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Athènes, le 15  avril 2010

 

M. G. DELAVEKOURAS : Bonjour. Je commencerais par l’agenda de M. Droutsas, ministre adjoint des Affaires étrangères. Aujourd'hui, à 12h00, le ministre adjoint informera le Comité permanent Défense nationale et Affaires extérieures du Parlement sur sa récente visite en Turquie, les relations de la Grèce avec la Turquie et les relations euro-turques.

Demain, vendredi, à 11h00, le ministre adjoint aura une rencontre avec son homologue suédois, M. Belfrage, au ministère des Affaires étrangères.

Une rencontre est prévue avec les eurodéputés grecs la semaine prochaine, mais la date n’a pas encore été fixée. Jeudi 22 et vendredi 23 avril, M. Droutsas participera aux travaux du sommet informel des ministres des Affaires étrangères de l’OTAN qui se tiendra à Tallin.

Le premier jour, les travaux porteront sur le nouveau concept stratégique de l’OTAN, la restructuration du siège de l’Alliance ainsi que la « politique des portes ouvertes ». Par ailleurs, jeudi, lors du dîner de travail seront abordées les questions relatives à la défense antimissile et à la politique nucléaire.

Par la suite, vendredi 23 avril, se tiendra une rencontre du Conseil euro-atlantique portant sur les relations OTAN – Russie, mais aussi une rencontre avec les pays contribuant à l’ISAF, avec la participation du ministre des Affaires étrangères de l’Afghanistan, où seront abordés entre autres questions, celle de la formation des forces de sécurité dans le pays.

En ce qui concerne l’agenda de M. Kouvelis, vendredi 16 avril, il se rendra aux Etats-Unis et plus spécifiquement à New York et par la suite à Chicago afin de participer à des manifestations organisées par la Diaspora grecque et de promouvoir des questions relevant de la diplomatie économique. Il aura une rencontre avec l'archevêque d’Amérique, Dimitrios, avec des représentants de la Diaspora grecque ainsi que, M. John Holmes, Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires humanitaires et à la coopération au développement. En outre, il prononcera une allocution à l’Université Columbia sur le thème « diplomatie – défis et perspectives » et aura une rencontre avec M. Robert Menendez, sénateur du Parti démocratique, et M. Alexis Yannoulias, sénateur candidat dans l’Etat d’ Ιllinois. A Chicago, il aura des rencontres avec des membres de la diaspora et des hommes d’affaires américains. Il rencontrera également le Métropolite Iakovos. M. Kouvelis quittera les Etats-Unis le 25 avril.

J’aimerais me référer à une autre question et il serait utile que vous promouviez cette question en tant que journalistes. Notre ambassade en Afrique du Sud, à Pretoria a consacré une partie de son site Internet à la Coupe du monde de football 2010 qui aura lieu en Afrique du Sud. L’adresse Internet est : www.mfa.gr/pretoria.

On peut y trouver des informations très utiles concernant les moyens de transport, la sécurité, les hôtels, des informations générales sur le pays permettant à ceux qui souhaitent y voyager pour participer à la coupe du monde d’être pleinement informés. Des numéros d’urgence de l’ambassade sont également fournis. Si vous pouviez, il serait utile que vous passiez l’information aux journalistes sportifs des médias que vous représentez. Je vous remercie et suis à votre disposition pour la séance de questions.

 

MME N. MELISSOVA : J’aimerais savoir si et dans quelle mesure la création du Conseil de coopération de haut niveau Grèce - Turquie avance en vue de l’arrivée à Athènes du Premier ministre turc et si l’on a commencé à définir les domaines de priorités de la coopération.

 

M. G. DELAVEKOURAS : Tout d’abord, j’aimerais vous dire qu’aujourd’hui que le ministre adjoint des Affaires étrangères a envoyé une lettre à tous les ministres qui seront impliqués dans le Conseil de coopération de haut niveau. Dans cette lettre, il est en fait demandé que soient définis des points de contact dans chaque ministère impliqué ainsi que des groupes de travail qui se chargeront de la préparation des questions spéciales par ministère.

La semaine prochaine ces groupes de travail se réuniront au ministère des Affaires étrangères pour procéder aux préparations nécessaires afin que dans le courant du mois de mai, selon nos prévisions, puisse avoir lieu la visite du Premier ministre turc et que nous ayons préparé le terrain pour une réunion utile avec des résultats tangibles.

