Athènes, le 5 juin 2008
M. G. KOUMOUTSAKOS : Bonjour. A l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, la ministre des Affaires étrangères, Mme Dora Bakoyannis a fait la déclaration suivante :
« La Journée mondiale de l’environnement est encore une occasion pour une plus grande sensibilisation et mobilisation des citoyens et des gouvernements en vue de lutter contre les problèmes environnementaux communs et le changement climatique. Ces problèmes ne connaissent pas de frontières. C’est pourquoi la lutte contre ces problèmes nous concerne tous. Nous devons consentir des efforts communs et coordonnés. Dans ce contexte, la Grèce participe de manière active à toutes les initiatives et les forums internationaux visant à améliorer l’environnement et à lutter contre les problèmes liés au changement climatique ».
Aujourd’hui à 18h00, la ministre des Affaires étrangères prononcera un discours au Comité spécial du Parlement au sujet de la ratification du Traité de Lisbonne.
Demain, vendredi 6 juin, Mme Bakoyannis et les ministres adjoints des Affaires étrangères, MM. Valinakis et Kassimis participeront au programme de visite du Président français, M. Sarkozy, qui est en déplacement en Grèce.
Aujourd’hui, le ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Valinakis participera aux travaux de la 15ème réunion ministérielle du Forum méditerranéen qui se tient à Alger les 5 et 6 juin. Mardi 10 juin à 10h00, M. Valinakis prononcera une allocution lors de la réunion de l’Assemblée parlementaire de l’Organisation de la Coopération économique de la Mer Noire qui se tient à Athènes, à Vouliagmeni.
Le ministre adjoint, M. Doukas recevra au ministère des Affaires étrangères l’Ambassadeur de Singapour, M. Philip Eng et à 12h00 il s’entretiendra avec le ministre iranien du Commerce, M. Ghazanfari. Lundi 9 juin, M. Doukas assistera à un déjeuner avec le Premier ministre de la République serbe de Bosnie-Herzégovine, Milorad Dodik qui effectue une visite privée dans notre pays. Mardi 10 juin à 09h00, il prononcera un discours au Congrès d’affaires qui est organisé dans le cadre de la visite du Président vietnamien en Grèce. Enfin, mercredi 11 juin, il participera à la réunion du Comité interministériel mixte Grèce-Ouzbékistan qui aura lieu à Athènes et par la suite, il prononcera un discours au Congrès d’affaires organisé dans le cadre de la visite du ministre adjoint des Relations économiques internationales de l’Ouzbékistan.
M. Kassimis participe à la session spéciale plénière du Parlement sur les Grecs de l’étranger. Lundi 9 juin, il participera à la réunion du Présidium du Conseil des Grecs de l’étranger qui se tient à l’hôtel « King George ».
A 11h00, les ministres adjoints, MM. Kassimis et Doukas participeront aux pourparlers entre le Président de la République, M. Papoulias et le Président vietnamien, M. Nguyen Mnh Triet qui effectue une visite officielle dans notre pays.
Par la suite, à 18h30, M. Kassimis s’entretiendra au ministère des Affaires étrangères avec son homologue vietnamien, M. Doan Viet Trung.
Mardi 10 juin à 11h00, il rencontrera au ministère des Affaires étrangères les membres du présidium de l’Organisation des Grecs de l’étranger « AMERICAN HELLENIC INSTITUTE », qui effectuent une visite dans notre pays du 7 au 13 juin.
Jeudi 12 juin, M. Kassimis effectuera un déplacement à Volos en vue de participer au Congrès international intitulé « L’Expédition des Argonautes » qui est organisé par le groupe parlementaire d’amitié Grèce-Géorgie du Parlement hellénique en coopération avec la municipalité de Volos.
Enfin, le ministère des Affaires étrangères et l’Ambassade de Croatie organisent du 10 au 17 juin au ministère des Affaires étrangères (1, rue Akadimias) une exposition de photos intitulée « Les Phares de l’Adriatique ». L’accès est libre au public de 10h00 à 16h00 (jours ouvrables) et de 10h00 à 14h00 (samedi et dimanche).
