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Athènes, le 14 juillet 2010

 

Points principaux :

 

·          « Les autorités turques ont émis un NAVTEX enregistré sous le numéro 507/10 et en date du 12 juillet concernant la réalisation de recherches scientifiques par le navire turc « Piri Reis » dans une région de la méditerranée du Sud-est qui, selon les dispositions du droit de la mer, couvre également le plateau continental grec de Rhodes et de Castellorizo. Des instructions ont été données à l’ambassade de Grèce à Ankara, afin que celle-ci effectue une démarche auprès du ministère turc des Affaires étrangères et demande la cessation de toute activité de recherche visant à porter atteinte aux droits souverains de la Grèce dans la région. Par la suite une note verbale sera émise. Le ministère des Affaires étrangères est en coordination continue avec les ministères de la Défense et de la Protection du citoyen et nous continuerons de suivre de près la question toujours en fonction de la défense des droits souverains de la Grèce ».

·          « Ces actions de la partie turque nous préoccupent et vont à l’encontre de la volonté proclamée des deux Premiers ministres de la Grèce et de la Turquie en faveur de l’amélioration des relations bilatérales et de la coopération entre les deux pays. Cette contradiction entre ce qui est fait et ce qui est dit par les chefs politiques de la Turquie vient inévitablement alourdir le climat en vue également du prochain tour des contacts exploratoires qui se tiendra le 19 juillet en Turquie et lors duquel sera également soulevée la question de la délimitation du plateau continental entre les deux pays dans cette région ».

 

 

Texte intégral du point de presse

 

M. G. DELAVEKOURAS : Bonjour.

 

Demain, le ministre adjoint des Affaires étrangères se déplacera au Kazakhstan, qui assume la présidence de l'OSCE pour 2010. Les 16 et 17 juillet se tiendra une réunion informelle des ministres des Affaires étrangères de l'OSCE et la 17e réunion ministérielle de l’OSCE qui s’est tenue à Athènes en décembre dernier a en quelque sorte marqué la fin de la présidence grecque qui a été couronnée de succès. Nous avons réussi, lors de cette présidence, à instaurer le «processus de Corfou» et l’OSCE comme principal thème de discussion de la sécurité européenne.

Nous sommes convenus d’un processus pour la poursuite de cette discussion sur la sécurité européenne. Les rencontres se sont poursuivies au cours des six derniers mois et à Almaty également où se tiendra la conférence ministérielle et où les ministres des Affaires étrangères auront l'occasion d'évaluer le progrès accompli jusqu'à présent et de définir les prochaines actions à entreprendre.

Lors des rencontres qui ont eu lieu jusqu’à aujourd’hui, différentes propositions ont été présentées et discutées. Ces propositions concernent tous les aspects de la sécurité européenne, le domaine politico-militaire, l'environnement, l'énergie, l'économie, l'alerte rapide, la prévention des conflits et les droits de l'homme.

Lors de la réunion ministérielle à Athènes, il a été décidé que le Kazakhstan, qui assumera la prochaine présidence, prépare un rapport intérimaire qui constituera la base des discussions qui se dérouleront les 16 et 17 juillet à Almaty.

Lundi 19 juillet, à 12h00, le ministre adjoint des Affaires étrangères aura une rencontre avec le ministre des Affaires étrangères de la République chypriote, qui effectuera une visite dans notre pays. Cette rencontre sera suivie d'un point de presse et d'un déjeuner de travail.

Mardi 20 juillet, M. Droutsas se rendra à Kaboul, où il participera à la conférence internationale sur l’Afghanistan. Cette conférence fait suite à celle de Londres, en janvier dernier, et son objectif est de dresser le bilan du dernier semestre et de maintenir le rythme dans le but de transférer progressivement les responsabilités à la partie afghane. Cette conférence n'aura pas le caractère d'une « conférence de donateurs ».

Comme vous le savez, notre pays, a offert une aide humanitaire importante et assure une présence militaire importante. La conférence sera présidée par le Président de l’Afghanistan, M. Karzaï et le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki Moon.

Mercredi 21 et jeudi 22 juillet, M. Droutsas accompagnera le premier ministre qui effectuera une visite officielle en Israël et les territoires palestiniens, où il aura des rencontres avec le Premier ministre Netanyahou et le Président Abbas. Le bureau du Premier ministre fournira de plus amples renseignements sur le programme qui n'a pas encore été défini. Pour ma part, je dirais que cette visite marque l'attachement ferme du gouvernement grec en faveur du processus de paix au Moyen-Orient et du rapprochement des relations tant avec Israël que le monde arabe.

Nous entretenons des liens étroits de coopération, des liens francs tant avec Israël que l’Autorité palestinienne et nous voulons approfondir ces relations. Nous voulons que la Grèce joue – et elle peut le faire – un rôle dans le processus de paix au Moyen-Orient.

