Page d’accueil | Plan du site | Version texte | FAQs | Recherche |   Grec |  Anglais |  Français | 
Le bâtiment du ministère des Affaires étrangères

Emblème de la République hellénique


La Grèce en Europe
Le MinistèreActualitéPolitique étrangèrePolitique européenneDiplomatie économiqueLa Diaspora grecqueServicesHellenic AID
» Actualité
Envoyer cette page par e-mail Imprimer cette page

Athènes, le 2 septembre 2010

Points principaux :

 

(Concernant les attentats récents  contre les civils israéliens et le processus de paix):

·          L’assassinat des quatre ressortissants israéliens, l’attentat d’hier, ainsi que toute autre manifestation de violence, quelle que soit l’origine, s’oppose à tout effort courageux visant à parvenir à l’objectif des deux Etats. Elle s’oppose notamment à la vision du peuple palestinien d'une patrie qui est la sienne et c'est la raison pour laquelle cet acte est doublement condamnable.

·          Les consultations directes débutant aujourd’hui à Washington entre Israël et l’Autorité palestinienne sont une grande occasion. La Grèce salue ces consultations et invite les peuples et les gouvernements de la région à ne pas sombrer dans une logique de violence et à avancer vers une solution honnête, équitable et durable.

 

(Concernant le casus belli):

 

·          La possibilité d’étendre les eaux territoriales jusqu’à 12 miles marins est un droit de la Grèce qui est expressément prévu par le droit de la mer et fait partie de l’acquis européen.

·          Il est insensé de nos jours qu’il y ait menace de guerre de la part d’un pays candidat à l’adhésion à l’Union européenne vis-à-vis d’un autre Etat membre de l’UE compte tenu des relations internationales existant aujourd’hui mais aussi du fait que cela est expressément interdit par la Charte des Nations Unies.

·          La Grèce est un pays qui continue de soutenir avec constance la perspective européenne de la Turquie, car nous pensons que [l’adhésion de cette dernière] est dans l’intérêt de notre pays à plus long terme. Toutefois, il ne peut y avoir adhésion sans satisfaction préalable des conditions expresses stipulées tant par la Grèce que par l’Union européenne.

·          Nous faisons un effort en vue d’améliorer nos relations, nous continuerons cet effort afin que nous puissions parvenir au résultat souhaité. Mais nous devons faire des pas prudents et toujours faire en sorte que les droits souverains de la Grèce ne soient pas violés.

 

(Concernant l’ARYM et l’éventualité de rencontres à l’Assemblée générale des Nations Unies):

·          J’estime très probable qu’une telle rencontre ait lieu, entre M. Droutsas et M. Nimetz. Nous aimerions qu’une telle rencontre ait lieu, si bien entendu M. Nimetz a du temps à consacrer à une telle rencontre. Comme vous savez aussi que la politique de la Grèce vis-à-vis de l’ARYM est une politique ouverte, nous aspirons à l’amélioration des relations bilatérales, nous y aspirons même si parfois nous entendons des déclarations totalement contradictoires ou contraires à cet objectif de la part des dirigeants de l’ARYM.

 

(Concernant les déclarations récentes de l’Ambassadeur américain à Skopje):

·          Dans cette négociation, il y a la Grèce et l’ARYM négocient dans un cadre clairement défini en vertu des décisions du Conseil de sécurité des Nations Unies et dans le cadre des Nations unies.

·          Nous avons demandé à la partie américaine de nous expliquer quelle était la logique des déclarations Ricker. Cela étant, nous continuons d’investir dans le processus en cours mené dans le cadre des Nations unies et je pense que tout le monde a désormais compris combien la Grèce est décidée à parvenir à une solution.

·          Et réellement, je n’aurais de cesse de le dire, nous espérons qu’à un moment donné les dirigeants de l’ARYM répondront de manière positive. En ce moment, le pays se trouve devant un carrefour. Elle a l’occasion de faire un pas en avant. Elle a l’occasion de pouvoir s’assurer un avenir européen, un avenir euro-atlantique. De devenir membre de l’OTAN, d’engager des négociations avec l’Union européenne, de faire des pas rapides en avant vers l’intégration européenne.

 

(Concernant le Kosovo et le projet de décision de l’Assemblée générale des Nations Unies):

·          La Grèce suit une politique ferme sur l’intégration européenne de notre région et grâce à l’  « Agenda 2014 », nous avons donné un cadre à cette perspective. Nous avons réussi à faire revivre la discussion dans le cadre de l’Union européenne sur l’avenir des Balkans occidentaux.

·          Nous espérons que l’avis de la Cour internationale et cette décision qui sera abordée dans le cadre de l’Assemblée générale des Nations Unies constituera la première étape qui nous permettra de poursuivre un processus politique visant à faire avancer notre région vers l’Europe.

