Μ. G. KOUMOUTSAKOS:
Bonjour. J’ai quelques communiqués à vous faire.
Après l’organisation réussie de la conférence « Entrepreneuriat vert et Environnement », le 8 juillet, le ministère des Affaires étrangères, en coopération avec le ministère du développement agricole, organise, mardi 16 septembre, une nouvelle conférence intitulée : « Entrepreneuriat rural – Produits grecs et Technologies de pointe ». Cette manifestation aura lieu à l’amphithéâtre « Y. Kranidiotis » du ministère des Affaires étrangères. D’autres manifestations de cette nature suivront, en coopération avec les ministères compétents. Elles permettent de présenter les innovations de l’industrie et du commerce grecs.
Aujourd’hui à 19h30, la ministre des Affaires étrangères, Mme Dora Bakoyannis offrira un dîner au ministère en l’honneur des ambassadeurs des pays musulmans en Grèce à l’occasion du Ramadan.
Demain, jeudi 11 septembre à 11h00, la ministre des Affaires étrangères, Mme Dora Bakoyannis recevra au ministère des Affaires étrangères l’experte indépendante de l’ONU sur les minorités, Mme McDoughall.
Le même jour, à 12h00, Mme la ministre s’entretiendra au ministère des Affaires étrangères avec son homologue serbe, M. Jeremic. A l’issue de cette réunion, des déclarations seront faites à la presse.
A 16h30, Mme Bakoyannis rencontrera son homologue de Hongrie, Mme Goncz et des déclarations seront faites à la presse vers 18h00.
Le ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Valinakis participera à ces deux rencontres.
Lundi 15 septembre 2008, la ministre des Affaires étrangères, Mme Dora Bakoyannis et le ministre adjoint, M. Valinakis se déplaceront à Bruxelles pour participer aux travaux du Conseil Affaires générales et Relations extérieures de l’Union européenne. Les points de l’ordre du jour sont, entre autres : les développements dans la région du Caucase, la situation dans les Balkans occidentaux et au Zimbabwe.
Le 16 septembre, dans l’après-midi, Mme Bakoyannis se rendra à Paris et prononcera une allocution sur le thème de la politique étrangère grecque, à l’Institut français des Relations Internationales (IFRI).
Mercredi 17 septembre, Mme la ministre aura une série de rencontres bilatérales à Paris avec ses homologues des cinq Etats d’Asie centrale. Le lendemain, jeudi 18 septembre, Mme Bakoyannis participera aux travaux du Premier Forum Union européenne – Asie centrale organisé sur les questions de sécurité.
Le 20 septembre, Mme Bakoyannis se rendra à New York en vue des travaux de l’Assemblée générale de l’ONU. Le programme définitif vous sera communiqué ultérieurement.
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En ce qui concerne les activités du ministre adjoint, M. Valinakis : jeudi 11 septembre à 20h00, M. Valinakis prononcera une allocution d’ouverture lors des travaux de la Conférence scientifique internationale organisée par le Centre hellénique des Etudes européennes (EKEM) sur le thème : « Le retour des Balkans – Menaces et défis dans une Europe du Sud-est contemporaine : Elaborer des réponses institutionnelles pour un avenir de paix et de prospérité ». A noter que la conférence se déroulera au Centre culturel européen « Delphes ». En marge des travaux du CAGRE, lundi 16 septembre, M. Valinakis s’entretiendra avec le commissaire européen en charge de la politique maritime et de la pêche, M. Borg.
Jeudi 11 septembre à 20h00, le ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Kassimis prononcera un discours à l’inauguration de l’exposition de photos organisée par l’ambassade de Hongrie à Technopolis sur le thème : « Les Grecs en Hongrie ». L’exposition sera inaugurée par la ministre hongroise des Affaires étrangères, Mme <Goncz.
Du 11 au 15 septembre, le SG des Affaires européennes, M. Katsoudas effectuera une visite de travail à Oslo, où il abordera des questions concernant le parcours du Traité de Lisbonne, la promotion de la PESC et l’immigration clandestine.
