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Athènes, le 29 mai 2008

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Le 1er juin, la Grèce assume la présidence de l’Initiative Adriatique et Ionienne. Cette initiative fournit un cadre de coopération et de consultations entre la Grèce, l'Albanie, la Bosnie - Herzégovine, l’Italie, la Croatie, le Monténégro, la Slovénie et la Serbie, dans les domaines de l’économie, des transports, du tourisme, du développement durable et de la protection de l’environnement, de l’éducation et de la culture.

 


L’initiative Adriatique et Ionienne a vu le jour lors de la Conférence sur le développement et la sécurité de la Mer Adriatique et Ionienne à Ancône en mai 2000. Cette conférence a donné lieu à la Déclaration d’Ancône, qui est la Charte de l'initiative.

 

La Grèce exercera la présidence du 1er juin 2008 au 1er juin 2009. La présidence actuelle est assumée par la Croatie, puis la Grèce passera le flambeau à l’Italie. Les priorités de la présidence grecque sont la rédaction d’un Secrétariat permanent, la coopération en vue de lutter contre les incendies et la promotion du tourisme en soutenant les petites et moyennes entreprises.

 

En ce qui concerne le programme de la ministre des Affaires étrangères, aujourd’hui, à 9h30, Mme la ministre a proclamé l’ouverture des travaux de la conférence internationale intitulée «Changement climatique et Sécurité humaine», organisée par le ministère des Affaires étrangères dans le cadre de la présidence grecque du Réseau de Sécurité humaine. La conférence a commencé aujourd’hui et se poursuivra demain, 30 mai, au Palais de la Musique d'Athènes.

 

Sous l’égide du ministère des Affaires étrangères et sur initiative de la ministre, Mme Dora Bakoyannis, aura lieu à Lagonissi, les 2 et 3 juin, une conférence internationale consacrée aux femmes du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord sur le thème : «Initiative pour la génération future – Entreprenariat local pour des droits internationaux – Forum régional des femmes entrepreneurs». Cette conférence est organisée dans le cadre de la rencontre du Groupe de travail des femmes dirigeantes. A ce groupe, mis en place en 2006 et visant à renforcer la place des femme au plan mondial, participent des  hauts représentants gouvernementaux de sexe féminin du monde entier. La rencontre d'Athènes fait suite à des rencontres similaires tenues à New York et à Vienne, en 2007, et s’intègre dans le cadre de l’activité plus générale de notre pays au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. De plus amples informations vous seront distribuées dans une note informative y relative.

 


Mercredi 4 juin à 12h00, la ministre des Affaires étrangères recevra au ministère, le Maire de la ville de Chicago, M. Richard Daley.

 

***

Le ministre adjoint, M. Valinakis participera, mercredi 4 juin, à la séance du Comité spécial du Parlement chargé d'examiner le projet de loi portant ratification du Traité de Lisbonne. Jeudi 5 juin, il se rendra en Algérie, en vue de participer au 15e Sommet du Forum Méditerranéen, qui se tient à Alger les 5 et 6 juin prochains.

 

Aujourd’hui à 12h30, M. Doukas rencontrera le Président du Conseil d’administration et les membres de l’Association  de la Bourse d’Athènes, au ministère des Affaires étrangères. Vendredi 30 mai à 9h00, il prononcera un discours lors de la rencontre annuelle des ministres du Forum international du Réseau de Sécurité humaine au Palais de la Musique d’Athènes. Enfin, du 1er au 3 juin, il sera en déplacement à Moscou dans le cadre d’une visite officielle, à la tête d'une nombreuse délégation d’hommes d’affaires

 

En ce qui concerne le programme de M. Kassimis, il se rendra samedi 31 mai en Russie, en vue de participer à la séance du Conseil de coordination de la Région du Conseil des Grecs de l'étranger des pays de l'Ex Union soviétique, qui aura lieu le 31 mai et le 1er juin 2008. Lundi 2 juin, il participera à une manifestation intitulée «Amitié gréco-américaine et Education» organisée par l’hôpital universitaire AHEPA au Palais de l’ancien parlement. Enfin, le 4 juin, il prononcera un discours lors d'un déjeuner offert par la Commission nationale grecque pour l’UNESCO sur le thème «Le rôle de la femme dans la société telle qu'elle a évolué».

 

Vos questions s’il vous plait.