Lundi 26 juillet, le ministre adjoint des Affaires étrangères participera au Conseil Affaires générales et Relations extérieures, qui se tiendra à Bruxelles. Concernant les affaires générales, le programme de la présidence belge sera présenté et il y aura une préparation de la réunion du Conseil européen, le 16 septembre. Ladite réunion extraordinaire se tiendra en présence des ministres des Affaires étrangères et son principal objet portera sur les relations entre l'Union européenne et ses partenaires stratégiques, notamment la Chine et l'Inde. Le cadre des négociations d'adhésion de l'Islande et le Service européen pour l'Action extérieure seront également abordés. Concernant les affaires étrangères, différents dossiers seront examinés, comme la situation au Soudan, l’Iran et sa coopération avec l’AIEA, l’approche européenne tant au niveau politique qu'opérationnel sur la situation à Gaza et le progrès du processus de paix au Moyen-Orient, ainsi que les relations avec les partenaires stratégiques et notamment le Brésil et l’Inde.

Le 27 juillet, aura lieu la première séance du Conseil ministériel mixte Grèce – Bulgarie, sous la présidence des deux Premiers ministres à Sofia.

Suite à un courrier y relatif du ministre adjoint des Affaires étrangères à l’attention des ministres de onze ministères,  – à savoir les ministères des Finances, de la Défense nationale, de l'Economie, de la Compétitivité et de la Marine, de l'Environnement – Energie et Changement climatique, de l’Education – Enseignement tout au long de la vie et Cultes, des Infrastructures – Transports et Réseaux, du Travail & Assurance sociale, de la Santé & Solidarité sociale, du Développement agricole et Aliments, de la Protection du Citoyen et de la Culture et tourisme – une réunion de préparation a eu lieu hier au ministère des Affaires étrangères au niveau des Secrétaires généraux. Lors de cette réunion ont été examinées différentes questions nous préoccupant, puisque la partie grecque prépare les propositions qu'elle soumettra à la partie bulgare.

Notre objectif, avant tout, est d’adopter une Déclaration politique commune entre les deux Premiers ministres et par la suite de conclure une série d’accords plus spécifiques, qui valoriseront la coopération bilatérale et couvriront des questions d'intérêt mutuel demeurées en suspens. A titre indicatif, je mentionnerais que l’accord interétatique de coopération visant à la prévention et à la lutte contre les catastrophes naturelles qui intéresse notre pays est arrivé à maturité et le projet visant à étendre le «one stop control», c’est-à-dire le contrôle des passeports commun à tous les points frontaliers gréco-bulgares, hormis le poste-frontière de Promachonas (Grèce) – Kulata (Bulgarie), où il est déjà en vigueur.

Par ailleurs, les possibilités offertes par les programmes européens seront examinées, pour la promotion de la coopération transfrontalière dans certains domaines. Pour notre part, nous attachons une importance particulière à la promotion des projets portant sur la valorisation des infrastructures routières frontalières, notamment tout le long du couloir européen 4, qui relie Thessalonique à Sofia.

J’aimerais maintenant passer au programme du Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, M. Kouvelis. A 12h00, M. Kouvelis participera à un web-séminaire avec la participation des Bureaux des Affaires économiques et commerciales du ministère des Affaires étrangères et du ministère du Développement agricole portant sur « les produits d’appellation d’origine protégée et d’indication géographique protégée ». Lors de ce séminaire seront également abordées les conclusions des dernières rencontres de M. Kouvelis aux Etats-Unis.

Vendredi 16 juillet à 10h30, M. Kouvelis aura une rencontre avec le Président de la Chambre de commerce et d’industrie d’Athènes, M. Michalos.

A 12h00, des discussions auront lieu entre délégations d’une part, sous la présidence de M. Kouvelis et d’autre part Mme Kristalina Georgieva, Commissaire européenne à la coopération internationale, l'aide humanitaire et réaction aux crises, suite à l’invitation du Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères lors de sa rencontre avec cette dernière au Conseil des ministres du Développement de l’Union européenne au Luxembourg.

Les dossiers abordés sont des questions de son domaine de compétences, comme la coopération entre la Grèce et la Commission européenne dans le domaine de l'aide humanitaire. A 13h00, une conférence de presse conjointe du Secrétaire d’Etat et de la commissaire aura lieu. Par la suite, un déjeuner sera offert en l’honneur de Mme Georgieva.

De lundi 19 juillet à mercredi 21 juillet, M. Kouvelis sera en visite officielle en Libye et sera accompagné d’une délégation d’hommes d’affaires.