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Saisissant l’occasion de la publication d’un article, le 29 août, concernant le consulat général honoraire de Strasbourg, je dirais que l’article est totalement infondé. Le consulat général honoraire fonctionne bien et s’acquitte de ses tâches de manière satisfaisante. Très prochainement, M. Rosenstiehl prêtera serment et dirigera le consulat général honoraire à Strasbourg. M. Rosenstiehl a été choisi à l’issue d’une procédure prévue par la loi sur la désignation des consuls généraux honoraires.
Vos questions s’il vous plaît.
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M. KALARRYTIS : Connaissons-nous la raison de la visite de Mme McDoughall en Grèce ? Recherche-t-elle une certaine « minorité », a-t-elle informé [le ministère] de l’objectif de sa visite ?
Μ. G. KOUMOUTSAKOS : Permettez-moi de préciser quelques points concernant cette visite. Tous les pays signataires du Pacte des droits de l’homme, dont notre pays, acceptent que les experts indépendants de l’ONU sur ces questions reçoivent de la part des pays signataires une invitation ouverte, une « standing invitation », selon les termes du règlement et du mandat.
Par conséquent, il appartient à chaque fois à l’expert de demander une visite dans un pays donné. Récemment, Mme McDoughall a visité la France et la Hongrie.
Son programme, comme c’est toujours le cas et selon le mandat qui lui a été assigné, comprend deux parties. La première est définie en coopération avec le gouvernement du pays de la visite, dans le cas présent la Grèce. La deuxième est totalement libre, sur la base de son mandat et des normes agréées par les pays signataires du pacte susmentionné. Ces experts visitent les pays de leur choix et rencontrent les personnes de leur choix. Tel est donc le cadre de la visite de Mme McDoughall en Grèce, qui se trouve d’ailleurs déjà dans notre pays et y restera jusqu’au 17 septembre.
M. KOTTARIDIS : Pouvez-vous au moins nous dire quel sera son programme, la partie du programme définie en coopération avec la partie grecque ?
Μ. G. KOUMOUTSAKOS : Je ne l’ai pas sur moi en ce moment. Mais sans doute pourrais-je apporter des éléments supplémentaires ultérieurement, lors de la transcription du point de presse.
M. FOURLIS : Pouvez-vous nous confirmer si Thrace, d’autres régions géographiques sont inclues dans son programme ?
Μ. G. KOUMOUTSAKOS : J’ai exposé le cadre de sa visite en répondant à cette question précise. J’ai dit que le programme présentait deux aspects. Je pense l’avoir clairement expliqué. Je n’ai rien de plus à annoncer au sujet de son programme, en qualité de porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
M. POLLATOS : Partagez-vous le point de vue du Premier ministre de Skopje, M. Gruevski, à savoir que l’ARYM n’obtiendra pas de date d’ouverture des négociations d’adhésion avec l’UE au sommet de décembre prochain ?
Μ. G. KOUMOUTSAKOS : Je n’ai aucune raison de commenter les points de vue du Premier ministre du pays voisin. Toutefois, ces derniers temps nous constatons que le gouvernement du pays voisin entrave systématiquement le processus de négociations. Nous n’avons donc aucune raison d’être optimistes.
Cela étant, le processus est comme vous le savez en cours et je ne pense pas qu’il faille porter un jugement prématuré sur l’évolution des choses. Quoi qu’il en soit, si l’ambiance aujourd’hui est ce qu’elle est, c’est parce que le gouvernement de Skopje persiste à adopter des positions intransigeantes, à faire des déclarations contre-productives. Cette ambiance ne permet pas d’être optimiste.
Mme ANTONIOU : Monsieur le porte-parole, hier, l’ONU a annoncé le programme des rencontres de M. Nimetz avec ses négociateurs de Grèce et de Skopje. Attendez-vous du nouveau, par rapport aux rencontres précédentes ? Est-ce que cette fois, une proposition bien précise sera soumise ?
Μ. G. KOUMOUTSAKOS: Je pense que ma réponse précédente répond à cette question. Je vous ai dit ce qu’il en était de l’ambiance. J’ai également dit quand un processus est en pleine évolution, on ne peut préjuger des développements. Une constatation objective s’impose toutefois. L’ambiance présente les caractéristiques d’une attitude contre-productive de la part de Skopje. Nous n’en sommes pas responsables.
