Athènes, le 9 juillet 2010
Points principaux :
(M. D. Droutsas) :
· « La baronne Ashton, comme vous le savez, est la première Haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité après l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne. Elle a assumé une œuvre difficile car elle doit coordonner les actions qui viendront concrétiser cette institution nouvellement créée. C’est pourquoi, le Traité l’a munie d’un nouvel instrument puissant, le Service européen pour l’action extérieure »
· « Nous soutenons son œuvre et avons une confiance absolue en elle car nous tous, les 27 Etats membres de l’Union européenne, avons confié à la Haute représentante le soutien de nos propres intérêts, de nos intérêts nationaux qui sont identiques à ceux de l’Union européenne ».
(Mme C. Ashton) :
· « J’ai identifié trois priorités : ma première priorité est de créer et de doter en personnel le Service européen pour l’action extérieure. Ma deuxième priorité est de promouvoir la politique de bon voisinage et à cet égard la Grèce a joué un rôle de premier plan dans les Balkans occidentaux. Et, bien entendu, la troisième priorité laquelle revêt une importance majeure est d’établir une coopération stratégique avec des pays, tels que les Etats-Unis, la Chine, la Russie et d’autres économies émergentes ».
M. D. DROUTSAS : Je voudrais souhaiter la bienvenue dans notre pays à la baronne Catherine Ashton. C’est un grand plaisir pour nous de vous accueillir dans notre pays.
La rencontre d’aujourd’hui marque la fin de la visite de la baronne Ashton dans notre pays. Après ses entretiens à Athènes, hier avec le Premier ministre et, plus tôt, avec des hauts fonctionnaires au ministère de la Défense et au ministère des Affaires étrangères, elle a dû avoir un aperçu clair de nos points de vue sur une série de questions d’importance majeure.
La baronne Ashton, comme vous le savez est la première Haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité après l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne. Elle a assumé une œuvre difficile car elle doit coordonner les actions qui viendront concrétiser cette institution nouvellement créée. C’est pourquoi, le Traité l’a muni d’un nouvel instrument puissant, le Service européen pour l’action extérieure. Et, si je ne m’abuse pas, ce n’est qu’hier que la baronne a pu parvenir à un accord avec le parlement européenne sur la création de ce Service européen pour l’action extérieure, ce qui constitue une grande réussite dont j’aimerais la féliciter.
Force est de signaler que la Grèce soutient pleinement la mission de Mme Ashton ce que j’ai d’ailleurs signalé à Catherine Ashton lors de notre rencontre. Nous soutenons son œuvre et avons une confiance absolue en elle car nous tous, les 27 Etats membres de l’Union européenne, avons confié à la Haute représentante le soutien de nos propres intérêts, de nos intérêts nationaux qui sont, bien entendu, identiques à ceux de l’Union européenne.
Je voudrais encore une fois souligner que Catherine Ashton, au cours de ces derniers mois où elle doit assumer cette mission difficile, a réussi à donner un nouvel élan au Conseil des ministres des Affaires étrangères. Elle y a apporté de nouvelles idées, des idées novatrices concernant le fonctionnement du Conseil et je voudrais encore une fois l’assurer de notre plein soutien.
Notre rencontre a donné, bien entendu lieu, à un échange de vues sur une série de questions relevant des relations extérieures de l’Union européenne. Il va de soi que notre pays manifeste un intérêt particulier à l’égard de certaines questions. Par conséquent, l’occasion nous a été offerte d’évoquer en détail les Balkans occidentaux, une région d’importance majeure pour notre pays, pour ce qui est notamment de la question du parcours des Balkans occidentaux vers l’Union européenne et l’initiative grecque connue désormais de tous sous le nom d’Agenda 2014.
Bien évidemment, nous avons discuté des évolutions en Turquie et des relations entre l’Union européenne et la Turquie, la question chypriote, les évolutions au Moyen-Orient et, bien entendu, les relations entre l’UE et ses partenaires stratégiques, notamment la Russie.
Enfin, j’aimerais remercier la baronne Ashton pour la coopération que nous avons eue ces derniers jours à Athènes. Je suis convaincu que nous coopérerons à d’autres occasions à l’avenir ici en Grèce où chère Catherine vous êtes toujours la bienvenue. Car la coordination étroite est toujours nécessaire à toutes ces questions que nous gérons ensemble.
Je voudrais vous souhaiter encore une fois la bienvenue, à vous et à vos collègues et former tous mes vœux de plein succès dans l’accomplissement de votre mission.
Mme C. ASHTON : Tout d’abord, j’aimerais remercier chaleureusement M. Droutsas, ministre adjoint pour son accueil chaleureux. J’aimerais également dire que j’ai fortement apprécié les repas que j’ai pu avoir avec vue sur l'Acropole. Cela était extraordinaire.
J’aimerais également dire que je suis très reconnaissante d'avoir pu avoir des rencontres très précieuses avec le Premier ministre, hier, le ministre de la Défense et aujourd'hui ici au ministère des Affaires étrangères.
En 24 heures, des discussions très importantes ont eu lieu.
J’aimerais également dire, comme l’a affirmé d’ailleurs M. Droutsas, qu'il y a eu un vote très important hier au Parlement européen. Nous avons bénéficié du soutien sans faille des eurodéputés grecs et j’aimerais les remercier chaleureusement pour leur soutien.
Ce scrutin était nécessaire pour pouvoir avancer dans la création du Service européen pour l’action extérieure.
Bien entendu, d’autres discussions auront lieu, d’autres scrutins au sujet des différents règlements et maintenant nous savons très clairement ce que nous devons faire et comment nous devons avancer.
Ce qui nous intéresse, c’est de créer un Service européen pour l’action extérieure, afin que l’Europe puisse parler d’une seule voix. Que nous puissions faire converger tous les efforts afin que nous puissions avancer, à différents niveaux. Au niveau de la diplomatie, de la gestion des crises, au niveau militaire, etc.
Et bien entendu, nous avons les représentations de l’Union européenne à l’étranger. Désormais l’Europe parle d’une seule voix, nous avons tous les mêmes choses en tête, tous les 27 Etats membres de l’Union européenne, maintenant que le Traité de Lisbonne est entré en vigueur.
Bien entendu, j’aimerais dire que la Grèce nous a pleinement soutenus dans cet effort et notre politique pour ce qui est de la politique extérieure commune et la politique de sécurité; j'aimerais dire combien nous apprécions ce soutien de la Grèce.
Nous avons eu de très bonnes discussions, des discussions intéressantes. J’ai identifié trois priorités : ma première priorité est de créer et de doter en personnel le Service européen pour l’action extérieure.
Ma deuxième priorité est de promouvoir la politique de bon voisinage et à cet égard la Grèce a joué un rôle de premier plan dans les Balkans occidentaux.
Et, bien entendu, la troisième priorité laquelle revêt une importance majeure est d’établir une coopération stratégique avec des pays, tels que les Etats-Unis, la Chine, la Russie et d’autres économies émergentes
Enfin, ce qui prime à l’heure actuelle où nous allons de l’avant, c’est de renforcer encore plus notre coopération, notre relation avec le gouvernement grec, avec le ministre adjoint des Affaires étrangères, afin que nous puissions affronter les problèmes actuels et futurs. Je vous remercie.