Enfin, jeudi 22 juillet à 11h00, il participera à la cérémonie de remise des lettres de créance aux ambassadeurs d’Albanie, du Pakistan et d’Italie à la Présidence de la République.

 

Je suis maintenant à votre disposition pour la séance de questions.

 

M. F. PAPATHANASSIOU : J’aimerais un commentaire au sujet de l’activité du Piri Reis et ce qu'en pense le ministère des Affaires étrangères, à savoir où veut en venir la partie turque.

 

M. G. DELAVEKOURAS : Les autorités turques ont émis un NAVTEX enregistré sous le numéro 507/10 et en date du 12 juillet concernant la réalisation de recherches scientifiques par le navire turc « Piri Reis » dans une région de la méditerranée du Sud-est qui, selon les dispositions du droit de la mer, couvre également le plateau continental grec de Rhodes et de Castellorizo. Des instructions ont été données à l’ambassade de Grèce à Ankara, afin que celle-ci effectue une démarche auprès du ministère turc des Affaires étrangères et demande la cessation de toute activité de recherche visant à porter atteinte aux droits souverains de la Grèce dans la région. Une note verbale sera remise.

Le ministère des Affaires étrangères est en coordination continue avec les ministères de la Défense et de la Protection du citoyen et nous continuerons de suivre de près la question, tout en axant nos actions sur la défense des droits souverains de la Grèce.

 

M. A. FOURLIS : Pouvez-vous nous expliquer, M. le porte-parole, pourquoi n’avez-vous pas jugé opportun d’informer tous les médias d'une question aussi importante ? Car d'après les informations que je détiens, vous n'avez informé hier que la presse écrite et non les chaines de télévision.

 

M. G. DELAVEKOURAS : J’ai répondu à des questions précises qui m’ont été posées à ce sujet et naturellement je savais qu’aujourd’hui nous aurions l’occasion d’échanger, puisque ce point de presse avait été prévu.

 

M. A. FOURLIS : Vous pensez donc qu'il n'est pas de votre obligation d'informer les stations de télévision, mais seulement les journaux. Pour quelle raison? Pouvez-vous nous donner la raison? Car j’ai eu des informations selon lesquelles vous avez eu des communications avec certains rédacteurs.

Bien entendu, je ne voudrais pas nommer ces personnes qui sont mes collègues car ce n’est pas de leur faute si vous les avez informés de la question, mais je comprends que vous n’avez pas jugé utile d’informer les citoyens grecs au moyen des journaux télévisés qui sont diffusés jusqu’à minuit et même après cette heure.

 

M. G. DELAVEKOURAS : Je suis tenu d’informer tous les médias, c’est mon obligation et si j’ai omis de le faire, c’est mon erreur. J’ai estimé que nous aurions l’occasion aujourd’hui d'analyser en détail toute question vous préoccupant, dans le cadre de ces points de presse. Si j'ai donc omis de faire quelque chose, c'est de ma faute.

 

Mme D. KATSIMENTE : Est-ce que le ministère des Affaires étrangères peut entreprendre d’autres actions, outre la démarche auprès de la partie turque? Car c'est le deuxième incident que l'on relève en si peu de temps. Est-ce que nous devons nous attendre à ce que la partie grecque prenne des mesures plus draconiennes pour que des actions de ce genre soient évitées à l’avenir ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Tout d’abord, j’aimerais vous dire que ces actions de la Turquie nous préoccupent et vont à l’encontre de la volonté proclamée des deux Premiers ministres de la Grèce et de la Turquie en faveur de l’amélioration des relations bilatérales et de la coopération entre les deux pays.

Cette contradiction entre ce qui est fait et ce qui est dit par les chefs politiques de la Turquie vient inévitablement alourdir le climat, en vue également du prochain tour des contacts exploratoires qui se tiendra le 19 juillet en Turquie et lors desquels sera également soulevée la question de la délimitation du plateau continental entre les deux pays dans cette région. D’ailleurs, M. Droutsas aura la possibilité, en marge de la réunion ministérielle de l'OSCE qui se tiendra à Almaty, de rencontrer le ministre turc des Affaires étrangères et de soulever cette contradiction entre ce que la Turquie dit et ce qu’elle fait.

 

M. N. MELETIS : Vous parlez de « contradiction entre actes et paroles », la partie turque n’a-t-elle jamais admis que les îles ont un plateau continental ?

Et compte tenu du fait que jamais elle n’a admit une telle chose, j’aimerais demander quelle serait le sens d’une rencontre lundi en Turquie entre M. Apostolidis et son homologue M. Sinirlioglu, lorsque l’on sait que la Turquie conteste des règles fondamentales de délimitation du plateau continental ?

