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Athènes, le 10 février 2011

 

Points principaux :

[Concernant les prochains voyages du ministre des Affaires étrangères à Chypre et à New York :]

·        Le but de ce voyage est de pouvoir discuter de manière approfondie sur les développements dans le dossier chypriote. Nous avons eu la discussion de Genève, nous avons un processus en cours qui n'avance pas au rythme souhaité et cela est principalement dû au fait que la partie chypriote turque campe sur d’anciennes positions. L’engagement de M. Eroglu doit être clair et conforme à ce qui a déjà été convenu, cela doit être clair, et la partie chypriote turque devra venir à la table des négociations dans un bon esprit afin que nous puissions progresser.

·        Nous pensons que le rôle des Nations Unies revêt une importance déterminante en tant que garant de ce processus. Nous devrons faire preuve d’objectivité et apporter notre aide afin que nous puissions faire les pas nécessaires.

[Concernant les manifestations dans les territoires occupés :]

·        Nous suivons avec la plus grande attention les derniers développements dans les territoires occupés et nous estimons qu'ils reflètent la réalité actuelle dans les territoires occupés. Nous parlons d’une situation qui n’est pas viable, qui est le produit d’une invasion militaire et de l’occupation continue de l’île. Les colons, l'armée d'occupation exercent des pressions sur les Chypriotes turcs, c’est la raison pour laquelle la Turquie devra enfin laisser Chypre respirer afin que la partie chypriote turque puisse participer de manière constructive aux négociations et que l'île tout entière, le peuple tout entier, puissent tirer profit des avantage de sa participation à l'UE.

 [Concernant la rencontre entre MM. Vassilakis – Jolevski :]

·        En effet, une rencontre a eu lieu hier entre les deux médiateurs et le représentant du Secrétaire général, la dernière rencontre de ce genre datant d’environ un an. Cette rencontre constitue un événement positif. Comme vous le savez, la Grèce est attachée au processus mené sous l’égide des Nations Unies, nous croyons en ce processus et nous pensons qu’une solution peut résulter de ce processus. Nous sommes satisfaits du fait que tout le monde désormais reconnaît - et également M. Nimetz hier dans ses déclarations - l'importance de l'initiative prise par la Grèce au sujet des contacts directs entre les deux Premiers ministres, qui peuvent réellement contribuer à créer un meilleur climat. La Grèce a prouvé, et elle l'a prouvé à la table des négociations, qu'elle souhaitait parvenir à une solution dans les plus brefs délais. Les dirigeants de l'Ancienne République yougoslave de Macédoine - qui d'une part expriment leur volonté de parvenir à une solution, mais d'autre part campent sur leurs positions - doivent faire les pas nécessaires pour atteindre un règlement.

[Concernant le récent passage du navire de guerre turc dans les eaux grecques :]

·        Nous ne manquons pas une occasion de faire savoir à la partie turque que ce type de comportement est contraire au droit international et synonyme de provocation pour la Grèce. Ces actions visent à saper nos relations bilatérales et nos efforts en vue de les améliorer. Il est clair que tant que ces actions se poursuivent, il ne peut y avoir une amélioration réelle et une normalisation des relations gréco-turques. Pour notre part, en tout cas, nous entreprenons toutes les actions nécessaires, tant au niveau opérationnel que diplomatique, afin de garantir les droits et la souveraineté de notre pays, et tout le monde doit bien le comprendre. Cela étant, la Turquie devra comprendre que dans un cadre des relations de bon voisinage, du parcours européen de la Turquie et compte tenu de la volonté de la Turquie d’améliorer ses relations avec la Grèce, de telles actions ne sont pas souhaitables.

 

Texte intégral du point de presse:

 

M. G. DELAVEKOURAS : Bonjour. Je commencerais par le programme de la direction politique. Ce matin, à 11h00, le ministre des Affaires étrangères a eu une rencontre avec le conseiller spécial du Secrétaire général des Nations unies, M. Downer. Lundi 14 février, M. Droutsas se déplacera à Chypre où il sera reçu par le Président Christofias ; il aura une rencontre avec le ministre des Affaires étrangères, M. Kyprianou ainsi qu'avec les représentants des partis. Ces rencontres, tant celle avec M. Downer que celle à Chypre, ont pour objectif de nous donner un aperçu clair de l’état d'avancement des négociations sur la question chypriote après la rencontre de Genève et à la lumière de l’intention du Secrétaire général d'établir un rapport sur l'évolution des négociations à la fin du mois de février. Cela sera une occasion pour la Grèce de formuler ses positions sur les négociations en cours et d’exprimer à nouveau son soutien aux dirigeants chypriotes et aux efforts qu’ils déploient.

