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Athènes, le 30 novembre 2009

 

 

M. DROUTSAS : Je voudrais de nouveau vous souhaiter à tous la bienvenue à Athènes. C’est un grand plaisir pour nous de vous accueillir ici et, comme je vous l’ai déjà dit, j’espère que, en dépit de votre programme chargé lors des travaux de la réunion, vous trouverez du temps pour profiter de votre séjour ici et visiter notre belle capitale, Athènes.

 

Je vous prie de me pardonner car je ne pourrai pas rester longtemps avec vous. Je voudrais faire quelques remarques à titre introductif mais je suis certain que vous aurez assez de temps et l’occasion au cours de ces deux jours d’établir des contacts et de débattre des questions restantes.

 

Je voudrais tout simplement saisir l’occasion de notre première réunion pour présenter brièvement la politique étrangère du nouveau gouvernement. Comme vous le savez, nous sommes au pouvoir depuis 50 jours et notre intention est d’exercer une politique étrangère dynamique qui sera marquée par une série d’initiatives en vue donner à la Grèce le visage, la voix et le rôle qui lui incombent dans le cadre des évolutions internationales majeures et notamment de notre voisinage, les Balkans.

 

A cette occasion, je voudrais me référer brièvement à l’importante initiative que nous avons entreprise concernant la perspective d’adhésion et l’avenir européen de notre voisinage, les Balkans, et notamment des pays des Balkans occidentaux avec le fameux – et désormais connu de tous – Agenda 2014 que nous voulons promouvoir pour notre voisinage, les pays des Balkans occidentaux.

 

En bref, la philosophie derrière cette initiative est la suivante : dans cette région il y a des plaies encore ouvertes et cela serait une occasion pour l’Union européenne – le projet de paix le plus réussi que le continent européen n’ait jamais connu – de profiter de cette conjoncture, d’assumer ses responsabilités dans cette région et de contribuer ainsi à la paix et à la stabilité des Balkans, cette partie historique de l’Europe, en accueillant ces pays en tant qu’Etat membres, espérons-nous, d’ici à 2014.

 

Et, je tiens à souligner cette date – une date symbolique – qui marque cent ans depuis le déclenchement de la Première guerre mondiale qui est considérée comme la cause de tous les conflits demeurés en suspens dans les Balkans. Et pour des raisons symboliques aussi, nous pourrions affirmer que l’Union européenne – le projet de paix le plus réussi – contribuera également à la stabilité de la région.

 

Ces quelques mots en guise d’introduction à l’occasion de votre présence ici. J’ajouterais que cette initiative est importante pour toute la région et est liée à l’œuvre d’une organisation comme l’OSCE qui est à notre sens un facteur important pour la consolidation de la paix et de la stabilité ici en Europe.

 

C’est pourquoi, nous pensons que la présidence hellénique de l’OSCE vient parachever l’œuvre de l’OSCE et dans un même temps les politiques nationales que la présidence de l’Organisation peut exercer et promouvoir.

 

Je voudrais maintenant évoquer brièvement la réunion du Conseil ministériel de demain et nos travaux d’après-demain. Force est de souligner que 40 à 45 ministres des Affaires étrangères participeront à cette manifestation ainsi que 57 délégations. Une réunion et des entretiens de haut niveau, ciblés et utiles devraient, bien entendu, avoir lieu.

 

Tout d’abord, je voudrais axer mon attention sur le Processus de Corfou qui constitue à notre sens l’héritage de la Présidence hellénique de l’OSCE. Notre espoir et notre conviction est que la réunion de demain sera l’opportunité pour faire avancer ce processus.

 

Comme vous le savez, la présidence hellénique de l’OSCE a lancé le Processus de Corfou l’été dernier sur l’île du même nom. L’objectif de ce processus est de lancer un dialogue ouvert et sincère sur les défis en matière de sécurité et les nouvelles menaces du 21e siècle.

