Athènes, le 16 juillet 2010
JOURNALISTE : Monsieur le ministre, tout le monde s’accorde à dire que le « Processus de Corfou » est un forum de discussion sur la sécurité européenne.
M. D. DROUTSAS : L’année dernière, la Grèce a exercé la présidence de l’OSCE, une présidence qui a été couronnée de succès. Cela a été reconnu par tous nos partenaires. L’héritage qu’elle nous a légué a été ledit « Processus de Corfou », autrement dit un dialogue substantiel engagé sur des questions ayant trait à la sécurité de l’Europe et à l’avenir de la sécurité de l’Europe.
Aujourd’hui, ici à Almaty, Kazakhstan, nous poursuivons ces discussions ce que nous ferons également demain au cours de la réunion des ministres des Affaires étrangères des Etats membres de l’OSCE lors de laquelle nous donnerons suite à ces processus. La présidence kazakhe soumettra un rapport intérimaire et la Grèce participera de manière substantielle à ces discussions en sa qualité de membre de ladite Troïka et en coopération étroite avec la Présidence kazakhe.
Et, bien évidement, cette réunion des 56 ministres des Affaires étrangères des Etats membres de l’OSCE m’offrira l’occasion d’avoir toute une série de contacts et de rencontres bilatéraux avec un bon nombre de nos homologues.
JOURNALISTE: Qu’entendent faire les 56 ministres des Affaires étrangères en vue d’aller de l’avant pour ce qui est du Processus de Corfou ?
M. D. DROUTSAS : Au passé l’OSCE, pourrait-on affirmer, avait été même transformé en un forum d’opposition entre les Etats membres. Je pense que la grande réussite de la présidence grecque et justement de ce processus de Corfou a été l’instauration d’un dialogue substantiel et l’établissement d’une coopération sur des questions relevant de la sécurité européenne. Dans le cadre de ce forum, et même dans le cas où des points de vue divergents sont émis, des efforts sont toujours consentis en vue de parvenir à un consensus en faveur justement de l’avenir de la sécurité européenne.
Merci.