Propos recueillis par Sp. Mourelatos
Athènes, le 3 janvier 2010
Journaliste : Comment la situation budgétaire influence-t-elle l'exercice de la politique étrangère? Est-ce que la capacité d'exercice d'influence est limitée et qu’en définitive nos droits souverains sont menacés ?
M. D. Droutsas : Le prestige d’un pays sur le plan de ses relations internationales est défini par l'ensemble des avantages et caractéristiques économiques, sociaux et politiques. Le bon sens veut que la politique étrangère de tout pays soit influencée par les défis économiques majeurs auxquels il est confronté au niveau des affaires intérieures. La situation actuelle est certes composée de défis et nécessite notre attention à tous. Toutefois, la politique étrangère de la Grèce repose sur des fondements solides et est assortie d'objectifs très clairs, notamment la création d’un espace de paix, de sécurité, de stabilité et de développement dans notre région voisine. Nos arguments et nos positions sont fondés sur le droit international et le plein respect de celui-ci, les valeurs œcuméniques et un sentiment inné sur le droit. Nous nous efforçons de parvenir à un consensus par le biais du dialogue et d’une position constructive vis-à-vis de tous nos interlocuteurs. C’est cette valeur ajoutée qu’apporte la Grèce aux relations internationales et aux questions régionales. La Grèce a beaucoup à offrir à la communauté internationale et nous continuerons de jouer ce rôle en dépit de la position difficile dans laquelle nous nous trouvons actuellement.
Journaliste : Estimez-vous qu’il y ait dans un avenir proche une initiative internationale pour la résolution de la question chypriote ? Pensez-vous que les Etats-Unis et l’UE essayent de «rattraper» le résultat des « élections » d’avril dans les territoires occupés et qu’il y aura des négociations express afin de parvenir à une solution immédiate ?
M. D. Droutsas : Il existe seulement une initiative pour la résolution de la question chypriote. Une initiative chypriote concernant des pourparlers directs entre les deux communautés sous l'égide des Nations-Unies qui a été entreprise par le Président de la République de Chypre, M. Christofias. Ces pourparlers sont en cours et bénéficient du plein soutien de la Grèce. Leur issue sera positive si une solution «chypriote» est apportée au problème. Les Chypriotes grecs et les Chypriotes turcs se partageront un avenir commun à Chypre, au sein de la famille européenne, de l'Union européenne. Offrons-leur donc la possibilité de discuter et de négocier librement sur leur avenir commun une solution «chypriote» par excellence. Sans pressions extérieures, sans calendriers artificiels, sans les interventions des soi-disant garants ou encore sans menaces d’une prétendue division de l'île si une solution n'était pas trouvée jusqu'à un délai donné. Cela est contre-productif et sape les efforts consentis.
Tout effort visant à définir comme date butoir le mois d’avril qui marquera l’éventuel changement au niveau des dirigeants chypriotes turcs pour accélérer un processus de négociations grâce à l'intermédiation de tiers ne servirait que les objectifs de ceux qui – pour quelque raison que ce soit – ne souhaitent pas en réalité parvenir à un règlement. Une solution imposée n’est pas une solution. Des efforts de ce genre ont échoué dans le passé et échoueront à nouveau.
Dans ce contexte, nous aspirons au règlement de la question chypriote en vertu des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, des principes et valeurs de l'Union européenne et, notamment, dans le plein respect de l'acquis européen. Une solution véritablement européenne. La République de Chypre est membre à part entière de l'Union européenne et elle le restera même lorsqu'une solution entre les deux communautés sera atteinte. Par conséquent, Chypre devra et peut fonctionner de manière efficace au sein de l’UE – cela est dans l’intérêt des Chypriotes grecs et des Chypriotes turcs et de l’Union européenne elle-même.
Journaliste : Prévoyez-vous dans un avenir proche un progrès dans les négociations d’adhésion UE-Turquie? Pensez-vous que la Turquie a reçu le bon message de la part de l’UE lors du récent Conseil ? Est-ce qu’Athènes durcira sa position si la provocation d’Ankara en Mer Egée atteint son paroxysme ?
