Athènes, le 16 novembre 2009
Bonjour,
Aujourd’hui, nous saisissons l’opportunité que nous est offerte par la présence du ministre de la Défense afin de faire une communication d’informations conjointe.
Cet après-midi, s’est tenue la première réunion du Conseil « Affaires générales » et la réunion informelle des ministres des Affaires étrangères et de la Défense avec le Secrétaire général de l’OTAN vient juste d’être terminée.
Le Conseil a examiné la stratégie de l’UE pour le développement durable en vue de la préparation par la Présidence du rapport sur les progrès réalisés afin que le Conseil européen adopte des conclusions concernant cette question. Nous pensons que la Stratégie doit mettre l’accent sur le passage rapide à une économie fondée sur de faibles émissions de carbone, sur la protection de la biodiversité et des ressources naturelles, la promotion de l’adhésion sociale et les efforts en vue de lutter contre la pauvreté au niveau mondial. Cette stratégie à laquelle, comme vous le savez, le gouvernement accorde une grande priorité, doit être appliquée en étroite coordination avec la Stratégie de Lisbonne.
Cela nous amène à une autre question qui a été abordée aujourd’hui. Au cours de la présidence espagnole, un nouveau cadre sera mis en place pour la Stratégie de Lisbonne. Nous pensons que ce cadre doit être détaché des meures adoptées pour lutter contre la crise économique et mettre l’accent sur la dimension de développement. Et, il doit aussi intégrer l’agenda social et, bien entendu, la dimension environnementale.
Nous avons également engagé une brève discussion sur la préparation du Conseil européen de décembre mais aussi sur le Conseil européen qui se tiendra dans deux jours. Lors de ce Conseil seront prises les décisions relatives à la nomination des candidats aux postes de responsabilité prévus par le Traité de Lisbonne.
Par la suite, s’est tenue la première réunion informelle entre le nouveau Secrétaire général de l’OTAN et les ministres des Affaires étrangères et de la Défense. Nous avons échangé des points de vue sur les défis auxquels sont confrontées les deux organisations en matière de gestion de crises dans le but d’échanger nos expériences. S’agissant de cette question, forte de sa participation importante à des entreprises de ce genre, la Grèce veut jouer un rôle de protagoniste. Nous avons même présenté une série de propositions sur la rationalisation, si vous me le permettez, de la coopération entre les deux organisations, l’UE et l’OTAN, une coopération qui durant les dernières années se heurte à des obstacles. Notre objectif et notre volonté est de participer à l’élaboration d’un cadre de coopération lequel renforcera les capacités et l’efficacité de l’action des deux organisations, et ce en plein respect de leur rôle distinctif et de leurs processus.
Avant de donner la parole à M. Venizélos, je voudrais brièvement vous parler du dîner qui aura lieu après. Nos discussions seront dominées par la question de l’Afghanistan et les relations avec la Russie en vue du Sommet UE-Russie qui se tiendra le 18 novembre. Nous pensons qu’il est dans l’intérêt de l’UE une coopération de plus en plus étroite avec la Russie.
La Grèce veut également contribuer dans ce sens. A cette occasion, je voudrais me référer au rôle de la Grèce en sa qualité de présidence en exercice de l’OSCE d’ici à la fin de l’année. Nous avons mis en route un nouveau processus, le « Processus de Corfou » dans le cadre de l’OSCE et dans ce contexte nous discutons de la mise en place d’une nouvelle architecture en matière de sécurité en Europe. Dans le cadre de cette discussion, le cadre qui régit les relations de la Russie avec les Etats-Unis est tout aussi important. Force est de rappeler que nous avons eu l’occasion d’aborder cette question ainsi que la question des relations UE-Russie et celle du « Processus de Corfou » il y a quelques jours lors de la visite en Grèce du ministre adjoint russe, M. Titov. Nous avons eu un échange de vues très utile pour la coopération étroite entre nos deux pays.
Une brève remarque relative à l’OSCE. Ce matin, en tant que présidence, la Grèce a participé à la réunion de la Troïka de l’OSCE avec l’UE. La Troïka de l’OSCE est constituée de la Grèce en tant que présidence en exercice, de la Finlande qui a exercé la présidence l’année dernière et du Kazakhstan qui exercera la présidence l’année prochaine.
JOURNALISTE : Monsieur le ministre, avez-discuté de la question de Skopje ?
MINISTRE : Non, cette question ne figure pas à l’ordre du jour du Conseil d’aujourd’hui. Par conséquent, aucune référence n’a été faite à cette question.
JOURNALISTE : En vue du Conseil européen une discussion sera engagée…
MINISTRE : Comme nous l’avons affirmé à plusieurs reprises, la Grèce veut avant tout le règlement de la question. Nous avons à maintes reprises affirmé que la Grèce est le pays qui contribuera au parcours européen de tous ces pays de notre voisinage, les Balkans.
Cela est, bien entendu, valable pour Skopje aussi. Mais nous avons affirmé de manière claire que la condition à l’ouverture des négociations d’adhésion avec Skopje est le règlement préalable de la question du nom. A cet égard, la position grecque, la ligne rouge nationale, qui est bien claire et connue de tous, reste valable. Dans ce cadre, nous entreprenons des initiatives aussi. Nous voulons la coopération, nous voulons le contact avec nos voisins et le peuple voisin. Nous sommes ouverts, nous avons toujours des positions claires et nous aimons des propos francs.
JOURNALISTE: …
MINISTRE: Force est de signaler encore une fois, que l’objectif stratégique de la Grèce est d’aider les pays des Balkans occidentaux dans leur parcours européen. Nous avons affirmé que la Grèce veut être et le sera, la force motrice, si vous me le permettez, de l’adhésion européenne de tous nos voisins. Et dans ce contexte, la Grèce a d’ores et déjà soumis une proposition précise tout en affirmant qu’elle voulait voir le parachèvement de ce processus d’ici à 2014. Cela est bien entendu valable pour Skopje aussi. Nous voulons aider Skopje mais la condition à cela est le règlement préalable de la question du nom. A cette fin, nous voulons travailler d’arrache pied. Comme vous le savez, le Premier ministre grec, M. Papandréou a pris l’initiative d’organiser une rencontre informelle de prise de contact avec le Premier ministre, M. Gruevski. C’est dans cet esprit que nous voulons coopérer et parvenir à une solution, et ce toujours dans le cadre des Nations Unies. Et nous comptons aussi sur l’attitude et la réponse constructives de Skopje.
JOURNALISTE: La présidence suédoise vous a informé sur les aspects procéduraux de la session de jeudi. Est-ce que la session se poursuivra le lendemain ?
MINISTRE: D’après nos informations jusqu’à présent, le dîner de travail des Chefs de gouvernement et d’Etat commence à 18h00. Nous verrons jeudi.
Merci.