Avez-vous des questions s’il vous plaît.
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Mme PELONI : Monsieur le porte-parole, une question relative à l’interdiction au contingent grec de la KFOR de franchir les frontières de l’ARYM. Quand cette question en suspens sera-t-elle réglée, car hier la ministre des Affaires étrangères a affirmé que ce dossier devrait être examiné par l’OTAN et l’ARYM. Une deuxième question concernant l’incident survenu la semaine dernière à l’OTAN entre un haut fonctionnaire grec et ses homologues de Skopje. Etes-vous au courant de cet incident ? Qu’en pensez-vous ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : Pour ce qui est de votre première question, j’en reste aux déclarations qui ont été faites hier par la ministre des Affaires étrangères et le ministre de la Défense nationale et bien entendu la position prise initialement par le ministère des Affaires étrangères lorsque cet incident est survenu. Cette question est examinée par l’OTAN et la KFOR et il devrait y avoir des évolutions dans les jours à venir.
Pour ce qui est de votre deuxième question, je suis au courant de ce sujet. Toutefois, contrairement à ce qui a été publié dans la presse, il n’était pas seulement question de réaction à l’appellation qui figurait sur les uniformes des militaires de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine mais d’un exercice de l’OTAN bien spécifique, et notamment de leur accréditation.
Quoi qu’il en soit, je n’ai pas l’intention d’entrer dans les détails de cette question.
Des questions de ce genre, qui n’ont pas d’importance, comme celle à laquelle je vient juste de me référer, ou d’importance majeure, comme celle portant sur la participation de la Grèce à la mission de maintien de la paix de l’Alliance au Kosovo conformément aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unis, tous ces problèmes viennent confirmer de manière catégorique le bien-fondé de la politique grecque et de la décision du gouvernement grec de parvenir à une solution mutuellement acceptable à la question du nom.
Mme BEKATOROU : Pour ce qui est de la question de la KFOR, y a-t-il une réaction de l’OTAN ou de la KFOR ?
M. G. KOUMOUTSAKOS: Je sais que cette question fait l’objet de discussions menées par les mécanismes compétents de la KFOR et de l’Alliance. Je n’ai pas d’informations plus concrètes en ce moment.
M. SANTAMOURIS : Est-il vrai que l’OTAN a informé l’Ancienne République yougoslave de Macédoine que son personnel militaire pourrait utiliser une appellation quelle qu’elle soit pour ses missions militaires et non pas celle décidée par quelqu’un d’autre. Cela est-il valable ?
M. G. KOUMOUTSAKOS: Comme je l’ai déjà dit, d’après ce que je sais – comme vous le comprenez cette question ne relève pas du ministère des Affaires étrangères – il a été question d’accréditation de ces officiers de l’ARYM au cours de la discussion menée concernant l’exercice. Je n’ai rien d’autre à ajouter.
Ce que vous devez retenir, et ce qui est important et atteste de la nécessité de poursuivre la négociation sous l’égide des Nations Unies dans un esprit crédible et sérieux – et cela, comme vous le comprenez, concerne l’autre partie que nous attendons actuellement à la table des négociations- est le règlement de cette question.
M. SANTAMOURIS : Permettez-moi de vous poser une autre question sur la base de votre réponse : dans quelle mesure pourrait-on assumer que l’OTAN est en train d’examiner cette question, vu que l’Alliance a autorisé nos voisins d’utiliser, soit à l’accréditation soit en pratique, l’appellation de leur choix ?
M. G. KOUMOUTSAKOS: Je ne suis pas au courant.
M. MELETIS : La réponse de l’OTAN à Skopje portait-elle sur l’accréditation ?
M. G. KOUMOUTSAKOS: J’en reste à ma première réponse. Je vous ai décrit la dimension de l’incident. Je pense que le sujet a été épuisé.