 

M. KALARRITIS :  Ma question porte sur l’incident survenu hier à Washington où la délégation grecque et chypriote a quitté la Conférence sur la non prolifération des armes nucléaires car Skopje a été invité à y participer sous le nom de « République de Macédoine ». Que pensez-vous de cet incident ? Et pourquoi les journalistes n’en ont-ils pas été informés ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : La position de la Grèce et cette décision confirment le caractère ferme et crédible de la politique grecque qui est basée sur les Résolutions y relatives du Conseil de sécurité des Nations Unies.

 

Pour ce qui est de votre deuxième question, j’avoue ne pas avoir bien compris. Accusez-vous le ministère des Affaires étrangères de ne pas avoir informé les journalistes sur une question dont il est aujourd’hui question dans toute la presse grecque ?

 

M. KALARITIS : Tous les journalistes n’auraient-ils pas du être informés de cet incident, qui était un grave incident ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Je comprends tout à fait ce que vous dites et reconnais la nécessité de le communiquer à tous. Comme vous le comprenez, cet incident a été couvert par Washington et j’ai signalé qu’il était aussi couvert par une grande partie de la presse grecque. Je pense avoir apporté une réponse sincère sur tous les aspects de la question.

 

M. MELETIS : Est-ce qu’il y a eu un contact quel qu’il soit ou plutôt quand a lieu le dernier entretien entre Mme Bakoyannis et son homologue américain? Mme Bakoyannis aura-t-elle l’occasion de rencontrer Mme Rice la semaine prochaine à Lagonissi ? Et s’agissant de la position de la Grèce à laquelle vous vous êtes référés, que pensez-vous de l’attitude des Etats-Unis qui ont changé l’étiquette pour y marquer le nom « Macédoine » ?

 

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Je ne me souviens pas de la date du dernier entretien. Je n’ai aucune information sur un contact entre la ministre et son homologue américain. Pour ce qui est de la rencontre du 2 et 3 juin, Mme Rice n’y participera pas. Les Etats-Unis seront représentés par un conseiller de Mme Rice chargé de ces questions.

 

Pour ce qui est de la position américaine sur la participation du pays voisin à la PSI, l’opinion grecque est que cette initiative la dite Initiative de sécurité contre la prolifération (Proliferation Security Initiative) constitue une initiative multilatérale qui est basée sur les dispositions de la Résolution 1540 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Par conséquent, les Résolutions précédentes des Nations Unies sur la question du nom de l’ARYM, sont également valables pour cette rencontre multilatérale, à savoir les résolutions 817 et 846.

 

Il est bien clair qu’il y une divergence de points de vues entre la position grecque et celle de l’administration hellénique sur la question.

 

M. MELETIS : Concrètement, quel est le résultat ? Cela veut dire que nous ne participerons plus à cette initiative ou que nous avons seulement quitté la salle où se tenait la réunion ? Pourriez-vous clarifier cette question ? Les pourparlers relatifs à l’accord sur l’arraisonnement se poursuivront-ils ? Continuerons-nous de participer à l’initiative PSI ou non ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : La Grèce considère que cette initiative est importante et, bien entendu, elle s’intéresse à participer. Toutefois, elle soutient la position que vous connaissez, pour ce qui est des  modalités de représentation et de participation du pays voisin aux rencontres multilatérales.

 

M. SANTAMOURIS : D’après l’agence publique des Etats-Unis et la réponse du State Department, « cette réunion n’était pas officielle ». Pour notre part, nous soutenons que la réunion était officielle puisqu’elle fait suite à une décision spécifique des Nations Unies. Si nous avons raison et les Américains ont tort, cela signifie qu’un nouveau cycle de pressions est lancé vers la Grèce, dans la mesure où [les Américains] déclarent « qu’ils reconnaîtront une solution, quelle qu’elle soit, qui sera convenue par les deux parties ». Quelle est votre opinion sur cette question ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : D’après ce que je sais, la position américaine n’a pas changé. On ne peut pas sur la base des incidents survenus hier tirer la conclusion que la position américaine originale a changé. Force est de rappeler que l’accord quel qu’il soit qui sera atteint dans le cadre du processus en cours au sein des Nations Unies, sera acceptable par les Etats-Unis.

 

Telle est la position des Etats-Unis concernant le règlement de cette question. Toutefois, à l’heure actuelle il n’y a pas de solution.