 

Nous pensons que l’OSCE est la tribune la plus appropriée pour engager ce dialogue car il s’agit d’une organisation régionale pour la sécurité qui réunit en son sein des pays tels que les Etats-Unis, le Canada ainsi que des Etats européens, y compris la Fédération de Russie et les autres Etats de l’ancienne Union soviétique. Notre objectif et notre espoir est de pouvoir aboutir à une déclaration et à une décision lors du Conseil ministériel qui réaffirmerait le processus et montrerait le futur chemin à suivre.

 

La plupart d’entre vous connaissent les détails du Processus de Corfou. Toutefois, je voudrais dire deux mots à ce sujet. Le Processus de Corfou est un dialogue, comme je viens de le dire, qui a été lancé par les ministres des Affaires étrangères de l’OSCE en juin pendant la première rencontre informelle à Corfou, qui a son tour a été basée sur les discussions multilatérales de haut niveau qui se sont déroulées lors du Sommet ministériel d’Helsinki en décembre 2008. Dans le même temps, le Processus de Corfou promeut, à notre sens, le sentiment de responsabilité commune et de solidarité.

 

Nous estimons que tous les Etats participants ont accepté ce processus, tout en faisant preuve de leur volonté politique de garantir la sécurité participative et indivisible de l’Europe élargie, et dans le même temps en aspirant par le biais du dialogue à réaffirmer leurs entreprises communes, y compris les engagements pris et les institutions établies.

 

Il vise également à passer en revue les actions qui ont jalonné le parcours suivi jusqu’à présent concernant la sécurité européenne et le renforcement ultérieur de nos dispositifs afin de relever aussi bien les anciens que les nouveaux défis.

 

Ce dialogue s’est poursuivi cet automne à Vienne au niveau des Ambassadeurs. J’aimerais saisir cette occasion pour remercier tous les représentants permanents à Vienne et naturellement notre représentante permanente, l’Ambassadeur Mme Marinakis, pour le travail difficile qu’ils ont effectué jusqu’à présent. Nous espérons vraiment que nous serons en mesure d’achever avec succès, au niveau politique également, l’œuvre difficile de nos représentants permanents.

 

Enfin, j’aimerais dire que ce processus reste ouvert et il est tout à fait probable qu’il dure longtemps car nous devons étudier attentivement toutes les idées des Etats participants. Notre objectif, ici à Athènes, est de créer au mieux le cadre approprié et de jeter les bases nécessaires pour la poursuite efficace des discussions engagées lors du processus de Corfou.

 

En conclusion, j’aimerais aussi dire que nous aurons l’occasion de nous exprimer encore lors de la conférence de presse de clôture, mais aussi pendant les entretiens et les travaux du sommet ministériel et bien entendu nous attendons avec impatience la poursuite des travaux par la présidence suivante assumée par le Kazakhstan. Je pense que cette présidence est empreinte d’un symbolisme très important car le Kazakhstan est le premier pays d’Asie centrale et le premier Etat membre de la Communauté des Etats indépendants (CEI) à assumer la présidence de l’OSCE ; cela atteste par ailleurs de l’aspect multilatéral de l’OSCE et c’est, à mon sens, la preuve qu’il peut encore y avoir des murs, réels ou imaginaires, des murs qui commencent néanmoins à tomber.

 

Donc, nous attendons avec impatiente la présidence du Kazakhstan et nous formons nos vœux de succès pour l’avenir, en exprimant l’espoir, le souhait et naturellement la volonté de la Grèce de coopérer pleinement avec la prochaine présidence sur toutes les questions dont elle sera saisie.

 

Voilà ce que je voulais dire en guise d’introduction et je tiens de nouveau à vous souhaiter la bienvenue. Veuillez m’excuser encore de ne pas pouvoir rester jusqu’à la fin de la conférence de presse, mais les résultats positifs du sommet commencent dès maintenant, grâce à des rencontres bilatérales, et je suis sûr que vous [M. Delavekouras et M. Nesirky] serez en mesure de répondre aux questions.

 

Enfin, nous aurons l’occasion, dans la soirée, de nous entretenir de façon informelle et plus détendue au Musée de l’Acropole. Merci beaucoup.

                                                                                                      

M. M. NESIRKY : J’aimerais vous donner quelques informations pratiques avant que les journalistes ne posent leurs questions.

