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M. G. KOUMOUTSAKOS:
Bonjour. Aujourd’hui la ministre des Affaires étrangères, Mme Bakoyannis se rendra à Bruxelles en vue de participer dans la soirée au dîner inter-atlantique et demain au Sommet informel des ministres des Affaires étrangères de l'OTAN.

Lors du dîner inter-atlantique participeront les ministres des Affaires étrangères des Etats membres de l’OTAN et de l’Union européenne, ainsi que des hauts fonctionnaires des deux organisations.

Les principaux points abordés lors du Sommet des ministres des Affaires étrangères de l’OTAN de demain sont : Les missions de l’OTAN en Afghanistan et au Kosovo, la relation de l’Alliance avec la Russie, la restructuration du siège de l’Alliance et la déclaration sur la sécurité de l’alliance.

Permettez-moi de faire une petite parenthèse et de dire qu’il s’agit de la préparation de la déclaration qui devrait être adoptée à la conférence au sommet qui se tient, comme vous le savez, en France et en Allemagne. Ce sera les 4 et 5 avril je crois. Les Conseils de l’Alliance avec l’Ukraine et la Géorgie auront également lieu. Lundi 9 mars, Mme la ministre sera à Paris où elle sera reçue par le Premier ministre, François Fillon et dans l'après-midi elle sera nommée membre de l'Académie des Sciences morales et politiques. 

En ce qui concerne l’agenda du ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Kassimis. Il participe à l’heure qu’il est au débat du Parlement sur le projet concernant le vote des Grecs de l’étranger. Demain, jeudi à 13h00, il rencontrera le Patriarche d’Alexandrie, Théodoros au ministère des Affaires étrangères. Vendredi à 11h30, il recevra le nouvel ambassadeur de la Russie en Grèce, M. Vladimir Chkhikvishvili au ministère des Affaires étrangères.

Dimanche 8 mars, M. le ministre adjoint se déplacera à Constantinople en vue de représenter le gouvernement grec à la célébration du Dimanche de l'Orthodoxie à Fanari.

Lundi 9 mars et mardi 10 mars, le ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Varvitsiotis rencontrera le ministre des Affaires étrangères; il sera à Tirana.  Il s’entretiendra avec le ministre des Affaires étrangères de l’Albanie, M. Basha et le ministre de l’Economie et de l’Energie, M. Ruli ainsi qu'avec des hommes d'affaires grecs qui exercent une activité en Albanie.

Voilà, en ce qui concerne les communiqués. Je suis à votre disposition pour la séance de questions.

 

M.  PAPATHANASSIOU : Dans votre communiqué sur Skopje, vous dites qu’il aurait pu y avoir des conséquences. Quelles sont ces conséquences ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: On parle de conséquences excessives de la part des autorités de Skopje au détriment des ressortissants grecs. C’est ce à quoi vous vous référez ? 

 

M.  PAPATHANASSIOU : Oui.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Parce qu’il n’est pas question d’autres conséquences. En effet, dans un communiqué hier nous avons identifié les raisons pour lesquelles il a été jugé opportun de faire cette communication d'information aux ressortissants grecs qui doivent se rendre pour une période déterminée en Ancienne République yougoslave de Macédoine ou passer par ce territoire.

Parmi les raisons évoquées, nous avons mentionné la rigueur extrême, voir l’abus dans l’application de la loi par les autorités de Skopje, ce qui a eu des conséquences excessives et négatives pour ces ressortissants grecs.

En parlant de ces conséquences, je pourrais me référer aux amendes élevées, voire excessives qui ont été infligées, le renvoi à des procès pour de simples infractions administratives, ou encore les contraintes exercées auprès des conducteurs de camions afin qu’ils procèdent au déchargement de leur chargement en vue de contrôles, quel que soit l’endroit et les conditions météorologiques.