La Grèce ne devrait-elle pas envoyer un message, en plus de cette démarche, et dire que ces actions ne sont pas sans conséquences ? Ne faudrait-il pas annuler la rencontre jusqu'à ce que la situation se calme. C’est-à-dire que M. Apostolidis parlerait avec M. Sinirlioglu, dont l’action créerait de facto des problèmes à Castellorizo.

 

M. G. DELAVEKOURAS : La Grèce entreprend toutes les actions nécessaires en vue de sauvegarder ses droits souverains.

La volonté politique proclamée des chefs politiques des deux pays est d'intensifier les contacts exploratoires en vue de délimiter le plateau continental entre les deux pays. Et dès si cela n'est pas réalisable, la Grèce dit que l’on doit saisir la Cour internationale de la Haye.

Telles sont les données dont nous disposons et dans ce processus la Grèce entreprend toutes les actions nécessaires en vue de sauvegarder ses droits souverains.

Cette contradiction dont je parle concerne ces actions qui mettent en cause des droits souverains de la Grèce. Pour cette raison, les actions dont je vous ai parlées sont effectuées au niveau diplomatique et toutes les questions sont soulevées, mais tout cela n’annule pas notre objectif qui est la délimitation du plateau continental entre les deux pays.

Tel est le résultat auquel nous voulons aboutir et c'est ce sur quoi nous discutons. Cela étant, nous évaluons manifestement l'attitude de la Turquie et nous continuerons de l'évaluer et d'entreprendre toutes les actions nécessaires afin de sauvegarder nos droits souverains.

 

M. A. ATHANASSOPOULOS : Monsieur le porte-parole, vous parlez de la volonté politique proclamée des deux Premiers ministres et malgré cette volonté politique, ces choses se produisent.

Vous pensez donc qu’en dépit de la volonté politique proclamée d'Ankara il y a d’autres milieux qui fonctionnent indépendamment de cette volonté? Merci.

 

M. G. DELAVEKOURAS : Je ne voudrais pas entrer dans ce genre de discussions. Ce que nous regardons, c’est le résultat. Et le résultat est que nous avons une série d’actions qui nous préoccupent et qui ne sont pas justifiables. C’est la raison pour laquelle nous soulevons ces questions directement à la Turquie afin qu’elle nous explique à quoi visent exactement ces actions. Il est manifeste qu'il ne peut y avoir normalisation des relations gréco-turques si nous ne parvenons pas à une solution, à savoir la délimitation du plateau continental entre les deux pays, si la Turquie ne respecte pas les règles de bon voisinage.

Indéniablement, cela a des conséquences sur les relations gréco-turques et sur les relations euro-turques. Toutefois, notre volonté en faveur de l'amélioration de nos relations demeure. Mais cela n’est en aucun cas synonyme de chèque en blanc, comme vous pouvez bien le comprendre.

 

M. M. POLATOS : Vous avez dit que la Grèce entreprenait toutes les actions nécessaires en vue de sauvegarder ses droits souverains. Pouvez-vous nous préciser quelles sont ces actions, au-delà des démarches? Est-ce que vous confirmez les informations selon  lesquelles le Premier ministre a l'intention d’envoyer une lettre à son homologue turc ? Pouvez-vous aussi nous confirmer que la rencontre dans le cadre des contacts exploratoires, aura de toutes les façons lieu le 19 juillet, quelle que soit l’issue du « Piri Reis » ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Jusqu’à présent, notre ambassade à Ankara a effectué une démarche. Il y aura également la note verbale qui présentera par écrit les positions de la Grèce. Nous verrons comment les choses évolueront et nous agirons en conséquence de cela, mais je ne peux pas vous dire à l’avance quelles seront ces actions.

Comme je vous l’ai dit, nous sommes en coordination continue avec le ministère de la Défense, le ministère de la Protection du citoyen, une flotte grecque est présente dans la région et suit la route du « Piri Reis ».

Maintenant pour ce qui est de la question de savoir si le Premier ministre enverra ou non une lettre, je ne peux vous dire quelles seront nos prochaines actions, qui tout naturellement seront déterminées par le cours des choses. Les contacts exploratoires sont programmés pour le 19 juillet et la rencontre aura lieu.

 

M. A. FOURLIS : Ne serait-il pas, selon vous, nécessaire d’émettre une autocritique ou de revoir la tactique suivie jusqu'à présent? Vous estimez donc que l'attitude turque en Egée est la suite logique des ententes que vous avez eues jusqu’à présent et vous n’estimez pas avoir fait quelque chose de faux ?

 

 

M. G. DELAVEKOURAS : La Grèce œuvre en faveur de l’amélioration des relations gréco-turques, par choix. C’est quelque chose que nous voulons, car nous pensons que cela est dans l’intérêt de la Grèce et du peuple grec et il en va de même pour la Turquie.