La logique de la visite est la suivante : viendront d’abord les ministres, qui auront des contacts avec leurs homologues grecs et par la suite viendra M. Erdogan pour participer à la 1er Réunion du Conseil de coopération de haut niveau.

Je saisis également cette occasion pour me référer à un autre point qui n’a pas été mentionné dans les déclarations faites après la rencontre du ministre adjoint des Affaires étrangères avec le ministre bulgare des Affaires étrangères. Lors du dîner de travail qui a suivi les déclarations, a été convenue en principe une rencontre du Conseil de coopération de haut niveau de la Grèce avec la Bulgarie, qui devrait avoir lieu dans le courant de l'été, probablement en juin ou juillet, cela n'ayant pas encore été défini.

Une première discussion a eu lieu au niveau des deux ministres sur le contenu que pourrait avoir ce Conseil de coopération de haut niveau. Il y a un grand nombre de questions que nous pourrions aborder avec la Bulgarie, comme les infrastructures, les réseaux routiers, les réseaux énergétiques, les questions environnementales, la gestion des ressources aquatiques.

Tout cela sera précisé ultérieurement et nous espérons pouvoir réaliser  l’initiative des Premiers ministres grec et bulgare sur la mise en œuvre d’un Conseil de coopération de haut niveau avec la Bulgarie également dans le courant de l’été.

 

MME N. MELISSOVA : Y aura-t-il une rencontre de trois jours au niveau des Premiers ministres.

 

M. G. DELAVEKOURAS : Le Premier ministre grec a l’intention d’inviter ses homologues turc et bulgare pour une rencontre de trois jours, laquelle sera notamment consacrée à la question d'Evros et des inondations dans cette région. Cela étant, il s'agit d'un processus différent du Conseil de coopération de haut niveau, qui sera bilatéral, entre la Grèce et la Bulgarie.

 

M. G. VLAVIANOS : Monsieur le porte-parole, ces derniers temps on peut lire des articles disant, en quelque sorte, que nous sommes pressés pour ce qui est des questions avec la Turquie et s’interrogeant sur la question de savoir dans quelle mesure nous sommes en position de force vis-à-vis de la Turquie, compte tenu de la situation économique actuelle, pour pouvoir justement faire avancer le processus. Pouvez-vous nous dire quelques mots à ce sujet?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Bien entendu. Les pas que nous entreprenons sont des pas prudents. Dès que le nouveau gouvernement a assumé ses fonctions, il a dit que la volonté de la Grèce est de consentir un réel effort de rapprochement avec la Turquie. Cela est dans l’intérêt de la Grèce.

 

La partie turque a fait des déclarations similaires à tous les niveaux des chefs politiques du pays voisin.

 

Les pas entrepris font suite à une très bonne préparation. Une série de rencontres ont eu lieu tant au niveau du Premier ministre que du ministre adjoint des Affaires étrangères. Ces rencontres ont pour objet de jeter les bases de coopération, d’élargir le champ de coopération, que les deux pays recherchent de nouveaux domaines sur lesquels ils pourraient travailler en commun, afin de créer cette base qui nous permettra de faire avancer le rapprochement politique des deux pays.

 

La Grèce ne se fait pas d’illusions. Elle a pleinement conscience de la réalité et elle avance avec réalisme. Il n’est ni question d’optimisme, ni question d’espoir ou autre. Nous avançons dans les domaines qui offrent une base commune, dans lesquels les pays ont des intérêts communs et le progrès qui sera réalisé sera à l'avantage des deux pays.

 

C’est la condition primordiale. Nous savons très bien quels sont les problèmes et quels sont les défis pour la partie turque. Et une véritable normalisation des relations des deux pays ne peut avoir lieu si la Turquie ne change pas d'attitude. C'est une condition sine qua non pour que les relations entre les deux pays puissent parvenir au niveau souhaité.

 

La Grèce veut des relations de bon voisinage avec la Turquie. C’est une condition préalable. Et c’est la condition préalable à la perspective européenne de la Turquie. Nous sommes un pays au franc-parler pour ce qui est des questions européennes, un pays affirmant que la Turquie doit avoir une perspective ouverte de pleine adhésion à l'Union européenne. Cela devra néanmoins avoir lieu dans le plein respect de toutes les conditions préalables définies par l'Union européenne, notamment les relations de bon voisinage, le respect du droit des minorités et des libertés religieuses, la bonne coopération dans toutes les questions dont nous nous occupons, comme l'immigration clandestine, l'Egée.