M. D. Droutsas : En dernière analyse, le rythme du progrès des négociations d'adhésion entre la Turquie et l'Union européenne dépend de la Turquie elle-même.
Qu’est-ce que j’entends par là ? Le message transmis à la Turquie lors du récent Conseil est qu’il devra y avoir des progrès tangibles dans certains domaines si Ankara souhaite accomplir sans heurts son cheminement vers l’Europe.
Et quels sont ces domaines ? Nous avons, par exemple, un pays candidat à l’adhésion à l’UE, la Turquie, qui n’a pas reconnu un Etat membre de l’Union européenne, à savoir la République chypriote. La Turquie n'a toujours pas appliqué le Protocole additionnel pour l'Union douanière, qui prévoit l'ouverture de ses ports et aéroports aux navires et avions chypriotes.
Par ailleurs, le Conseil a invité la Turquie à s'engager sans conditions sur le plan des relations de bon voisinage et de la résolution pacifique des différends et à renoncer à toute menace, source de tension ou action qui pourrait entraver cet engagement. Il a en outre invité la Turquie à respecter les droits de l’homme et des minorités et à défendre la liberté religieuse à l’heure où la voix désespérée du Patriarche œcuménique Bartholomée peut de nouveau se faire entendre. A l’heure où la survie même du Patriarcat œcuménique dépend de la volonté d’Ankara de s'aligner sur ces valeurs et principes fondamentaux européens.
Nous voulons que la Turquie adopte – par le biais des négociations d’adhésion – les standards européens et l’acquis communautaire. Nous voulons une Turquie européenne, un voisin européen. Et le meilleur moyen pour la Turquie d’y parvenir est de poursuivre sa trajectoire et d’adhérer à notre famille européenne. Etant donné que l’idée de la pleine adhésion de la Turquie perd du terrain au sein de l’UE, il appartient à la Turquie de convaincre chaque Etat membre de sa volonté et capacité d’adhérer à l’Union. A savoir maintenant si elle pourra conserver comme alliés tous ceux qui soutiennent son intégration européenne, cela dépend de la Turquie elle-même. Le soutien des pays, quels qu'ils soient, ne doit pas être considéré comme acquis. La seule voie menant à la pleine adhésion de la Turquie à l’Union européenne est la pleine application des conditions préalables, le plein respect du droit international et les relations de bon voisinage.
Journaliste : Que «répond» Athènes à la forte mobilité, aux activités multiples développées par la Turquie dans la région élargie du Moyen-Orient ? Est-ce que la Grèce peut jouer le rôle de puissance régionale afin de compenser l’influence croissante d’Ankara ?
M. D. Droutsas: Nous ne devons pas considérer les relations gréco-turques comme étant par définition concurrentielles. J’entends par là que la Grèce et la Turquie – qui viennent à bout de leurs différends – coopèrent d'ores et déjà dans de nombreux domaines, comme l’énergie, le tourisme, le secteur bancaire et commercial, l'agriculture, etc.
Par conséquent, lorsque la Turquie se rapproche de ses voisins dans la région élargie du Moyen-Orient, nous ne devons pas considérer cela comme une menace, mais comme un éventuel renforcement de la paix et de la stabilité dans notre voisinage.
Je dis « éventuel » car une politique – comme la politique des « problèmes zéro » – ne peut avoir des résultats positifs que si elle est mise en œuvre, si elle se manifeste de façon positive. Elle doit aller au-delà des bonnes paroles et se concrétiser en actions. Et nous les attendons encore.
