Points principaux :
· La Grèce a été dès le début prête à réagir face à la situation en Libye. Le week-end dernier, la direction du ministère des Affaires étrangères et le Premier ministre lui-même ont mené des consultations marathoniennes sur la question de la Libye. Force est de signaler que pour ce qui est de l’envoi d’une aide humanitaire, la Grèce est prête, en coopération avec l’état-major grec, à mettre à disposition une aide humanitaire de 50 tonnes. Nous n’avons pas encore procédé à l’acheminement de cette aide car nous devons avoir un aperçu plus clair de la situation. Il serait dangereux d’envoyer une aide humanitaire sans savoir quels seront les destinataires de celle-ci. En outre, la mobilisation efficace et rapide de la Grèce quant au rapatriement des ressortissants, est bien connue de tous.
· Notre objectif est de renforcer la position de la Grèce au niveau diplomatique car nous voulons jouer un rôle de premier plan dans les efforts de reconstruction, de développement et de stabilisation au lendemain de la crise en Libye.
· Pour ce qui est de nos actions relatives à la question de la Libye, nous procédons sur deux niveaux :
1. Le premier est le niveau politique et diplomatique et sur cela nous axons tous nos efforts visant à parvenir à une solution diplomatique. Force est de rappeler à cet égard la proposition de Georges Papandréou concernant la création d’un centre de démocratie pour promouvoir le développement et les institutions démocratiques dans la région élargie ce qui constitue une proposition qui doit être évaluée et concrétisée.
2. Pour ce qui est du deuxième niveau, nous avons une présence très importante dans le domaine de la diplomatie économique. Force est de rappeler que dans le cas de la Libye et dans celui de l’Egypte, les entrepreneurs grecs actifs dans la région, lors d’une réunion qui s’est tenue après le déclenchement de la crise et les agitations qui ont bouleversé la Libye, nous ont assuré qu’ils n’avaient pas l’intention de quitter le pays et leur objectif était d’investir davantage. Dans le cadre de nos efforts, nous voulons dans un premier lieu effectuer une visite en Egypte en vue de soutenir les entrepreneurs grecs. Notre message dans ces moments difficiles est que la Grèce et les hommes d’affaires grecs ont maintenu leurs investissements ce qui implique une obligation de la part de ces pays. Telle sera notre position à l’égard des pays arabes, une attitude amicale au niveau politique et agressive au niveau économique.