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M. G. KOUMOUTSAKOS : Bonjour. La ministre des Affaires étrangères a envoyé hier un message de félicitations à M. John Biden qui a été élu vice-président des Etats-Unis et lui souhaite plein succès dans ses hautes fonctions. Dans son message, Mme Bakoyannis se dit convaincue que les liens traditionnels d’amitié et de coopération constructive qui nouent les deux pays alliés et partenaires, seront davantage renforcés et qu’ils coopéreront étroitement sur des questions internationales, comme la consolidation de la paix et de la stabilité en Europe du Sud-est et au Proche-Orient.

 

En ce qui concerne le programme de la ministre :

 

Aujourd’hui, à 12h00, la ministre des Affaires étrangères rencontrera son homologue de Géorgie. Les entretiens porteront, entre autres, sur la récente crise en Géorgie – notamment en vue de la prochaine présidence grecque de l’OSCE -, la relation de la Géorgie avec l’Union européenne et l’OTAN, les relations politiques et économiques Géorgie – Grèce et bien entendu la présence de la communauté grecque en Géorgie.

 

Le lundi 10 novembre, la ministre des Affaires étrangères participera aux travaux du Conseil Affaires générales et Relations extérieures de l’UE à Bruxelles. Une rencontre des ministres de la Défense et du Développement est prévue. Mme la ministre sera accompagnée des ministres adjoints, MM. Valinakis et Doukas.

 

En ce qui concerne les points de l’ordre du jour, seront abordées, entre autres, la Politique européenne de Sécurité et de Défense, les développements dans les Balkans occidentaux, la situation en Afghanistan, l’Irak, le Congo et la Birmanie. Il y aura également la préparation du Sommet Union européenne – Russie qui est prévu pour le 14 novembre.

 

En marge des travaux, il y aura deux rencontres : le Conseil d’association Union européenne – Tunisie et le Conseil d’association Union européenne – Jordanie. Il existe également une série d’autres rencontres, comme la Troïka – Union européenne – OSCE, la Troïka Union européenne – Communauté économique des Etats d’Afrique centrale et Troïka Union européenne – Communauté de développement de l’Afrique australe.

 

Le mercredi 12 novembre à 10h30, Mme Bakoyannis rencontrera au ministère des Affaires étrangères les députés grecs participant à l’Assemblée parlementaire de l’OSCE. Le même jour, à 12h00 et en vue de la prochaine présidence grecque, la ministre des Affaires étrangères rencontrera le Secrétaire générale de l’OSCE, M. De Brichambaud. A l’issue de cette rencontre, des déclarations seront faites à la presse.

 

Le jeudi 13 novembre à 11h00, aura lieu à l’amphithéâtre « Yannos Kranidiotis » dans le cadre de la manifestation « Forum des Ambassadeurs » la présentation des grandes lignes et priorités de la présidence grecque de l’OSCE. La ministre des Affaires étrangères, le Secrétaire général de l’OSCE et la représentante permanente de la Grèce auprès de l’OSCE prononceront un discours.

 

En ce qui concerne le programme du ministre adjoint, M. Kassimis. M. Kassimis effectue depuis le 30 octobre une tournée en Amérique latine. Aujourd’hui, il se trouve à Santiago, au Chili, où il proclamera l’ouverture de l’Assemblée régionale du Conseil des Grecs de l’étranger d’Amérique latine qui se tiendra du 7 au 9 novembre. M. Kassimis a d’ores et déjà visité le Brésil, l’Uruguay, où il a rencontré la communauté grecque et la direction des ministères des Affaires étrangères. L’Argentine marque la dernière étape avec un retour en Grèce le 11 novembre. 

 

Le ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Doukas prononcera un discours aujourd’hui au « South-East Europe Investment Conference » pour 2008 à l’hôtel Intercontinental.

 

Vos questions s’il vous plait.