 

Tout d’abord, le ministre, M. Droutsas a fait une communication d’informations. Vous aurez maintes fois l’occasion lors du sommet ministériel de vous entretenir avec les ministres, lorsqu’ils passeront par le centre de presse. Nous vous communiquerons des informations à ce sujet et vous distribuerons le programme préliminaire une fois que nous l’aurons.

 

Bien entendu, vous restez en contact avec nous et lorsque nous saurons quand un ministre passera par le Centre de presse, nous tâcherons de vous le faire savoir le plus rapidement possible. Vous aurez ainsi l’occasion de leur demander comment se déroulent les événements.

 

Deuxièmement, il y a un bureau d’information de la presse qui est à votre disposition et qui se trouve juste après cette salle. Vous pouvez y soumettre vos demandes d’interviews et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour vous aider.

 

Troisièmement, comme vous avez pu l’entendre, de nombreuses rencontres diplomatiques de haut niveau se déroulent lors de ce sommet ministériel. Cela s’intègre d’une part dans le cadre du dialogue mené au sein de l’OSCE. Il s’agit d’une enceinte de dialogue dans le cadre de laquelle nous discutons de certaines questions et nous accordons au sujet de ces questions.

 

D’autre part, cela s’intègre dans le cadre de notre mission, qui est tout aussi importante, et en définitive ces discussions aboutissent à des actions. En fait nous poursuivons une mission sur le terrain dans le but d’aider les individus.

 

Demain, à 11h30, le ministre adjoint de la Défense de la Grèce et le ministre par intérim de la Défense de l’Ukraine participeront à une manifestation et se pencheront sur certains points de la mission sur le terrain de l’OSCE dans le but de rendre la région plus sûre.

 

Par exemple, un des points débattus sera un programme qui vient d’être lancé en Ukraine et qui concerne les carburants pour fusées particulièrement toxiques, qui sont, si vous voulez, les reliques de l’Ere soviétique. Il s’agit de produits particulièrement dangereux – environ 16 000 tonnes – et la plus grande partie du programme de l’OSCE jusqu’à présent porte sur l’effort déployé en vue de sécuriser ces carburants.

 

Il y aura une communication d’informations à ce sujet. Par ailleurs, nous nous attacherons par exemple à examiner les actions mises en œuvre en vue de réduire les menaces résultant des armes portables et armes similaires. Même si ces armes sont bien plus petites en terme de dimension que des citernes pleines de carburants toxiques, il n’en demeure pas moins qu’elles peuvent provoquer d’énormes dégâts si elles tombent entre de mauvaises mains.

 

Pour cette raison, si vous voulez, vous pouvez participer à la manifestation, qui, à mon sens, est une action vraiment intéressante venant parachever l’œuvre accomplie au niveau politique.

 

La manifestation se déroulera à 11h30, mais vous devez vous inscrire pour pouvoir y participer, jusqu’à 11h00 au plus tard au bureau des renseignements. C’est tout ce que j’avais à vous dire. Y a-t-il des questions ? Y a-t-il d’autres choses que vous voulez savoir ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Comme je l’ai dit, j’espère que nous vous verrons tous au Musée de l’Acropole où nous aurons une très bonne occasion de discuter ensemble. Plus tard, participeront également à la réception les ministres, MM. Droutsas et Petaliotis. Je vous remercie de votre présence aujourd’hui ici.

 

JOURNALISTE : Sachant que la présidence grecque s’efforce de faire avancer le Processus de Corfou, pourriez-vous s’il vous plaît nous donner le contexte de la déclaration politique qui devrait faire l’objet de discussions ou qui pourrait résulter des discussions, compte tenu de la subtilité de l’équilibre des relations entre l’Occident et la Russie?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Nous avons lancé le Processus de Corfou sur la base des discussions de haut niveau que nous avons eues à Helsinki et la convocation de la première réunion ministérielle informelle à Corfou, en juin dernier était une initiative particulièrement importante de la part de la Grèce. A Corfou, tous les Etats participants ont fait clairement part de leur volonté de participer aux discussions visant à élaborer un nouvel environnement en matière de sécurité en Europe du 21e siècle. Vous vous souvenez sans doute que la présidence grecque a utilisé, comme base de ses propositions, les propositions qui avaient été faites par le Président Medvedev et le Président Sarkozy. A notre grande joie nous avons constaté que les Etats participants ont embrassé cette initiative, en faisant part de leur volonté politique de garantir la sécurité participative et indivisible en Europe élargie.