Cela ne veut en aucun cas dire que nous donnons un chèque en blanc, ni que la Grèce fera marche arrière et ne défendra pas ses droits souverains. Il appartient à la Turquie de montrer, si elle désire réellement une amélioration des relations avec la Grèce, comme le dit le Premier ministre turc. Nous attendrons de le voir.

Pour cette raison, nous nous entretenons avec la partie turque et avons formulé clairement nos positions, comme nous l’avons fait jusqu’à présent et comme nous continuerons de le faire. Manifestement, ce processus ne sera pas facile.

Nous verrons en fonction des évolutions quelle sera l’attitude que nous adopterons et manifestement toutes les données sont constamment soumises à analyse. Mais l’objectif politique de l’amélioration des relations entre la Grèce et la Turquie est une réalité, cela est dans l’intérêt des deux peuples et c'est dans ce but que nous œuvrons.

 

M. S. SOURMELIDIS : Quelle réponse avons-nous reçu des démarches effectuées jusqu’à présent ? A Samothrace, par exemple, quelles explications nous donnent-ils, puisque vous avez parlé tout à l'heure d'explication?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Les explications qui ont été données concernant la route du navire « Tchesmé » est que ce dernier effectuait des travaux océanographiques.

De notre côté, nous pensons que la partie turque aurait dû informer la partie grecque afin que cette dernière, en tant qu’Etat côtier et conformément au droit international de la mer, puisse évaluer cette action de la Turquie et décider si cela a une influence sur son plateau continental et s'il est nécessaire que nous délivrions un permis.

 

M. S. SOURMELIDIS : Est-ce que la Turquie allègue du fait que c'est dans les eaux internationales, leurs eaux?

 

M. G. DELAVEKOURAS : La question du statut des eaux n’a pas été soulevée, mais nous avons clairement dit que nous parlons d’une région dans les eaux internationales et le plateau continental grec, il existe d’ailleurs le communiqué y relatif du ministère des Affaires étrangères. Cela est un fait. Nous parlons aussi d’une action de la Turquie qui n’a pas respecté le processus prévu par le droit international, à savoir le devoir d’information de l’Etat côtier au sujet des travaux effectués et qui, selon leurs dires, n’avaient aucune conséquence sur le plateau continental grec. Manifestement, il y avait aussi la présence physique de navires qui suivaient de près la route du « Tchesmé ».

 

M. S. SOURMELIDIS : Donc, si le processus est normal, comme on le dit, alors il n’y a aucun problème ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Pour les travaux en question. Dès lors que ces travaux n’influencent pas le plateau continental, tout Etat dans le monde a le droit d’effectuer des travaux océanographiques dans les eaux internationales. Et la région dont on parle s'inscrit dans les eaux internationales.

 

M. CH. KAPOUTSIS : Est-ce que le ministère des Affaires étrangères et de manière général le gouvernement ont l'intention de commencer par règlementer la zone économique exclusive, qui résoudra également les problèmes liés au plateau continental?

 

M. G. DELAVEKOURAS : La question de la zone économique exclusive et des autres zones prévues par le droit de la mer est bien entendu une question que nous avons en tête lorsque nous discutons avec la Turquie.

L’intention de la Grèce est de délimiter toutes les zones maritimes avec tous ses voisins. Pour cette raison d’ailleurs, nous avons procédé à des actions, nous avons conclu un accord fondé sur le droit de la Mer avec l'Albanie, qui n'a pas été ratifié par la partie albanaise pour des raisons que vous connaissez, des raisons internes en Albanie et nous attendons que cela avance.

Nous avons engagé des discussions aussi bien avec la Libye que l’Egypte. Et tout naturellement, notre souhait est de délimiter les zones maritimes, toutes les zones maritimes avec nos voisins.

 

M. CH. KAPOUTSIS : Avec la République chypriote aussi ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Bien entendu.

 

M. KOURBELLA : Je pense que cette question est également soulevée par la politique maritime globale, autrement dit, l’Union européenne impose aussi cette obligation.

 

M. G. DELAVEKOURAS : Tout d’abord, le droit de la mer lui-même constitue désormais un acquis pour l’Union européenne et par conséquent il va de soi que dans le cadre du parcours d’adhésion de la Turquie cette dernière devra à un certain moment suivre l’exemple des 160 autres membres de la communauté internationale qui ont ratifié et appliquent le droit de la mer qui n’est d’ailleurs que la codification du droit coutumier.

 

M. N. MELETIS : Finalement, puisque dans le NAVTEX on parle d’un délai allant jusqu’au 15- 20 août, si je ne m’abuse …

 

M. G. DELAVEKOURAS : Le 20 août.

 

M. N. MELETIS : Est-ce que la Grèce est décidée à prévenir à tout prix le déroulement de toute sorte de recherches de prospection sismique, géophysique dans les régions qui concernent le plateau continental grec ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : La Grèce défendra ses droits souverains et agira en fonction des évolutions dont je vous ai tout à l’heure parlé.

