Athènes, le 11 mars 2011
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, G. Delavekouras a fait une déclaration aujourd'hui suite aux déclarations du ministre des Affaires étrangères de la Turquie A. Davutoglu sur la menace de guerre existante (Casus belli) de la Turquie contre la Grèce, dans le cas où cette dernière exercerait son droit légal d'étendre ses eaux territoriales :
« Le parallèle que le chef de la diplomatie turque essaie d’établir est pour le moins inopportun.
La décision du Parlement grec concerne l’exercice d’un droit légal, conformément au droit international de la mer, aussi bien le droit conventionnel que coutumier.
La résolution de l’Assemblée nationale turque contient le fameux casus belli, qui se situe en dehors des limites de la légalité internationale et de la Charte des Nations Unies, continue d’empoisonner nos relations bilatérales et met en danger l’avenir de ces relations ainsi que la perspective européenne de la Turquie.
Le gouvernement grec demeure fermement attaché aux efforts visant à l’amélioration des relations gréco-turques. Les problèmes ne seront pas résolus au moyen d’actions dont le but est de créer des impressions, mais au prix d’efforts acharnés, en faisant preuve de responsabilité, de sincérité, de volonté politique et en investissant dans un avenir commun de paix. La levée de la menace de guerre est une condition préalable à cela et une obligation de la part de la Turquie ».