·          Ce travail est en cours. Je ne veux émettre de jugement prématuré sur leur résultat, mais telle est la position de la Grèce pour ce qui est de la décision de l’Assemblée générale. Qu’il y ait un produit de consensus, sur lequel l’Union européenne, les 27 Etats membre et la Serbie se seront en fait mis d’accord. Ce sera indéniablement le produit d’un compromis.

 

Texte intégral du point de presse

 

M. G. DELAVEKOURAS : Bonjour.

 

Je commencerais par le programme de la direction. Le ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Droutsas représentera dimanche le gouvernement lors du spectacle au théâtre d’Hérode Atticus, une production du Cyprus Theatre Organisation, auquel assistera M. Christofias, président de la République chypriote, qui effectuera une visite à Athènes, dimanche et lundi.

 

Lundi 6 septembre, il recevra au ministère des Affaires étrangères, à 12h00, le nouvel ambassadeur d’Italie en Grèce et à 12h30 l’ambassadeur sortant de la République tchèque. Jeudi 9 septembre, à 12h00, il rencontrera au ministère des Affaires étrangères la nouvelle directrice générale de l’UNESCO, Mme Irina Bokova. Il s’agit de la première visite officielle de Mm Bokova dans notre pays. A 13h00, il y aura une brève conférence de presse suivie d’un déjeuner de travail.

 

Mme Bokova participera à la conférence internationale organisée du 9 au 11 septembre à Athènes sur le thème « UNESCO Future Forum – Gender Equality : the Missing Link ? ».

 

Jeudi, à 17h00, M. Droutsas aura une rencontre avec la Secrétaire générale adjointe de l’Organisation des Nations Unies, Dr Asha-Rose Migiro, qui sera la principale oratrice lors de la Conférence de l’UNESCO. Mme Migiro effectue une visite dans notre pays du 8 au 10 septembre.

Vendredi 10 et samedi 11 septembre, M. Droutsas participera au Gymnich qui se tiendra à Bruxelles. La principale thématique du Gymnich sera la préparation du Sommet spécial du Conseil européen qui se tiendra dans une quinzaine de jours et qui portera sur la coopération entre l’Union européenne et ses partenaires stratégiques, notamment la Chine et l’Inde. Sera également abordé, le rôle de l’Union européenne sur la scène internationale.

 

Concernant le programme de M. Kouvelis, Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, demain, à 11h00, il aura une rencontre avec le Président de la Fédération des Exportateurs du Nord de la Grèce (SEVE), M. Lakassas. Les entretiens porteront sur des questions relatives au développement et aux investissements et qui concernent les activités des hommes d’affaires du nord de la Grèce dans la région élargie de l’Europe du sud-est ainsi que sur la perspective de réaliser des investissements internationaux dans le nord de la Grèce.

 

Mardi 7 septembre à 13h30, M. Kouvelis aura une rencontre avec le Président de l’Association interparlementaire hellénique mondiale, M. Pantazopoulos, qui est également membre du Parlement australien.

 

Je passe maintenant à un autre sujet.

 

Nous appuyons pleinement la Déclaration de Mme Ashton, Haut Représentant de l’Union européenne, concernant le meurtre de quatre Israéliens à proximité de la ville d’Hébron et exprimons nos sincères condoléances aux familles des victimes. Nous condamnons par ailleurs la nouvelle attaque perpétrée hier qui a fait deux blessés.

 

Depuis de nombreuses années, la Grèce soutient la création d’un Etat palestinien indépendant et durable, qui existera aux côtés d’Israël et de ses voisins, dans un régime de paix et de sécurité pour ces pays et leurs peuples.

               

Le meurtre des quatre Israéliens, l’attaque d’hier et toute forme de violence, quel que soit l’origine de cette violence, va à l’encontre de tout effort courageux visant à réaliser l’objectif des deux Etats. Elle va également à l’encontre de la vision du peuple palestinien de leur propre patrie, et pour toutes ces raisons elle est condamnable.

 

Les consultations directes qui débutent aujourd’hui à Washington entre Israël et l’Autorité palestinienne sont une grande occasion. La Grèce salue ces consultations et appelle les peuples et les gouvernements de la région à ne pas succomber à une logique de violence et préférer une solution honnête, équitable et durable aux problèmes de la région.

 

J’aimerais également me référer à un article publié dans le journal « PROTO THEMA » de dimanche dernier intitulé « des millions dépensés pour les heures supplémentaires dans les cabinets ministériels » et qui fait, entre autres, référence à la question des heures supplémentaires au ministère des Affaires étrangères et plus précisément à la décision n° ΣΤ4/Φ.084/ΑΣ 1823, publiée au journal officiel de la République hellénique (A 262/15.3.2010).