Mme VOUDOURIS : Mme Dora Bakoyannis a récemment déclaré qu’on attendait beaucoup de la présidence française. Qu’attend-on de la présidence française ? Quels engagements attend-on de la visite du Président français à Athènes ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : La prochaine présidence du Conseil européen sera assumée par un grand pays européen qui est connu pour son attachement au projet européen. La Présidence française revêt une importance particulière car la politique française européenne a traditionnellement soutenu l’Union européenne et ses politiques.
Dans ce sens, la Grèce, qui figure parmi les membres les plus pro-européens de l’Union européenne, est convaincue de la nécessité de promouvoir et de renforcer l’Union, partage les vues de la politique française européenne et attend avec un grand intérêt la présidence française. Telle a été le sens de la déclaration de la ministre des Affaires étrangères.
Lors des discussions qui auront lieu demain – la visite du Président de la République française s’effectue à quelques jours à peine de la présidence française de l’Union européenne – la majorité des questions abordées porteront sur la substance même de la présidence française.
M. ATHANASSOPOULOS : Il y a des informations qui nous parviennent de Washington mais aussi un article paru dans la presse grecque, concernant un sénateur qui se montre favorable aux intérêts du Congrès et qui a éprouvé sa contrariété en raison de l’attitude grecque à l’égard de la question cubaine.
M.G. KOUMOUTSAKOS : Je vous ferai part d’une position générale relative à la politique grecque à l’égard de Cuba.
La sensibilité de la Grèce en matière de droits de l’homme et de liberté d’expression est bien connue. La Grèce participe de manière constructive à l’élaboration de la politique européenne à l’égard de Cuba. Force est de rappeler que le Conseil européen de 2007 déplore, entre autres, que la situation des droits de l’Homme à Cuba ne soit pas changée de manière substantielle et que le gouvernement cubain refuse à ces citoyens les droits civils, politiques et économiques qui sont reconnus au niveau international.
Le Conseil européen a de nouveau et expressément invité le gouvernement cubain à libérer sans condition tous les prisonniers politiques, tout en confirmant que cette question constitue une priorité absolue de la politique européenne à l’égard de Cuba. Le Conseil a de nouveau appelé le gouvernement cubain à respecter les libertés d’expression et d’information et à coopérer. En tant qu’Etat membre de l’Union européenne, la Grèce a participé à l’élaboration de cette position. Par conséquent, cette position est aussi la position de la Grèce
M. MELETIS : Votre réponse bien structurée étant une position de principe, j’imagine qu’elle concerne aussi les autres pays. N’est-ce pas ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : Nous ne soutenons qu’une seule position sur les droits de l’homme. Il s’agit d’une position de principe qui se conforme pleinement à la politique de l’Union européenne.
M. FOURLIS : Que pensez-vous de la victoire qui se profile pour Barack Obama aux élections primaires américaines ?
M. G. KOUMOUTSAKOS: Non, je n’ai aucun commentaire.
Tout au long du processus démocratique, c’est le peuple américain qui a le premier et le dernier mot. Une fois que l’on aura les résultats des élections présidentielles à la fin de l’année, la Grèce, dans le cadre des relations d’amitié et de coopération qu’elle entretient avec les Etats-Unis, coopérera avec le gouvernement qui sera élu par le peuple américain.
Mme KOURBELA : M. Koumoutsakos, est-ce que M. Sarkozy lors de sa visite discutera de la question du projet d’Union pour la Méditerranée et des évolutions qui devraient avoir lieu lors du Sommet ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : Sans aucun doute, le projet français d’Union pour la Méditerranée figure en tête de l’ordre du jour et du programme de la Présidence française. Le programme n’a pas été officiellement communiqué. Toutefois, il est communément admis qu’il s’agit d’une question très importante sur laquelle, comme je l’ai à plusieurs reprises affirmé, la Grèce a des positions précises qui ont été communiquées. Nous pensons que cette initiative sera encore plus productive si, au-delà de sa principale orientation, l’accent est mis sur des efforts consentis pour parvenir à des résultats concrets, à savoir à des plans et « projets » concrets qui porteront sur la coopération entre les pays méditerranéens qui ne sont pas membres de l’UE et les Etats membres de l’UE.