Je citerais encore la confiscation ou la menace de confiscation de camions pour des infractions contestables et pour lesquelles une simple amende aurait pu être infligée. Ou encore la détention de passeports ou de cartes d’identités jusqu’à ce que l’amende en question soit payée ou que des procès aient lieu, ce qui empêche la personne de sortir du territoire pour une période plus ou moins grande. Ce sont certaines des conséquences excessives que nous avons décrites dans notre communiqué d’hier. 

 

Mme VOUDOURI : Dans son communiqué hier, le ministère des Affaires étrangères à Skopje a proposé la création d'un comité mixte, je ne sais pas exactement à quel niveau, afin de prévoir des incidents similaires à ceux de dimanche à Ohrid.  Que pensez-vous de cette proposition ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Il n’est pas besoin de mettre en place des comités lorsqu'il s'agit de choses qui vont de soi. Plutôt que de mettre en place des comités, il serait préférable de résoudre les problèmes en prenant les bonnes décisions. 

 

M.  SANTAMOURIS : Est-ce que vous pensez que tout cela est dû au dysfonctionnement des autorités du pays voisin ou bien dissimulent-ils quelque chose? Et si je dis cela c’est parce que la machine administrative de Skopje a été contrôlée à plusieurs reprises s’agissant de la façon dont elle fonctionne. D’un autre côté, on pourrait attribuer cette attitude au problème irrésolu et à la politique suivie. 

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: L’interprétation de ces incidents qui se sont accumulés et de l'aggravation du climat en question est notée dans le communiqué fait hier par le ministère des Affaires étrangères. Je n’ai rien d’autre à ajouter.

 

M.  HADOULIS : Pouvez-vous nous dire combien de Grecs se rendent à Skopje par an ? Et est-ce qu’un visa est encore nécessaire ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Je ne connais pas le chiffre exact. Si cela vous intéresse, on peut parler avec le ministère compétent ou bien vous faire part de ce qui est inscrit, mais...*

 

M.  HADOULIS : Il faut encore un visa ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Non, cela n’est pas nécessaire. 

 

M.  MELETIS : Monsieur le porte-parole, j’entends parler d’avis aux voyageurs, d’une amende du Code de circulation routière, ce qui m'étonne et voulais poser la question suivante : Pourquoi n’avez-vous pas fait preuve de la même sensibilité en informant les citoyens Grecs il y a quelques mois, lorsque des incidents graves se sont produits, à savoir la lapidation du bureau de liaison à Skopje, ou encore des problèmes avec les camions aux frontières, avec les contrôles des camions ; les autorités de Skopje nous accusaient et nous les accusions et soudain il y a cette sensibilité ? Et ne craignez-vous pas que cet avis aux voyageurs motivé par le récent Code de circulation routière discrédite en quelque sorte le communiqué, ce communiqué aux voyageurs ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Monsieur Meletis, le communiqué d’hier et cette recommandation aux ressortissants grecs a un certain motif qui ne peut être réduit à ce que vous venez de dire. Dans votre question, il y a une lecture très limitée du communiqué.

Vous avez édité un communiqué qui encourage les ressortissants grecs à être mieux informés sur les comportements et sur ce qui se passe à Skopje afin qu’ils fassent preuve de prudence lorsqu’ils s’y rendent. On ne peut réduire cette question à celle des amendes.

En ce qui concerne le premier volet de votre question, nous parlons ici de ressortissants grecs.

Nous parlons de ressortissants grecs et c’est ces ressortissants que nous avons informés au travers du communiqué d’hier. En outre, une aggravation a été constatée.  

 

M.  MELETIS : Si je me souviens bien, les questions relatives à la coopération douanière, au passage de camions, etc. sont définies conformément à l'accord intermédiaire. N’y a-t-il pas de mécanisme de résolution de ces différends ? C’est-à-dire il existe l'accord intermédiaire depuis vingt ans et tout d'un coup ce mécanisme n'existe pas et il a été nécessaire d'éditer ce communiqué aux voyageurs? Et que recommandez-vous aux milliers de chauffeurs routiers qui sont obligés de passer par Skopje pour aller en Allemagne, de ne pas passer par Skopje ou de refuser de payer les amendes?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Habituellement, vous savez de quoi vous parlez. Pour réponse, je citerais l’avant-dernier paragraphe du communiqué.

