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Athènes, le 8 avril 2008 :

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Bonjour. Je tacherais d’être bref sachant que la grève des journalistes débute à 11h00.

En ce qui concerne le programme de la ministre : demain, mercredi 9 avril, Mme Bakoyannis participera à une table ronde organisée dans le cadre de la conférence de l’Economist. Les principaux points débattus seront le Kosovo et de manière générale la stabilisation dans la région des Balkans.

 

Les participants sont les ministres des Affaires étrangères de la Bulgarie, M. Kalfin, de la Serbie, M. Jeremic, de l’Albanie, M. Basha et de la Roumanie, M. Cioroianu, ainsi que le Premier ministre de la Republica Srpska M. Dodik. La conférence de l’Economist se déroulera à l’hôtel Divani Apollon à Kavouri. La ministre prononcera une allocution tôt dans la matinée, à 9h30.

Le même jour, à savoir mercredi 9 avril à 13h30, Mme la ministre offrira un déjeuner de travail à son homologue roumain, M. Cioroianu. Pendant le déjeuner, des questions bilatérales et européennes seront abordées. Dans le même temps, les entretiens porteront sur des questions d’intérêt international et régional, avec notamment le Kosovo, la question chypriote, la question de l’appellation de l’ancienne République yougoslave de Macédoine.

Par ailleurs, l’évolution de la coopération tripartite Grèce – Bulgarie – Roumanie sera abordée. Après le repas, aux environs de 15h00, des déclarations seront faites à la presse au ministère des Affaires étrangères, dans le bâtiment central.

Dans le même temps, une rencontre entre Mme Bakoyannis et son homologue bulgare, M. Kalfin est prévue. Nous vous informerons en temps utile de la date et de l’heure exactes.

 

Jeudi 10 avril, au matin, Mme Bakoyannis recevra dans son bureau le ministre adjoint russe des Affaires étrangères, M. Vladimir Titov. Les entretiens porteront sur des questions d’intérêt bilatéral, régional et international.

Le même jour, le 10 avril, Mme Bakoyannis recevra au ministère des Affaires étrangères le Sous-secrétaire d’Etat américain pour l’Europe et l’Eurasie, M. Bryza à 17h30.

Enfin, lundi 14 avril à 12h30, la ministre recevra Mme Joan Ryan, représentante britannique sur la question chypriote.

Le programme de M. Valinakis est le suivant :

Mercredi 9 avril, le ministre adjoint offrira un déjeuner de travail à son homologue russe, M. Titov, en visite dans notre pays. Je me suis référé à cette visite. Le vendredi 11 avril à 9h30, il rencontrera au ministère des Affaires étrangères le Sous-secrétaire d’Etat américain, M. Bryza

Le programme du ministre adjoint, M. T. Kassimis est le suivant :

Il effectue une visite de deux jours au Mont Athos. Pendant sa visite dans la République monastique, M. M. Kassimis aura des entretiens avec les membres de la Communauté sainte du Mont Athos et des higoumènes des monastères. Il visitera tour à tour les monastères de Vatopedi, d’Ivero et de la Grande Laure.

M. Kassimis sera en déplacement en Albanie, du Jeudi 10 avril au dimanche 13 avril. Il aura des entretiens avec des hauts fonctionnaires du gouvernement albanais, comme le Premier ministre, M. Berisha, le Président du Parlement albanais, les ministres des Affaires étrangères et de l’Education, ainsi qu’avec des représentants de la minorité grecque, à savoir la présidence du parti des droits de l’homme et Mgr Anastase, archevêque de Tirana et de toute l’Albanie.

Pendant sa visite de trois jours, M. Kassimis visitera des villages de la communauté grecque et aura des contacts avec les chefs du parti Omonia. A noter que cette visite est la première d’un haut représentant du gouvernement grec après l’invitation du pays voisin à l’OTAN.

 

En ce qui concerne le programme du ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Doukas ; mercredi 9 avril, il aura des entretiens au ministère des Affaires étrangères avec l’ambassadeur de Suède et jeudi 10 avril il rencontrera le ministre de la Planification, du Développement et de la Coopération de Jordanie, qui effectue une visite dans notre pays.

Voilà pour ce qui est des communiqués. Vos questions s’il vous plait.

