Athènes, le 2 décembre 2009
ATHENES, le 2 décembre 2009 – Les ministres des Affaires étrangères des 56 Etats de l’OSCE ont consacré la poursuite d’un débat engagé au sein de l’OSCE sur l’avenir de la sécurité européenne, connu sous le nom de Processus de Corfou, dans une décision et une déclaration ministérielle adoptée aujourd’hui lors du Conseil ministériel d’Athènes.
« La vision d’une région de l’OSCE libre, démocratique et plus intégrée, s’étendant de Vancouver à Vladivostok, affranchie de tout cloisonnement et de zones aux niveaux de sécurité différends demeure un objectif commun que nous sommes déterminés à atteindre » affirme la Déclaration ministérielle relative au Processus de Corfou de l’OSCE adoptée après que le consensus requis a été atteint.
Les ministres se sont dits fortement préoccupés par le fait que les principes découlant de l’Acte final d’Helsinki de 1975 et des textes ultérieurs de l’OSCE ne sont pas pleinement respectés et mis en application.
« Notre priorité absolue est restaurer la confiance et de raviver la notion d’objectif commun qui a conduit nos prédécesseurs à Helsinki il y a 35 ans » indique la Déclaration.
Dans la déclaration, les ministres font part de leur préoccupation quant au fait que « l’usage de la force est toujours considéré comme une option possible lors du règlement des différends ; le risque de conflits entre les Etats n’est toujours pas écarté et les conflits armés éclatent encore même lors des dernières décennies ».
Dans la déclaration, les ministres ont également salué la présidence kazakhe de l’OSCE en 2010 et ont noté avec intérêt la proposition du pays d’accueillir un sommet de l’OSCE en 2010.
M. Papandréou, Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et président en exercice de l’OSCE a indiqué que l’OSCE avait encore du travail à accomplir et que les Etats participants pouvaient davantage s’employer à la promotion des droits de l’homme et au renforcement de la tolérance.
« Les clivages restent ancrés dans nos mémoires. La défiance, les préjugés et les perceptions erronées ne peuvent que diviser. Nous devons nous en défaire. Et la meilleure façon de le faire est d’engager un dialogue ouvert, franc et de bonne foi. Nous devons nous comprendre mutuellement, comprendre les perspectives, les préoccupations et les particularités, mais aussi les éléments communs qui nous unissent », a souligné M. Papandréou.
M. Papandréou a indiqué que tout le monde était conscient que la lutte contre les problèmes de sécurité dans la zone de l’OSCE serait une entreprise de longue haleine.
« Toutefois, nous avons déjà ressenti les effets modérateurs du Processus de Corfou pendant nos réunions d’hier et d’aujourd’hui. J’ai constaté un niveau sans précédent de bonne foi et un esprit positif basé sur le consensus lors de nos débats ici à Athènes », a-t-il indiqué.
Une décision ministérielle sur le Processus de Corfou a fourni une feuille de route pour la poursuite de ce processus où il est également fait référence à la nécessité d’axer le dialogue sur sept domaines : cadre réglementaire de l’OSCE, principes et engagements ; résolution des conflits ; contrôle des armes et régimes basés sur les mesures de confiance et la sécurité ; menaces et défis transnationaux et multidimensionnels ; défis économiques et environnementaux communs ; droits de l’homme et libertés fondamentales ainsi que démocratie et Etat de droit et renforcement de l’efficacité de l’OSCE et interaction avec d’autres organisations et institutions.
Lors du sommet d’Athènes, les ministres ont également adopté une déclaration visant à inciter les pays co-présidents du Groupe de Minsk à conserver la dynamique positive des négociations et à finaliser les principes de bases sur le règlement pacifique du conflit du Haut-Karabagh.
« Nous sommes convaincus qu’aujourd’hui il existe une occasion réelle de construire un avenir de paix, de stabilité et de prospérité pour la région tout entière » a indiqué la déclaration.
Les ministres ont également adopté des décisions concernant le renforcement du dialogue et de la coopération en matière de sécurité énergétique ainsi que la participation des femmes dans la vie politique et publique. Par ailleurs, il a été décidé d’attribuer la Présidence de l’OSCE en 2012 à l’Irlande et d’accueillir l’Australie comme le 12e partenaire de coopération de l’Organisation.
La Lituanie assumera la présidence de l’OSCE en 2011.