J’ajouterais que, au risque de me répéter, que ces derniers temps le gouvernement de Skopje a une attitude de plus en plus nationaliste, contre-productive.
De toute évidence, la tactique et la stratégie suivie par le gouvernement de l’ARYM est fixée sur le passé – pire encore en le déformant et en le falsifiant. Il risque de perdre l’avenir. Nous n’en sommes pas responsables.
Mme PELONI : Monsieur le porte-parole, est-ce que le ministère des Affaires étrangères, vu l’attitude contre-productive de Skopje, du gouvernement de Skopje, craint que Skopje entreprenne éventuellement certaines actions lors de l’Assemblée générale de l’ONU ? Si tel est le cas, le ministère est-il préparé ?
Μ. G. KOUMOUTSAKOS : Les Etats sont représentés et participent à ce processus très sérieux, à savoir les travaux de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies, tout en ayant fait leurs choix, en ayant fixé leurs priorités.
Je n’engagerais pas un débat sur ce que pensent ou pourraient penser les Etats qui participeront à cette assemblée, comme le pays voisin. La représentation grecque et la délégation grecque sont totalement préparées pour ce voyage.
M. STAVROULAKIS : J’aimerais savoir ce qu’il en est exactement de l’argent de l’ESOAB et de l’ARYM ? Allez-vous nous donner des précisions à ce sujet ?
Μ. G. KOUMOUTSAKOS : Je donnerais une réponse générale. Si vous pensez qu’il faille entrer dans le détail, puisqu’on en parle dans la presse, j’ai des éléments supplémentaires. Mais restons au niveau de la généralité.
La Grèce – on a pu l’observer lors des derniers développements – est caractérisée par une politique stable, par sa constance. Une constance dans la façon d’exercer sa politique, dans le respect de ses accords. Une constance à l’égard des programmes et politiques annoncés.
Par conséquent, en ce qui concerne l’ARYM, notre politique en matière de négociations sur le nom est caractérisée par la constance. Une constance qui a été testée et confirmée à Bucarest, de la façon la plus claire, et par la suite à Bruxelles. La Grèce fait preuve de fiabilité et de cohérence dans ce qu’elle annonce.
L’ESOAB, en tant que programme général, a été annoncé en 2002. Il a été étendu jusqu’en 2011 et jamais il n’a été question de suspendre son application. Cela étant, le déboursement des fonds par pays, dépend, premièrement du niveau de préparation et des propositions de financement de la part des pays intéressés, et deuxièmement, de toute une série de procédures qui doivent être achevées, sinon les fonds ne peuvent être versés.
M. KALARRYTIS : Cela ne dépend-il pas d’autres paramètres, c’est-à-dire l’attitude, etc. ? Est-ce une question d’ordre technique seulement ? Procédural ?
Μ. G. KOUMOUTSAKOS: L’ESOAB est un programme particulier axé sur le développement et les priorités en la matière. Il concerne la région et, bien entendu, la Grèce. Car une région développée aux portes de la Grèce présente aussi des avantages pour notre pays.
Notamment, en ce qui concerne la question des déboursements ; les déboursements de l’aide grecque, notamment pour le couloir 10 – un des programmes financés par l’ESOAB – commenceront après l’adjudication du projet, qui résultera d’un appel d’offre. Nous en sommes là. L’appel d’offre n’est pas encore terminé et le déboursement n’a pas encore eu lieu.
Je rappellerais ici que l’ESOAB concerne trois catégories de projets pour chaque pays : a) les grands projets sous la forme d’investissement public, b) les petits projets et c) la promotion des investissements privés.
La répartition prévue pour chaque pays est 79% pour la première catégorie de projets, 1% pour la deuxième et 19% pour la troisième.
Plus spécifiquement, en ce qui concerne l’ARYM, le montant total des fonds est de 74 millions d’euros environ. 79% de ce montant est consacré à l’axe 10 et un autre programme portant sur le réseau de fibres optiques à haut débit pour tous les pays de la région, dont le pays voisin. En ce qui concerne la deuxième catégorie, 8 projets ont été approuvés pour Skopje, ils concernent le domaine de la santé notamment et ont été achevés. Les 20% restants concernent les investissements privés et représentent environ 15 millions d’euros ; Sur les 6 investissements sélectionnés, 4 sont terminés.
