Athènes, le 12 février 2009
M. G. KOUMOUTSAKOS : Bonjour. Mardi 17 février à 12h30, la ministre des Affaires étrangères participera à la rencontre du Premier ministre, M. Karamanlis avec le Président de la République d’Azerbaïdjan à Megaro Maximou.
Mercredi 18 février à 11h30, Mme Dora Bakoyannis rencontrera au ministère des Affaires étrangères le sénateur d’Illinois, M. Richard Durbin et le ministre des Finances de cet Etat, M. Alexi Giannoulias. Par la suite, à 12h30 elle s’entretiendra avec M. Barciela, membre du Comité central du parti communiste cubain et à 13h00, le Secrétaire général de l’AKEL, M. Kyprianou.
Le même jour, la ministre se déplacera à Vienne en vue de participer à la réunion de l’Assemblée parlementaire de l’OSCE qui se tiendra les 19 et 20 février. Mme Bakoyannis prononcera une allocution d’ouverture en sa qualité de présidente de l’OSCE. Aux travaux de l’Assemblée générale participeront le groupe de sept députés grecs à la tête duquel sera M. Skandalakis. M. Pagalos participera également en sa qualité de Président du Comité politique de l’Assemblée parlementaire de l’Union de l’Europe occidentale (UEO). Vendredi 20 février à Vienne la ministre s’entretiendra avec le Directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, M. El Baradei. Enfin, la réunion d’automne de l’Assemblée générale de l’OSCE se tiendra du 9 au 12 octobre 2009 à Athènes.
En ce qui concerne l’agenda des ministres des Affaires étrangères :
M. Valinakis s’entretiendra lundi 16 février avec le Président du Parlement du Chili. Mardi 17 et mercredi 18 février, le ministre adjoint aura des entretiens à Bruxelles avec des membres de la Commission européenne et du Parlement européen.
M. Varvitsiotis rencontrera aujourd’hui, jeudi 12 février à 14h00, le Président et le Conseil d’Administration de l’Union des Industries grecques. Demain, il participera aux travaux de la conférence internationale sur la « Stratégie de développement en Adriatique et en Mer Ionienne », qui se tient à Corfou. Et Lundi 16 février il s’entretiendra avec l’Ambassadeur d’’Arabie saoudite.
M. Kassimis assistera aujourd’hui à 12h00 à la cérémonie de la remise des lettres de créance des nouveaux ambassadeurs de Colombie, de Namibie, de Sierra Leone, de la Nouvelle-Zélande, du Honduras, d’Oman et de Tanzanie au Président de la République.
Je voudrais vous informer d’une évolution positive dans le cadre de l’OSCE. Aujourd’hui les 56 Etats membres de l’Organisation sont convenus de – comme vous le savez les décisions sont prises à l’unanimité – prolonger la mission des observateurs militaires non armés en Géorgie jusqu’au 30 juin. Il s’agit d’une évolution positive car, vu que toutes les décisions doivent être prises à l’unanimité, il n’était pas certain que cette décision aurait été prise. Je voudrais clarifier que cette évolution n’a aucun rapport avec la mission de l’OSCE en Géorgie dont le mandat a pris fin le 31 décembre.
Vos questions s’il vous plaît.
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M. SANTAMOURIS : A quel niveau se tient la réunion d’automne de l’OSCE ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : Il s’agit d’une réunion de l’Assemblée parlementaire de l’OSCE. Comme je vous l’ai déjà dit, hormis la réunion principale de l’Assemblée générale de l’OSCE qui se tiendra en mars à Vilnius, il y a également la réunion d’automne et celle d’hiver. Celle-ci se tiendra à Athènes à la date que je vous ai déjà donnée.
M. SANTAMOURIS : Deuxième question : Est-ce que l’agenda de l’OSCE prévoit une discussion à part sur les observateurs en Ossétie ? Quelles seront les questions abordées lors de l’entretien avec le Président de la République d’Azerbaïdjan ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : Pour ce qui est de la visite du Président de la République d’Azerbaïdjan, comme je vous l’ai déjà dit, la rencontre se tiendra au niveau de premiers ministres et par conséquent, je ne suis pas la personne compétente pour vous donner des informations sur cette question.