 

Cela étant, une décision importante a été prise, la mise en place du Conseil de coopération de haut niveau. En fait, il s’agit d’une base de coopération différente entre les deux pays. Cette coopération est valorisée au niveau ministériel. Les ministres sont appelés à travailler ensemble, les administrations publiques des deux pays sont invitées à avoir un contact permanent, à rechercher de nouveaux champs de coopération pour pouvoir faire avancer les relations. Mais il faut toujours faire preuve de réalisme, faire des pas prudents et toujours tenir compte de l’intérêt de la Grèce.

 

Vous avez parlé de la position de force de la Grèce : la Grèce est un pays fort, qui est aujourd’hui confronté à des défis économiques majeurs. Les principales caractéristiques de la Grèce ou de la politique grecque n'ont pas changé. Nous devons par contre changer ce que nous faisions de faux jusqu’à présent. Nous changerons cela, nous corrigerons. Cela ne veut toutefois pas dire que la Grèce dans ces relations internationales ne peut pas regarder ses interlocuteurs dans les yeux.

 

M. M. POLLATOS : Pouvez-vous nous dire quand aura lieu le prochain tour des contacts exploratoires et si la seule question est celle du plateau continental? Est-ce que seront également abordées les questions que M. Davutoglu veut? Est-ce que l'agenda a été défini?

 

M. G. DELAVEKOURAS : La date de la réunion n’a pas encore été fixée. Nous avons annoncé notre intention d'effectuer la rencontre, le 43e tour des contacts exploratoires avant la visite de M. Erdogan à Athènes. Lorsque nous aurons des informations précises, nous l’annoncerons.

 

Pour la Grèce, il est clair que l’un des sujets des contacts exploratoires est la délimitation du plateau continental. Il n'y a pas d'autre sujet.

 

MME. A. BOUDOURIS : Le Premier ministre de l’ARYM, M. Gruevski viendra à Athènes vers la fin du mois pour participer au congrès du magazine Economist. Est-ce qu’une rencontre bilatérale est prévue avec le Premier ministre grec ? Pourriez-vous nous donner quelques détails concernant son déplacement en Grèce ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Aucune demande n’a été formulée et aucune information y relative ne nous est parvenue. D’après nos informations, M. Gruevski a directement été invité par les organisateurs du congrès du magazine Economist. Toutefois, je n’ai pas plus d’informations à ce sujet.

 

MME. A. BOUDOURIS : Dimanche, se tiendront les dites « élections présidentielles » dans les territoires occupés. Est-ce que vous pensez que leur résultat sera déterminant pour les évolutions relatives à la question chypriote ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Tout d’abord, pour ce qui est de ces élections, les dites élections, il s’agit d’un processus dont la légalité fait l’objet bien entendu d’un examen tout comme son résultat. Nous ne devons pas oublier que dans les territoires occupés il y une armée d’occupation, il y a des colons.

 

Il est très important pour l’évolution du processus de voir qui le Président Christofias aura en face de lui au lendemain des élections en questions. Le Président Christofias a consenti de grands efforts en faisant preuve d’une attitude très constructive en vue de faire avancer ces négociations. Il y a eu du progrès, bien qu’il ne s’agisse pas du progrès escompté. Toutefois, ce progrès est mesurable ce qui ne doit pas être  négligé par le nouveau interlocuteur quel qu’il soit dans le cadre des négociations.

 

Le choix de l’interlocuteur revêt une grande importance. Des déclarations sont faites, montrant que pour certains dans les territoires occupés la solution n’est pas souhaitable et cela portera surement un fort coup au processus de négociation. Toutefois, il faudra attendre de voir comme les choses évolueront.

 

MME. D. ANTONIOU : Lors de la récente visite du Premier ministre à Nicosie, il a été affirmé, entre autres, qu’Athènes et Nicosie coordonnent leurs actions vis-à-vis des celles entreprises au sein de l’Union européenne en vue d’appliquer le règlement relatif au commerce direct avec les territoires occupés. Avez-vous des informations y relatives ? Avons-nous entrepris des actions ?