«Les ressortissants grecs sont encouragés à être informés en temps utile des règles en vigueur, à les respecter strictement et surtout à prendre les mesures nécessaires en vue de garantir leur sécurité ».

En ce qui concerne votre question, j’ai un document qui énumère ces incidents similaires. C’est un document de trois pages. Je citerais, à titre indicatif, quelque uns de ces incidents.

Par exemple, il y a une plainte de l’Association de Yannitsa au sujet de taxes injustifiées, de taxes de transfert, d’accompagnement et de transmission de documents, de retards et d’attitude hostile aux frontières de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine et de la Serbie. Des plaintes de chauffeurs pour …

 

JOURNALISTE: (hors micro)

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Des plaintes de chauffeurs au sujet des dessous-de-table demandés par les employés des douanes à la frontière de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine - Serbie pour éviter les longues attentes de plus de cinq heures. Des plaintes au sujet de la confiscation de camions – frigorifiques au poste frontalier Bogorodica – Evzoni pour des raisons injustifiées ainsi que les désagréments causés jusqu’à ce que le passeport soit rendu. Il y a trois…

 

M.  MELETIS : Pardonnez-moi, j’accepte ce que vous dites. Simplement …

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Laissez-moi terminer Monsieur Meletis. Il y a …

 

M.  MELETIS : Ce sont des plaintes provisoires, ce qui est constaté par la douane grecque…

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Lorsque de tels incidents prennent de l’ampleur, nous devons en tenir compte. Il est de notre devoir d’informer les citoyens grecs afin de faciliter leur transfert ou leur séjour sur le territoire du pays voisin.

Notre intention est d’attirer l’attention des ressortissants grecs afin qu’ils puissent prendre toutes les mesures qui s’imposent pour faciliter leur transfert ou leur séjour dans le pays voisin.

Vous avez utilisé le terme « avis aux voyageurs », ce terme n’est mentionné nul part dans le communiqué. C’est un communiqué visant à fournir des informations et des recommandations en vue d’une plus grande vigilance.

M. MELETIS : Pourrions-nous avoir ce document ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Il s’agit d’un document à usage interne. Je me suis référé à titre indicatif à deux incidents.

 

M. SANTAMOURIS : La recrudescence de ce phénomène qui est notée par le ministère des Affaires étrangères influera-t-elle sur la visite éventuelle de Mme Bakoyannis en sa qualité de présidente de l’OSCE dans le pays voisin ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Cette visite qui se tiendra au cours de 2009, ne porte pas sur les relations bilatérales, ni sur la question du nom.

 

M. SANTAMOURIS : Une autre question. Est-ce que Mme Bakoyannis lors de la réunion des ministres et du dîner aura des entretiens privés ?

M. G. KOUMOUTSAKOS :  A l’heure actuelle, rien n’est prévu.

 

M. MELETIS : Une clarification concernant les dénonciations auxquelles vous vous êtes référés. Un conducteur a dénoncé la confiscation illégale de son camion. Quelles actions a entrepris le ministère grec des Affaires étrangères et le Bureau de liaison en vue de réparer cette injustice dont un citoyen grec a été victime ? […]

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Ces incidents auxquels je me suis référé ne sont pas un simple enregistrement de plaintes imprécises ou de dénonciations non vérifiées de la part de nos autorités. Pour ce qui est de tous ces incidents, le bureau de liaison a porté immédiatement son assistance.

Toutes ces dénonciations sont bien vérifiées. Par exemple, les fonctionnaires du bureau de liaison ainsi que l’Ambassadrice Mme Papadopoulou ont consacré tout leur temps pour régler cette question relative à la tentative de confiscation du camion et de son déchargement forcé.