C’est ainsi que se présente la situation aujourd’hui.
Mme KOURBELA : Une précision, car de nombreuses autres choses ont été entendues. Est-ce que les fonds de l’ESOAB proviennent des contribuables grecs ? Ils ne proviennent pas de l’UE. Car le pays voisin avait laissé entendre que…
Μ. G. KOUMOUTSAKOS : Si les fonds provenaient de l’UE, le titre du programme ne serait pas «Plan grec de restructuration économique des Balkans ».
M. KOTTARIDIS : Une question. Pensez-vous qu’il soit logique qu’en cette période de marasme économique en Grèce, alors que le gouvernement est à la recherche de fonds, par tous les moyens qui soient, qu’une telle somme soit donnée à un gouvernement qui, de toute évidence, ne cherche pas à avoir de bonnes relations avec nous ?
M. KOUMOUTSAKOS : D’une part, la constance de la politique étrangère de la Grèce constitue un avantage pour l’image du pays à l’international. Les programmes convenus seront mis en place par la Grèce sur la base des règles prévues.
D’autre part, la politique que nous appliquons quant à la question du nom demeurée en suspens, est une autre chose. Des négociations sont en cours et la position grecque est claire et ferme.
M. PAPATHANASSIOU : Vous avez dit que la partie de Skopje avait crée une ambiance pessimiste.
M. KOUMOUTSAKOS : Oui, c’est vrai.
M. PAPATHANASSIOU : Toutefois, la Grèce pour sa part, est-elle animée d’un esprit constructif ? Est-elle prête à se montrer favorable aux nouvelles propositions de M. Nimetz ?
M. KOUMOUTSAKOS : Le contour de la position grecque est bien connu et a été à plusieurs reprises répété. Je ne la répèterais pas. L’intention de la Grèce, sa politique, est de parvenir à une solution et non de faire perdurer cette question, qui a un impact négatif à de nombreux niveaux : les relations bilatérales, les ambitions européennes du pays voisin et bien entendu la coopération régionale.
Je répète donc que c’est dans cet esprit que nous entamons les négociations. Nous n’avons jamais cessé de participer aux négociations, nous avons toujours voulu que celles-ci se poursuivent et qu’une solution mutuellement acceptable soit atteinte. Toutefois, nous avons dit que la solution et les relations de bon voisinage constituaient une condition au parcours européen de Skopje.
La solution permettra au pays voisin d’entreprendre le parcours européen et euro-atlantique et de progresser car il s’agit d’une question de relations de bon voisinage. Nous l’avons souligné. La position grecque n’a guère changé. Il en va de même pour notre intention sincère et ferme de parvenir à une solution.
Mme NICOLAOU : Hier, la ministre a affirmé que la concertation et la coopération entre Athènes et Nicosie étaient permanentes et substantielles, et par conséquent, elles seraient davantage renforcées. Comment cette coopération sera-t-elle renforcée ? Une initiative sera-t-elle prise en vue des pourparlers qui se tiendront demain ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : Lorsque le moment sera venu et si le besoin se présente, les façons de renforcer la coopération seront annoncées. Par ailleurs, la visite officielle effectuée hier par M. Kyprianou – il s’agit de sa première visite en qualité de ministre des Affaires étrangères - faisait suite à celle de M. Downer à Athènes. Le fait que cette visite soit effectuée un jour avant l’ouverture des pourparlers atteste de l’intention et de la volonté de la Grèce de coopérer d’une manière substantielle avec la République chypriote.
M. FOURLIS : Au-delà de ces intentions, cette année M. Erdogan s’est rendu à Chypre, alors que M. Karamanlis n’y est pas allé. A-t-il l’intention de le faire, à savoir aller à Nicosie et s’impliquer d’une manière plus active ? Je sais qu’il est difficile pour vous de répondre à cette question car celle-ci concerne le Premier ministre. Toutefois, je voudrais vous poser une question concernant surtout Skopje car nous sommes surpris par les appréciations américaines et l’optimisme manifesté par certains acteurs ? Quelle est la source de cet optimisme ?