M. POLLATOS : Quand sera lancé le nouveau cycle de négociations dirigé par M. Nimetz sur la question de Skopje ? La date du 9 juillet demeure-t-elle pour le gouvernement grec une date limite pour le règlement de cette question en suspens ? Y a-t-il une communication entre le ministère des Affaires étrangères et la Présidence afin de recommander à M. Crvenkovski de ne pas effectuer un déplacement en Grèce à bord d’un avion de la compagnie aérienne « Macedonian Airlines » ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : Pour ce qui est des actions qu’entreprendra à l’avenir M. Nimetz, il n’y a en ce moment aucune information. Il est certain que M. Nimetz est en train d’évaluer la situation dans le pays voisin après les élections et prendra ses décisions sur les prochaines étapes à franchir.
Cela dit, la Grèce a d’emblée affirmé qu’elle attendait la réouverture des négociations. Des négociations qui devront se dérouler d’une manière crédible et avec un interlocuteur crédible dont les propos engageront le pays voisin également s’agissant tout au long des négociations.
Pour ce qui est de votre question relative au Président du pays voisin.
La manifestation qui aura lieu est une Réunion des chefs d’Etat de l’Europe du Sud-est portant sur les itinéraires maritimes, fluviaux et lacustres de l’Europe du Sud-est. Il s’agit de la 6ème réunion dans le cadre d’une initiative lancée il y a six ans. C’est une forme de rencontres qui ne s’intègre pas dans le cadre d’une forme de coopération régionale spécifique de la région. Son objectif est le dialogue sur la civilisation. C’est pourquoi cette manifestation est organisée par le ministère de la Culture. Elle porte sur le dialogue en matière de culture qui est mené au niveau des chefs d’Etat.
En 2005 à Varna, il a été convenu que la Grèce accueillerait cette année la rencontre. L’UNESCO participe d’emblée à cette rencontre. Selon la pratique suivie, étant donné que toutes les discussions sont menées au niveau des chefs d’Etat, le chef d’Etat qui accueille chaque fois la rencontre, invite ses homologues. Voilà quant à la substance de cette rencontre. Toutefois, je répète que c’est le ministère de la Culture qui s’occupe de cette question.
La Grèce a adopté une politique précise et bien connue à laquelle elle demeure attachée depuis longtemps. Cette politique porte sur le règlement des permis d’atterrissage des avions du pays voisin en Grèce.
M. KOTTARIDIS : Le gouvernement grec reconnaitra-t-il les résultats des élections à Skopje et un télégramme de félicitations sera-t-il bientôt envoyé à M. Gruevski, selon la pratique suivie habituellement ?
M. G. KOUMOUTSAKOS: La position de la Grèce, s’agissant des dernières élections dans le pays voisin, n’a pas changé et est celle qui a été communiquée le lendemain des élections par le ministère des Affaires étrangères. Je n’ai rien d’autre à ajouter.
Comme vous le savez, les organisations internationales qui ont suivi le déroulement des élections ainsi que la période préélectorale ainsi que les acteurs internationaux, à savoir l’Union européenne et d’autres pays, ont expressément affirmé qu’un nouveau scrutin devait être organisé dans les régions où il y a eu des incidents – très graves dans certains cas- ou des irrégularités.
Nous verrons les évolutions relatives à cette question dans le pays voisin. La Grèce prendra position en fonction de ces évolutions.
M. MELETIS : Monsieur le porte-parole, deux questions. La première : lors de la rencontre entre M. Babacan et la ministre des Affaires étrangères, il a été dit que la question des minorités n’avait pas été soulevée de la part de la Turquie. Dans un document du ministère turc des Affaires étrangères du 31 mai en réponse à un article du journal Cumhuriyet, il est écrit que la question des minorités avait été abordée et continuait d’être abordée, toujours à la lumière de la réciprocité et c'est dans ce cadre que la discussion avait eu lieu. Donc, je vous demande de nouveau : la question des minorités a-t-elle été soulevée ? Deuxième question : Qu’est-ce qui s’est passé à Evros ? Nous avons appris que la question avait été réglée mais que la collectivité locale qui est chargée de la question ne m’a donné aucune information sur ce règlement car ils disent que d’autres personnes s’occupent de la question.