Par conséquent, je répète qu’il ne s’agit pas d’une simple adoption ou d’un enregistrement des dénonciations personnelles.

 

M. FOURLIS : D’après ce que l’on a pu comprendre par votre communiqué, à savoir qu’il existe un enregistrement systématique et une étude menée de votre part, pourquoi la ministre des Affaires étrangères n’a-t-elle pas soulevé la question de Skopje lors de sa visite aux Etats-Unis, puisque vous constatez qu’il y a toute une série de graves problèmes ?

M. G. KOUMOUTSAKOS : Comme vous le savez, la communication d’informations de la part du gouvernement grec à ses interlocuteurs porte sur le différend concernant le nom et non pas sur ce genre de questions bilatérales. Et telle a été la discussion engagée lors de la visite de Mme Bakoyannis à Washington. Cette question a été abordée lors des entretiens de la ministre avec M. Burns et la représentante permanente des Etats-Unis aux Nations Unies, Mme Susan Rice.

Nos préoccupations au sujet de l’impact général de l’ambiance politique créée dans le pays voisin sur la négociation ont été clairement exprimées. Voilà pour ce qui est de l’évolution de la négociation sur la question du nom, une question qui, comme vous le savez, n’est pas bilatérale.

 

M. FOURLIS : S’agissant de la visite aux Etats-Unis, pourquoi la question du nom n’a-t-elle pas été soulevée lors d’une discussion de haut niveau, puisque le gouvernement grec avait il y a quelques années, qualifié la reconnaissance bilatérale de la part des Etats-Unis de geste regrettable.

Le ministère des Affaires étrangères et la ministre n’ont-ils pas jugé opportun d’informer le nouveau gouvernement américain des erreurs commises sous le gouvernement précédent ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Toutes les actions nécessaires ont été entreprises. La communication d’informations qui devait avoir lieu, a été faite.

 

M. KAPOUTSIS : Est-ce que la ministre envisage de soulever la question relative à l’attitude des autorités douanières – lesquelles, à mon avis, exécutent les ordres du gouvernement car les fonctionnaires des douanes n’agissent pas arbitrairement – lors de ses entretiens de haut niveau à l’OTAN, à l’Union européenne ou dans une autre enceinte ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Toutes les actions appropriées ont été entreprises.

 

M. KAPOUTSIS : Est-ce que d’autres actions seront entreprises ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Oui, si cela est jugé nécessaire. Quoi qu’il en soit, chaque fois qu’un tel incident survient, ce sont les citoyens grecs qui demandent l’aide et le soutien de nos autorités diplomatiques dans le pays voisin. Et tous les efforts pour régler ces problèmes sont consentis par nos autorités diplomatiques sur place.

Par ailleurs, il est de notre devoir de procéder à une communication d’informations dès lors que l’on constate que des incidents de ce genre deviennent fréquents et qu’au cours de la période en question, ils ont pris la forme d’une attaque injustifiée contre des Grecs qui étaient en visite dans le pays voisin.  Or, il était de notre devoir d’informer les citoyens grecs de ces incidents.

 

M. SANTAMOURIS : Dans le cadre des actions appropriées qui ont été entreprises hier, est-ce qu’une démarche de la part du bureau de liaison a été faite auprès du ministère des Affaires étrangères du pays voisin ? Et si, comment …

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : La démarche faite hier par Mme Papadopoulou auprès du ministère des Affaires étrangères à Skopje portait sur cet incident survenu samedi. Nous avons demandé l’arrestation et la punition des coupables et, bien entendu, la protection spéciale des Grecs qui sont en visite ou en transit dans le pays voisin. Tel a été l’objet de la démarche.

 

M. SANTAMOURIS : Une autre question Monsieur le porte-parole. Jusqu’à présent on savait que le problème, le différend avec Skopje était à caractère international et portait sur l’appellation. Les relations bilatérales étaient très bonnes. Actuellement en raison de cet indicent et la fréquence des incidents dont vous avez parlé, on voit émerger des questions à caractère bilatéral.