La discussion engagée à l’OSCE ne porte pas sur de nouvelles missions d’observateurs. Il s’agit de deux questions totalement différentes. La première question concerne les observateurs militaires non armés et la deuxième la présence de la mission de l’OSCE en Géorgie, une question qui demeure en suspens et, comme vous le savez, il y a sur la table des négociations la proposition de compromis de la présidence hellénique.
M. ATHANASSOPOULOS : Ma question porte également sur la Géorgie. Vous avez parlé de la prolongation de la mission des observateurs militaires non armés en Géorgie.
M. G. KOUMOUTSAKOS : Des observateurs militaires non armés.
M. ATHANASSOPOULOS : Bon. Et le siège sera à Tbilissi ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : Les observateurs militaires ont été envoyés en Géorgie en août dernier et leur mandat de six mois qui devrait expirer le 18 février. Ces missions opèrent dans des régions voisines de l’Ossétie du sud. Leur mandat est aujourd’hui renouvelé jusqu’au 30 juin 2009.
M. ATHANASSOPOULOS : Un instant, la présence de l’OSCE en Géorgie qui a pris officiellement fin le 31 décembre sera-t-elle prolongée de manière non officielle jusqu’au 31 mars ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : Actuellement, la mission a techniquement expiré. Cette expiration sera valable jusqu’au 30 juin et c’est jusqu’à cette date que le mandat des observateurs militaires est prolongée.
M. ATHANASSOPOULOS : Les observateurs militaires non armés relèvent de la mission dite expirée ou sont-ils directement placés sous l’autorité de Vienne* ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : S’agissant de cette question, aussitôt que j’aurai plus d’informations, je vous les communiquerai.
(* Ils relèvent de la mission de l’organisation à Tbilissi)
Mme VOUDOURIS : Pourriez-vous nous donner des informations sur l’agenda des consultations de la ministre avec le chef de la délégation américaine ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : Avant d’aborder l’agenda des consultations et à l’occasion de votre question, j’aimerais donner à cette visite la dimension qui lui convient car il y a diverses références à cette visite dans la presse. Par exemple, il est rapporté que cette visite a la forme d’une mission spéciale chargée d’apporter un message spécial du Président Obama à notre pays. Il ne faut rien exagérer. Certes, il s’agit d’une visite intéressante et importante qui se tient juste après la prise des fonctions du nouveau gouvernement américain. Et cela revêt une importance majeure. Toutefois, on doit envisager cette visite de la manière appropriée.
Des questions d’intérêt mutuel, international, régional et bilatéral seront abordées. Pour notre part, vu qu’il s’agit d’une rencontre informative, seront également abordées toutes les questions d’intérêt grec, à savoir la question chypriote, les positions de la Grèce sur la région des Balkans, sur nos relations avec les pays voisins, sur la situation au Moyen-Orient.
Mme NIKOLAOU : Est-ce que les fonctionnaires américains auront éventuellement d’autres contacts avec le Premier ministre également?
M. G. KOUMOUTSAKOS : Je ne le sais pas. Si une rencontre est prévue avec le Premier ministre, cela sera communiqué par le bureau du Premier ministre. En ce qui me concerne, je ne peux vous parler que de la rencontre avec la ministre des Affaires étrangères qui est prévue pour mercredi 18 février. S’il y a d’autres informations y relatives, elles vous seront communiquées.
M. PAPATHANASSIOU : Partagez-vous l’opinion exprimée par une partie de la presse d’après la quelle Athènes attend avec anxiété un message de la part des Etats-Unis ? Cela est-il vrai ? Il y a eu l’impression qu’Athènes attend avec anxiété certains messages des Etats-Unis concernant le début d’une nouvelle relation. Cela est-il valable ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : Je ne l’ai pas constaté. Les relations des Etats se développement à un rythme tout à fait normal. Un nouveau gouvernement est récemment installé aux Etats-Unis. Il est utile et opportun d’avoir le plus tôt possible l’opportunité d’engager une discussion sincère et détaillée et d’échanger des points de vue à tous les niveaux. Cela est utile, lorsque l’opportunité se présente.