 

M. N. MELETIS: Non, ma question est précise.

 

M. G. DELAVEKOURAS : Oui, votre question porte sur une éventualité et par conséquent…

 

M. N. MELETIS: Elle préviendra à tout prix…

 

M. G. DELAVEKOURAS : J’ai écouté votre question et je vous réponds que la Grèce défendra ses droits souverains et agira en fonction des évolutions.

 

M. N. MELETIS: Excusez-moi  mais j’insiste sur cette question car il y avait eu le précédent avec le navire norvégien lequel, sous prétexte d’une avarie, est resté dans la région pendant deux jours et a effectué des recherches de prospection sismique. C’est pourquoi je vous pose la question.

 

M. G. DELAVEKOURAS : S’agissant de cet incident, les actions nécessaires ont été entreprises et le navire norvégien a quitté la région.

 

M. N. MELETIS: Des actions ont été entreprises auprès de la compagnie norvégienne et ….

 

M. G. DELAVEKOURAS : Des actions ont été entreprises auprès de la Turquie, auprès de la Norvège et auprès de la compagnie par le ministère des Affaires étrangères et le navire norvégien a quitté la région.

 

M. N. MELETIS: Après deux jours.

 

M. A. POLATOS : Autrement dit, les Turcs entendent poursuivre leurs recherches jusqu’au 20 août et dans le cadre de cette volonté proclamée et du choix du gouvernement grec en faveur de la coopération, est-ce que l’éventualité d’envoyer un navire de recherches est examinée, pas nécessairement pour aider le navire « Piri Reis » dans ses recherches, mais pour réaliser certains travaux en commun au profit de la science bien entendu ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Dans toutes les régions relevant de la responsabilité grecque, des recherches sont régulièrement effectuées et les données qui en résultent sont d’une qualité excellente. La première réaction de la partie turque a été de nous faire part de son intention de réaliser des recherches de prospection sismique car elle était préoccupée par les failles dans cette région. Bien évidemment, les deux pays sont menacés par les séismes et c’est pourquoi la Grèce a effectué des recherches et a à sa disposition des données fiables pour toute la région, des données qui sont régulièrement renouvelées. Il s’agit d’un processus intérieur que nous suivrons vu qu’il s’agit d’une région relevant de la responsabilité de la Grèce.

 

M. A. FOURLIS : Monsieur le porte-parole, pendant des semaines entières, des mois entiers, dirais-je même, depuis le mois de mars,  les partis de l’opposition émettent des communiqués.

 

Dans leurs communiqués mais aussi lors des séances d’information du ministre adjoint à l’intention du comité du parlement compétent en la matière, les partis de l’opposition signalent que « vous ne suivez pas la bonne tactique, que votre attitude à l’égard de cette question et la façon dont vous gérez au niveau public les relations avec la Turquie n’est pas la bonne, car vous donnez l’impression que les choses s’améliorent et que des efforts sont consentis et souvent  ils se moquent de vous pour vos instantanés et vos poignées de main.

 

Quoi qu’il en soit, dans tous les communiqués émis par la quasi totalité des partis de l’opposition, il est dit que vos actions ne sont pas bonnes et que la Turquie ne va pas dans le sens voulu ou espéré et qu'elle va dans le mauvais sens ». En dépit de tout cela, vous insistez sur cette tactique. A votre avis, ne serait-il pas nécessaire vu la situation actuelle, de changer votre tactique ou de faire votre autocritique ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Tout d’abord, permettez-moi de vous dire qu’en ma qualité de porte-parole du ministère des Affaires étrangères je ne peux prendre part à un conflit politique interne. Toutefois, je peux vous parler de la politique que nous suivons à l’égard de la Turquie.

 

En ce moment, les deux Premiers ministres, grec et turc, ont déclaré leur volonté en faveur de l’amélioration des relations gréco-turques ainsi que leur volonté de donner un élan aux relations des deux pays en vue de parvenir à leur pleine normalisation. Tel est l’objectif que s’est fixé la Grèce car cela est dans son intérêt.

 

Le Premier ministre turc a visité notre pays. Toute une série d’accords ont été adoptés. Ces accords sont venus régler des questions demeurées en suspens, approfondir la coopération dans certains domaines où un retard avait été enregistré et nous avons renouvelé notre intérêt dans d’autres domaines. La coopération bilatérale peut apporter des résultats positifs pour les deux parties.