 

M. SANTAMOURIS : Excusez-moi, avez vous dit qu’il y avait un « processus de négociation inachevé » ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Je n’ai pas utilisé le mot « inachevé ». Cela dit, il y a bien entendu un processus de négociation en cours et j’entends par là la négociation dirigée par M. Nimetz.

 

M. ATHANASSOPOULOS : Une question sur le même sujet : le gouvernement grec a salué, toujours dans le cadre du processus de négociation dirigé par M. Nimetz, le soutien américain. Dans quelle mesure ce soutien américain pourrait-il être impartial après l’incident survenu hier ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Clarifions un peu les choses. Notre position sur cette question est que lorsqu’une volonté sincère est exprimée pour soutenir ou encourager le processus de M. Nimetz -qui est pour nous le principal processus officiel- cela est acceptable de notre part.

 

Cela dit, à savoir si l’incident d’hier influence ou non notre position, je dirais que celle-ci dépend chaque fois de la manière dont est exprimée cette volonté pour soutenir le processus. Cela dit, la position générale à laquelle je me suis déjà référé reste valable.

 

M. KOTTARIDIS : Les derniers jours à Skopje de nombreuses déclarions ont été faites contre la Grèce. Le point culminant était les déclarations du Premier ministre, M. Gruevski. Etant donné que, d’après les sondages, ce dernier sera le vainqueur des élections qui se dérouleront dimanche, considérez-vous que l’on pourrait espérer un changement d’attitude ou bien les deux parties retourneront à la table de négociations ?

 

M.G. KOUMOUTSAKOS : Le processus de négociation dans le cadre des Nations Unies se poursuit. Lorsqu’il y aura un interlocuteur dans l’autre camp, et j’entends par là le gouvernement dans le pays voisin, la Grèce bien entendu sera présente au processus en cours dirigé par M. Nimetz en vue de parvenir à une solution mutuellement acceptable. Tel est le choix et l’objectif stratégique de la Grèce.

Cela dit, pour ce qui est des déclarations faites par les dirigeants politiques du pays voisin lors de la période électorale, nous avons respecté notre décision de ne pas faire de commentaires et de ne pas nous laisser entraîner dans une logique improductive de déclarations et de contre déclarations lors de cette longue période électorale dans le pays voisin.

J’adopterai la même attitude aujourd’hui. Je respecterai pleinement cette position tout en attendant bien entendu le les résultats des élections qui se tiendront dimanche.

 

M. KOTTARIDIS : Partagez-vous les inquiétudes exprimées par les organisations internationales à l’égard de la manière dont se dérouleront les élections de dimanche ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Je ne ferai aucun commentaire avant la fin des élections.

 

Nous ferons des déclarations à l’issue des élections.

 

Nous suivons de près bien entendu, comme le font la communauté internationale et les organisations internationales compétentes, l’évolution du processus électoral dans le pays voisin. Il existe même des rapports intermédiaires, comme celui de l’OSCE qui a récemment été publié.

 

Comme je vous l’avais dit, nous prendrons position une fois que nous tiendrons compte des conclusions des observateurs nationaux qui suivent le processus électoral en ARYM, étant donné que ces élections, comme les précédentes, se déroulent sous surveillance internationale.

 

M. KALARRITIS :  Pour ce qui est de l’article publié dans le journal « Eleftherotypia » concernant un incident survenu sur le fleuve d’Evros, où les Turcs ont essayé de préjuger le résultat des négociations sur la délimitation des frontières, en plaçant des drapeaux turcs sur les îlots du fleuve.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Je suis au courant de l’article auquel vous vous référez. Cet article contient des informations confuses qui ne sont en aucune manière fondées.

 

M. KALARRITS : Cet incident ne s’est-il jamais produit ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Je vous ai donné une réponse relative à cet article.

 

M. KALARRITS : Est-ce qu’un autre incident de ce genre s’est produit dans cette région ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : En raison du cours du fleuve, notamment pendant l’hiver, certains travaux, de travaux techniques doivent être réalisés sur les deux rives du fleuve.

 

La réalisation de travaux de ce genre est régie par une série de protocoles bilatéraux ente la Grèce et la Turquie. Dans ce contexte et en raison du cours d’eau du fleuve, des problèmes se présentent souvent lesquels sont réglés au moyen de discussions et de processus techniques au niveau local entre les préfectures compétentes de la Grèce et de la Turquie, à savoir la Préfecture de la Macédoine centrale et de l’Ouest et la Préfecture d’Andrianoupolis respectivement. Par conséquent, ces problèmes sont réglés à ce niveau.

