Athènes, le 16 février 2011
[Concernant les événements au Moyen-Orient :]
• Il s’agit sans aucun doute d’événements historiques. Nous suivons de très près la situation avec un sentiment d’inquiétude mais aussi d’espoir et comme vous l’avez dit, et je vous en remercie, la Grèce a une position unique dans la région. Nous faisons partie de la région. Nous entretenons depuis longtemps des liens traditionnels de compréhension mutuelle, de respect mutuel avec le monde arabe et pour cette raison je pense que la Grèce pourrait jouer un rôle important et à ce sujet je dirais que nous parlons du passage à la démocratie, à la vraie démocratie.
• Très certainement ce passage prendra du temps, soyons réalistes, cela ne se fera pas du jour au lendemain. Les changements ont déjà commencé, il n’y a pas de retour en arrière possible, cela est très important.
• Le non recours à la violence est le mot clé pour nous. Et un grand soutien sera nécessaire et de nouveau l’UE et la Grèce pourront jouer un rôle important.
• Au niveau politique, je pense que l'Europe, l'UE est prédestinée à jouer un rôle important en vue de contribuer à cette transition en faveur de la démocratie et les relations entre l'UE et le Moyen-Orient doivent être renforcées. Nous devrons jouer un rôle réellement actif. Au niveau économique, encore, l'Europe devra également jouer un rôle de soutien et être convaincante en faveur de ce mouvement.
• La Grèce se trouve dans une position difficile au niveau géopolitique, si vous voulez. Malheureusement plus de 90% des immigrés clandestins arrivent en Europe par le biais de la Grèce, des frontières gréco-turques. Nous prenons les mesures nécessaires, mais nous devons souligner que cela n'est pas seulement un problème propre à la Grèce, c'est un problème européen aussi. Nous voyons également les développements récents en Italie. Par conséquent, nous devons faire preuve de solidarité au niveau européen.
[Concernant le programme de valorisation du patrimoine de l’Etat et les déclarations des représentants de la troïka :]
• Tout d’abord, cette décision a été prise par le gouvernement grec. Nous avons pris cette initiative qui s’intègre dans notre programme de restructuration afin de valoriser au mieux tous nos biens immobiliers. Il y a eu une sorte de malentendu avec les représentants de la troïka, mais nous sommes entrés en contacts avec tous les responsables et je pense que le problème a été résolu afin que puissent être évitées des situations similaires à l'avenir.
• Pour éviter tout malentendu, j’aimerais dire que notre coopération avec le FMI et l’UE est très intense.
• Ce programme a été décidé et élaboré par le gouvernement grec et il est manifeste que le gouvernement grec définira les règles d’application de ce programme et garantira sa mise en œuvre.