En ce qui concerne le rôle de la Grèce dans la région, nous sommes déjà un pôle de stabilité. Nous entretenons des relations de longue date fondées sur le respect et la confiance mutuels avec le monde arabe et nous avons joué un rôle humanitaire important aussi bien au Liban, qu’à Gaza au cours de ces dernières années. Après ma nomination, l’une de mes premières rencontres a été avec les ambassadeurs des pays arabes en Grèce, en vue de ma visite dans la région prévue pour le début de l'année 2010. J'aimerais par ailleurs dire que lors de la visite de M. Davutoglu à Athènes, nous avons discuté de la possibilité d’entreprendre de concert des initiatives au Moyen-Orient, comme nos deux pays ont réussi dans le passé, je me réfère ici à la visite commune dans cette région des ministres des Affaires étrangères de l’époque, à savoir M. Georges Papandréou et Ismaïl Cem, et ce, dans une conjoncture particulièrement sensible, en 2002.
Je souhaiterais de nouveau souligner que les politiques de la Grèce et de la Turquie ne sont pas forcément opposées et si la Turquie réussi à effacer les tensions susceptibles d’exister avec certains pays de la région et à coopérer davantage dans cette région, cela sera particulièrement positif. En ce qui nous concerne, nous sommes prêts à coopérer.
Journaliste : D’où puisez-vous cet optimisme concernant la résolution de la question du nom de Skopje, à l'heure où Skopje ne montre aucun signe de tolérance et de flexibilité ? Est-ce que la tactique des contacts directs, inaugurée par le Premier ministre, est susceptible d’envoyer des faux messages au pays voisin?
M. D. Droutsas : Malheureusement, Skopje n'a pas répondu à nos appels de façon ouverte et franche. Mais notre volonté de coopérer et nos efforts visant à parvenir à une solution sont francs. Tout comme notre volonté de voir Skopje adhérer bientôt à notre famille européenne - cela fait partie de l' «Agenda 2014» que nous avons promu. Nous voulons aider le peuple voisin à comprendre que la Grèce et les Grecs n’ont jamais été un ennemi. La Grèce peut et sera le partenaire le plus fiable de Skopje avec l'ouverture de leurs négociations d'adhésion. Et nous savons tous que l'ouverture des négociations d'adhésion est la partie la plus simple de l'histoire. La partie la plus difficile concerne les négociations d’adhésion en soi, compte tenu du fait qu’elles durent très longtemps. Pendant cet intervalle, Skopje a besoin de vrais amis et partenaires et la Grèce le sera quand l'heure sera venue.
Je répète, nous voulons que nos voisins avancent dans leur parcours européen, mais s’ils veulent réussir – et sincèrement je pense que le peuple du pays voisin mérite une chance pour pouvoir réaliser ses aspirations européennes – ils doivent avant tout résoudre la question du nom. Il s’agit d’une nécessité impérieuse et d’une condition préalable, qui a été exprimée lors du dernier Conseil de l’UE.
La position de la Grèce, notre ligne nationale rouge est claire, objective et équitable : pour parvenir à un règlement définitif de la question, il convient de trouver un nom avec détermination géographique, à usage à l’égard de tous (erga omnes). C’est seulement ainsi que nous pourrons laisser les problèmes derrière nous, une fois pour toutes.
Nous attendons de Skopje de venir à la table des négociations menées sous l’égide de l’ONU dans le même esprit constructif. Tel est notre message à Skopje.
Dans le cadre de la politique étrangère du nouveau gouvernement, qui est fondée sur les initiatives et l’esprit d’ouverture, le Premier ministre M. Papandréou a entrepris l'initiative d'une rencontre privée avec son homologue, M. Gruevski. Et notre opinion est que des rencontres de ce genre ne peuvent que contribuer au renforcement des négociations menées sous l’égide de l’ONU.
Nous poursuivrons nos efforts. M. Gruevski tient l’avenir de son pays entre ses mains. Il peut devenir le dirigeant qui garantira un avenir européen à son peuple, ce que nous voulons tous. Il peut encore, s'il persiste à adopter des positions extrémistes et irrédentistes, rester dans l'Histoire comme l'homme qui a empêché son pays de réaliser son intégration européenne, en se tournant vers le nationalisme du passé balkanique.