M. KAPOUTSIS : Hier, dans une déclaration, le Sous-secrétaire d’Etat américain a fait état d’une ethnie macédonienne, d’une langue macédonienne, d’une nation macédonienne. Avez-vous un commentaire à faire sur ce qu’a dit Mme Bakoyannis, à savoir que ces déclarations ne contribuaient pas à résoudre la question du différend sur le nom.

M. G. KOUMOUTSAKOS : Vous savez probablement qu’une déclaration a été faite par la suite par le State Department.  J’aimerais souligner que la négociation menée sous l’égide des Nations Unies porte sur un objet bien précis et poursuit un objectif bien particulier : une solution mutuellement acceptable à la question du nom.

C’est sur cet objectif que se concentrent les efforts de la Grèce, aboutir à une solution cohérente, pratique, applicable, sans vaincus ni vainqueurs. Nous ne nous engagerons pas dans des discussions qui s’écartent de l’objectif réel de la négociation.

M. SANTAMOURIS : Avez-vous la gentillesse de nous rappeler certains éléments de réponse du State Department. Ils sont en rapport avec la question.

M. G. KOUMOUTSAKOS : Je pense que ce n’est pas…

M. SANTAMOURIS : Pas son contenu, mais comment la qualifieriez-vous ? Est-ce qu’elle vient corriger la déclaration précédente ? Comment ?

M. G. KOUMOUTSAKOS : Il s’agit d’une déclaration explicative et mes collaborateurs pourront vous donner le texte.

M. SANTAMOURIS : En Albanie, M. Kassimis abordera-t-il la question des manuels scolaires ou celle de l’éducation des immigrés économiques albanais en Grèce ? C’est ma première question.

La deuxième. L’ambassadeur américain, M. Speckhard aurait, dans une déclaration, dit que d’importants progrès ont été accomplis avant le Sommet de Bucarest pour ce qui est des négociations sur le nom. Si je me souviens bien de ses propos, il a dit que ce progrès pourrait permettre d’aboutir très vite à une solution, progrès sur lequel trois capitales portent de hautes espérances. Que pense le ministère des Affaires étrangères de cette déclaration ou encore comment l’interprète-t-il vis-à-vis de la presse.

M. G. KOUMOUTSAKOS : Pour ce qui est du souhait et de la volonté de parvenir au plus vite à un résultat concret s’agissant de cette négociation menée sous l’égide des Nations Unies, c’est comme vous le savez une position grecque ferme, une position soulignée au lendemain des conclusions du Sommet de l’OTAN par le Premier ministre et la ministre des Affaires étrangères. Nul besoin donc de répéter la position ferme de la Grèce.

Cela étant, en ce qui concerne les déclarations faites par M. Speckhard au sujet de l’évolution des négociations, je n’entrerais dans aucune discussion particulière. Vous savez où en est la discussion à l’heure actuelle. Au cours de la dernière période, qui a été riche en évolutions, différentes propositions ont été soumises.

La Grèce continue de participer aux négociations, tout en faisant clairement état à chaque fois de ses positions, de ses observations et de ses propositions par rapport aux propositions de M. Nimetz.

Je saisis cette occasion pour souligner que la Grèce s’est engagée dans cette discussion en ayant une position claire, des intentions franches et des objectifs clairement définis. Jamais elle n’a eu un double langage ou encore des agendas secrets.

Je suis certain que si l’on s’attache à comparer et à évaluer la position initiale de la Grèce proclamée il y a quelques mois avec la position d’aujourd’hui et de demain, on constatera une position concrète et des intentions honnêtes. C’est un message vers le pays voisin, dont la Grèce a toujours soutenu la stabilité et continuera de le faire. C’est pourquoi nous pensons qu’une solution à la question sera bénéfique pour les relations bilatérales et la stabilité régionale, mais aussi pour les aspirations euro-atlantiques et européennes de l’ARYM.

 

M. SANTAMOURIS : (hors micro)

M. G. KOUMOUTSAKOS : Je ne le sais pas. Je sais pour la visite de M. Kassimis en Albanie. Par conséquent, les discussions porteront sur des questions abordées récemment par la ministre. On peut d’une certaine façon considérer que cette visite fait suite à celle de la ministre.