 

M. MELETIS : Une question bien précise : Est-ce que pendant le mois d’avril un incident est survenu sur le fleuve d’Evros ? Est-ce qu’il y a eu des actions unilatérales de la part de la Turquie, à savoir la réalisation de travaux sur l’ancien lit du fleuve d’Evros ? Est-ce qu’il y a eu des réactions ? Est-ce que la préfecture a été consultée ? Car, lorsqu’on a signé ces accords, le Préfet n’était pas éligible en Grèce. Maintenant, il est devenu éligible et de l’autre côté il constitue une instance de pouvoir, si vous voyez ce que je veux dire. Quoi qu’il en soit, est-ce que des instructions ont été demandées à la Préfecture d’Alexandroupolis pour la gestion de cette affaire ? Est-ce que des démarches ont été faites pour mettre fin à la réalisation unilatérale de travaux sur le lit du fleuve d’Evros ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Vers la fin du mois d’avril, un problème de ce genre est apparu. Les deux préfectures sont en train de régler ce problème.

 

M. MELETIS :   Mme Bakoyannis a-t-elle soulevé cette question lors de sa rencontre avec M. Babacan ?


M. G. KOUMOUTSAKOS : Je vous ai dit que ce genre de questions dues au cours d’eau, sont réglées au niveau local, au niveau des Préfets. Je n’ai rien d’autre à ajouter.

 

M. MELETIS : Vous dites, monsieur le porte-parole, qu’un problème qui existe depuis un mois, n’a pas été… Excusez-moi, une dernière question… le cours d’eau est le résultat d’une intervention humaine faite par la partie turque.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Le cours d’eau suscite des problèmes.

 

M. MELETIS : …Nous savons très bien monsieur le porte-parole quels sont les problèmes et qui en est à l’origine…

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Ma réponse M. Meletis n’excuse personne.

 

M. MELETIS : …si le fleuve d’Evros avait tari ou s’il n’y avait pas de pluie, le problème relatif à Evros ne serait pas réglé. Etant donné que ce problème n’a pas été réglé entre le préfet éligible et le préfet désigné, pourquoi la ministre des Affaires étrangères – puisque cela concerne la ligne frontalière – n’a-t-elle pas soulevé cette question lors de sa rencontre avec son homologue ?  Telle est ma question. Rien n’a été soulevé lors de cette rencontre ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Dans le cadre d’une discussion générale et élargie, des questions relatives à des pourparlers techniques au niveau local, au niveau des préfets, ne sont pas soulevées.

 

M. FOURLIS : Une clarification s’il vous plaît. Après Bucarest y a-t-il eu une communication téléphonique entre Mme Bakoyannis et Mme Rice ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: D’après mes informations, non.

 

M. FOURLIS : Bon. Ma deuxième question est la suivante : dans le cadre de la très bonne coopération avec le ministère de la Défense, j’imagine que vous avez de nouvelles informations sur les résultats de la visite de M. Grapsas…

M. G. KOUMOUTSAKOS : Je sais que l’état-major a publié un communiqué aujourd’hui. Je n’ai rien d’autre à ajouter…


M. SIMEONIDIS : Ce communiqué est général…

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Pour plus d’informations, je vous prie de vous adresser aux autorités compétentes. Ce n’est pas à moi qu’il incombe d’analyser ce communiqué. Cela n’est pas ma responsabilité.

 

M. SIMEONIDIS : ...vous avez invoqué cette responsabilité…

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Je l’invoque, en tant que prise de position par l’acteur compétent. Je n’ai rien d’autre à faire.

 

M. FOURLIS : Vous dites que communiqué est général.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : C’est votre collègue qui l’a dit.

 

M. FOURLIS : Que pensez-vous des conclusions ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Dans le cadre de la politique suivie par la Grèce, nous pensons que ces rencontres sont utiles. Elles poursuivent un objectif bien précis, à savoir soutenir les efforts consentis par la Grèce en vue de la normalisation des relations gréco-turques. Cela dit, je n’ai pas d’autre commentaire. Ce n’est pas ma responsabilité.

