS : Etant donné que le gouvernement procède à toutes les actions nécessaires pour régler les questions relatives au Patriarcat, pourriez-vous nous dire s’il a l’intention de demander au gouvernement turc de renforcer les mesures de sécurité pour protéger M. Bartholomé ? Ou bien, étant donné que cette question est internationale, est-ce que nous attendrons que quelqu’un se saisisse de cette question, l’Union européenne par exemple ?

 

M. G, KOUMOUTSAKOS : Je ne sais pas si l’Union européenne a l’intention de se saisir de cette question. Par ailleurs, les questions relatives à la sécurité du Patriarcat sont constamment soulevées par le gouvernement grec et surtout par le Patriarcat lui-même. Lorsqu’il s’agit des questions de sécurité, les autorités compétentes doivent réagir de manière rapide et efficace. 

M. POLLATOS: (hors micro) S’agissant de cette question spécifique, pourriez-vous clarifier si…

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Comme vous le savez, cet article n’a paru dans la presse que hier et son contenu ainsi que son importance et son bien-fondé sont en cours d’évaluation. Aussitôt qu’on aura des nouvelles informations, je vous les transmettrai et ce, très probablement au cours de la journée.

 

Mme KOLLIOPOULOU :  Est-ce que les questions relatives à la coopération méditerranéenne seront abordées lors de la rencontre entre Mme Bakoyannis et M. Kouchner ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS :  Oui, la dimension méditerranéenne des questions européennes figure à l’ordre du jour, étant donné que les deux pays participent au renforcement de la coopération entre les Etats membres méditerranéens de l’Union européenne de manière active- et jouent même un rôle de premier plan. Par ailleurs, ils font preuve d’une grande sensibilité à l’égard des questions et des problèmes auxquels sont confrontés les pays méditerranéens dans leur ensemble, indépendamment du fait qu’ils soient membres ou non de l’Union européenne.

 

Mme KARAVITIS :  Je voudrais vous demander si le ministère des Affaires étrangères a décidé de la manière dont il règlera l’affaire des frères Fokas à la Cour européenne des Droits de l’Homme, à savoir si l’Etat grec assistera au procès ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS :  Il s’agit d’une question bien spécifique et il faut avouer que je n’ai pas d’informations y relatives en moment.  La question est sensible et je  voudrais y répondre de manière précise.

Mme FRISSA :  Il y a quelques jours, le Conseil « Affaires générales », si je ne m’abuse pas, a décidé de l’envoi d’une force européenne de paix au Tchad, pour ce qui est de la question du Darfour. Comment la Grèce participera-t-elle à cette mission, si cette décision est prise ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS :  Je n’ai pas d’informations relatives à cette contribution, ni à sa taille, ni à sa nature.

 Je vous répondrai une fois que je me serais informé.

La réponse est :

 

«Les ministres des Affaires étrangères ont signalé dans les conclusions du Conseil  les incidences déstabilisatrices de la crise au Darfour, sur la situation dans le pays voisins, tant du point de vue humanitaire qu’en matière de sécurité et ont réitéré leur soutien en faveur du déploiement d’une présence multidimensionnelle des Nations Unies dans l’Est du Tchad et dans le Nord-est de la République centrafricaine. A cet égard, ils ont demandé aux instances compétentes de poursuivre la planification, en vue d’une éventuelle décision sur une opération menée dans le cadre de la politique européenne de sécurité et de défense qui viendrait appuyer la présence des Nations Unies dans l’Est du Tchad et dans le Nord-est de la République centrafricaine afin d’améliorer la sécurité dans ces régions. Etant donné que la question est en cours d’examen, la partie grecque n’a pas encore pris de position définitive ».  

 

 

M. POLLATOS : Ma question porte sur un sujet qui n’a pas été clarifié hier : Est-ce que le ministère des Affaires étrangères partage l’opinion de Mme Marcoullis, la nouvelle ministre chypriote des Affaires étrangères, à savoir que l’augmentation du nombre de sièges de M. Bahceli à l’Assemblée générale turque sera un problème ? Et que pensez-vous de l’éventualité d’une nouvelle candidature de M. Gul à la présidence de la Turquie ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS :  Le gouvernement grec a pris position sur l’ensemble du processus électoral ainsi que sur les résultats principaux qui conduisent à la formation d’un gouvernement puissant- comme l’on peut déduire de l’état de choses- et stable qui jouit même d’un grand soutien démocratique. Cela  a été considéré comme une évolution positive.

 

Cela dit, quant à la première partie de votre question, il est certain que le renforcement de voix extrémistes,  porteuses notamment des références du passé, qui ne peuvent échapper au passé et ne voient pas les possibilités d’un avenir meilleur sont des éléments qui, sans aucun doute ne peuvent pas être considérés comme positifs.

 

Pour ce qui est de votre deuxième question relative aux déclarations de M. Gul, il s’agit d’une question qui porte sur des évolutions actuelles internes et non pas sur des faits accomplis. De ce fait, je me garderai d’en faire des commentaires.

 

M. PAPATHANASSIOU :  Je voudrais une clarification concernant la question du Patriarcat. Est-ce que des hauts fonctionnaires du Patriarcat œcuménique avaient des indications relatives à cet attentat imminent et ont transmis des informations y relatives à Athènes ?  Deuxième question : Que pensez-vous de la référence faite hier au site web turc- il y avait un télégramme y relatif qui parlait de violation des eaux territoriales turques.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : L’état-major de la marine a catégoriquement démenti cette allégation. Par conséquent, je vous propose de recourir à ce démenti catégorique.

 

Cela dit, je voudrais ajouter qu’au cours des derniers jours, sur le site web de l’état-major général de la Turquie, de nombreuses références ont été faites à des incidents non fondés. Des incidents qui se sont avérés par la suite inexacts et qui sont démentis par la partie grecque, comme dans le cas présent.

 

M. PAPATHANASIOU : Pour le Patriarcat ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: S’il y avait des informations avant l’attentat ? Permettez-moi de ne pas aborder cette question.  Ce que je peux vous dire seulement, comme il ressort de ma réponse initiale, est que le ministère des Affaires étrangères suit les évolutions relatives au Patriarcat de manière continue, sérieuse et détaillée. Toute information doit être évaluée car le niveau de crédibilité et de validité varie toujours.

 

Je vous remercie et vous souhaite un bon été.

 

 

 

Traduction non officielle




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