Discours de M. Droutsas, ministre adjoint des Affaires étrangères lors de la présentation d’une série spéciale de timbres émis à l’occasion du 200e anniversaire d’indépendance des pays d’Amérique latine
Mesdames et Messieurs,
Aujourd’hui nous présentons au public la série spéciale de timbres émis par la Poste grecque (ELTA) à l’occasion du 200e anniversaire d’indépendance des pays d’Amérique latine. Et j’aimerais remercier le personnel et la direction de la Poste grecque pour leur coopération et l’excellent travail accompli.
Nous sommes à la fois particulièrement honorés et heureux de participer à ces festivités de cette façon si symbolique. Notre participation revêt à la fois un symbolisme et une importance majeurs.
Toutefois, cela est de notre devoir. Un devoir résultant des liens d’amitié historiques qui unissent la Grèce et les Grecs aux peuples d’Amérique latine. Et, permettez-moi de le souligner, cela n’est pas une façon de parler, mais le reflet des véritables sentiments du peuple grec.
Il y a deux cents ans environ, les idées de la Révolution française se sont propagées des deux côtés de l’Atlantique. Elles ont trouvé un terrain fertile dans la conscience collective de nos peuples et ont inspiré le combat juste en faveur de l’indépendance et de la liberté.
Les ambassadeurs présents le savent, j’en suis sûr, et sans doute faut-il le rappeler à l’opinion publique grecque : il y a eu des combattants grecs qui ont participé aux combats des peuples d’Amérique latine. Aujourd’hui, nous honorons la mémoire de Nikolaos Kolmaniatis et de Samuel Spyros. Une frégate historique de la marine nationale argentine porte d’ailleurs le nom de ce dernier. Un détail de l’histoire qui néanmoins en dit long sur nos relations, comme je l’ai dit, ainsi que sur les sentiments communs du peuple grec et des peuples d’Amérique latine.
Les combats de nos peuples ont été illustrés par des personnalités de renom, qui grâce à leur œuvre et à leur personnalité, ont jeté les bases de la création d’Etats démocratiques contemporains. Je citerais quelques noms que l’auditoire d’aujourd’hui connaît : José de San Martín, Simón Bolívar, Francisco de Paula Santander, Bernardo O'Higgins, Miguel Hidalgo y Costilla et, bien naturellement, Francisco de Miranda. Et du côté grec, Kolokotronis, Ipsilantis, Kapodistrias et autres personnalités importantes de notre histoire.
C’est sur cette base historique solide que se développent aujourd’hui nos relations. Des relations entretenues, tant au niveau bilatéral, que par le biais de l’Union européenne. Et au niveau politique, j’aimerais de nouveau vous assurer que pour vos pays, les pays d’Amérique latine, la Grèce sera toujours à vos côtés, en tant que défenseur fiable et dévoué du développement, de l’amélioration et du renforcement des relations entre l’Union européenne et les pays d’Amérique latine.
J’aimerais également souligner que le sommet Union européenne – Amérique latine s’est tenu à Madrid il y a quelques semaines. Et je dois dire, au niveau personnel, que les discussions que nous avons eues avec toutes les personnalités, les chefs de vos pays, se sont déroulées dans un climat particulièrement cordial et ces échanges de vues était très précieux pour nous. Et je pense que cela atteste du fait que les relations entre l’Union européenne et les pays d’Amérique latine sont très importantes et nous devrons œuvrer dans ce sens. Encore une fois, la Grèce sera toujours un défenseur fiable et précieux et un allié dans tous vos efforts.
Néanmoins, nos relations sont fondées sur les ponts d’amitié créés par les générations consécutives d’immigrés grecs qui se sont intégrés dans les sociétés locales des pays d’Amérique latine. La communauté grecque de l’étranger compte aujourd’hui plus de 100 000 personnes dans l’ensemble de la région. Je suis certain qu’ils accueilleront cette collection de timbres avec enthousiasme. Comme je l’ai dit, la diaspora grecque dans les pays d’Amérique latine constitue un élément important pour nous et un trait d’union entre nos pays.
En conclusion, j’aimerais exprimer mes sincères remerciements aux ambassadeurs présents des pays d’Amérique latine pour la coopération précieuse et étroite que nous avons eue ces derniers mois. J’aimerais une fois de plus remercier la direction de la Poste grecque pour cette coopération. Et bien entendu, j’adresse mes profonds remerciements aux cadres de notre ministère, le ministère des Affaires étrangères, qui ont coopéré pour l’émission de cette remarquable série spéciale de timbres.
Je vous remercie.