 

Mme Koridi : Lorsque le président Obama et le vice-président Biden étaient sénateurs, ils se sont positionnés en faveur du retrait des troupes turques de Chypre. Pensez-vous qu’ils appliqueront les mêmes points de vue et que leur attitude sera, de façon générale, plus positive en vue de la résolution équitable de la question chypriote ? Je vous remercie.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Les positions auxquelles vous vous êtes référées sont connues. Aussi bien le nouveau président Obama, que le nouveau vice-président Biden, en leurs fonctions précédentes, ont pris des positions bien précises qui convergent avec les positions grecques.

 

C’est sans aucun doute une base positive. Cela étant, nous comptons sur une coopération substantielle, étroite et efficace, car il existe des bases très solides. Celles d’une alliance et d’un partenariat traditionnel et amical avec les Etats-Unis, dans le cadre du respect et de la compréhension mutuels. Nous comptons sur cette coopération et espérons que les relations bilatérales et notre coopération sur des questions relatives et dans le cadre des organisations internationales sera productive et substantielle.

 

M. KONSTANDINIDIS : Monsieur le porte-parole, votre commentaire sur le rapport de suivi de l’Union européenne concernant la Turquie et Skopje. En fait ce rapport ferme la porte à la Turquie et à Skopje pour adhérer à l’Union européenne, s’ils ne respectent pas les décisions de l’Union européenne concernant la question chypriote et le nom de Skopje. Merci.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Je pense que cette année aussi ce que peut souhaiter et redire la partie grecque, en commentant les deux rapports, qui pour chacun d’eux sont différents, est que ces rapports eussent été différents. Nous aimerions voir un progrès réel, que les deux pays candidats satisfassent les modalités, règles et conditions requises.

 

Comme vous le savez, ces rapports sont réalistes. Ils reflètent une situation de façon réaliste.

 

Cela étant, notamment pour ce qui est des questions d’intérêt grec, je dirais que les références à ce sujet sont très satisfaisantes. Les questions qui intéressent la Grèce sont toutes mentionnées dans le rapport de cette année, sans qu’il y ait une altération quelconque des références et acquis, j’entends par là des textes précédents de l’UE qui se réfèrent à l’un ou l’autre pays. C’est le résultat d’un travail aussi dur que discret notamment au niveau politique et des services du ministère.

 

M.  MELETIS : Une question à ce sujet, M. le porte-parole. Est-ce que la position grecque est notée quelque part dans le rapport – je ne pense pas qu’elle ait changé – à savoir que la résolution de la question du nom est une condition préalable à l’adhésion de ce pays à l’Union européenne ? 

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : La formulation est ..

 

M.  MELETIS : Non, ma question est bien précise, laissez la formulation. Etant donné que vous avez dit qu’elles étaient satisfaisantes, est-ce que la position grecque est satisfaite ? Ma question est très claire.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Elle est incluse aussi bien dans le rapport de suivi que dans la Stratégie pour l’Elargissement. La formulation des conclusions du mois de juin dernier au sujet de l’importance capitale de la promotion des relations de bon voisinage et de la nécessité de parvenir à une solution mutuellement acceptable à la question du nom sous l’égide des Nations Unies.

 

En outre, il est précisément dit que la question du nom a également des conséquences négatives sur les relations bilatérales d’un pays membre, à savoir la Grèce.

 

M.  MELETIS : L’Union européenne n’a pas besoin de nous le dire. Ne le savons nous pas ? C’est un différend qui dure depuis 17 ans, M. le porte-parole. Pardonnez-moi pour la remarque. Ma question est précise : est-il dit quelque part dans le rapport que la résolution du différend portant sur le nom est la condition à l’ouverture des négociations d’adhésion ou à l’adhésion ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Cela est mentionné dans le texte des conclusions du mois de juin dernier.

 

M.  MELETIS : Pouvez-vous me lire le passage, s’il vous plaît ? Car on en revient à une discussion qui a eu lieu en juin et vous vous souvenez du résultat.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Je vous lis le texte anglais. Et vous pouvez l’interpréter dans la mesure où chacun est libre de l’interpréter comme il l’entend.