 

Deuxième question : est-ce que les autorités grecques compétentes sont au courant des efforts consentis en vue d’appliquer de nouveau ce règlement vu que cette question figure depuis le mois de décembre sur le site web de la Commission parmi d’autres dossiers en souffrance ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : L'impression est donnée que la Commission européenne utilise les changements apportés par le Traité de Lisbonne pour procéder à certaines actions liées au règlement sur le commerce direct. En réalité, la Commission a transmis au Parlement quelque 500 règlements en suspens. La procédure de prise de décision concernant ces règlements a changé et désormais les décisions sont prises avec la procédure de codécision.

 

A cet égard, c’est une  question de bonne foi qui se pose. Ce règlement n’est pas un règlement insignifiant. Ce règlement porte atteinte aux intérêts vitaux d’un Etat membre. Il est inconcevable qu’une consultation n’ait pas lieu avec l’Etat membre concerné avant de procéder à une action de ce genre. En effet, ce processus commence maintenant, il a commencé il y a quelques jours  dans le cadre du Parlement européen.

 

La République chypriote a d’ores et déjà exprimé certaines de ses positions. Nous pensons que les arguments de la Commission manquent de base juridique. La République chypriote consentira cet effort et la Grèce sera à ses côtés sans cesse en mettant à disposition tous ses moyens tant au sein du Parlement européen, que du Conseil. C’est au sein de ces institutions que nous déploierons nos efforts.  Cela dit, nous devons faire preuve de prudence mais la Commission doit pour sa part faire ce qui va de soi, à savoir coopérer avec les Etats membres. La Commission est tout à fait consciente du fait que cette question est liée aux intérêts vitaux d’un Etat membre et a un impact indéniable sur le processus de négociation, en conséquence de quoi il est impensable qu’elle la considère comme une question procédurale.

 

MME D. ANTONIOU : Est-ce qu’une approche différente aurait dû être suivie ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Il s’agit d’une question politique, d’une question purement politique. Par conséquent, cette question ne doit pas être envisagée dans le cadre d’un processus, à savoir dans le cadre de l’examen des 500 règlements en suspens. C’est une question de fond. On ne peut pas parler de bonne foi quand on ne procède pas aux actions évidentes, à savoir à une consultation avec l’Etat membre concerné qui est la République chypriote.

 

Mme M. RIGOU : Je voudrais revenir sur la question relative aux territoires occupés et aux déclarations de M. Dervis Eroğlu concernant les pourparlers. M. Eroğlu avait, à maintes reprises, affirmé sa volonté en faveur de la reprise des négociations à zéro, il s’adresse sans cesse aux colons et il a même affirmé que Mehmet Ali Talat avait pleuré lorsque Chypre avait été divisée tandis que lui était content.

Qu’est-ce que cela signifie pour les pourparlers dans la pratique ? Est-ce que cela pourrait éventuellement faire capoter les négociations ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Je ne voudrais pas en ce moment conjecturer sur une question qu’on ignore. Toutefois, il est certain que ces déclarations sont tout à fait négatives et portent atteinte au processus. Cela va de soi. Tout d’abord, de grands efforts sont consentis depuis très longtemps, des efforts qui ont apporté un certain progrès. On doit garder ce progrès en tête. Aucun ne pourra accepter de recommencer les négociations à zéro. Cette éventualité n’existe pas.

 

Cela dit, sur le fond, l’impact sur le processus sera irréversible si de la part de la communauté Chypriote turque il y a une personne qui ne souhaite pas parvenir à une solution. Cela est bien évident.

 

Mme M. RIGOU : La partie Chypriote turque s’est à maintes reprises référée à la participation d’Ankara à l’ensemble du processus et notamment à la participation de M. Dervis Eroğlu. Comment coopère notre partie pour faire face à ce double front ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Tout d’abord, il convient de clarifier la relation entre la Turquie et les territoires occupés ainsi que la relation entre la Grèce et la République de Chypre. Dans le cas de la Turquie, il s’agit d’un pays qui entretient une armée d’occupation et qui influe de manière considérable sur tous les développements dans les territoires occupés. D’un autre côté, la Grèce et Chypre sont deux Etats indépendants liés par des relations fraternelles et qui coopèrent. La Grèce est toujours aux côtés de la République de Chypre de toutes ses forces.