 

M. TACHTSIDIS : Monsieur le porte-parole, quelles actions ont été entreprises ou sont en cours ou seront-elles  entreprises en vue de régler les problèmes relatifs à la communauté grecque en ARYM ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : En général, lorsque il y a des problèmes relatifs aux citoyens grec ou membres de la communauté grecque, le ministère des Affaires étrangères prend la responsabilité de les régler. Vous référez-vous à quelque chose précis ?

 

M. TACHTSIDIS : Mais il y a eu des références et des reportages sur ces problèmes, à savoir l’apprentissage de la langue, de l’histoire grecque, l’enseignement, etc. J’ai entrepris moi-même des actions dans ce domaine.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Dans la mesure où il y a des problèmes concrets, ceux-ci sont examinés.

 

M. TACHTSIDIS: Bon.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Mais je vous dis que je n’ai pas d’informations sur des demandes précises ou autres problèmes.

 

M. SANTAMOURIS : Dans les déclarations du premier jour de la visite de M. Grapsas à l’issue de sa rencontre avec le général, M. Buyoukanit, ce dernier a déclaré que si les militaires assuraient un minimum de sécurité, il serait plus facile  pour les hommes politiques de s’engager dans un dialogue beaucoup plus constructif. C’est à peu près ce qu’il a dit. La question est la suivante : comment détermine-t-on le minimum de sécurité nécessaire ? Sur quel point peut-il y avoir un meilleur dialogue, si le minimum de sécurité est assuré ? Merci.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Je n’ai pas devant moi – comme vous le comprenez les mots et les formulations ont toute leur importance – le texte exact des déclarations de M. Buyoukanit. D’un point de vue général, cette position souligne l’évidence. Je n’ai donc aucun commentaire à faire sur ce qui est manifeste. Cela étant, les propos manifestes et les positions devraient devenir des actes.

 

Μ. SANTAMOURIS : Cela n’est manifestement pas un commentaire.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Je vous ai dit qu’il se réfère à quelque chose qui est manifeste et j’ai ajuté que les constatations portant sur des éléments manifestes sont utiles. Mais il est encore plus utile qu’elles soient transformées en actes.

M. ATHANASSOPOULOS : Sur le même thème, pourriez-vous définir plus précisément la notion de manifeste. Car je comprends cela différemment…

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Ce qui est manifeste est que lorsqu’à ce niveau il y a un climat de confiance, de sécurité, cela aide toujours. En tant que position générale, nul ne peut s’opposer à cette constatation générale. J’ai ajouté que ces constatations générales doivent de préférence être accompagnées d’actions bien précises.

 

M. SIMEONIDIS : Monsieur le porte-parole, le vol d’avions turcs au-dessus de Pharmakonissi, à deux jours de la visite de M. Grapsas, ce qui était une provocation, a-t-il à votre sens aidé au résultat de la rencontre entre les deux parties ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Cela s’est produit vendredi. Le lendemain, il y a eu une démarche de la part de notre ambassade auprès du ministère turc des Affaires étrangères.

 

M. SIMEONIDIS : Je demande est-ce que cet événement a contribué à la rencontre ? Je ne parle pas du vol en soi qui se solde toujours par des démarches.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Il y a eu une démarche urgente le lendemain, samedi.

 

M. SIMEONIDIS : C’est une pratique juste et ferme. Mais je parle du résultat de la rencontre. Je me réfère à une préoccupation qui est la mienne et m’interroge : est-ce qu’une telle rencontre doit réellement avoir lieu quand l’autre partie ne fait pas confiance ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Premièrement, la question est hypothétique puisque la rencontre a eu lieu. Deuxièmement, nous pensons qu’il est bon que les rencontres aient lieu et quoi qu’il en soit, cette rencontre a eu lieu dans le cadre que je vous ai défini tout à l’heure. Dans le cadre des efforts et de la volonté consciente de la Grèce de faire des efforts dans le sens de la normalisation des relations gréco-turques.

 

M. FOURLIS : J’aimerais clarifier deux choses. La première : est-ce que ces rencontres ont lieu dans le cadre d'un effort d'amélioration et le ministère en tant qu’entité centrale de gestion de la politique étrangère doit savoir s'il y eut un effort lors de cette rencontre et une amélioration, à quelque niveau que ce soit. Je serais surpris de m’entendre dire que vous n'avez rien de plus précis à ajouter ou que le ministère de la Défense ne vous a pas informés davantage à ce sujet. Car cela n'est pas très logique, qui plus est lorsqu’il y a eu des publications avant la visite. Que vous ayez ou non à dire quelque chose vous regarde. Ma deuxième question est la suivante : estimez-vous que depuis janvier, lors de la visite du Premier ministre à Ankara, depuis ces six mois - comme vous l'aviez dit - il y a eu des progrès notables pour ce qui est des relations gréco-turques. Le mois prochain, marque la fin de ces six mois : pensez-vous que la visite du Premier ministre à Ankara a porté ses fruits et les choses ont-elles changé depuis janvier.