 

S’agissant des questions soulevées par la Turquie et du différend relatif au plateau continental, les positions de la Grèce sont claires et la Turquie les connaît très bien car nous avons exprimé nos positions avec la plus grande clarté. Nous continuons de défendre nos positions et nous entreprenons des actions avec la plus grande attention en vue de sauvegarder justement nos droits souverains.

 

Je ne dis pas que nous sommes arrivés au bout du processus car nous avons su dès le départ que ce processus ne serait pas facile et tout sera bien entendu jugé en fonction du résultat. Toutefois, je vous assure que tout au long de ce parcours nous nous emploierons à protéger les droits souverains de la Grèce.

 

Mme KATSIMENTE : Est-ce qu’il y a aura une rencontre entre M. Kyprianou et M. Droutsas ? Y a-t-il un lien entre cette rencontre et la visite imminente du Premier ministre grec en Israël et dans les territoires palestiniens ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Cette question sera également abordée. Cette visite se déroule dans le cadre des contacts réguliers entre la Grèce et Chypre et de notre coopération très étroite.

 

Notre premier souci sera toujours le parcours des négociations en vue de régler la question chypriote et M. Kyprianou aura l’occasion de nous informer de manière détaillée sur l’évolution de ces discussions.

 

Nous sommes préoccupés par le fait qu’apparemment les positions exprimées par M. Eroglu soient marquées par une rhétorique appartenant au passé et qu’elles n’offrent aucune nouvelle perspective pour l’avenir. La perspective dont Chypre a besoin en vue de sa réunification et afin que les deux communautés puissent vivre ensemble en paix et que le peuple chypriote puisse jouir de son avenir européen.

 

Nous aurons bien entendu l’occasion de discuter de la perspective d’adhésion de la Turquie et de sa relation avec l’Union européenne ainsi que de l’initiative gréco-chypriote commune qui demeure sur la table des négociations concernant l’envoi d’une aide humanitaire à Gaza.

 

La visite du Premier ministre grec dans la région, en Israël et dans les territoires palestiniens, nous offrira sans aucun doute l’occasion de discuter de nouveau de cette idée qui demeure sur la table des négociations et, lorsque cette idée sera utile pour les parties, nous pourrons établir le canal de communication approprié en vue de faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire vers Gaza.

 

Je tiens à souligner que notre objectif ainsi que celui de la communauté internationale est de lever l’embargo mis sur Gaza. Toutefois, force est de souligner que les actions entreprises récemment par Israël lesquelles vont dans le bon sens en vue de faciliter la fourniture d’une aide humanitaire.

 

M. KOURBELLA : Une autre question : est-ce que lors de la rencontre avec la partie bulgare seront évoqués la question du fleuve Evros et l’accord conclu avec la Turquie ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Comme je l’ai tout à l’heure dit, la question des inondations et des actions pour lutter contre ces phénomènes, figure parmi les questions majeures qui nous préoccupent. Il s’agit de la lutte contre les phénomènes naturels dont je vous ai tout à l’heure parlé. Ce qui nous intéresse est la mise en place d’un système d’alerte rapide qui nous permettra d’être prévenus à temps pour pouvoir lutter contre les inondations. Cette question figurera également dans cet agenda et nous l’aborderons bien entendu le 27 juillet.

 

M. N. CHIDIROGLOU : Monsieur le porte-parole, confirmez-vous les informations qui nous parviennent des Grecs de l’étranger et concernant le refus continuel du gouvernement grec d’octroyer le droit de vote, notamment après la décision de condamnation rendue par la Cour européenne ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Je n’ai pas d’informations de ce genre.

 

M. M. POLATOS : Ces derniers mois nous avons vu la création d’un canal de communication crédible entre les gouvernements, grec et turc, au niveau des Premiers ministres ou des ministres des Affaires étrangères. Est-ce que M. Droutsas envisage de s’entretenir plusieurs fois avec M. Davutoglu en vue de s’informer des intentions de la partie turque ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Je vous ai dit que M. Droutsas aura l’occasion de s’entretenir avec M. Davutoglu en marge de la réunion ministérielle informelle de l’OSCE qui se tiendra à Almaty.

 

M. LOUKAS : Il y a aussi un navire qui vogue quelque part au large. Les informations qui nous parviennent  concernant sa route alimentent une grande confusion. On sait que ce navire est parti de Lavrio et se dirigerait vers l’Egypte…

 

Pourriez-vous confirmer le fait que la partie grecque aurait subi des pressions de la part de M. Libermann ou de la partie israélienne avant que le navire ne quitte Lavrio et que vous-mêmes auriez exercé des pressions à votre tour pour que le navire n’aille pas à Gaza mais vers l’Egypte ?