Mme KOURBELA : Monsieur le porte-parole, j’aimerais poser une question relative à la discussion qui aura lieu demain au Parlement européen, concernant le rapport de suivi de la Commission. Un rapport a été rédigé sur le progrès effectué par l’ARYM ; dans ce rapport les positions de la Grèce, mais aussi celles de Skopje sont appuyées à plusieurs reprises. Avez-vous connaissance de ce rapport et y aura-t-il une intervention quelconque ? Fera-t-il l’objet d’un débat en séance plénière ?

M. G. KOUMOUTSAKOS : Je n’ai rien de précis à vous communiquer en ce moment ; je sais seulement que les eurodéputés grecs font ce qu’ils ont à faire de manière coordonnée.

Mme KOURBELA : Dans une interview, M. Dimitrakopoulos a souligné que les eurodéputés grecs seraient en faveur de l’adoption des positions soumises dans le rapport de suivi de la Commission.

M. G. KOUMOUTSAKOS : Je n’ai rien à ajouter aux propos de M. Dimitrakopoulos, qui fait les actions nécessaires dans le cadre du Parlement européen.

M. GIOGAS : Comment le gouvernement, le ministère des Affaires étrangères perçoit-il la possibilité d’élections anticipées à Skopje et est-ce que cela contribuerait à aider le processus d’ores et déjà engagé.

M. G. KOUMOUTSAKOS : Vous comprenez bien que les évolutions politiques internes dans le pays voisin font l’objet d’un examen et d’une évaluation. Cela étant, la Grèce espère une relance substantielle du processus de négociation.

Telle est notre position et nous espérons que le pays voisin – l’autre partie aux négociations menées sous l’égide des Nations Unies – sera très vite en mesure de participer concrètement à ce processus qui poursuit un objectif précis, que je ne répèterais pas.

M. SOURMELIDIS : Monsieur le porte-parole, du point de vue juridique, une éventuelle résiliation de l’Accord intermédiaire signifierait-elle le retour au régime en vigueur avant l’accord ?

M. G. KOUMOUTSAKOS : Vous avez bien raison d’utiliser l’adjectif «  éventuelle » car jusqu’à présent le pays voisin n’a pas fait part de son intention de  procéder à la résiliation de l’accord. Je pense que ce qui importe maintenant – c’est une occasion de présenter les grandes lignes de cette question-  est de poursuivre de manière substantielle les efforts de négociation aussitôt que le moment approprié sera venu, et je répète que la Grèce pense que cela doit se faire  dans les plus brefs délais. Tel est l’objectif car ce n’est que par la poursuite des efforts de négociation que nous pourrons parvenir à une solution – telle que décrite par la partie grecque- une solution mutuellement acceptable sans vainqueurs ni vaincus, une solution qui permettrait – cette position, maintes fois répétée, pourrait être considérée comme étant banale ou un lieu commun mais elle est très substantielle- à la région tout entière, s’agissant non seulement de nos relations bilatérales, d’envisager l’avenir avec optimisme, de jeter de nouvelles bases.

Une solution qui règlera les problèmes du passé pénible de la région des Balkans. Une solution qui conduira à un meilleur avenir européen. Et je le répète, ces mots revêtent une importance substantielle car ils décrivent avec clarté l’objectif stratégique de la Grèce pour la région.

M. SOURMELIDIS : Ces derniers jours, combien de fois avez-vous communiqué avec le ministère américain des Affaires étrangères et à quel niveau ?

M. G. KOUMOUTSAKOS :   Il y a eu avant hier une communication téléphonique entre M. Frid et la ministre des Affaires étrangères. C’était une communication visant à sonder l’état des choses pour avoir une image claire des positions de la Grèce « le jour d’après ».

La position de la Grèce est celle que je vous l’ai décrite. La Grèce escompte une relance de négociations substantielles et de dialogue substantiel dans les plus brefs délais en vue de parvenir à une solution dans le cadre des Nations Unies.  Tel a été le message transmis par la ministre des Affaires étrangères à M. Frid. 

Mme KARASAVAS : Est-ce que Mme Rice refuse de communiquer avec Mme Bakoyannis ? Autrement dit, Mme la ministre aurait-elle tenté de communiquer avec Mme Rice et cette dernière aurait-elle refusé de communiquer avec elle ?

M. G. KOUMOUTSAKOS : Votre question m’étonne. Comme vous le savez, les ministres des Affaires étrangères professionnels, qui plus est lorsqu’ils représentent les pays amis et alliés, poursuivent les discussions quelque sincères et ouvertes que soient ces discussions.