 

A ce sujet, il existe une communication du ministère des Affaires étrangères, depuis le 22 mars 2010, dont la teneur est la suivante :

 

 « Ladite décision ministérielle concerne l’approbation du paiement des heures supplémentaires de tous les employés du ministère des Affaires étrangères pour l’année 2010 et non seulement de la direction politique du ministère des bureaux diplomatiques et politiques.

 

Elle se réfère au nombre total de postes, prévu par la législation en vigueur et qui n’ont pas été pourvus, et ce, parce que des efforts sont déployés en vue de réduire les frais de fonctionnement du ministère. Par ailleurs, pour la même raison, le nombre d'heures supplémentaires par salarié a été réduit de moitié par rapport à l’année 2009.

 

 

Ainsi, le nombre total mentionné dans ladite décision représente la provision totale du budget 2010 pour le remboursement d'éventuelles heures supplémentaires au ministère jusqu’à fin 2010 et non le paiement réel des heures supplémentaires jusqu’à la fin de l’année 2010. La différence résultant aussi bien du nombre de postes non pourvus, que de la réduction dans le budget des heures supplémentaires par employé, sera de toute évidence créditée au budget et ne sera pas absorbée par le ministère des Affaires étrangères ».

 

A l’heure actuelle, les données exactes sont les suivantes :

 

Au bureau politique du ministre des Affaires étrangères, 4 postes sur un total de 47 postes prévus ont été pourvus.

Au bureau politique du ministre adjoint des Affaires étrangères, aucun poste n’a été pourvu sur les 33 postes prévus.

Au bureau politique du Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, 4 postes sur un total de 11 ont été pourvus.

Au bureau diplomatique du ministre des Affaires étrangères, 18 employés font des heures supplémentaires sur les 45 postes prévus au total pour les fonctionnaires permanents du ministère des Affaires étrangères.

Au bureau diplomatique du ministre adjoint des Affaires étrangères, 10 employés font des heures supplémentaires, sur un total de 15 postes prévus pour les fonctionnaires permanents du ministère des Affaires étrangères.

Au bureau diplomatique du Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, 10 employés font des heures supplémentaires, sur un total de 14 postes prévus pour les fonctionnaires permanents du ministère des Affaires étrangères.

 

Je tiens à souligner que le ministère des Affaires étrangères consent de très gros efforts pour réduire les dépenses et rationnaliser les procédures afin d’améliorer son efficacité et sa performance et d’économiser des fonds.

 

Il va de soi que les gros efforts consentis en vue d’économiser des ressources et de rationnaliser le fonctionnement du ministère des Affaires étrangères seront formulés de manière claire à la fin de l'année, lorsque nous aurons à notre disposition les chiffres exacts des sommes dépensées.

 

Pour ma part, je n’ai pas d’autre sujet à vous communiquer, je suis à votre disposition pour la séance de questions. Merci.

 

M. N. CHIDIROGLOU : Il y a environ deux mois, le gouvernement a gelé les dépôts d'une banque iranienne qui opère ici à Athènes. Indépendamment du bien-fondé ou non de la décision, pourquoi ne nous en avez-vous pas informés ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : J’ignore de quoi vous voulez parler. Vous vous référez très probablement aux décisions prises par le Conseil de sécurité qui doivent être appliquées par l’ensemble des pays de la communauté internationale. Ce sont des décisions du Conseil de sécurité qui doivent être obligatoirement appliquées.

 

M. N. CHIDIROGLOU : Ce n’est pas ce que je vous ai demandé. Je vous ai demandé pourquoi ne nous en avez-vous pas informés ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Le processus est automatique ; ces décisions doivent être appliquées par tous les pays membres de la communauté internationale. Les décisions du Conseil de sécurité seront appliquées par Athènes, dans leur totalité.

 

M. N. MELETIS : Pouvez-vous nous dire quelles sont les conclusions de la rencontre entre M. Droutsas et M. Davutoglu? Par ailleurs, avez-vous des nouvelles concernant l’arrivée de ce dernier à Athènes et savez-vous si des rendez-vous ont été définis en marge de l’Assemblée générale de l’ONU ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : En effet, il y a eu une rencontre des deux ministres en marge du match de basket Grèce-Turquie. Il y a eu un dîner offert en la résidence du ministre turc des Affaires étrangères et qui a duré environ une heure.

 

Lors de ce dîner, toutes les questions préoccupant les deux pays ces derniers temps ont été passées en revue. Par ailleurs, les deux ministres ont élaboré un cadre de discussion pour la période à venir. 