M. G. KOUMOUTSAKOS : Je commence par la deuxième question. La réponse que je vous ai donnée la dernière fois reste valable. Ces questions sont réglées au niveau de la collectivité locale et des préfets compétents.
La Préfecture d’Adrianoupolis a communiqué, d’après les informations à ma disposition, une réponse qui a été adressée au Secrétariat général de la Région de la Macédoine de l’Ouest et de Thrace. D’après le contenu de la réponse, il n’y a pas de problème. C’est pourquoi la question est considérée comme close.
M. MELETIS : Non, ma question est bien précise. Qui a jugé que la réponse de la Préfecture d’Adrianoupolis était satisfaisante ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : Cela a été jugé au niveau de ceux qui ont réglé la question.
Pour ce qui est de votre première question : Si je ne m’abuse pas, lors de la communication d’informations non officielle sur les questions abordées lors de l’entretien privé entre la ministre des Affaires étrangères et M. Babacan à Strasbourg, il a été affirmé qu’une discussion avait été engagée et que M. Babacan avait présenté à la ministre des Affaires étrangères les raisons pour lesquelles il n’y avait pas eu de progrès concernant le règlement juridique de la question de Vakoufia.
M. MELETIS : Cela est confirmé par le ministère turc des Affaires étrangères. Ma question est autre, à savoir M. Babacan a-t-il soulevé une question relative aux minorités, indépendamment de la loi sur les Vakoufia en Turquie. Une question relative à la loi grecque, les institutions religieuses, les muftis ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : Non, d’après mes informations, aucune question relative aux minorités n’a été soulevée lors de cette rencontre.
M. FOURLIS : Dans un discours hier aux Etats-Unis, M. Babacan a affirmé qu’il était en train de discuter, avec la ministre des Affaires étrangères et la partie grecque des questions relatives, entre autres, aux minorités. Il a utilisé le pluriel et non le singulier. J’imagine que cela signifie que la discussion était menée au niveau bilatéral…
M. G. KOUMOUTSAKOS: Permettez-moi de faire une distinction entre la question précédente portant sur une rencontre précise et la prise de position générale qui est incluse dans le discours de M. Babacan. La Grèce est en train de discuter de ces questions aussi. Tout le monde le sait. La ministre des Affaires étrangères l’a à plusieurs reprises affirmé. Des questions sont soulevées par la partie grecque et la partie turque s’est référée à des questions relatives à la minorité musulmane à Thrace. Cela a été à plusieurs reprises dit.
En outre, ce que nous avons à plusieurs reprises dit est qu’il n’existe pas un mécanisme ou processus de discussion systématique de ces questions entre les deux ministères.
M. MELETIS : Je pense que M. Fourlis aussi n’a pas parlé de comités ou de groupes de travail. M. Erdogan avait déclaré – et personne ne l’a démenti – que désormais les deux ministres discuteraient des questions relatives aux minorités. M. Babacan l’avait affirmé, la même chose était indiquée dans le communiqué du ministère turc des Affaires étrangères et vous l’avez vous-mêmes aussi confirmé, à savoir que nous sommes en train de discuter des questions relatives aux deux minorités. N’est-ce pas ? M. Erdogan l’avait dit et n’a pas parlé de groupes de travail mais de la discussion menée entre les deux ministères.
M. G. KOUMOUTSAKOS : Je constate une surprise non justifiée dans la formulation de votre question. La ministre l’avait affirmé dans ses déclarations, à savoir que la Grèce ne craignait pas de mener une discussion sur des questions quelles qu’elles soient puisqu’elle avait des positions très solides. Cette position bien connue ne justifie pas votre surprise.