Cette situation n’a rien à voir avec l’évolution de la question du nom. Il s’agit d’une situation toute nouvelle. Pensez-vous que cette question sera réglée sans qu’il y ait une mobilisation particulière ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Tout d’abord, permettez-moi de souligner la position générale. La Grèce croit pleinement à l’utilité des contacts entre les peuples. Il s’agit d’une position ferme de la Grèce et du gouvernement grec.

En appliquant ce principe, le gouvernement grec a fait une distinction complète entre l’objet des discussions menées sous l’égide des Nations Unies visant à parvenir à un règlement de la question du nom et les contacts entre les deux peuples, des contacts que nous jugeons utiles.

Par ailleurs, il est bien connu que la Grèce a élaboré le plan de reconstruction économique des Balkans dans le cadre de notre position générale. Il existe un chapitre spécial sur l’Ancienne République yougoslave de Macédoine. Des fonds ont été prévus pour l’application de ce chapitre précis du plan. Quoi qu’il en soit, nous consentons des efforts particuliers afin que la question en suspens relative au nom n’ait pas un impact négatif sur les contacts entre les deux peuples. Nous essayons de maintenir ces contacts à un bon niveau et si possible de les renforcer davantage.

 

Mme FRISSA : (hors micro)

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : …De M. Gruevski. Qu’est-ce que voulez-vous que je vous dise ? M. Gruevski a fait cette déclaration trois jours après l’attaque contre les citoyens grecs et le communiqué du ministère grec des Affaires étrangères.  Bien que cette déclaration soit faite maintenant et de cette façon, elle va dans le bon sens. Comme je vous l’ai déjà dit, la Grèce croit à l’utilité des contacts entre les deux peuples.

 

M. MELETIS : Monsieur le porte-parole, est-ce que Mme Bakoyannis lors de sa visite aux Etats-Unis a soulevé la question de l’exercice turc et est-ce qu’une demande a été formulée – comme celle formulée aux Britanniques – concernant la non participation du navire américain au moins aux sections de l’exercice qui portent atteinte aux droits souverains de la Grèce ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : La question des relations gréco-turques a été l’un des dossiers évoqués par la partie grecque lors des entretiens de la ministre aux Etats-Unis.

Pour ce qui est plus particulièrement des positions de la Grèce, celles-ci ont été présentées de manière claire à tous les Etats participants et il a été noté que ces pays devraient agir en plein respect des droits souverains de la Grèce et des responsabilités grecques, tel que prévu par le droit international, les traités internationaux et les règles internationales.

 

M. MELETIS : (hors micro) Est-ce que la ministre a soulevé cette question lors de ses entretiens ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Je vous ai dit qu’il y avait eu une discussion générale et complète sur les relations gréco-turques.

M. MELETIS : Je vous parle de cette question précise.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Cette question a également été abordée. Par ailleurs, des communications d’informations ont été faites depuis longtemps et se poursuivent.

 

M. MELETIS : Quelle a été la réponse ?   A-t-elle été  satisfaisante ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : À ce stade, je ne voudrais dire rien d’autre.

 

M. MELETIS : Voulez-vous dire que cela sera jugé sur les résultats ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Je vous ai répondu.

 

M. SANTAMOURIS : Dans quel cadre aura lieu la rencontre de la ministre avec le Premier ministre français, M. Fillon ? Y a-t-il du nouveau concernant l’agenda de la ministre ? Merci.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Dans le cadre des contacts bilatéraux entre les deux pays et les deux gouvernements.

 

M. DIMADIS : S’agissant des incidents survenus dans le pays voisin auxquels vous vous êtes longuement référés, pensez-vous que ces incidents surviendront de nouveau et seront encore plus fréquents ? Et comment les interpréteriez-vous du point de vue politique ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : La conclusion à laquelle nous sommes arrivés figure dans le premier communiqué de samedi et dans le communiqué d’hier, à savoir que l’attitude de fanatisme et d’intolérance adoptée par le gouvernement du pays voisin ces derniers temps, crée une ambiance politique et idéologique qui ne dissuade pas, ni ne décourage des attitudes de ce genre.

