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2011
JOURNALISTE : Nous avons en ligne le ministre des Affaires étrangères, M. Droutsas. Monsieur le ministre bonjour.
D. DROUTSAS : Bonjour Monsieur Hatzinikolaou, bonjour de Bruxelles.
JOURNALISTE : Comment se déroule la réunion ? Qu’en attendez-vous ? Quels seront les résultats ?
D. DROUTSAS : La réunion vient de commencer. Les chefs d’Etat et de gouvernement sont maintenant rassemblés. Deux grandes questions figurent officiellement à l’ordre du jour. Beaucoup ignorent que l’objectif primaire de ce conseil européen est d’engager une discussion sur la politique énergétique de l’Union européenne. Mais comme toujours les événements et les développements influencent cet ordre du jour, tout comme les évolutions dans le domaine économique ; vous vous doutez bien qu’il y aura une discussion sérieuse entre les dirigeants sur les développements cruciaux, je dirais, en Egypte et globalement dans la région du Moyen-Orient.
JOURNALISTE : En ce qui concerne l’Egypte, pensez-vous qu’il puisse y avoir une ligne européenne commune?
D. DROUTSAS : Ecoutez, une ligne commune a déjà été tracée depuis le précédent Conseil des ministres des Affaires étrangères, lors duquel une discussion très productive a été engagée et a permis d’adopter lesdites conclusions, à savoir la position commune de l’Union européenne. C’était lundi après-midi. Depuis, il y a eu d’autres développements et nous en attendons probablement d’autres aujourd’hui. La situation en Egypte est encore volatile, nous devons donc suivre de très près les événements ; Je dirais qu’en Grèce nous suivons ces événements avec le plus grand intérêt car il s’agit de notre voisinage, cette situation a une influence directe sur nous, sur la sécurité de notre pays, l’économie de notre pays et le domaine très sensible – et j’aimerais le souligner – de l’immigration. Donc notre intérêt, en tant que pays est...
JOURNALISTE : ...très marqué.
D. DROUTSAS : Oui, nous avons grand intérêt à ce que la stabilité et la normalité soient rétablies en Egypte, non seulement pour la Grèce, mais aussi pour l’ensemble de la région, car il ne faut pas oublier que l’Egypte est l’un des pays les plus importants du Moyen-Orient et les évolutions en Egypte déterminent fortement les évolutions ultérieures dans notre région.
JOURNALISTE : D’accord. En ce qui concerne l’économie, le concept de Berlin ? Le concept Merkel sera-t-il appliqué ? C’est ce qu’écrivent aujourd’hui tous les journaux grecs.
D. DROUTSAS : Tout le monde sait que Berlin, Mme Merkel a exprimé certaines idées, certaines propositions. Il s’agit d’un ensemble de mesures. C’est d’ailleurs l’expression utilisée par Mme Merkel ; j’aimerais toutefois considérer le côté positif de la question, voir dans quel sens avons-nous besoin d’un mécanisme fiable pour l’Europe. Ce mécanisme fiable pour l’Europe est également important pour la Grèce. Il nous aidera à sortir plus rapidement de la situation difficile dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui. Je crois, en voyant comment la discussion évolue au sein de l’Union européenne et la position de la chancellière allemande elle-même, que nous percevons bien – et c’est ce que la Grèce disait dès le départ – que cette crise concerne directement l’ensemble de l’Europe, l’euro. Il est nécessaire pour l’Europe dans son ensemble de trouver une solution fiable, un mécanisme fiable qui réussira à convaincre les marchés internationaux que cette approche était la seule qui soit bonne et que nous allons pas à pas dans cette direction.
JOURNALISTE : Monsieur le ministre, a-t-on aujourd’hui les premières indications de cette solution ou doit-on attendre jusqu’à la réunion de mars ?
D. DROUTSAS : Je ne pense pas que nous pourrons avoir des détails aujourd’hui, ce n’est pas l’objet de ce Conseil européen.
JOURNALISTE : Cela veut dire qu’en mars nous aurons un tableau plus précis de la situation.
D. DROUTSAS : L’idée c’est ce dont il a déjà été question, à savoir la planification d’un conseil européen, les 24 et 25 mars. Il est prévu que les décisions finales et les mesures finales soient prises lors de ce conseil. Il est prématuré d’en parler aujourd’hui car il reste à voir beaucoup de détails ; Mais M. Hatzinikolaou, pour parler sérieusement et de façon crédible, on ne peut jusqu’au 24-25 mars exclure d’autres évolutions, voire un Conseil européen extraordinaire, si les conditions sont mures jusqu’alors. Permettez-moi de redire que la planification, les dernières décisions, les mesures finales, le dispositif final avec tous les détails seront prêts pour le Conseil européen des 24 et 25 mars.
JOURNALISTE : Merci beaucoup Monsieur le ministre. Bonne journée.
D. DROUTSAS : Merci à vous aussi. Mes amitiés depuis Bruxelles.