Les 14 et 15 février, le ministre des Affaires étrangères effectuera une visite au Royaume-Uni où il rencontrera le ministre des Affaires étrangères et le ministre adjoint des Affaires étrangères en charge de l’Union européenne et de l’OTAN. Par ailleurs, M. Droutsas s’entretiendra avec le chef de l’opposition, M. Miliband.

Le 17 février, M. le ministre sera à New York où il rencontrera le Secrétaire général des Nations unies, M. Ban Ki Moon. Il aura également des rencontres avec l’Archevêque d’Amérique, Dimitrios et des représentants de la communauté grecque. La rencontre avec le Secrétaire général des Nations unies sera axée sur la question chypriote, l’évolution des négociations sur la question du nom de l'Ancienne République yougoslave de Macédoine, les développements au Moyen-Orient et des questions liées à l’environnement.

Dimanche 20 février, le ministre se déplacera à Vienne en vue de participer à une table ronde organisée par le journal Der Standard consacrée cette année à l’euro et à l’avenir de l’Union européenne.

Enfin, lundi 21 février, le ministre des Affaires étrangères et la ministre adjointe des Affaires étrangères seront à Bruxelles en vue de participer aux sessions du Conseil Affaires générales et Affaires extérieures. Le Conseil Affaires générales devrait être axé sur la préparation du Conseil européen des 24 et 25 mars, tandis que les points de l'ordre du jour du Conseil Affaires européennes abordés jusqu’à présent seront la situation au Moyen-Orient, en Somalie, dans la Corne de l’Afrique et au Liban.

Passons maintenant au programme de la ministre adjointe des Affaires étrangères, Mme Xenogiannakopoulou. Aujourd'hui, Mme Xenogiannakopoulou reçoit dans son bureau l'ambassadeur de la République de Chypre, à 11h00 et l’ambassadeur d’Irlande à 11h30. Lundi 14 février à 11h30, Mme Xenogiannakopoulou et le Secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, M. Kouvelis rencontreront le Secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères de l'Italie, M. Mantica, qui effectue une visite dans notre pays.

M. Kouvelis prononcera aujourd’hui à 18h00, un discours intitulé « Green Challenges in a Green Security Era » lors du 2e Congrès international pour la sécurité organisé sous l’égide du SEBE (Union des exportateurs du nord de la Grèce) à Thessalonique. La thématique de la conférence est « Défis mondiaux : Nations-Unies, Union européenne et OTAN dans le nouvel environnement de sécurité ».

Mardi 25 février, au matin, le Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères assistera à la session du Comité Institution et Transparence pour les Organisations non gouvernementales qui se tiendra au Parlement grec.

Entre le 16 et le 18 février, le Secrétaire d’Etat effectuera une visite à Budapest, où il aura des rencontres bilatérales et participera à un forum d’affaires.

 

Je suis à votre disposition pour la séance de questions. Merci.

 

G. HADOULIS : Je vous remercie. Ma question concerne la revalorisation de la procédure d'accréditation du chargé d’affaires palestinien à Athènes. Récemment, nous avons eu une action similaire de la part de l’Irlande et la réaction d'Israël a été vive. Selon vous, comment réagira Israël à cette action de notre part ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Les relations avec Israël sont des relations basées sur une excellente coopération. Ce qui a été revalorisé c’est la procédure de remise de lettres de créances du représentant de l'autorité palestinienne à Athènes, qui désormais remet ses lettres de créance au président de la République. Cela reflète en fait le niveau des relations entre la Grèce et l’autorité palestinienne. Cela étant, je ne peux penser à une raison pour laquelle Israël pourrait avoir un problème. Israël sait bien que la Grèce est un interlocuteur fiable qui jouit de la confiance de toutes les parties et que la Grèce peut apporter son aide dans la question du Moyen-Orient, en apportant ses moyens, en établissant des contacts de sorte à faire avancer le processus de paix. Telle est la réalité.