Les bonnes relations d’alliance traditionnelles permettent justement cela : des discussions ouvertes et sincères sans agendas secrets. Car ce n’est qu’à travers des discussions ouvertes et sincères que des informations substantielles sur les postions de chaque pays peuvent être communiquées. Tel a été le cas lors de la récente communication téléphonique entre la ministre des Affaires étrangères et Mme Rice. Et je le répète, votre question m’étonne.

M. TSAKAS : Monsieur le porte-parole, l’adhésion de l’Albanie à l’OTAN signifie-t-elle que la Grèce gagne un partenaire et un allié. 

M. G. KOUMOUTSAKOS :   Oui et l’Albanie aussi.

M. TSAKAS : Cela signifie-t-il qu’une nouvelle ère s’ouvre pour les deux pays qui permettrait le règlement des petits problèmes ou des petits différends qui opposent  les deux pays ? 

L’invitation de l’Albanie à adhérer à l’OTAN constitue une évolution que la Grèce a saluée de la manière la plus officielle, par l’intermédiaire du Premier ministre et de la ministre des Affaires étrangères. Il s’agit d’une évolution positive pour les relations gréco-albanaises, une évolution positive pour la région.

C’est dans ce nouveau contexte, plus positif que le précédent, que se poursuivront les relations bilatérales.

Durant ces dernières années, aucun doute ne planait sur les relations gréco-albanaises s’agissant des relations de bon voisinage. Tel a été et demeure le fondement principal, la condition nécessaire et fondamentale à l’établissement des relations de partenariat.

Comme vous le savez, la question des relations de bon voisinage avec l’Albanie n’a jamais été soulevée. Les questions figurant à l’ordre du jour des relations gréco-albanaises étaient à caractère administratif et technique, ce qui est toujours le cas dans les relations entre Etats.

M. TSAKAS : Deuxième question. Le veto de la Grèce à l’entrée dans l’OTAN de l’ARYM est en quelque sorte un veto des Albanais de l’ARYM s’agissant de l’appellation de cette dernière. Est-ce que Skopje devrait prendre également en considération le rôle des Albanais de sorte que les négociations puissent être couronnées de succès ?

M. G. KOUMOUTSAKOS : J’ai compris votre question. Je ne vois aucune corrélation entre ces deux choses. La Grèce en sa qualité d’Etat souverain et membre de l’Alliance a exercé son droit et non seulement. Les motifs de ce veto figurent désormais dans le dernier communiqué de l’Alliance

Cela étant dit, c’est au pays voisin qu’il incombe de décider de la manière dont il mènera les négociations, des personnes qui y participeront et qui pourront influencer la position de négociation. Je n’ai rien d’autre à ajouter à ce sujet.

En résumé, la position grecque est une position d’un Etat membre de l’OTAN. La Grèce a le droit de veto et l’a exercé. D’après ce que je sais, les Etats qui ne sont  pas membres de l’Alliance n’ont pas de droits.

Mme FRISSA : Que pensez-vous des récentes évolutions en Turquie ?

M. G. KOUMOUTSAKOS : La Grèce, comme vous le savez, soutient de manière ferme la perspective européenne de la Turquie. C’est pourquoi elle suit de près les évolutions politiques dans le pays voisin. Nous espérons que la Turquie fera tout le nécessaire afin qu’elle demeure attachée à cette perspective.

Mme NIKOLAOU : Pensez-vous que ces évolutions en Turquie entravent les efforts que le Secrétaire général des Nations Unies est en train de déployer en vue d’ouvrir le processus de négociations concernant la question chypriote ?

M. G. KOUMOUTSAKOS : Je n’ai pas de commentaire à faire et je pense qu’il n’est pas nécessaire à ce stade de faire une corrélation entre les deux questions. S’agissant de cette question en général, vous savez que notre espoir est que l’année 2008 soit synonyme d’évolutions substantielles et productives concernant la question chypriote. Dans ce contexte, la Grèce salue les premiers pas positifs qui ont été entrepris dans ce sens à travers l’accord du 21ème  mars entre le Président Christofias et le dirigeant Chypriote turc, M. Talat ainsi que, bien entendu, la réouverture de la rue Ledra.

L’application sans faille de ce qui a été convenu est la seule voie sûre qui mènera à la réouverture d’un processus bien préparé, comme nous l’avons à maintes reprises affirmé, en vue de parvenir à une solution équitable, durable et fonctionnelle à la question chypriote.