 

M.  MELETIS : Il n’y a donc pas de mention explicite, c’est une interprétation.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Le gouvernement grec a fait sa propre interprétation et sur la base de cette interprétation promeut ses positions au sein de l’Union européenne. «Maintaining good neighbor relations including a negotiated and mutually acceptable solution to the name issue, under the auspices of the UN, remains essential» (« Il est important d’entretenir des relations de bon voisinage  et de parvenir, à travers des négociations, à une solution mutuellement acceptable à la question du nom, sous l’égide des Nations Unies »).

 

Nous pensons que la façon dont ce texte est rédigé – et vous savez quel est le libellé utilisé par la bureaucratie de Bruxelles s’agissant des textes de ce genre – constitue une base suffisante pour poursuivre et soutenir notre politique.

 

M. MELETIS : Une deuxième question. Quand communiquerez-vous à M.  Nimetz votre réaction à sa dernière proposition ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Des commentaires seront éventuellement émis aux autorités au début ou au cours de la semaine prochaine.

 

M. MELETIS : Est-ce que la position grecque d’après laquelle la question de nationalité et de langue ne se pose pas dans le cadre de la négociation, reste valable ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : La position qui reste valable est que conformément aux résolutions du Conseil de sécurité, l’objet de la négociation est la question du nom. Telle est la position de la Grèce.

 

Mme KOURBELA : Tout d’abord, tous mes vœux de rétablissement car je vois que vous êtes…

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Merci beaucoup.  Effectivement, je suis malade depuis 15 jours. Si demain je suis guéri, ce sera grâce à vos vœux.

 

Mme KOURBELA : Monsieur le porte-parole, deux questions : au-delà de la participation de la Grèce au Secrétariat de l’Union pour la Méditerranée (qui compte 5 membre) y- a- t-il un autre résultat satisfaisant pour la partie grecque ? Ma deuxième question porte sur la Turquie : y a-t-il des développements au sujet de l’accord de réadmission que l’Union européenne veut signer avec la Turquie ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Je commence par la deuxième question. Malheureusement non. Le rapport prend note de cette question et il est reconnu que du progrès doit être réalisé.

 

Pour ce qui est de la première question, vous me donnez l’occasion de dire deux mots sur l’Union pour la Méditerranée, une question qui n’a pas été suffisamment abordée car l’élection du nouveau président des Etats-Unis a été au premier plan de l’actualité. A Marseille encre un pas important a été entrepris vers la réalisation d’un projet  difficile, à savoir la création d’une Union pour la Méditerranée. Comme la ministre des Affaires étrangères l’a affirmé, à Marseille le projet d’Union pour la Méditerranée a été concrétisé. Certaines questions difficiles demeurées en suspens lors du Sommet de Paris ont été réglées, à savoir le siège du Secrétariat, les coprésidences, etc. Ont été adoptés une déclaration politique sur la question du Moyen-Orient ainsi que le programme de travail de l’Union pour 2009.

 

Pour ce qui est plus particulièrement du programme de travail de 2009 de l’Union pour la Méditerranée, la Grèce organisera une conférence ministérielle sur les Transports au cours de 2009, suite à la déclaration y relative du Premier ministre à Paris.

 

Il a été décidé de rebaptiser le processus de Barcelone « Union pour la Méditerranée ». Cela en tant que message politique revêt une importance particulière.

 

Le Secrétariat siègera à Barcelone. Il y a eu d’autres candidatures, la Tunisie, le Maroc, Malte, mais finalement c’est Barcelone qui a été choisie.

  

Le Secrétaire général proviendra d’un pays du sud de la Méditerranée et il y aura également cinq postes de secrétaires généraux adjoints dont l’un sera réservé à la Grèce. Cela est un résultat bien tangible. Nous pensons que c’est un résultat satisfaisant qui atteste de la grande considération que jouissent les actions et la position de la Grèce dans la région de la Méditerranée.

 

Il y a eu également, après de longues négociations, un accord sur le niveau de participation de la Ligue des Etats arabes à l’Union. La Ligue des Etats arabes participera à toutes le réunions et à tous les nivaux des travaux de l’Union pour la Méditerranée et aura le droit d’exprimer son avis. Au même titre, un message positif a été donné à Israël avec la  création d’un poste de Secrétaire général adjoint lui étant réservé.