 

F. PAPATHANASSIOU : Pendant la visite de M. Droutsas à New York, il prévoit de se rendre à Washington, d'avoir des contacts au State Department. Aura-t-il d’autres contacts là-bas ? Etant donné qu’il commence par Chypre, après Londres, Washington et New York, doit-on supposer que la question chypriote sera au cœur des contacts ? Le Moyen-Orient ? Quel sera l’ordre du jour de ces contacts ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Lors de sa visite à New York, le ministre des Affaires étrangères a l’intention de rencontrer le Secrétaire général des Nations Unies. Il aura également l’occasion de rencontrer également l’Archevêque et des représentants de la communauté grecque. De manière générale, ces rencontres – et aujourd’hui nous avons la rencontre avec M. Downer – nous aurons aussi la visite en République de Chypre, les contacts avec le Secrétaire général, le but de ce voyage est de pouvoir discuter de manière approfondie sur les développements dans le dossier chypriote. Nous avons eu la discussion de Genève, nous avons un processus en cours qui n'avance pas au rythme souhaité et cela est principalement dû au fait que la partie chypriote turque campe sur d’anciennes positions. L’engagement de M. Eroglu doit être clair et conforme à ce qui a déjà été convenu, cela doit être clair, et la partie chypriote turque devra venir à la table des négociations dans un bon esprit afin que nous puissions progresser. Nous pensons que le rôle des Nations Unies revêt une importance déterminante en tant que garant de ce processus. Nous devrons faire preuve d’objectivité et apporter notre aide afin que nous puissions faire les pas nécessaires. Nous avons le rapport du Secrétaire général. Nous aimerions discuter avec lui de la façon dont il perçoit les développements après les deux rencontres qu’il a eues avec les dirigeants des deux communautés, mais aussi les prochaines dates butoirs dans le processus de paix. Pour cette raison, nous voulons que la Grèce puisse formuler clairement ses positions afin qu’elle puisse aider autant qu’elle le peut.

 

C. PAPOUTSIS : Un commentaire au sujet des réactions des Chypriotes turcs à la politique Erdogan?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Nous suivons avec la plus grande attention les derniers développements dans les territoires occupés et nous estimons qu'ils reflètent la réalité actuelle dans les territoires occupés. Nous parlons d’une situation qui n’est pas viable, qui est le produit d’une invasion militaire et de l’occupation continue de l’île. Les colons, l'armée d'occupation exercent des pressions sur les Chypriotes turcs, c’est la raison pour laquelle la Turquie devra enfin laisser Chypre respirer afin que la partie chypriote turque puisse participer de manière constructive aux négociations et que l'île tout entière, le peuple tout entier, puissent tirer profit des avantages de sa participation à l'UE.

 

A. BIBE : Monsieur le porte-parole, je pense que vous êtes au courant des déclarations du consul grec à Korce. Je voulais savoir si Athènes partage ces déclarations et dans la négative qu’est-ce qui a été fait pour désamorcer cette crise?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Nous avons suivi dans la presse albanaise la très grande discussion autour de certaines déclarations. Etant donné que je ne veux pas qu’il y ait des malentendus et que la position de la Grèce à ce sujet doit être claire, j’aimerais vous dire que nous percevons la communauté ethnique grecque en Albanie comme un pont d’amitié entre les deux peuples. Le plein respect de ses droits et la mise en œuvre des engagements et obligations y relatives de la partie albanaise sont le baromètre de nos relations bilatérales, mais aussi un critère pour la perspective européenne du pays. Les questions liées à la minorité ethnique grecque sont traitées par notre pays selon les principes de protection des droits des minorités et sur la base des obligations et engagements internationaux y relatifs de l'Albanie, notamment dans le cadre de son parcours européen. A ces principes, il convient d’inclure le respect et la protection des droits de la minorité sur tout le continent albanais et non pas de manière exclusive, seulement dans des régions qui ont été qualifiées de « zones minoritaires ».