 

Aujourd’hui, nous espérons pouvoir aboutir à une décision à Athènes et à une Déclaration pour le Processus de Corfou qui permettra de faire avancer ce dialogue. Pour la première fois, les Etats participants s’engageront clairement dans le cadre de ce processus et dans le sens de la sécurité européenne.

 

Nous espérons que nous pourrons réaliser cet objectif et nous serons prêts à assister la Présidence du Kazakhstan afin qu’elle puisse accomplir sa mission l’année prochaine, tant dans le cadre de la Troïka, que de notre participation importante à ce processus.

 

M. M. NESIRKY : En ce qui concerne le contexte, je crois que vous avez mentionné qu’un équilibre politique délicat a été atteint et c’est exactement pour cette raison qu’il n’est pas opportun de commencer à discuter des détails, tant que les diplomates négocient et débattent de ces détails. Je dirais, pour ma part, que la dernière déclaration politique qui a résulté d’un sommet ministériel de l’OSCE date de 2002 et que les présidences successives de l’Organisation – y compris la présidence hellénique – ont travaillé d’arrache-pied pour aboutir à la bonne formulation qui permettra de parvenir à un consensus, car, comme vous le savez, toutes les décisions de l’OSCE sont adoptées par consensus.

 

Vous avez donc raison de dire qu’il s’agit d’un équilibre subtil, mais n’entrons pas dans les détails maintenant.

 

JOURNALISTE : M. Sarkozy, le Président de la République française, a proposé d’organiser un sommet pour les Chefs d’Etat en 2010 à Astana. Quelle est la position de la Grèce et y a-t-il des objections – d’après ce que j’ai compris d’après la position grecque et les Etats-Unis – et dans l’affirmative, quelles en sont les raisons ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Certains Etats participants se positionnent en faveur de l’organisation d’un seul Sommet l’année prochaine et il s’agit d’une question débattue à l’heure actuelle. Comme l’a dit plus tôt M. Nesirky, toutes les décisions doivent être prises par consensus. Nous espérons très franchement que les Etats participants seront en mesure de parvenir à un consensus à ce sujet et qu’une décision sera prise d’ici lundi prochain au sujet de la façon dont nous avancerons avec la Présidence du Kazakhstan l’année prochaine. Nous essayons d’être un médiateur honnête et nous nous efforçons de réunir autour de la même table toutes les parties impliquées en vue de parvenir à un consensus. Par conséquent, je ne m’attacherais pas à dire quelle est la position grecque, car notre objectif principal est, comme cela a été le cas pendant toute la durée de la présidence, d’essayer d’aplanir les différends susceptibles de surgir concernant chaque question et je pense que nous avons fait du bon travail jusqu’à présent. Je pense que le Processus de Corfou en est la preuve concrète et j’espère que le sommet ministériel d’Athènes sera le plus réussi possible et donnera une nouvelle impulsion à l’œuvre de l’OSCE, ce qui était notre principal objectif cette année.

 

M. Μ. ΝESIRKY : Si vous me le permettez, j’aimerais dire quelques mots sur le contexte. Les conférences au sommet, comme leur nom l’indique, se déroulent au niveau le plus élevé. Par conséquent, elles doivent avoir une substance d’une très haute qualité. Et pour prouver leur importance, je dirais à titre indicatif que depuis 1975 se sont tenues 6 conférences au sommet dans le cadre de l’OSCE, avec la dernière à Constantinople en 1999, il y a de cela dix ans.

 

Cela prouve combien il est important que tout fonctionne sans heurts.

 

JOURNALISTE : La dernière conférence au sommet de l’OSCE date de 1999, ce qui veut dire que l’Organisation s’est quelque peu affaiblie. Après le Processus de Corfou et après la rencontre des représentants permanents des Etats membres à l’OSCE, tout le monde souhaite une revalorisation de l’Organisation et la promotion du dialogue du Processus de Corfou. Comment l’expliquez-vous ? Sur les trois dimensions de l’Organisation, laquelle privilégiera le Sommet d’Athènes ? Merci.