 

Des rencontres entre les dirigeants sont prévues en marge de l’Assemblée générale des Nations unies qui se tiendra le 20 septembre à New York. Les dates n’ont toujours pas été arrêtées définitivement, mais elles seront intégrées ultérieurement au programme.

 

Il en va de même de la visite en retour effectuée par M. Davutoglu, dans le cadre de l’accord existant, selon lequel deux visites par an doivent être effectuées par les deux ministres des Affaires étrangères. Nous attendons la visite de M. Davutoglu à Athènes sans avoir défini de date, cela se fera vers la fin du mois d'octobre, début novembre.

 

Cela dit, de nombreux sujets ont été abordés. Les deux ministres ont tout d'abord discuté du progrès accompli dans le cadre du Conseil supérieur de coopération. Cette question sera au cœur de la visite Davutoglu, où un bilan de la situation sera dressé. Il y a eu pendant cette période des rencontres de comités au niveau technique. Nous verrons les résultats de la visite et les possibilités de coopération qui existent.

 

Les entretiens ont porté sur l’évolution des contacts exploratoires et il a été convenu que les deux parties envisagent de poursuivre ces contacts selon le même rythme soutenu. Des questions d’ordre régional ont été abordées, mais aussi des questions qui ont préoccupé les deux pays cet été et qui nous ont dérangés. La question du Moyen-Orient a été abordée, mais aussi les Balkans et le dossier chypriote.

 

La possibilité d'effectuer des excursions des côtes turques aux îles grecques a également été abordée. Cette question nous préoccupe et nous répondons à des demandes provenant des collectivités locales de nos îles. Cette question nous intéresse et n'a pas seulement rapport avec la Turquie. En fait, nous discutons de la possibilité pour les ressortissants de tous les pays, et non seulement les ressortissants turcs, d'effectuer des excursions organisées d'une journée dans les îles grecques, sans obligation de visa.

 

Cela est très important pour notre tourisme et nous aimerons voir cette question avancer. Nous avons d’ores et déjà entrepris des actions et nous sommes mis d'accord avec la Commission européenne; nous espérons que très prochainement nous pourrons appliquer un programme pilote y relatif, mais pour le moment je n’ai rien de plus à annoncer.

 

M. A. FOURLIS : J’imagine que vous n’avez pas discuté des points de vue de M. Davutoglu sur le casus belli ? Et à cette occasion j’aimerais demander si le gouvernement grec compte examiner la possibilité de renoncer à son droit d’étendre ses eaux internationales ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Une telle question ne se pose pas. C'est avant tout un droit souverain qui existe d’emblée pour l'Etat grec. Une telle question ne se pose pas, la possibilité d'étendre les eaux territoriales à 12 miles marins est un droit de la Grèce prévu expressément par le Droit de la mer, qui fait partie de l’acquis européen.

 

Cela étant, le casus belli est inacceptable. M. Droutsas, ministre adjoint des Affaires étrangères a exprimé clairement sa  position lors d’un entretien. Il a affirmé que l’on ne devrait même pas discuter d’une telle question, qu’il est inenvisageable et insensé de nos jours qu’il y ait menace de guerre de la part d’un pays candidat à l’adhésion à l’Union européenne vis-à-vis d’un autre Etat membre de l’UE compte tenu des relations internationales existant aujourd’hui mais aussi du fait que cela est expressément interdit par la Charte des Nations Unies.

 

Une telle question n’a pas lieu d’être et il appartient à la Turquie de l’abolir.

 

M. N. MELETIS : Une question sur le casus belli. M. Davutoglu a dit quelque chose de très simple: « Le casus belli existe et demeurera si la Grèce ne renonce pas volontairement à son droit souverain dès le début ». Quelles démarches le gouvernement grec a-t-il fait afin de dénoncer cette attitude agressive et inacceptable de la Turquie à l’égard du droit international et des relations internationales ? Est-ce que le message de la dénonciation qui devrait être transmis, a été en effet transmis par le biais de la présence des deux ministres des Affaires étrangères qui ont applaudi ensemble le résultat des deux équipes lors du match de basket ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Nous avons dénoncé cet incident de manière successive et systématique par l’intermédiaire de tous les représentants de l’Etat grec, et ce, à toute occasion présentée. Tel a été également le cas récemment avec les déclarations y relatives du ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Droutsas auxquelles je me suis référé.

 

M. N. MELETIS : Je ne vous demande pas de confirmer l’exactitude des affirmations de M. Droutsas, à savoir si les articles parus dans la presse sont confirmés, cela sera un élément très positif ; je vous demande si vous avez dénoncé ce fait depuis hier quand ces déclarations ont été faites, auprès de l’OTAN, de l’Union européenne et de l’ONU, en signalant qu’il y a une menace de guerre directe et confirmée par le ministère des Affaires étrangères du pays voisin. Je ne vous demande pas si dans une interview, M. Droutsas ou M. Delavekouras ont évoqué cette question.