Nous estimons que le recensement planifié pour l’année en cours en Albanie constitue un outil pour l’Etat albanais tout d’abord, un précieux outil. Il devra être mis en œuvre selon les normes internationales, tant au niveau du questionnaire, que du déroulement du processus, en tant que pas nécessaire pour l’élaboration d’une politique intégrée de protection des droits des minorités. Dans le même temps, cela constitue une obligation de l’Albanie vis-à-vis de l’UE, de son parcours européen.

Les relations entre la Grèce et l’Albanie sont des relations revêtant une importance stratégique pour nous, ce sont des relations qui nous ont permis de prouver que nous serons aux côtés de l'Albanie dans son cheminement vers l’UE, cette attente importante du peuple albanais et son effort que la Grèce soutient. Il ne faudra pas trouver des prétextes pour grossir des situations dans le seul but de faire impression. Notre coopération est constante, nos pourparlers, nos contacts, notre dialogue est continu et c’est en tant que telle qu’elle doit être envisagée. Il est important que la partie albanaise perçoive la minorité ethnique grecque comme un pont d’amitié et de coopération.

 

D. ANTONIOU: Monsieur le porte-parole, hier a eu lieu – après plusieurs mois – une rencontre sous la direction de M. Nimetz sur la question du nom de l’ARYM. Tout d’abord quel a été le résultat de cette rencontre. Deuxièmement, M. Nimetz a-t-il l’intention d'entreprendre quelques actions en vue de débloquer le processus?

 

M. G. DELAVEKOURAS : En effet, une rencontre a eu lieu hier entre les deux médiateurs et le représentant du Secrétaire général, la dernière rencontre de ce genre datant d’environ un an. Cette rencontre constitue un événement positif. Comme vous le savez, la Grèce est attachée au processus mené sous l’égide des Nations Unies, nous croyons en ce processus et nous pensons qu’une solution peut résulter de ce processus. Nous sommes satisfaits du fait que tout le monde désormais reconnaisse - et également M. Nimetz hier dans ses déclarations - l'importance de l'initiative prise par la Grèce au sujet des contacts directs entre les deux Premiers ministres, qui peuvent réellement contribuer à créer un meilleur climat. La Grèce a prouvé, et elle l'a prouvé à la table des négociations, qu'elle souhaitait parvenir à une solution dans les plus brefs délais. Les dirigeants de l'Ancienne République yougoslave de Macédoine - qui d'une part font part de leur volonté de parvenir à une solution, mais d'autre part campent sur leurs positions - doivent faire les pas nécessaires pour atteindre un règlement. Pour ce qui est des prochains pas, aucune décision précise n’a été prise à l’heure actuelle, les négociations sont entre les mains de M. Nimetz qui évalue leur état d'avancement. Pour notre part, j’aimerais de nouveau réitérer notre intention d’avancer très rapidement vers une solution finale de la question.

 

Α. PELONI : J’aimerais savoir si les récentes manœuvres de la frégate turque vous préoccupent, car lors de la rencontre entre les deux premiers ministres le climat était chaleureux – nous attendons M. Davutoglu ici. C'est le premier point, comment évaluez-vous cette manœuvre ?

Deuxième point, il y a eu la fuite d’un télégramme de Wikileaks, nous ne savons pas encore si ce télégramme est authentique, faisant état de discussions entre hauts fonctionnaires européens concernant le protocole d’Ankara et le bras-de-fer qui avait eu lieu et qui soutient que jamais le protocole n’a existé en tant que protocole, en tant que texte signé par la partie turque.

 