 

Par ailleurs, vous avez tout à l’heure dit, si j’ai bien écouté, que certaines actions ont été entreprises dans le bon sens par Israël alors que des maisons sont démolies ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Concernant le navire « Almathia », les dernières informations officielles concernant le navire et sa destination nous sont parvenues samedi dans l’après-midi, le jour de son appareillage du port de Lavrio.

 

Selon les informations officielles fournies par l’ambassade de Libye à Athènes, tout comme par l’agent du navire, ce dernier se dirige vers le port d’El Arish en Egypte.

 

Je ne peux confirmer les informations faisant état de pressions exercées sur la Grèce. La Grèce a eu des contacts tant avec la Libye qu’avec Israël concernant ce navire mais, en aucun cas, je ne peux confirmer les informations faisant état de pressions exercées sur la Grèce.

 

S’agissant de la clarification que vous avez demandée, je me réfère aux décisions et aux communiqués du bureau du Premier ministre israélien concernant l’augmentation du flux d’aide humanitaire et l’élaboration d’une liste d’un plus grand nombre d’articles dorénavant autorisés à être acheminés vers Gaza.

 

Je répète ce que j’ai tout à l’heure dit : ces gestes vont dans le bons sens. Toutefois, la demande de la communauté internationale pour ce qui est de la levée totale de l’embargo mis sur Gaza demeure.

 

M. TSAFOS : Sur la même question concernant le déplacement du Premier ministre et du ministre adjoint des Affaires étrangères en Israël et dans les territoires palestiniens, ces derniers visiteront seulement la Cisjordanie ou se rendront-ils aussi à Gaza ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Le programme du Premier ministre n’est pas encore définitivement fixé. Aussitôt qu’il sera finalisé, il vous sera communiqué.

 

M. M. POLATOS : Une question qui relève de la responsabilité du ministère des Affaires étrangères et du ministère de la Culture mais j’imagine que vous pourrez nous donner un aperçu.

 

Selon UNESCO, Karaghiozis est un bien culturel turc. Cela a bien entendu rendu furieux de nombreux grecs qui considèrent que ce personnage du théâtre d’ombres appartient à la culture grecque et nombreux sont les Grecs dont les mémoires d’enfance sont liées à Karaghiozis.

 

Qu’entendez-vous faire ? Avez-vous l’intention de permettre l’adoption de  cette proposition turque aussi ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Le théâtre d’ombres de Karaghiozis fait partie intégrante de notre civilisation. D’après les informations parvenues par le ministère de la Culture, la Convention de l’UNESCO sur le patrimoine culturel immatériel donne la possibilité à des pays voisins d'accéder au même bien.

 

Lors de la demande soumise par la Turquie, la Grèce a soumis une déclaration dans laquelle elle indiquait que dans notre pays une pratique similaire était suivie et qu’en octobre prochain seront abordées à Nairobi les questions procédurales concernant cette question.

 

M. A. FOURLIS : J’ai noté, d’après ce que vous avez affirmé, qu’à cette rencontre, à cette coopération avec la Bulgarie participe également le ministère de la Défense,

 

M. G. DELAVEKOURAS : Oui.

 

M. A. FOURLIS : En quoi cette rencontre est-elle différente de celle tenue avec la Turquie puisque le modèle est le même, non ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Oui, le modèle est le même mais les questions relevant de notre coopération diffèrent. Et, actuellement, nous sommes en train de traiter les questions que nous allons proposer à la partie bulgare et par conséquent, les ministères auxquels je me suis référé ne participeront pas nécessairement au Comité ministériel mixte. Nous sommes actuellement en train d’analyser les données que nous avons à notre disposition, les questions en suspens en vue de voir quelles seront les questions que nous mettrons en avant. Par conséquent, je ne peux encore vos donner des informations précises sur cette question.

 

Mme RISTOVSKA : Y a-t-il du nouveau concernant la question du nom ? Car je vois que l’agenda de M. Droutsas est un peu chargé ce mois et par conséquent…

 

M. G. DELAVEKOURAS : Notre ferme volonté est de parvenir à une solution à la question du nom dans les plus brefs délais. Nous voulons bientôt parvenir à une solution, c’est pourquoi nous avons exprimé avec clarté nos positions  lesquelles sont comprises et soutenues par la plupart des membres de la communauté internationale. Il appartient maintenant aux chefs politiques de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine de répondre à cette ouverture pratiquée par la Grèce et de se présenter aux négociations menées sous l’égide de l’ONU en présentant des positions constructives en vue de parvenir à une solution.

 

Mme RISTOVSKA : Y a-t-il du nouveau concernant les initiatives de M. Nimetz ?

 

M. G. DELAVEKOURAS : Non, rien de nouveau et tant qu’il n’y aura pas de réaction de la part de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine, je ne pense pas que les conditions pour passer à une nouvelle étape seront réunies.

 

Merci.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




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