 

M. G. DELAVEKOURAS : Bon. Je vous dis qu’au-delà de cette dénonciation, nous signalons cet incident dans tous les documents y relatifs des organisations internationales dont nous sommes membres, nous informons nos partenaires, nous informons les organisations internationales car il est de nous jours insensé qu’il y ait menace de guerre ce qui est expressément interdit par la Charte des Nations Unies. 

 

Je pense avoir été très clair à cet égard.

 

Cela dit, les deux parties ont déclaré de manière claire leur volonté de procéder à un approfondissement et à une amélioration de nos relations bilatérales. La Grèce est un pays qui continue avec constance de soutenir la perspective européenne de la Turquie car nous pensons que cela est dans l’intérêt de notre propre pays à long terme.

 

Toutefois, il ne peut y avoir adhésion sans satisfaction préalable des conditions express fixées par la Grèce et l’Union européenne. La normalisation des relations gréco-turques passe par la suppression de ces provocations, de ces violations du droit international et l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne passe par la satisfaction de tous les critères définis –  les relations de bon voisinage y sont également comprises de manière claire –  une obligation dont la Turquie doit s’acquitter si elle veut devenir membre à part entière de l’Union européenne.

Tel est l’effort que nous consentons. Nous faisons un effort en vue d’améliorer nos relations, nous continuerons cet effort afin que nous puissions parvenir au résultat souhaité. Mais nous devons faire des pas prudents et toujours faire en sorte que les droits souverains de la Grèce ne soient pas violés.

M. N. MELETIS : Evidemment, vous ne comprenez pas ma question et cela est de ma faute. Vous dites que des efforts sont consentis. Mais, après une très grande période de temps, un haut fonctionnaire turc et non pas un porte-parole du ministère des Affaires étrangères ou un journaliste, vient confirmer de nouveau le casus belli de manière explicite et catégorique.

 

Et, vous dites qu’il existe une volonté en faveur de l’amélioration des relations. Où voyez-vous cette volonté ? Pourquoi la Turquie affirme, M. Davutoglu affirme qu’il existe actuellement un casus belli ?

 

Pourquoi n’avons-nous pas profité de cela afin que l’Union européenne et l’OTAN sachent ainsi que tout le monde qu’en réalité les relations gréco-turques ne sont pas en constante amélioration ?

 

Il existe un problème qui est confirmé par le gouvernement turc actuel. Car si cela n’est pas noté au niveau des relations publiques et de la communication, plus tard il sera plus difficile pour le gouvernement grec de gérer cette question. C’est mon avis. Je n’ai vu personne évoquer ce retour du casus belli par M. Davutoglu.

 

M. G. DELAVEKOURAS : Tout d’abord, je voudrais vous remercier car à travers ces questions, vous aidez justement à ce que cette question soit notée. Il est donc noté que la Turquie continue d’entretenir la menace de guerre contre la Grèce, ce qui est inacceptable dans le contexte des relations internationales actuelles. Nous voulons que cela soit noté par toute organisation internationale à laquelle nous participons, afin que la Turquie explique pour quelle raison elle brandit la menace de guerre contre un pays voisin qui exercera éventuellement ses droits bien évidents qui sont prévus par le droit de la Mer. La Turquie devra donner des explications et je vous assure que nous ferons en sorte que cela soit noté partout.

 

 

Mme M. FRYSSA : Tout d’abord, je voudrais ajouter à la remarque de mon collègue que Mme Ashton devrait soulever cette question en sa qualité de ministre des Affaires étrangères de l’Union européenne.

  

Ma question est la suivante : Combien de Grecs participeront au nouveau service des relations extérieures de l’Union européenne qui sera dirigé par Mme Ashton ? Et je ne me réfère pas aux Grecs qui travaillent dans les institutions européennes.

 

Merci.  

 

M. G. DELAVEKOURAS : La procédure, la mise en place du Service européen pour l’action extérieure ne sont pas encore achevées. Nous espérons que d’ici à la fin de l’année, tout sera achevé. Pour ce qui est de la procédure, le nombre précis des participants par Etat n’est pas fixé mais nous pensons que l’élément géographique doit être également pris en compte lors du processus de dotation en personnel.

 

Bien évidemment, il y aura et il y a des candidatures grecques pour des postes au sein du Service européen pour l’action extérieure et cela sera un processus qui sera régulièrement mis à jour. A savoir, des cadres seront régulièrement détachés par les ministères des Affaires étrangères de chaque pays au Service européen pour l’action extérieure.