Journaliste : Quels sont les avantages à court terme et à long terme de l’Agenda 2014 pour notre pays pour les Balkans occidentaux ?
M. D. Droutsas : Je ne sais pas par où commencer. Très brièvement – car on pourrait écrire un livre entier sur la question – je dirais que les avantages à court terme sont de meilleures relations commerciales, un renforcement de la coopération dans tous les secteurs, de l’éducation à la culture en passant par le tourisme et l’énergie. Dans chaque domaine, je le souligne. Mais surtout « l’Agenda 2014 » est une feuille de route qui montre au peuple de la région la direction à suivre et les objectifs à atteindre.
Par ailleurs à court terme – pour moi cela veut dire jusqu’en 2014 – notre objectif primordial est d'instaurer la stabilité régionale et la paix, qui pourront être atteintes dès lors que chaque pays déploiera les efforts visant à satisfaire les critères et modalités préalables européens, en adoptant les principes et valeurs européens et en tirant progressivement avantage de l'adaptation européenne afin que leur peuple puisse en jouir au quotidien. Naturellement, tant que la paix et la stabilité seront assurées, la coopération dans chaque domaine sera facilitée et plus efficace, créant ainsi un environnement sûr, transparent et fertile pour le développement d’entreprises et la création d’opportunités en matière d’investissements pour les entreprises grecques dans toute la région. Il s’agit d’une contribution particulièrement importante de la diplomatie économique de la Grèce que nous voulons promouvoir activement.
L’Union européenne est un projet de paix et qui plus est particulièrement réussi. Et je pense que les plus gros avantages à long terme pour la Grèce, ainsi que pour les pays des Balkans occidentaux est que nous vivrons dans une région de stabilité, de paix et de prospérité - un vrai voisinage européen.
Notre message à nos voisins des Balkans occidentaux est à la fois simple et particulièrement important : votre avenir, votre avenir proche se trouve au sein de la famille européenne, de l’Union européenne. Et dans votre cheminement vers l’UE, la Grèce sera votre partenaire et ami le plus fiable.
Journaliste : Avez-vous l'intention de réaliser des changements structurels dans les techniques d'exercice de la politique diplomatique. Par exemple, songez-vous à réaliser des changements structurels sur le plan de l’organisation et du fonctionnement du corps diplomatique, une nouvelle hiérarchisation des postes de représentation. Par ailleurs, que pensez-vous du débat houleux sur la faible présence de la Grèce dans les lobbies puissants et les think tanks.
M. D. Droutsas : Nous avons l’intention d’élargir les horizons de la Grèce, les horizons qui s'étaient resserrés ces dernières années, sous le gouvernement précédent. Nous avons été investis d’une mission claire lors des élections récentes, à savoir faire exactement ce que nous avons commencé.
Il y a certaines composantes qui constituent les fondements de la politique étrangère de la Grèce – il y a un consensus élargi sur des questions majeures et cela est une réussite nationale importante que nous devrons garantir. Nous devons par conséquent réaliser nos objectifs dans le cadre de ces composantes. Et j'entends par là que la diplomatie n'est pas exercée dans un vide politique. La diplomatie est au service des besoins de la société qu’elle représente.
Et quels sont ces besoins ? Outre les questions majeures que nous devons résoudre - la question chypriote, les relations gréco-turques, la question du nom de l'ARYM - nous devons exercer une «diplomatie verte», une diplomatie économique et culturelle. Nous devons changer la façon dont nous promouvons l'image du pays et valoriser ses avantages comparatifs : notre Histoire et notre civilisation, le tourisme, les opportunités d'investissement, etc. La politique étrangère actuelle, en d'autres termes, ne peut être exercée en utilisant seulement les outils du passé.