M. G. KOUMOUTSAKOS : En ce qui concerne la première question relative à l’information du ministère des Affaires étrangères, la réponse est manifestement oui. Bien entendu que le ministère des Affaires étrangères est informé. Bien entendu que le ministère des Affaires étrangères est informé sur le contenu, l’ambiance et les conclusions de la rencontre de M. Grapsas avec son homologue turc. Cela s’inscrit dans le cadre de la coopération sans faille entre les deux ministères.

 

Cela étant, le ministère des Affaires étrangères n'était pas compétent pour se référer au contenu de la rencontre du chef de l'Etat major de la défense nationale. Je vous prierais d’adresser votre question au ministère compétent.

 

En ce qui concerne les deux autres questions relatives au degré d’efficacité de la politique suivie. Cette direction est la direction que je vous ai décrite tout à l’heure. C’est l’objectif stratégique de la politique étrangère grecque. C’est dans ce contexte qu’ont lieu tous les efforts et ces efforts nécessitent de la résistance, de la persistance et de la patience.

Cela étant, tous les efforts, les rencontres évoluent dans un cadre politique bien précis et non dans le vide. Comme vous le savez, il y a des développements ces derniers temps, dont on doit tenir compte. Le développement des relations entre les pays ne va pas de soi. Qui plus est lorsque des événements politiques surviennent. Je suis certain que vous comprenez ce à quoi je me réfère.

 

Mme FRYSSA : S’agissant de Skopje, à quelques jours des élections, j’aimerais votre commentaire sur toutes ces déclarations provocatrices de la part des hauts fonctionnaires de Skopje.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Je ne commenterais pas les déclarations. Je ne le ferais pas. L’observation générale que je peux faire est que les messages envoyés par le pays voisin au détriment de la Grèce et pas seulement, je parle des messages en règle générale, mènent à la conclusion que le pays voisin est le seul pays des Balkans et d’Europe à adopter une logique nationaliste extrémiste comme politique officielle.

 

M. TSAKAS : Monsieur le porte-parole, le 18 mai à Konitsa, il y a eu une manifestation lors de laquelle le préfet d’Argyrokastro, M. Spyros Kséras a parlé d’autonomie de l'Albanie,  pour l’Epire du Nord. Avez-vous des informations à ce sujet ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Aucune.

 

M. TSAKAS : Et quelle est la position de la Grèce?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Je n’ai aucune information. Je ne sais rien à ce sujet.

 

M. TSAKAS : Cette déclaration du préfet au sujet du changement des frontières n’influence-t-elle pas les relations bilatérales ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Premièrement, une observation générale. Les préfets ne changent pas les frontières des Etats. Deuxièmement, vous vous référez à une déclaration dont on n’a pas eu connaissance. 

 

Je commencerais donc par le « si » hypothétique. Si cela a été dit, je peux dire que ces propos sont sans rapport aucun avec la position grecque s'agissant des relations bilatérales et des relations de bon voisinage. Je répète, cela n’a aucun rapport. Tout cela concerne une affaire.

 

M. KOTTARIDIS : J’aimerais votre commentaire au sujet du communiqué du ministère turc des Affaires étrangères, qui condamne tous les hauts fonctionnaires grecs ayant participé à des manifestations pour le génocide des Grecs de la Mer Noire.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Monsieur Kottaridis, en ce qui concerne la position grecque à ce sujet, il y a la déclaration du président du Parlement, M. Sioufas.

 

Cela étant, l’année dernière nous avions émis notre position, qui était claire comme de l’eau de roche, la même vaut pour cette année également. Une année s’est écoulée et je peux vous lire le texte que j’ai devant les yeux. « L’histoire ne peut être falsifiée, ni réécrite, ni faire l’objet d'antagonismes et opportunismes politiques internes. Notre pays respecte l’histoire et en même temps a le regard tourné vers l'avenir». C’est le «noyau» de la prise de position d'alors. Il y a encore un paragraphe, mais je ne pense pas qu'il soit nécessaire de vous le lire, vous pouvez le trouver.