 

M. DIMADIS : Pourriez-vous nous donner une réponse plus précise ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Vous avez demandé notre estimation relative à l’accroissement de ces incidents. J’ose espérer que ces incidents ne s’intensifieront pas.

 

M. FOURLIS : Est-ce qu’à votre avis le climat engendré par ces incidents influera sur les relations entre les deux peuples et les négociations en cours ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Comme je vous l’ai déjà dit, la Grèce croit fermement aux contacts sans heurts entre les deux peuples. Nous regrettons que ces incidents soient survenus. Sans aucun doute, ces incidents survenus dans un climat politique et idéologique précis instauré par le gouvernement du pays voisin, créent un environnement qui n’est pas constructif vu les efforts consentis dans le cadre de la négociation en cours sur la question du nom.

En effet, on constate une stagnation dans la négociation. Pour notre part, nous espérons sortir de cette stagnation le plus rapidement possible et nous œuvrons dans ce sens. Toutefois, ce n’est pas notre responsabilité. La responsabilité incombe à l’autre partie.

 

M. DIMADIS : Pour ce qui est de la perspective d’adhésion du pays voisin, au-delà de la question du nom, pensez-vous que ces incidents entraveront davantage le chemin vers l’intégration européenne ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Il ne nous appartient pas à nous seulement d’estimer cette question.

 

M. DIMADIS : C’est-à-dire, est-ce que la partie grecque utilisera à son profit ces incidents ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Je vous ai répondu. Force est de rappeler à cette occasion notre position : la Grèce ne se réjouit pas lorsqu’il y a des retards dans la perspective européenne des pays voisins car notre conviction et notre objectif stratégique est de faire avancer sans heurts leur perspective européenne – dès lors que tous les critères et les modalités sont remplis – afin que le rapprochement de notre région voisine de l’Union européenne progresse de manière substantielle et que finalement les pays voisin deviennent membres de l’Union européenne à l’issue du processus prévu .  Il s’agit d’un objectif stratégique ferme de la Grèce, duquel elle ne déviera pas. Par conséquent, nous ne nous réjouissons pas des retards. Mais comme vous pouvez le comprendre la responsabilité n’incombe ni à la Grèce, ni à l’Union européenne.

Les pays candidats à l’adhésion doivent répondre du point de vue politique aux modalités requises. Pour notre part, nous pourrions et avons salué les résultats obtenus grâce à notre politique de soutien aux pays voisins en voie d’adhésion à l’Union européenne et à l’OTAN.

Nous avons exprimé notre satisfaction pour l’adhésion de la Bulgarie et la Roumanie à l’Union européenne car nous pensons que telle devra être l’issue des efforts consentis par les pays voisins.

Cela dit, si cet effort apporte ses fruits rapidement ou non, cela n’est pas notre problème. C’est le problème des pays désireux de faire avancer leur perspective européenne.

 

M. DIMADIS : Une dernière question. Je suis certain que vous lisez les articles parus dans la presse concernant le ministère des Affaires étrangères et les actions entreprises par ce dernier à l’égard des questions européennes et internationales. Je voudrais votre commentaire concernant le dernier reportage du journal «FREE SUNDAY». Ce reportage parle d’un climat général de favoritisme au sein du ministère des Affaires étrangères, ce qui provoque éventuellement la contrariété de nombreux diplomates.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Je n’ai pas l’intention d’émettre des commentaires sur le fonctionnement intérieur du ministère. Quoi qu’il en soit il n’y a pas de phénomènes de favoritisme au sein du ministère.

Merci.

 

* D’après des informations y relatives, chaque année sont enregistrées plus de 120 000 d’entrées. Ces données sont bien entendu indicatives et il y a des variations en fonction des évolutions.

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Traduction non officielle




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