  

Parlons un peu de la présence de la Grèce et de l’écho qu’ont eu les positions grecques au cours des discussions. De nombreuses délégations se sont montrées favorables aux projets grecs. A ce stade, force est de rappeler que le ministère des Affaires étrangères et les ministères compétents ont soumis à la table de discussions trois projets.

 

Premièrement, la création d’autoroutes maritimes en Méditerranée du Sud et notamment l’interconnexion des ports des pays de la Méditerranée.

Deuxièmement, le projet « Energie solaire », l’utilisation de l’énergie solaire pour la climatisation des bâtiments.

Troisièmement, la gestion des eaux en Méditerranée, création d’un réseau pour la meilleure gestion des eaux.

 

Il s’agit des projets soutenus et présentés par la Grèce, qui ont – comme je vous l’ai dit – trouvé un écho favorable. A ce stade, je voudrais rappeler que le cadre nécessaire a été mis en place et que l’Union pour la Méditerranée a adopté six unités thématiques afin que les Etats membres mettent en place des programmes d’application concrets : la dépollution de la Méditerranée, la création d’autoroutes terrestres et maritimes, l’énergie solaire, la protection civile, l’éducation et la recherche et les petites et moyennes entreprises.

 

Il s’agit d’un projet ambitieux axé, toutefois, sur des actions logiques et pratiques. Le règlement des questions politiques a été difficile. Les négociations ont été dures en vue de parvenir aux équilibres nécessaires.

 

Nous pouvons aujourd’hui affirmer que l’Union pour la Méditerranée a de l’avenir.

 

M. POLLATOS : Les vols de 4 avions de chasse turcs au dessous de l’île de Farmakonissi attestent-ils du progrès dans les négociations de la Turquie et d’une attitude conforme aux règles européennes ? Y a-t-il eu une réaction de la part de la partie grecque ? Et si tel est le cas, nous voudrions savoir ce qu’Ankara a répondu ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Une démarche a tout de suite été entreprise auprès de la partie turque. Cette démarche a été faite hier.

 

S’agissant de votre première question, pour notre part, nous espérons que du progrès sera réalisé sur la base des actions concrètes des pays candidats. Mais ce progrès ne doit pas être vague et indéterminé ou le résultat d’une simple volonté politique qui ne sera pas accompagnée d’actions précises. J’espère que ce progrès sera axé sur des actions précises, et que les pays concernés réalisent du progrès concret. Tels sont nos vœux et espoirs. Cela dit, ces Etats doivent entreprendre des actions précises.

 

Pour ce qui est plus particulièrement de votre question portant sur la relation entre l’attitude de la Turquie avec toute cette activité militaire massive en mer Egée et le Rapport sur les progrès réalisés, il existe une référence spécifique dans ce rapport à l’ensemble des conclusions de décembre 2007 sur l’engagement du  pays candidat, c’est-à-dire de la Turquie, à respecter les principes relatifs aux relations de bon voisinage et au règlement pacifique des différends conformément à la Charte des Nations Unies et de la Cour internationale et – je le souligne – à éviter d’adresser des menaces ou d’entreprendre des actions qui pourraient influencer de manière négative les relations de bon voisinage et les efforts consentis en vue du règlement pacifique des différends.

 

Nous pensons qu’il s’agit d’une référence spécifique qui transmet les messages appropriés concernant des incidents de ce genre. Et comme je vous l’ai dit, une démarche urgente a été faite.

 

M. GILSON : A votre avis, qu’est-ce que cette victoire de M. Obama apporte pour les relations internationales et pour une série de questions majeures, comme les relations des Etats-Unis avec l’Union européenne, la Russie, la région du Caucase, l’Irak, l’Afghanistan, etc. ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Force est de rappeler tout d’abord que 24 heures se sont à peine écoulées depuis l’élection de M. Obama à la présidence des Etats-Unis et que le nouvel gouvernement assumera ses fonctions vers le milieu de janvier après un processus d’information et de préparation de 3 mois.