 

M. G. DELAVEKOURAS : Je vous remercie beaucoup pour vos questions. La présidence grecque a essayé, dès le début, de conférer à l’OSCE la force d’aller de l’avant sur la base d’un agenda aussi important qu’est celui de l’Organisation. Malheureusement, ces dernières années, nous avons eu le sentiment que pour des raisons qui étaient sans rapport avec l’OSCE, les discussions avançaient difficilement.

 

Il y a eu un changement manifeste du climat international, que nous avons essayé de valoriser afin d’engager un nouveau processus. Le moteur a été le Processus de Corfou. Le Processus de Corfou a été pour l’OSCE une importante enceinte de dialogue, il a été un important outil pour tout le continent. Nous pensons que cette discussion a conféré une nouvelle dynamique à l’OSCE. Cela se reflète également dans la participation massive au Sommet d’Athènes et dans le sentiment que les Etats participants sont enclins à discuter et à promouvoir l’agenda de l’OSCE.

 

Pour ce qui est des trois dimensions, des trois piliers dont vous avez parlé. Nous attendons que des discussions se déroulent concernant les trois aspects. De nombreuses décisions sont encore au stade préparatif. Nous espérons que nous aurons les meilleurs résultats possibles et que nous serons à même de vous communiquer, d’ici à jeudi, les progrès tangibles accomplis concernant chacune de ces questions.

 

 

M. Μ. ΝESIRKY : Très juste. Il existe des projets de décisions, des discussions ont lieu concernant ces décisions sur les trois aspects de la sécurité. Il y a un équilibre entre les trois dimensions. Pour répondre à la question de savoir si l’OSCE s’affaiblissait avec le temps, je dirais que oui si l’on mesure cela sur la base du nombre de sommets. Mais comme je vous l’ai dit en me référant d’ailleurs au programme portant sur les carburants toxiques destinés aux fusées, de nombreuses actions sont entreprises au niveau local, en coulisse, des actions qui aident les individus sur le plan pratique, même lorsque des sommets n’ont pas lieu.

 

 

JOURNALISTE : Je vous remercie. Demain, qui participera à la rencontre du Groupe pour l’Arménie ? Tous les membres du groupe ? Y aura-t-il une déclaration qui suivra concernant le conflit du Haut-Karabagh ? Merci.

 

M. Μ. ΝESIRKY: A ma connaissance y participeront les ministres des Affaires étrangères d’Arménie et d’Azerbaïdjan ainsi que les trois pays co-présidents. Nous verrons comment cette rencontre se déroulera.

 

JOURNALISTE : Pouvez-vous nous dire quelles rencontres bilatérales ont été planifiées pendant le Sommet ?

 

M. Μ. ΝESIRKY : Vous disposez de combien de temps ? Je pense que pour la partie grecque, M. Delavekouras peut vous en dire plus.

 

M. G. DELAVEKOURAS : A l’heure actuelle, nous n’avons toujours pas arrêté définitivement les programmes car nous recevons encore des demandes. Mon sentiment, jusqu’à maintenant, est qu’il y aura des rencontres avec les ministres des Affaires étrangères d’Albanie, de Hongrie, d’Ukraine et de France. Bien naturellement, il y aura aussi une rencontre de la Troïka, à savoir la Finlande, la Grèce et le Kazakhstan. Il y aura aussi une rencontre du Secrétaire d’Etat américain adjoint, M. Steinberg. Nous attendons également une rencontre avec le ministre des Affaires étrangères de la Turquie et aussi une rencontre avec le ministre des Affaires étrangères de la Russie, M. Lavrov.  Par ailleurs, une rencontre avec le ministre de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine a été prévue mais comme chacun sait la date et l’heure de cette rencontre n’ont toujours pas été fixées.

