Αthènes, le 4 décembre 2009
La 15ème Conférence des Etats parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique (UNFCCC/COP15) et la 5ème réunion parallèle des Etats parties au Protocole de Kyoto (UNFCCC/COP15), autrement dit la Conférence de Copenhague se tient du 7 au 18 décembre 2009. Cette conférence devra marquer une nouvelle étape dans nos efforts pour lutter contre les effets déjà visibles du réchauffement de la planète et du changement des conditions climatiques qui en résultent. Si l’on ne lutte pas dans les plus brefs délais contre ces effets, ceux-ci seront désastreux pour les régions et les peuples de la planète tout entière sans distinction.
L’objet de la Conférence est de parvenir à un nouvel accord mondial, uniforme, universel et juridiquement contraignant sur la lutte contre le changement climatique qui sera axé sur le Protocole de Kyoto tout en comportant tous les principaux éléments de celui-ci. En outre, cet accord définira les obligations de tous les pays au niveau mondial dans le domaine de la lutte contre le changement climatique et entrera en vigueur le 1er janvier 2013, à savoir tout de suite après l’expiration du Protocole de Kyoto (31.12.09).
Ce nouvel accord devra :
a. définir les engagements de tous les pays développées sur des objectifs précis de réduction des émissions à effet de serre à moyen terme (2020) et à long terme (2050)
b. définir les engagements des pays en voie de développement présentant des niveaux d’émissions élevés (par exemple, la Chine et l’Inde, etc.) en matière de mesures pour réduire leurs émissions et dans un même temps fixer des objectifs directrices de réduction des émissions, de mise en place de mesures et d’actions pour les autres pays en voie de développement tout en respectant le principe des responsabilités et des capacités communes mais différenciées ainsi que la capacité de payement et leur responsabilité à l’égard des niveaux d’émissions.
c. définir avec précision le niveau du financement public international nécessaire que les pays développés devront fournir pour aider les pays en voie de développement à s’adapter rapidement au changement climatique pendant la période 2010 - 2012 et à partir de 2013 ainsi que l’architecture du dispositif de distribution de l’aide financière aux pays en voie de développement.
d. définir les moyens de la mise en œuvre des engagements concernant la réduction des émissions et l’adaptation des pays en voie de développement aux effets du changement climatique. En tant que moyens de la mise en œuvre des engagements sont considérés : le transfert de technologie, le financement et le développement des capacités des pays en voie de développement.
e. comporter des dispositions relatives tant à l’entrée en vigueur des règles pour l’affectation des sols, la réaffectation des sols et la sylviculture (LULUCF) dans les pays développés qu’à la réduction et la suppression progressive de la déforestation des forêts tropicales et d’autres forêts dans les pays en voie de développement (REDD, REDD+)
f. sauvegarder l’application cohérente du statut international qui sera en vigueur à partir de 2012 tout en assurant pour toutes les parties contractantes un cadre de conformité solide et efficace à travers un mécanisme institutionnalisé de suivi, de notification et de vérification (MRV) des réductions des émissions à effet de serre, des actions et du financement de l’adaptation au changement climatique des pays en voie de développement, et
g. garantir le partage équitable des obligations découlant de l’accord au niveau international, la transparence dans la gestion des ressources financières y relatives et l’intégrité environnementale des actions connexes pour le changement climatique.
Dans ce cadre, la thématique de la Conférence englobera tous les aspects de la lutte contre le changement climatique, autrement dit le niveau de réduction des émissions au niveau mondial (mitigation), l’adaptation de tous et notamment des pays en voie de développement aux effets négatifs du changement climatique (adaptation), les moyens de la mise en œuvre des objectifs cités-ci-dessus (transfert de technologie, financement, développement des capacités), la déforestation et le mécanisme de suivi, de notification et de vérification des actions entreprises par les parties contractantes en vue de lutter de manière globale au changement climatique dans le cadre du nouvel accord sur le climat.
A cette fin, la Grèce, en dépit de sa faible contribution aux émissions à effet de serre, considère qu’il est de son devoir d’apporter dans la mesure du possible, l’aide technique et économique nécessaires pour lutter contre le changement climatique puisque cela constitue une condition essentielle pour pouvoir parvenir à un accord mondial.
Le principal objectif de notre pays à Copenhague sera de parvenir à un consensus et à une participation universels aux efforts de lutte contre les effets négatifs du changement climatique au niveau mondial mais aussi de s’accorder sur des références et des réglementations favorables à notre pays concernant des questions d’intérêt particulier pour la Grèce au cas où celles-ci figureraient parmi les dispositions du nouvel accord sur le climat, telles que les objectifs et les années de référence pour les carburants des transports aériens et maritimes internationaux, autrement dit des questions que nous voulons qu’elles soient réglées au sein des organisations compétentes des Nations Unies, à savoir l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) et l’Organisation maritime internationale (OMI).
Jusqu’à présent, près de 100 chefs d’Etat et de gouvernement ont fait part de leur intention d’assister les derniers jours de la Conférence à Copenhague aux travaux du groupe de haut niveau (du 16 au 18 décembre).
La Grèce devra être représentée par une délégation dirigée par le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, M. Papandréou lequel sera accompagné par la ministre de l’Environnement, de l’Energie, et du Changement climatique, Mme Tina Birbilis, le Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, M. Kouvelis et le Secrétaire d’Etat à l’Energie, M. Maniatis.
A la délégation grecque participeront également des représentants du Parlement hellénique ainsi que des fonctionnaires des ministères compétents des Affaires étrangères, des Finances, de l’Economie, de la Compétitivité et de la Marine marchande, de l’Environnement, de l’Energie et du Changement climatique.
Pour de plus amples informations sur la Conférence, les positions de la Grèce et de l’UE, vous pouvez consulter les sites suivants : ministère de l’Environnement, de l’Energie et du Changement climatique www.minenv.gr, UNFCCC, www.unfccc.org et présidence danoise du COP15/CMP5, www.cop15.dk.