Vous avez à plusieurs reprises affirmé qu’une aide offerte par un tiers était toujours la bienvenue. Vous avez même été interrogés au sujet de savoir si cette aide pourrait provenir des Etats-Unis et vous n’avez jamais refusé – en tant que ministère- l’aide américaine. J’imagine donc qu’il serait opportun de demander à ceux qui vous aident ou qui sont disposés à le faire, la raison pour laquelle ils sont optimistes. Car, vous par contre, vous ne partagez guère cet optimisme.
M. G. KOUMOUTSAKOS : Il y a longtemps qu’une discussion sur des questions de ce genre n’a pas été menée. Pour éviter tout malentendu, permettez-moi de répéter la position de la Grèce : les efforts ou le soutien au processus de l’Organisation des Nations Unies, le seul et principal processus permettant de parvenir à une solution, sont les bienvenus. Mais en tant que tels et non pas en tant qu’initiatives en dehors du cadre de l’ONU. Je le répète car il y a longtemps que nous n’avons pas abordé cette question.
Les appréciations émises par la voie officielle ne sont que des appréciations. Toutefois, nos appréciations à l’heure actuelle, appréciations basées sur des incidents réels, sont celles que je vous ai présentées. Je n’ai rien d’autre à ajouter.
M. GOGAS : Une autre question relative à la réunion des partis au ministère sur le vote des Grecs de l’étranger. Y a-t-il du nouveau ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : Le ministre de l’Intérieur, M. Pavlopoulos a fait hier des déclarations à l’issue de la réunion. Dans son discours au Conseil ministériel, le Premier ministre s’est référé de manière claire à cette question. Pour ma part, puisque la réunion s’est tenue au ministère des Affaires étrangères et porte sur les Grecs de l’étranger, je regrette que cette discussion n’ait pas été productive.
Mme VOUDOURIS : Une question relative à la crise dans la région du Caucase puisque cette question – je l’imagine- fera l’objet des discussions menées lors de la rencontre entre la ministre des Affaires étrangères et ses homologues de Serbie et de Hongrie. La Russie, après la visite de la Troïka à Moscou, a annoncé son intention de déployer 6 700 troupes en Ossétie du Sud et en Abkhazie. Aujourd’hui un incident a eu lieu à un poste de garde frontalier en Géorgie. Pensez-vous que ces actions sapent les efforts entrepris par l’Union européenne en vue de désamorcer la crise ? La Grèce participe-t-elle à l’envoi de 200 observateurs en Ossétie du Sud et en Abkhazie ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : Je commence par la dernière question. Il est vrai qu’il a été convenu d’envoyer des observateurs européens dans la région. Cela a été également convenu avec Moscou lors du déplacement récent du Président français dans la capitale russe ainsi qu’avec la Géorgie. Cette discussion ainsi que la préparation de cet envoi avait commencé au niveau de l’Union européenne. Il ne reste que les détails techniques.
Il y a bien entendu une volonté en faveur de la présence grecque. Toutefois, la façon, l’ampleur et la forme de cette présence seront décidées ultérieurement car, comme je vous l’ai déjà dit, la discussion et la préparation de cet envoi ont à peine commencé.
Pour ce qui est de votre première question, je ne voudrais pas émettre de commentaire. L’important est de respecter ce qui a été convenu lors de la visite récente de M. Sarkozy à Moscou et à Tbilissi concernant le calendrier du retrait des forces, etc.
Si je ne m’abuse pas, il existe un délai d’ici au 1er octobre. Par la suite, le processus de négociation devrait débuter, un dialogue international en vue de régler ce problème. M. Sarkozy a fait une déclaration importante, à savoir que si ces délais et ce cadre étaient respectés, rien ne ferait obstacle au processus de préparation de la réunion au sommet prévu mi-novembre – 14 novembre si je ne m’abuse pas- entre la Russie et l’Union européenne.