M. G. DELAVEKOURAS : Nous ne manquons pas une occasion de faire savoir à la partie turque que ce type de comportement est contraire au droit international et est synonyme de provocation pour la Grèce. Ces actions visent à saper nos relations bilatérales et nos efforts en vue de les améliorer. Il est clair que tant que ces actions se poursuivent, il ne peut y avoir une amélioration réelle et une normalisation des relations gréco-turques. Pour notre part, en tout cas, nous entreprenons toutes les actions nécessaires, tant au niveau opérationnel que diplomatique, afin de sauvegarder les droits et la souveraineté de notre pays, et tout le monde doit bien le comprendre. Cela étant, la Turquie devra comprendre que dans un cadre des relations de bon voisinage, du parcours européen de la Turquie et compte tenu de la volonté de la Turquie d’améliorer ses relations avec la Grèce, de telles actions ne sont pas souhaitables. Le navire en question, le Bodrum, se trouve encore dans la région de l’Egée, à ma connaissance à l’heure actuelle il est dans les eaux territoriales turques; nous aurons un rapport complet de l’Etat major de la marine afin que nous puissions par la suite entreprendre une démarche auprès de la partie turque. En ce qui concerne le télégramme dont vous avez parlé, je ne suis pas au courant. Quoi qu’il en soit, le protocole d’Ankara et les obligations de la Turquie sont claires. Cette dernière ne s’est toujours pas acquittée de ses obligations et ces obligations sont essentielles pour qu’elle puisse avancer dans son parcours européen. L’Union européenne a pris une décision collective y relative et la Turquie doit désormais s’acquitter de ses obligations.

 

M. POPOVIC : Pouvez-vous nous dire quelle est la position de la Grèce, autrement dit comment percevez-vous la crise politique actuelle à Skopje et comment cette crise peut-elle influencer les négociations ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : L’Ancienne République yougoslave de Macédoine est un pays candidat à l’adhésion. C’est un pays ayant affirmé sa volonté de devenir membre de la famille européenne et cela signifie qu'il doit respecter les principes et valeurs de l'UE. La normalité politique est nécessaire, tout comme la normalité de la vie parlementaire, une justice indépendance, la liberté de la presse. Ce sont les principaux éléments d’un pays souhaitant devenir membre de l’UE. Nous voulons voir la démocratie fonctionner sans heurt chez notre voisin. Nous suivons avec la plus grande attention les développements, nous suivons le dialogue politique, nous ne devons toutefois pas oublier qu’au bout du compte la responsabilité incombe aux dirigeants politiques car ils représentent la voix du pays vis-à-vis de l'UE. Les réformes devront être accomplies, des réformes qui lui permettront de se rapprocher de l’UE et dans le même temps – je le répète – nous exprimons notre volonté d’être aux côtés de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine dans ce parcours. Accompagner chacun de ses pas, être à ses côtés lors de l'ouverture de chacun des chapitres, de la mise en œuvre de chacune des réformes. Cela présuppose néanmoins que nous puissions trouver une solution à la question du nom, cela découle clairement des décisions y relatives de l'UE et c'est un pas que doivent faire les dirigeants politiques du pays voisin.

 

C. PAPOUTSIS : La démarche que vous entendez faire auprès de la partie turque au sujet des manœuvres de la corvette en Egée suffit-elle à votre sens pour empêcher la Turquie de faire des actions similaires à l’avenir ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Je vous ai déjà dit que la Turquie doit éviter des actions contraires au droit international et pour sa part, la Grèce fait le nécessaire pour sauvegarder ses droits et sa souveraineté. Cela étant, la Turquie fait l’objet d’évaluation lorsqu’elle déclare vouloir de meilleures relations avec la Grèce. Ces actions nous en tenons sérieusement compte, tout comme l’UE en tient sérieusement compte. J’aimerais vous rappeler que cette année, pour la première fois, nous avons un recensement complet de cette attitude provocatrice dans le rapport y relatif de la Commission. La Turquie est un pays candidat à l'adhésion faisant l'objet d'une évaluation pour ce qui est des règles de bon voisinage.

 

Ν. MELISSOVA : Avez-vous un commentaire à faire au sujet des contacts qu'a eus le ministre des Affaires étrangères ces jours-ci avec deux anciens ministres des Affaires étrangères de deux pays européens importants, l'Espagne et l'Allemagne, M. Moratinos et M. Fischer; le contenu de ces contacts?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Le gouvernement grec a des contacts étroits avec ces personnes, ils ont géré des questions très importantes, la relation est toujours très bonne, tant avec M. Moratinos, qu'avec M. Fischer, des discussions très intéressantes ont eu lieu sur la situation actuelle en Europe. Avec M. Moratinos des discussions détaillées ont eu lieu sur le Moyen-Orient, où ce dernier a été assez actif et naturellement ce sont des interlocuteurs avec lesquels nous serons en contact à l’avenir également.

 

Avez-vous d’autres questions ? Merci beaucoup.

 




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