 

Je ne peux pas vous donner de chiffres précis car ce service n’est pas encore doté en personnel. J’espère que d’ici à la fin de l’année le processus sera achevé. Et, nous voulons que les diplomates du ministère grec des Affaires étrangères fassent partie du personnel du Service européen pour l’action extérieure.

 

Mme A. VOUDOURIS: Des rencontres sont prévues en marge de l’Assemblée générale de l’ONU avec des représentants du gouvernement turc. Est-ce qu’il y aura des rencontres similaires avec des représentants du gouvernement de l’ARYM ? Est-ce qu’une rencontre est prévue entre M. Droutsas et M. Nimetz ?

 

M. G. DELAVEKOURAS: J’estime très probable qu’une telle rencontre ait lieu, entre M. Droutsas et M. Nimetz. Nous aimerions qu’une telle rencontre ait lieu, si bien entendu M. Nimetz a du temps à consacrer à une telle rencontre. Comme vous le savez aussi que la politique de la Grèce vis-à-vis de l’ARYM est une politique ouverte, nous aspirons à l’amélioration des relations bilatérales, nous y aspirons même si parfois nous entendons des déclarations totalement contradictoires ou contraires à cet objectif de la part des dirigeants de l’ARYM.

 

Il est à mon avis fort probable qu’il y ait une rencontre entre le Premier ministre et M. Gruevski, s’ils  sont à New York durant la même période et que leur programme n’est pas trop chargé. Il doit être clair que la Grèce poursuivra de manière systématique les efforts déployés en faveur de l’amélioration des relations bilatérales. Et, elle continuera d’œuvrer en faisant preuve de bonne foi en faveur du règlement de la question du nom.

 

Une question qui demeure en suspens depuis tant d’années en raison de l’intransigeance de l’autre partie. La Grèce a  entrepris des pas importants, tout le monde le sait. Elle a proposé un cadre qui constitue la bonne voie pour parvenir  à une solution et l’autre partie doit désormais répondre à cet appel en vue de parvenir à ce résultat.

 

 

M. N. CHIDIROGLOU: Je voudrais revenir sur une question que vous avez soulevée concernant les excursions d’un jour depuis la Turquie sans obligation de visa. Premièrement : Est-ce que le gouvernement grec a pris en compte tous les paramètres de sécurité nationale étant donné que sur ces îles il existe depuis très longtemps, des formations militaires ?

 

Deuxièmement : Est-ce que le ministère des Affaires étrangères a envisagé l’éventualité  selon laquelle l’autorisation des excursions d’un jour sans obligation de visa, pourrait renforcer en fait le flux migratoire vers notre pays vu que les ressortissants en dehors de l’Union européenne qui ont le droit de voyager en Turquie sans obligation de visa viendront probablement en Grèce ?

 

M. G. DELAVEKOURAS: Dès lors que nous procédons à cela, il y aura un cadre strictement défini doté de toutes les clauses de sécurité nécessaires en vue de lutter contre l’immigration illégale car la plus importante priorité de la Grèce est de faire en sorte que ce trafic d’êtres humains ne soit pas poursuivi pour des raisons humanitaires mais aussi pour maintenir l’ordre public. Nous ne voulons pas confondre les deux car il s’agit de deux choses complètement différentes. Nous parlons d’un processus strictement contrôlé qui assurera qu’aucun des deux cas ne survienne. Cela a été testé dans le passé et les résultats ont été bons. Il n’y a pas eu de problèmes et nous pensons qu’il faut essayer de nouveau car il y a les arguments juridiques ainsi que les moyens pour y parvenir.

 

Il faut tout d’abord voir si nous pouvons y parvenir. C’est-à-dire tenter une période d’essai et évaluer les résultats.

 

Toutefois, cela est prématuré. Nous œuvrons sur cette question en coopération avec toutes les instances compétentes en la matière de l’Union européenne et espérons pouvoir aller de l’avant car cela est important pour la Grèce et le tourisme.

 

Mme S. RISTOVSKA: Les dernières semaines des articles sont parus dans la presse où il est dit qu’Athènes et la Turquie se sont engagées dans des pourparlers secrets et que les deux parties sont probablement convenues de l’appellation « République de Macédoine du Vardar » et que, de plus, la Grèce veut attendre la fin des élections régionales pour régler la question.

 

Qu’en pensez-vous ?

 

M. G. DELAVEKOURAS: Je suis moi-même avec un intérêt particulier les divers scénarios présentés par la presse en ARYM, des scénarios qui souvent ne correspondent pas à la réalité. Des articles similaires sont également parus dans la presse hellénique. Il n’est pas question de diplomatie secrète mais d’un processus confidentiel qui est en cours dans le cadre de l’ONU sous la direction de l’envoyé spécial du Secrétaire général de M. Nimetz.