A cet égard, l'Académie Diplomatique et le Centre d’Analyse et de Planification assument de nouveau leur rôle crucial, en tant que réservoirs extérieurs d’idées et naturellement nous renforçons également notre coopération avec d’autres think tanks avec la communauté universitaire, ici et à l’étranger. Il y a des idées nouvelles, de bonnes idées. Nous voulons les entendre, les développer et les appliquer dans le cadre de notre politique. Un travail laborieux nous attend et j'attends avec impatience la mise en œuvre de toutes ces idées. L’une de nos principales priorités est bien entendu d'optimiser les avantages que nous avons tirés de l’usage des nouvelles technologies, ainsi que de la formation continue du personnel du ministère. Vous verrez une série d'éléments nouveaux et intéressants.
Journaliste : Nous vivons à une époque marquée par le recul de l'hégémonie américaine. Les nouveaux acteurs, à savoir la Chine, l’Inde, l’Amérique latine redéfinissent la donne et créent de nouveaux rapports géopolitiques. Dans la décennie qui s'ouvre quels seront, d'après vous, les enjeux et les nouveaux pôles antagonistes?
M. D. Droutsas : Certes, le centre de gravité du système international est déplacé et je pense que tout le monde perçoit bien que la crise financière actuelle ainsi que les défis et les opportunités créées contribuent à ce changement.
Par ailleurs, alors que les liens de réciprocité et d'interdépendance ont changé les règles du jeu, les Etats-Unis demeurent la puissance militaire la plus importante et la plus grande économie du monde.
L’émergence de la Chine, en tant que facteur économique mondial et puissance militaire était vraiment remarquable. Nous voyons également que l'Inde suit un parcours similaire, que la Russie joue un rôle de plus en plus important et que le Brésil promeut son propre modèle de développement. L’un des principaux éléments de l'équilibre mondial est le poids sans cesse croissant de l’Asie ainsi que son rôle.
Mais il y a aussi l’Europe, avec le Traité de Lisbonne récemment ratifié, qui, l’espérons-nous, offrira une meilleure base pour la promotion de son système de valeurs – du système européen de valeurs – qui fait sa véritable force.
Et ce système de valeurs, en fait, place la coopération tout en haut de l’agenda. La mondialisation semble être un fait accompli, mais si nous voulons éviter la régression, nous - pôles émergents - devrons coopérer pour relever les défis qui nous attendent : l'économie, la gestion des ressources énergétiques et aquatiques, le terrorisme et les conséquences néfastes croissantes du changement climatique.
Journaliste : Quelle est votre vision personnelle concernant la position de la Grèce sur la scène internationale ?
M. D. Droutsas : Ma vision – la vision du gouvernement du PASOK – est que la Grèce joue le rôle qu’elle mérite sur la scène internationale. Notre politique étrangère, orientée sur les initiatives, a été planifiée pour réaliser cet objectif.
Nous voulons reprendre le fil de notre politique étrangère là où l’a laissé le gouvernement précédent en 2004 et faire revivre notre voix et notre présence dans notre région élargie. Dans notre voisinage, nous voulons de nouveau acquérir notre rôle de leader et aider nos voisins à réaliser leurs aspirations euro-atlantiques au moyen de l'Agenda 2014.
Au niveau plus large, au niveau mondial, nous voulons participer à la création d’une politique internationale. Nous ne voulons pas être des observateurs passifs. Nous voulons avoir une voix forte au sein de l’UE et de l'OTAN, nous voulons être en première ligne des développements internationaux, car c'est là que nous méritons d'être, en étant confiants en notre politique étrangère ; nous voulons renforcer nos valeurs œcuméniques et le droit international sur lequel celles-ci sont fondées.
La participation à la zone euro, l’adhésion de Chypre à l’UE, la présidence grecque réussie – y compris la Stratégie de Thessalonique – les remarquables Jeux Olympiques d’Athènes, notre élection au Conseil de sécurité – tout cela fait partie de l’héritage de la politique étrangère grecque. C’est la véritable image de la Grèce et du peuple grec. C'est cette tradition que nous voulons poursuivre.
Nous confèrerons à la Grèce la voix et la présence qu’elle mérite. Nous l’avons fait dans le passé. Je suis certain que nous réussirons encore une fois. La Grèce est de nouveau à l’avant-scène.