 

Toutefois, ces deux cas sont tout à fait différents. C’est pourquoi nous disons que l’intervention de la Turquie est nécessaire. Elle est nécessaire au niveau politique afin de préparer la voie pour parvenir à une solution. Car, si la Turquie ne fait pas preuve d’une véritable volonté politique en faveur d’un règlement, nous ne parviendrons jamais à une solution.

Je ne veux pas conjecturer sur l’issue mais je répète que le rôle d’Ankara est sûrement déterminant dans cette affaire. Pour notre part, nous espérons que nous pourrons réaliser du progrès.

 

M. KAPOUTSIS : Quand est-ce que les diplomates grecs se sont rendus compte de l’intention des Européens de soulever de nouveau la question du commerce direct avec les territoires occupés ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Cette question n’est pas nouvelle. Cette question existe depuis très longtemps et les positions y relatives de la Commission sont bien connues. La Commission avait dans le passé également tenté de promouvoir cette question sur une base juridique à laquelle nous nous sommes, je le répète, totalement opposés. En ce moment, nous avons l’impression que la Commission fait preuve de mauvaise foi. Car il est impensable de procéder à une telle action sans avoir préalablement consulté l’Etat membre concerné.

 

Telle est le fond du problème. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir dans le cadre de cette négociation afin que nos positions soient prises en compte.

 

M. KAPOUTSIS : (hors micro) Nous avons perdu la bataille.

 

M. G. DELAVEKOURAS : Nous n’avons rien perdu. Tout d’abord, sur le fond, cela ne signifie en aucun cas que les positions de la Commission sur la base juridique sont acceptées par les Etats membres ou par les services juridiques.  Nous ne sommes pas d’accord sur le fond. Et nos arguments sont très solides.

 

Cela dit, nous livrerons notre bataille au sein tant du Parlement européen que du Conseil. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour parvenir au meilleur résultat possible. Et nous pourrons y parvenir. Ce processus vient juste de commencer et nous ne savons pas combien de temps cela durera. Ce n’est pas la première fois que nous sommes confrontés à une telle situation mais nous y ferons face comme nous l’avons fait dans le passé dans le but de réussir.

 

Mme S. RISTOVSKA : Avez-vous des informations relatives à une nouvelle rencontre avec M. Nimetz ? Car on parle d’une éventuelle rencontre ce mois-ci à New York.

 

M. G. DELAVEKOURAS : Non, nous n’avons pas d’informations relatives à une rencontre imminente du négociateur. Aucune rencontre n’est encore prévue. Cela est important, nous l’avons déjà dit, il faut très bien préparer tout effort qui sera consenti. Les deux parties devront avoir des contacts réguliers et cet effort, une fois consenti, doit apporter des résultats. Mais nous sommes déçus par l’attitude négative de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine, une attitude qui se reflète sans cesse dans ses actions et déclarations.

 

L’attitude positive de la Grèce se heurte systématiquement à l’attitude négative de l’autre partie ; le dernier exemple étant l’affaire concernant la présidence imminente de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine au Conseil de l’Europe. Ces provocations viennent en effet confirmer qu’il est absolument nécessaire de régler la question du nom avant de pouvoir parler de l’adhésion de ce pays  à l’OTAN et de l’ouverture des négociations au sein de l’Union européenne.

 

Mme S. RISTOVSKA : Une question sur la Présidence de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine. Qu’a fait la Grèce ? Dans votre communiqué, vous avez dit qu’elle avait procédé à certaines démarches.

 

M. G. DELAVEKOURAS : Nous sommes en contact avec tous nos partenaires au sein du Conseil et avec le secrétariat du conseil, car il est manifeste que les chefs de l'ARYM s’efforcent actuellement d’abuser de la fonction que [l’ARYM] assumera au sein d’une organisation internationale, à travers le processus de la présidence par rotation, pour promouvoir leurs propres actions. Ce n’est pas chose courante dans le cadre des relations internationales. Des actions de ce genre ont été aussi condamnées lorsque ce pays a tenté des actions similaires dans le cadre des Nations Unies. Cela était inacceptable, comme cela l'est également aujourd’hui.

Je vous remercie.

 

 

 

 




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