M. SANTAMOURIS : Est-ce qu’une rencontre est prévue entre la ministre et son homologue serbe ou bien une telle rencontre dans le cadre de l’Assemblée générale des Nations Unies, est exclue ? Deuxième question : s’agissant de votre clarification, à savoir que tout effort de soutien au processus des Nations Unies est le bienvenu, celle-ci pourrait être interprétée comme un rejet de facto d’une éventuelle proposition américaine en marge de l’Assemblée des Nations Unies ? Merci.
M. G. KOUMOUTSAKOS : Pour ce qui est de cette position, celle-ci n’a pas besoin d’être clarifiée. Je pense qu’elle est bien claire. Il n’existe qu’un seul processus susceptible de produire des effets, le processus des Nations Unies. Cela est bien clair, il n’est pas question de rejet ou de non rejet. Tel est le cadre de la négociation.
S’agissant des rencontres, rien n’est prévu. Toutefois, je ne pourrais exclure l’éventualité d’une telle rencontre à New York car la ministre et les hauts fonctionnaires de Skopje seront à New York pour une semaine à peu près. Toutefois, force est de souligner que jusqu’à présent rien n’est prévu.
M. SANTAMOURIS : Lors de sa visite à Skopje, M. Richard Holbrook a demandé au pays voisin - d’après la presse de ce pays - de reconnaître le Kosovo. Si cela est le cas, éventuellement avant la fin de l’Assemblée générale des Nations Unies, pensez-vous que les paramètres principaux de la négociation sur la question du nom, changeront ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : Ma réponse ne sera pas très originale. Il s’agit d’une hypothèse et je ne réponds pas aux hypothèses. Quoi qu’il en soit, M. Holbrook a visité en tant que particulier le pays voisin. La déclaration a été consignée.
M. KARAKOSTAS : On entend parler d’une date précise, 26 septembre.
M. G. KOUMOUTSAKOS : Quand cela arrivera, la partie grecque procédera aux évaluations nécessaires.
M. POLLATOS : Vous avez dit que la politique de la Grèce sur la question de Skopje était ferme et crédible. La position du gouvernement en faveur d’une appellation internationale erga omnes reste-t-elle valable ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : Oui, tout à fait. Tout ce qui a été dit, reste valable.
M. POLLATOS : Une appellation internationale erga omnes.
M. G. KOUMOUTSAKOS : Tout ce qui a été affirmé par la voie officielle. Je vous proposer de recourir au discours du Premier ministre à Thessalonique. Il s’agit de la plus récente déclaration officielle sur cette question.
Mme ANTONIOU : Concernant les nouveaux passeports délivrés par le Kosovo. La Grèce les reconnaît-t-elle ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : Les passeports du Kosovo ne sont pas reconnus. Il existe toutefois un processus précis, le visa sur papier qui est ajouté au passeport.
M. TSAKAS : Il y a deux jours, le Président du Mouvement national de l’Albanie a fait une proposition, d’après laquelle l’Albanie préfèrerait la solution des deux appellations « Macedonia-Illirida». Il a également déclaré que les Albanais ne peuvent être les otages de l’ambition démesurée des Slavo-macédoniens qui demeurent fermes quant à la négociation sur le nom, afin que nous, Albanais ne puissions adhérer à l’OTAN ou à l’Union européenne. Que pensez-vous de cette proposition ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : Je ne sais pas quelle cause défend cette organisation. Cette organisation est probablement une organisation sérieuse et respectable mais je ne la connais pas. Il serait intéressant de poser cette question à mon homologue de Skopje.
M. TSAKAS : Une dernière question : Il y a eu de nombreuses rencontres entre les gouvernements de l’Albanie et de la Grèce. Le Pacte d’amitié de 1996 a été mentionné. Celui-ci porte sur les biens des citoyens des deux pays. Le délai pour l’inscription au cadastre expire le 31 octobre. Est-ce que ceux qui espèrent revendiquer leurs biens risquent de perdre leur droit y relatif ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : Pour ce qui est du Pacte d’Amitié de 1996 qui relève de la compétence du ministère, un article précis de cet accord porte sur la mise en place des comités qui étudieront toute une série de questions. Je pense qu’il serait intéressant de voir les conclusions de ces deux comités bilatéraux spéciaux.
Pour ce qui est du cadastre, adressez-vous au ministère de l’Environnement, de l’Aménagement du territoire et des Travaux publics.
Merci.