Je répète que cela est positif lorsque cette opportunité apparaît en un temps bref, à savoir à l’heure où sont fixées les premières perceptions et priorités d’un nouveau gouvernement. Cela dit, il n’y a rien d’urgent, ni d’extraordinaire, rien qui pourrait causer de l’anxiété.
M. KAPOUTSIS : Est-ce que la visite des sénateurs américains est organisée par le Congrès américain et s’inscrit dans le cadre des visites protocolaires effectuées par les membres des parlements des pays amis et alliés ? Est- elle organisée par un autre acteur, par le ministère des Affaires étrangères, la Maison blanche ? Qui organise cette visite des sénateurs américains ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : Je vous dis en toute sincérité que tous ces détails ne m’ont guère préoccupé. Car les visites des sénateurs dans des régions ou des Etats, effectuées en petits ou grands groupes, n’est pas une pratique inhabituelle. Je ne comprends pas pourquoi nous devons envisager de cette manière ces visites qui constituent une pratique courante.
M. KAPOUTSIS : Permettez-moi de vous expliquer. Il existe une différence entre les visites effectuées par des sénateurs en leur qualité de membres du congrès et celles effectuées par des sénateurs au nom du gouvernement américain qui visent à apporter un message. Ce sont deux choses différentes.
M. G. KOUMOUTSAKOS : Merci pour l’explication mais je répète qu’il n’est pas question de représentation ou d’’une visite à caractère extraordinaire.
M. SANTAMOURIS : D’après les communications, la visite de M. Holbrooke en Afghanistan est une mission américaine à travers le monde…
M. G. KOUMOUTSAKOS : Il s’agit d’une visite effectuée par des envoyés personnels spéciaux…
M. SANTAMOURIS : …[la visite] de l’envoyé au Moyen-Orient et celle de ces messieurs en Grèce. Y-a-t-il d’autres missions dans des régions d’intérêt pour les Etats-Unis et, si cela n’est pas le cas, pensez-vous l’intérêt des Etats-Unis pour la région s’affaiblit ou augmente, vu qu’ils [les sénateurs] visiteront la Turquie et Chypre ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : Je ne suis pas le porte-parole du State Department et par conséquent ce n’est pas à moi qu’il revient de parler des missions des envoyés américains. Cette visite dans notre pays n’a aucun rapport avec les fonctions assumées par M.M Mitchell et Holbrooke. Il ne faut pas confondre deux choses différentes.
M. SANTAMOURIS : Excusez-moi, il y a probablement un malentendu. J’ai dissocié ces deux visites…
M. G. KOUMOUTSAKOS : Je ne l’ai pas compris. Excusez-moi, c’est ma faute.
M. SANTAMOURIS : J’ai fait la distinction entre les deux visites. J’ai dit qu’il y avait la mission de M. Holbrook au Moyen-Orient et celle dont nous parlons.
M. G. KOUMOUTSAKOS : Il s’agit d’une visite et non pas d’ « une autre mission ». D’après mes informations, dans le cadre de cette visite s’effectueront des rencontres à Nicosie, à Athènes et dans deux villes de la Turquie, Ankara et Constantinople. Il y a de l’intérêt pour cette région et cela est un élément positif qui doit être noté en tant que tel. Il n’y a rien d’autre à discuter.
M. PAPATHANASSIOU : Est-ce que l’Ambassade grecque à Washington estime que le sénateur est l’envoyé du Président Obama ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : J’ai répondu à cette question. Cela n’est pas le cas.
M. SANTAMOURIS : Qu’y a-t-il de nouveau pour la visite de la ministre aux Etats-Unis ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : La ministre des Affaires étrangères visitera les Etats-Unis en sa qualité de présidente de l’OSCE. Une rencontre est prévue avec la Secrétaire d’Etat américaine, Mme Clinton le 25 février. L’agenda complet vous sera communiqué aussitôt qu’elle sera finalisée.
Merci et bon après -midi.
Traduction non officielle