 

Cela dit, ses positions telles qu’elles ont été exprimées au cours de sa campagne électorale ainsi que dans des articles de presse,  transmettent – c’est une première conclusion – un message bien claire quant à la réalisation des menaces et des défis communs auxquels est confrontée la communauté internationale.

 

Cela atteste de l’intention de M. Obama d’exercer une diplomatie plus active et de parvenir à des consensus et des partenariats. Telle est une estimation générale qui est indéniablement positive et basée sur les positions de M. Obama jusqu’à présent.

 

Dans ce contexte, la Grèce ainsi que tous les partenaires européens attendent la mise en place d’une nouvelle coopération transatlantique substantielle. L’élection du nouveau président américain constitue un point de départ prometteur dans ce sens, à savoir vers l’établissement d’une relation plus étroite entre l’Union européenne et les Etats-Unis sur un pied d’égalité.

 

Par ailleurs, dans le cadre de l’UE et à l’initiative de la Présidence française, un débat a été lancé lors des deux derniers Conseils informels des ministres des Affaires étrangères dans le but d’élaborer un texte sur les relations transatlantiques et d’autres questions de l’agenda international, qui servira de base pour l’établissement des relations transatlantiques plus substantielles et à plusieurs nivaux.

 

Mme TASSOULIS : Je voudrais poser une question relative aux visas. Dans ses déclarations lors d’une émission télévisée, l’Ambassadeur des Etats-Unis à Athènes, a parlé d’une éventuelle inclusion de la Grèce au programme d’exemption de visa sous le gouvernement Bush. Quel est votre commentaire ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Cela sera une évolution positive que nous saluerons tous.

 

M. POLLATOS : Hier, dans ses déclarations à l’issue du Comité gouvernemental, Mme Bakoyannis a affirmé que des efforts étaient consentis en vue d’organiser une rencontre entre la diplomatie grecque et les membres du gouvernement de M. Obama. Avez-vous d’autres informations relatives à cette question ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Il y a eu des contacts et des rencontres au niveau des hauts fonctionnaires avec l’état- major de M. Obama.

 

Par conséquent, la rencontre dont vous parlez, est une rencontre escomptée par la Grèce au niveau des dirigeants politiques. Il est tout à fait logique que tout contact établi le plus tôt possible, contribue à la compréhension mutuelle des questions d’intérêt pour les deux pays.

  

Force est de signaler que le 1er janvier, date à laquelle le nouveau Président américain assumera officiellement ses fonctions, coïncide avec la Présidence hellénique de l’OSCE. Des questions importantes d’intérêt pour les Etats-Unis et pour la Russie seront abordées dans cette enceinte. Ainsi, je pense que nous aurons bientôt l’occasion d’organiser une rencontre et de coopérer, et ce mis à part le fait que la partie grecque s’attend à une rencontre bilatérale au niveau des dirigeants politiques.

 

M. MELETIS :  Monsieur le porte-parole, s’agissant du rapport qui, d’après vos propos, est satisfaisant pour les positions grecques, je constate à mon grand étonnement,  que Chypre n’est pas aussi satisfaite du rapport, pour ce qui est de la question chypriote et des obligations de la Turquie vis-à-vis d’elle. Deuxième question : vous avez dit que notre position demeure, à savoir « pas de nationalité, pas de langue ». Cela signifie-t-il que nous avons rejeté depuis le 11 septembre, lorsque les premières idées ont été mises sur la table, les artifices de M. Nimetz qui consistent à introduire des questions relatives à la nationalité et à la langue en annexe de la résolution du Conseil de sécurité ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Permettez-moi de commencer par la deuxième question. Dans ma réponse précédente, j’ai répété la position bien connue de la Grèce qui est axée bien entendu sur les Résolutions du Conseil de sécurité sur la base desquelles les négociations sont menées.

 

La négociation porte sur une question spécifique et vise à un objectif précis, à savoir le règlement de la question du nom. Cela dit, vous vous êtres référés aux propositions ou à un ensemble d’idées qui ont été soumis. Vous savez très bien qu’à l’heure actuelle il n’existe aucun texte convenu.