 

M.  SANTAMOURIS : La question est la suivante, le président d’Italie se rendra à Athènes bientôt. Si nos informations sont bonnes, il rencontrera Mme Bakoyannis.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Je ne connais pas les détails définitifs du programme. Je pense que M. Sarkozy sera accompagné du ministre des Affaires étrangères, M. Kouchner.

 

M. SANTAMOURIS : La question est la suivante: l’Union méditerranéenne, la perspective de fonctionnement de la cour de l’Europe, va-t-elle prendre de l’importance ou au contraire s’affaiblir au fils du temps, notamment en ce qui concerne la Turquie ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Il est trop tôt pour faire des estimations de ce genre. Tout l’effort se trouve à un stade précoce. Un très bon travail de préparation a été fait par la présidence française, d’après ce que je peux savoir. La Grèce également a fait un bon travail préparatif, pour ce qui est de ses positions. Nous savons exactement de quelle façon nous pouvons aider et contribuer à la réalisation des objectifs de cette initiative,

 

Au-delà de la philosophie politique générale à laquelle nous consentons, nous avons une approche pratique. Nous pensons que cette initiative doit aller dans le sens de résultats pratiques.

 

Autrement dit, mettre en place des projets de coopération bien précis entre les pays européens membres de l’Union méditerranéenne et les pays méditerranéens qui ne le sont pas. En d’autres termes, mettre en œuvre un effort de coopération dans des domaines bien précis et des projets bien précis. Telle est l’approche grecque et à ma connaissance elle a trouvé un écho positif auprès de tous nos interlocuteurs et bien entendu la France.

 

M. SIMEONIDIS : Monsieur le porte-parole, concernant les relations gréco-turques, si je ne m’abuse, dans le communiqué d’aujourd’hui du ministère de la Défense il est dit que : « Les chefs des Etats-majors ont discuté des moyens de mise en œuvre des mesures de confiance qui avaient été abordées entre les ministres de la défense des deux pays ». Etes-vous d’accord avec cette formulation ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Je n’ai aucun commentaire à faire sur les communiqués de l’Etat major et je n’ai aucune raison de ne pas partager ce point de vue.

 

M. SIMEONIDIS : Je me réfère à la non mention des rencontres des derniers ministres des Affaires étrangères dans ce sens.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Je n’ai pas l’intention de commenter les communiqués de l’Etat major.

 

M. MELETIS : Monsieur le porte-parole, j’aimerais savoir s’il y aura une démarche auprès de la partie américaine concernant l’incident d’hier relatif au PSI et deuxièmement pensez-vous que la non venue de Mme Rice à une manifestation qui fait suite à son initiative est un point négatif, car le Forum méditerranéen des femmes, etc. est je vous le rappelle une initiative de Mme Rice ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Une précision. Lorsque des ministres des Affaires étrangères prennent des initiatives, ces dernières cessent d’être des initiatives privées, mais des initiatives de la politique étrangère du pays, qui est bien entendu l’expression des ministres des Affaires étrangères.

 

Deuxièmement, le programme de Mme Rice ne m’est pas connu, comme vous pouvez l’imaginer. Je ne connais pas ses obligations. Si l’agenda et les obligations de Mme Rice vous intéresse, je vous prierais de vous adresser à l’Ambassade américaine, ou au correspondant de votre journal à Washington.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Je vous ai répondu.

 

M. MELETIS : Tout d’abord, je n’ai pas demandé pourquoi elle ne venait pas, j’ai demandé si son absence était un point négatif. Deuxièmement, au sujet de la démarche…

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Pour répondre à votre première question, lorsqu’on organise une manifestation, on souhaite toujours avoir la plus grande participation possible. Parfois, une participation maximale est atteinte, parfois non. En tant que ministère des Affaires étrangères, nous sommes heureux d’organiser une rencontre internationale comme celle-ci, qui je suis sûr aura des résultats positifs.

 

A savoir maintenant si une démarche a eu lieu auprès de la partie américaine, je sais seulement qu’il y a eu hier communication du Secrétaire général du ministère avec le chargé d’affaires de l’ambassade américaine qui a été informé des positions grecques en la matière.

 

Je vous remercie.

 

Traduction non officielle




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