 

Telle est la procédure, les deux pays ont leurs représentants et c’est de ce processus qu’émanera la solution et c’est pourquoi il y aura enfin une mobilité de la part de l’ARYM, dont les chefs se retranchent derrière des arguments que nous écoutons depuis 20 ans, des arguments qui n’ont guère changé.

 

Nous devons entreprendre des pas, la Grèce a fait preuve de sa bonne volonté et elle a prouvé que nous pouvons parvenir à une solution et l’autre partie devra enfin répondre à cet appel. Nous voudrions parvenir bientôt à une solution. Si les chefs politiques de l’ARYM prennent la décision de procéder au règlement de la question, nous pourrons parvenir à une solution très rapidement, d’ici à demain. Mais elle devra enfin faire ce pas. Nous sommes prêts et nous voulons aller de l’avant.

 

Mme S. RISTOVSKA: Encore une question sur la déclaration qu’a fait l’Ambassadeur des Etats-Unis, M. Ricker, qui s’est probablement prononcé en faveur d’une appellation double. Votre commentaire s’il vous plaît. Est-ce qu’il y a des pressions exercées sur la Grèce avant le sommet de l’OTAN ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Je vous ai déjà dit que dans cette négociation il y a la Grèce et l’ARYM qui négocient dans un cadre clairement défini en vertu des décisions du Conseil de sécurité des Nations Unies et dans le cadre des Nations unies. Par conséquent, je ne peux savoir quels sont les motifs et les réflexions derrière ces déclarations. 

Je pense que les déclarations et la publicité ne facilitent pas les négociations, notamment lorsque celles-ci se déroulent en dehors du cadre défini. Je dois vous dire que nous avons demandé à la partie américaine de nous expliquer quelle était la logique des déclarations Ricker. Cela étant, nous continuons d’investir dans le processus en cours mené dans le cadre des Nations unies et je pense que tout le monde a désormais compris combien la Grèce est décidée à parvenir à une solution.

Et réellement, je n’aurais de cesse de le dire, nous espérons qu’à un moment donné les dirigeants de l’ARYM répondront de manière positive. En ce moment, le pays se trouve devant un carrefour. Elle a l’occasion de faire un pas en avant. Elle a l’occasion de pouvoir s’assurer un avenir européen, un avenir euro-atlantique. De devenir membre de l’OTAN, d’engager des négociations avec l’Union européenne, de faire des pas rapides en avant vers l’intégration européenne.

Toutefois, il doit être clair que vu l’attitude actuelle de ses chefs, ces pas ne seront pas faits.

  

M. N. CHIDIROGLOU: Nous constatons qu’il y a des contacts continus entre les chefs politiques grecs et turcs et nous sommes au milieu du 46e tour des contacts exploratoires Grèce-Turquie. Avez-vous fait des concessions au profit de la Turquie, des concessions  que vous n’avez pas communiquées au public ?

 

Je vous explique le motif de ma question. Il y a quelques jours, nous avons appris qu’aucun étudiant ne serait admis à l’Académie pédagogique spéciale de Thessalonique laquelle dispense en effet une formation aux enseignants des écoles destinées aux minorités par crainte que les enseignants turcs aient accès aux écoles de la minorité en Thrace du sud.

 

M. G. DELAVEKOURAS: Ma réponse à votre première question est négative. Ma réponse à votre deuxième question est qu’il y a une réponse y relative de la part du ministère de l’Education.

 

M. N. MELETIS: Quelle est la position de la Grèce à l’égard de la résolution de la Serbie à l’Assemblée générale sur le Kosovo ?

 

M. G. DELAVEKOURAS: Force est tout d’abord de signaler que la Grèce a été le premier pays à effectuer un déplacement dans la région de Belgrade et de Pristina, tout de suite après la publication de l’avis consultatif de la Cour internationale.

 

 

La Grèce suit une politique ferme sur l’intégration européenne de notre région et grâce à l’  « Agenda 2014 », nous avons doté cette perspective d’un cadre. Nous avons réussi à faire revivre la discussion dans le cadre de l’Union européenne sur l’avenir des Balkans occidentaux.

 

Nous souhaitons voir un accord afin que grâce à la perspective européenne de la région, une solution convenue soit trouvée laquelle sera le produit d’un consensus sur la question du Kosovo. Nous espérons que l’avis de la Cour internationale et cette décision qui sera abordée dans le cadre de l’Assemblée générale des Nations Unies constituera la première étape qui nous permettra de poursuivre un processus politique visant à faire avancer notre région vers l’Europe.