 

D’autres rencontres sont également prévues. Nous aurons de plus amples informations à ce sujet un peu plus tard. Toutes les rencontres bilatérales seront couvertes par des reporters caméramans et seront annoncées par le biais du système de télévision en circuit fermé et lorsque nous aurons une liste définitives nous la distribuerons au Centre de presse. Et comme les choses changent tout le temps, je ne veux pas vous dire quelque chose qui ne serait pas valable.

 

M. Μ. ΝESIRKY : Il y a beaucoup de combinaisons possibles, si nous multiplions par 56. Vous aurez des informations mises à jour qui vous seront communiquées par les délégations elles-mêmes. Vous pouvez vous adresser directement aux délégations qui vous donneront les informations dont elles disposent à ce moment là. Vous pouvez également vous adresser à nous et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour vous aider. Différentes rencontres se déroulent d’ores et déjà.

 

JOURNALISTE : Est-il probable que M. Droutsas ou le ministre des Affaires étrangères s’entretiennent avec M. Milososki ? Est-ce prévu ? Discuteront-ils des problèmes relatifs au nom puisque nous n’avons plus beaucoup de temps jusqu’au sommet ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Il est possible qu’une rencontre ait lieu. Comme vous le savez, il existe une procédure menée sous l’égide de l’ONU concernant les discussions sur le nom. Cette discussion menée sous l’égide de l’ONU et l’Ambassadeur Matthew Nimetz se déroule en présence des médiateurs des deux pays.

 

Une telle rencontre inclut tous les aspects des relations bilatérales et naturellement, la discussion sur la question du nom, mais nous ne nous écartons pas de la méthodologie suivie et du cadre des négociations. Dans le cadre de ces négociations, nous nous attendons à ce qu’un progrès soit réalisé, nous nous attendons à ce que l’Ancienne République de yougoslave ait une attitude constructive, afin qu’un progrès soit réalisé que l’on parvienne à une solution mutuellement acceptable. C’est ce que nous attendons. Merci.

 

JOURNALISTE : J’ai raté le début de cette conférence de presse en raison de mon retard, j’aimerais poser une question à laquelle vous avez peut-être répondu au début de cette conférence de presse. Pouvez-vous nous dire brièvement quelles seront les rencontres bilatérales ? Je voulais simplement savoir quand aura lieu une rencontre bilatérale entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, si vous le savez bien sûr.

 

M. M. NESIRKY : Je n’ai aucune information au sujet d’une quelconque rencontre bilatérale aujourd’hui. Tout à l’heure je me suis référé aux pays co-présidents du Groupe de Minsk, à savoir la France, la Russie et les Etats-Unis, et j’ai compris que demain ils rencontreront les ministres des Affaires étrangères d’Arménie et d’Azerbaïdjan, dans ce cadre là.

 

Vous devrez vous adresser aux deux autres délégations, l’Arménie et l’Azerbaïdjan qui pourront sans doute vous donner plus d’informations.

 

JOURNALISTE : La Russie a désormais élaboré un nouvel ensemble de propositions concernant la sécurité européenne qu’elle a présenté à l’Union européenne. Dois-je supposer que le projet de la proposition russe fera l’objet d’une discussion ici ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Nous avons reçu la proposition du Président Medvedev, qui, je suis sûre, sera étudiée très attentivement par tous les Etats participants. Nous attendons à ce que le ministre Lavrov, qui se trouve ici, discute de la teneur de ces propositions.

 

M. Μ. ΝESIRKY : Exactement.

 

JOURNALISTE : Une autre question concernant les rencontres bilatérales. Le Premier ministre participera-t-il au Sommet ? Est-ce que M. Papandréou viendra au Sommet ou bien est-ce que ce sera M. Droutsas exclusivement qui participera à ces rencontres bilatérales ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Le Premier ministre, M. Papandréou est président de l’OSCE et il présidera toutes les rencontres de l’OSCE, à commencer par demain matin et pendant toute la durée de ce sommet.

 

JOURNALISTE : (hors micro) …bilatérales avec les ministres respectifs d’Albanie, etc. comme vous l’avez mentionné tout à l’heure…

 

M. DELAVEKOURAS : Oui. J’ai fait une distinction celles qui étaient pour le Premier ministre et celles qui étaient pour le ministre adjoint.

 

Je vous remercie.




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