M. SANTAMOURIS : Il y a quelques années, les questions relatives aux Grecs de Constantinople concernaient également les obligations européennes de la Turquie. Telle était la politique officielle.
M. G. KOUMOUTSAKOS : La Grèce soulève cette question en tant que membre de l’Union européenne.
M. SANTAMOURIS : Une minute, pour ce qui est des musulmanes de Thrace, cette question porte sur le droit intérieur et relève du ministère de l’Intérieur, etc. C’est justement dans cette logique que nous avons considéré – vu la politique officielle- qu’il n’y avait pas de point commun entre les deux affaires. Maintenant, je vois qu’il y a un point commun. Ce n’est pas mauvais de facto mais nous voulons des explications.
M. G. KOUMOUTSAKOS : La position grecque demeure exactement la même. Nous avons à plusieurs reprises affirmé- je le répète car ce n’était pas aussi clair dans votre question - que ces questions sont examinées séparément. Les obligations que la Turquie avait assumées vis-à-vis de l’UE en tant que pays candidat à l’adhésion, à savoir les questions relatives au respect de la liberté religieuse et d’autres libertés ne sont pas liées à la manière dont la Grèce applique – et elle l’applique avec succès – la politique d’égalité devant la loi et l’Etat pour la minorité musulmane de Thrace. Je répète que notre position demeure la même.
M. FOURLIS : La ministre ira-t-elle à Salzburg ? Assistera-t-elle au match de football ?
M. KOUMOUTSAKOS : Je pense qu’elle n’y ira pas.
M. FOURLIS : Et deuxième question : y aura-t-il une communication d’informations aujourd’hui ou la semaine prochaine sur la visite à Chypre ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : Je pense qu’il serait préférable de discuter de la visite de la ministre à Chypre la semaine prochaine.
M. POLLATOS : Vous avez dit que les questions étaient examinées séparément et que la Grèce applique avec succès…
M. G. KOUMOUTSAKOS : Les questions ne sont pas liées et sont examinées séparément.
M. POLLATOS : Bon. Pourquoi donc le gouvernement grec discute-t-il au niveau bilatéral des questions qui ont été soulevées dans le cadre du parcours européen de la Turquie ? Quel est notre objectif ? Je ne comprends pas pour quelle raison la Grèce ne consolide-t-elle pas au niveau européen le fait qu’elle ne craigne pas de discuter et qu’elle ait des positions solides au lieu d’aborder ces questions au niveau bilatéral ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : Je pense que ma question était bien claire. Tout d’abord, la Grèce est membre de l’Union européenne. Par conséquent, en tant que membre de l’Union européenne qui participe à l’élaboration des textes, des critères et des modalités vis-à-vis des pays candidats, la Grèce peut soulever des questions de ce genre. Elle n’a pas seulement la possibilité, mais elle est aussi obligée de le faire, qui plus est lorsque les questions revêtent un intérêt particulier pour la Grèce.
Force est de souligner que la question du fonctionnement et de la reconnaissance du Patriarcat, la question de l’Ecole théologique de Chalki ne sont pas des questions bilatérales. Ce sont des questions européennes qui sont soulevées par la partie grecque lorsque des questions relatives au parcours européen de la Turquie sont abordées. Ce ne sont pas des questions bilatérales.
M. TSORAKIS : Si je ne m’abuse, ces jours une discussion est menée par les ministres des Affaires étrangères au Luxembourg sur la question de l’immigration clandestine.
M. G. KOUMOUTSAKOS: Aujourd’hui, si je ne me trompe pas…
M. TSORAKIS : Oui, je crois que c’est aujourd’hui. On a entendu dire que lors de cette réunion et par la suite dans le cadre de la présidence française les frontières extérieures de l’Union européenne seront fixées.
M. G. KOUMOUTSAKOS : Je n’ai pas d’informations précises et souhaiterais ne pas répondre maintenant à cette question. J’espère pouvoir y répondre dans le courant de l’après-midi.