 

En ce moment, des processus se déroulent dans le cadre de l’Union européenne mais aussi des contacts avec la Serbie en vue de pouvoir parvenir à un accord. La Grèce souhaite qu’il y ait un accord entre l’Union européenne et la Serbie en vue d’avoir, à l’heure de l’Assemblée générale, un texte qui sera le produit d’un consensus.

Ce travail est en cours. Je ne veux émettre de jugement prématuré sur le résultat, mais telle est la position de la Grèce pour ce qui est de la décision de l’Assemblée générale. Qu’il y ait un produit de consensus, sur lequel l’Union européenne, les 27 Etats membres et la Serbie se seront en fait mis d’accord. Ce sera indéniablement le produit d’un compromis

M. N. MELETIS: Nous l’espérons.

 

M. G. DELAVEKOURAS : Non, il n’est pas question d’espoir. Tout va dans ce sens. Ce processus est en cours. Il y a des contacts. Une discussion est engagée et nous espérons que celle-ci apportera ses fruits. Nous avons encore une semaine devant nous afin de parvenir à ce résultat.

 

Force est de signaler qu’il y a un mois, tout le monde disait qu’il n’y aurait pas de dialogue. Un dialogue est d’ores et déjà engagé. Nous œuvrons dans ce sens et pensons pouvoir parvenir à un texte qui sera le produit d’un compromis.

 

Merci.




Greece at a glance

© Copyright 2012 Ministère des Affaires étrangères
Nous contacter| Clause de responsabilité | Librairie| RSS
Le Ministre
La Ministre adjointe
Secretaires d'Etat aux Affaires etrangeres
Secrétaire général
Secrétaire général aux Affaires européennes
Secrétaire général des Relations économiques internationales et de la coopération au développement
Secrétaire général adjoint des Relations économiques internationales et de la coopération au développement
Secrétariat spécial pour le développement des programmes internationaux
Structure
Missions grecques à l'étranger
Histoire du Ministère
Conventions internationales
Curriculum Vitae
Agenda
Déclarations-Discours
Contact
Mot de bienvenue du ministère des Affaires étrangères
Mariliza Xenogiannakopoulou
Dimitrios Dollis
Yannis-Alexis Zepos
Constantinos A. Papadopoulos
Secrétaire spéciale pour le développement des programmes internationaux
Service spécial de coordination et d'application des projets de financement
Mission et compétences
Organisation
Protocole
Académie Diplomatique
Unité de gestion des crises
Archives historiques et diplomatiques
Centre d'analyse et de planification
Fondation-Evolution
Installations
Dépêches
A la Une
Autres actualités
A la Une (archive)
Points de presse
Discours
Interviews
Agendas ministériels
Agenda
Les dernières dépêches
Les nouvelles de la semaine
Archives
Announcements before 11/2005
Ministre des Affaires etrangeres M. S. Lambrinidis
Le Ministre adjoint Mme M. Xenogiannakopoulou
Secretaire d'Etat aux Affaires etrangeres M. D. Dollis
Régions géographiques
Diplomatie multilatérale
Conseil national sur la politique étrangère
Parlement et politique étrangère
Afrique Sub-saharienne
Amérique du Nord
Amérique Latine
Asie-Océanie
Europe
Europe du Sud-Est
Méditerrannée-Proche Orient
Russie-Europe de l'Est-Asie Centrale
Questions mondiales
Organisations internationales
Culture
La Grèce dans l' UE
Relations Extérieures-Elargissement
Marché intérieur - Politiques sectorielles
Affaires intérieures
Le Traité de Lisbonne
Présidence actuelle de l' UE
Le budget de l'UE
Le Bureau du Parlement européen
Objectifs et priorités
ESOAB
AGORA
Politique énergétique
Investissements en Grèce
Economie-Commerce
Secrétariat général des Grecs à l'étranger
Conseil des Grecs de l'étranger
Nous contacter
Espace Citoyens
VISAS
Espace Entreprises
Opportunités de carrière
Liens utiles
FAQs
Clause de responsabilité
Librairie
Au Ministère
Missions étrangères en Grèce
Missions grecques à l'étranger
Bureau d'informations
Service de traduction
Affaires consulaires
Assistance consulaire fournie par des Etats membres de l'UE
Visas nationaux
Visas Schengen
Visas pour les étrangers qui visitent la Grèce
Visas pour les Grecs qui visitent l'étranger
Concours
Appels d'offre
Opportunités financières & d'investissement
Opportunités de carrière au Ministère
Opportunités de carrière au sein d'Organisations internationales
La Grèce
Le Monde
Le rôle du SCIAD