M. GILSON : Deux questions portant sur le Sommet de Bucarest et les consultations.

M. G. KOUMOUTSAKOS : Oui, posez votre question mais sachez que nous avons d’ores et déjà fait le bilan de ces consultations et que nous sommes actuellement en train d’examiner les actions à entreprendre. Quoi qu’il en soit, posez votre question.

M. GILSON : Ma question est plutôt théorique. Compte tenu que de nombreux pays ont soutenu la position grecque à Bucarest, à savoir la France, l’Italie, etc., employons-nous le mot veto dans son sens littéral ?

M. G. KOUMOUTSAKOS : Vu sous cet angle, votre question est intéressante. Au sein de l’Alliance  une discussion est menée entre les alliés et les positions nationales, les divergences et les convergences sont consignées. Dans ce cas, la Grèce a fait part de sa position avec clarté et franchise. En outre, il y a eu des alliés qui ont apporté une contribution ou plutôt qui nous ont fait savoir qu’ils comprenaient les arguments et la position de la Grèce.     

D’autres pays avaient une autre conception des choses mais cette discussion a conduit à la conclusion que vous connaissez, car les décisions et les textes de l’Alliance sont le fruit d’un processus consensuel et unanime. C’est ainsi qu’a été rédigé le Communiqué conjoint.

La Grèce a eu une position. Elle l’a présentée et détaillée. Certains pays alliés ont soutenu cette position, d’autres avaient d’autres priorités. C’est le résultat qui compte.

M. GILSON : Par conséquent, ce veto était le droit d’un Etat…

M. G. KOUMOUTSAKOS :   Mais je vous l’ai expliqué. S’il n’y avait pas eu de position grecque…

M. GILSON : Lors des entretiens entre les ambassadeurs, MM. Dimitrov et Vassilakis, les négociations sont-elles menées entre ces derniers ou les deux parties communiquent-elles leurs positions à Nimetz et ce dernier présente les différentes positions à sa guise ? Y a-t-il jamais eu des discussions entre ces deux personnes ?

M. G. KOUMOUTSAKOS : Attendez une minute. Je ne pense pas que de cette négociation menée depuis longtemps on puisse déduire qu’il s’agit d’un processus de Shuttle Diplomacy. Tous les trois sont assis autour de la même table.

M. GILSON : Est-ce que MM. Dimitrov et Nimetz discutent entre eux?

M. G. KOUMOUTSAKOS : Tous les trois sont assis autour de la table et discutent. Il n’y a pas de paravent entre les négociateurs.

M. TACHTSIDIS : Le nom « NOVA MACEDONIA » constitue-t-il une base de négociation pour la partie grecque ?

M. G. KOUMOUTSAKOS : Ce n’est pas le moment et il n’y a aucune raison de discuter des appellations probables qui font l’objet de négociations. Comme vous le savez, les négociations se poursuivent et la Grèce a une position de négociation bien claire qui a été communiquée à toutes les parties. Je n’ai pas l’intention de parler des appellations probables.

M. SANTAMOURIS : Y a-t-il des questions communes aux agendas des discussions entre Mme Bakoyannis, M. Titov et M. Bryza ?

M. G. KOUMOUTSAKOS : Dans ce cas, les discussions ne sont pas tripartites.

JOURNALISTE : Je le sais. Lors de la rencontre avec le haut fonctionnaire russe, la question de la mission de haut niveau à Moscou sera-t-elle abordée ? Merci.

M. G. KOUMOUTSAKOS : Je commencerais par la première question. Les questions qui préoccupent la communauté internationale sont en majeure partie à caractère international. Nous vivons dans un environnement mondialisé.

Il est tout à fait normal que les dossiers figurant à l’ordre du jour de ces deux rencontres se ressemblent. Par exemple, la question palestinienne intéresse tout le monde.

Pour ce qui est de votre deuxième question, vous vous référez probablement à une éventuelle visite du Premier ministre en Russie.

M. SANTAMOURIS : Peut-être.

M. G. KOUMOUTSAKOS : Je vous propose de recourir à la réponse y relative donnée par le porte-parole du gouvernement et ministre d’Etat, M. Roussopoulos lors du point de presse des journalistes politiques.

Je vous remercie.

 

 

 




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