 

Il existe des propositions qui sont soumises dans le but de faire l’objet d’une négociation. Ces propositions sont soumises par le médiateur en tant que contribution dans le cadre de ses efforts pour parvenir à un consensus et à une solution. Elles devront être envisagées en tant que telles. Des remarques sont faites sur la base des positions grecques. Et je vous ai présenté la position grecque.

 

JOURNALISTE : (hors micro)

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Nous n’avons pas accepté.

 

M. MELETIS : Mais de quoi parlons-nous, puisque la question de la nationalité et de la langue ne font pas l’objet de la négociation, ni du différend ?  Car il  s’agit des questions sortant du cadre de la négociation.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Comme vous le comprenez, la question du nom de l’Etat revêt une importance majeure. La négociation porte sur cette question. Aucune négociation n’est menée sur d’autres questions, ce  que Skopje aurait souhaité, et qui aurait comme résultat la déviation de l’objectif envisagé.

 

Pour nous la question du nom est d’une importance majeure car nous pensons qu’à travers le règlement de cette question nous pourrons parvenir à la résolution d’autres questions relatives à la question du nom. C’est dans cet esprit que nous participons à la négociation. Cela dit, je répète qu’il n’existe aucun texte convenu.

 

M. MELETIS : Excusez-moi, monsieur le porte-parole. Probablement ma question n’était pas assez claire. Le 11 septembre, M. Nimetz a soumis à M. Vassilakis et au ministère des Affaires étrangères un ensemble d’idées…

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Depuis un autre texte a été soumis.

 

M. MELETIS : Dans les 20 jours qui ont suivi cette proposition, la partie grecque a fait part de ses réactions. M. Nimetz avait soumis une proposition relative à l’introduction de la question de la nationalité et de la langue dans une annexe de la résolution du Conseil de sécurité. Après cette période de 20 jours, M. Nimetz soumet une autre proposition, un autre texte dans lequel il est question d’une nationalité macédonienne et d’une langue macédonienne. Donc ma question est la suivante : avez-vous rejeté cette proposition le 11 septembre ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Des remarques générales ont été faites. Mais je n’ai pas devant moi ces remarques.

 

 

M. MELETIS : Acceptons-nous ce texte en tant que base de négociation ? C’est ce que je demande.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: La question de l’acceptation du texte n’a pas été posée. Dans son discours devant le Comité « Affaires étrangères et Défense », la ministre des Affaires étrangères a clarifié toutes ces questions.

 

M. MELETIS: J’y ai aussi assisté.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: La ministre a affirmé que ce dernier texte qui a avait été soumis, comportait des éléments attestant que les questions et les dimensions majeures de la position grecque avaient été prises en considération mais qu’il y avait également d’autres éléments qui étaient à rejeter ou qui devraient être modifiés ou clarifiés. Il est donc nécessaire de procéder aux adaptations et aux clarifications nécessaires afin que ce texte soit doté d’une dynamique susceptible de conduire à une solution. Telle est la position.

 

M. MELETIS : Est-ce que vous l’avez rejeté le 11 septembre ? C’est ce que je demande.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Je pense que la position est bien claire. Les actions de la Grèce sont axées sur les résolutions du Conseil de sécurité. Pour la partie grecque, la négociation est menée sur cette base. Elle n’a accepté aucun texte. Les textes soumis par M. Nimetz sont négociés en tant que propositions ou idées. Nos efforts portent sur l’adaptation de ces textes de sorte que ces derniers offrent la perspective d’une solution.

 

M. MELETIS : (hors micro) S’agissant de Chypre et du Rapport sur les progrès réalisés par la Turquie ?

 

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Je me suis référé à l’évaluation de ces rapports par la partie grecque

 

M. MELETIS : (hors micro)

 

M. G. KOUMOUTSAKOS : Vous m’avez demandé si Chypre était satisfaite de ces textes.

 

M. MELETIS: (hors micro) ... s’agissant de Chypre.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Je vous ai expliqué de manière claire– et je ne le répéterai pas – la position de la Grèce sur ceux deux rapports.   

 

Merci.

 

 

 

 




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