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M. G. KOUMOUTSAKOS: Bonjour. Aujourd’hui à 12h30, la ministre des Affaires étrangères participera aux entretiens entre le Premier ministre, M. K. Karamanlis et le président de la République d’Azerbaïdjan, M. Aliev. La rencontre aura lieu au Palais Maximou et sera suivie d’un déjeuner de travail. A 15h00, Mme Bakoyannis participera au Forum d’affaires gréco - azerbaïdjanais organisé par la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Athènes sur le thème : « Grèce – Azerbaïdjan : Possibilités de coopération commerciale ».

 

Mercredi 18 février à 10h40, la ministre des Affaires étrangères recevra au ministère des Affaires étrangères le Sénateur de l’Etat d’Illinois, M. Richard Durbin ainsi que le ministre des Finances du même Etat, M. Alexi Giannoulias. Un peu plus tard, à 11h30, elle recevra le nouveau Secrétaire général d’AKEL, M. Andros Kyprianou.  L’après-midi, la ministre des Affaires étrangères se rendra à Vienne en vue de participer aux travaux de la réunion d’hiver de l’Assemblée parlementaire de l'OSCE.

 

Dans le cadre de cette réunion, elle s’entretiendra, jeudi 19 février à 10h30 avec le Secrétaire général de l’OSCE, M. Marc De Brichambaut. Par la suite, à 11h30, la ministre rencontrera un groupe de sénateurs américains membres du Comité du Congrès pour la Sécurité et la Coopération en Europe. Lors de cette rencontre, elle évoquera les priorités de la présidence grecque de l’OSCE.

 

Le même jour, à savoir jeudi 19 février à 11h45, Mme Bakoyannis participera à la séance commune des trois comités de l’Assemblée parlementaire et à 13h00 à un déjeuner de travail offert par le Président de l’Assemblée parlementaire, M. Soares. Telles sont les informations au sujet de la visite de la ministre à Vienne.

 

Vendredi 20 février à 12h00, Mme Bakoyannis recevra au ministère des Affaires étrangères M. Barciela, membre du comité central du parti communiste de Cuba.

 

Dimanche 22 février 2009, la ministre des Affaires étrangères se déplacera à Washington.  Quelques informations sur son programme de visite aux Etats-Unis :

 

 Lundi 23 février, Mme Bakoyannis prononcera une allocution à l’Institut des Relations internationales Brookings, sur le thème « Sécurité collective au 21e siècle – construire de nouveaux ponts » («Collective security in the 21st century – Building new bridges».

 

Mardi 24 février ont été prévues des rencontres entre la ministre et le Président et les membres du Comité du Congrès sur les questions relevant de l’OSCE, le président et les membres du Comité Relations extérieures du Sénat et le président et les membres du Comité Relations extérieures de la Chambre des Représentants. 

 

Mercredi 25 février à 11h30 (heure locale), la ministre des Affaires étrangères aura une rencontre avec son homologue des Etats-Unis, Mme Hilary Clinton. A l’issue de cet entretien, le Secrétaire d’Etat adjoint aux Affaires politiques, M. W. Burns offrira un déjeuner en l'honneur de la ministre des Affaires étrangères.

 

La deuxième partie de la visite de Mme Bakoyannis aux Etats-Unis concerne des rencontres à New York qui vous seront communiquées lorsqu’elles seront arrêtées définitivement.

 

Enfin, après sa visite aux Etats-Unis, la ministre se déplacera en Egypte en vue de participer à la conférence internationale sur la Reconstruction de Gaza qui se tient à Sharm-el-Sheikh, le 2 mars.

 

En ce qui concerne le programme de MM. les ministres adjoints :

 

Aujourd’hui et demain, M. Valinakis sera à Bruxelles où il aura des contacts avec des cadres de la Commission européenne et du Parlement européen. Lundi 23 février, M. Valinakis représentera notre pays aux travaux du Conseil Affaires générales et Relations extérieures (CAGRE) à Bruxelles.

 

Outre la préparation du Conseil européen des 19 et 20 mars, d’autres questions seront abordées comme : a) la situation dans les Balkans occidentaux, avec notamment la demande d’adhésion du Monténégro à l’Union européenne et les développements en Bosnie – Herzégovine, b) les derniers développements au Moyen-Orient, c) le partenariat de l'Europe de l'Est (East European Partnership), d) la sécurité énergétique, e) la situation en Afghanistan.  Par ailleurs, en marge des travaux du CAGRE, deux rencontres auront lieu entre le Conseil de Coopération et le Liban et entre la Troïka et l’Albanie.

 

Enfin, M. Valinakis aura une rencontre avec la Commissaire en charge de la Politique régionale, Mme Hubner. 

 

Aujourd’hui à 13h40, le ministre adjoint M. Varvitsiotis prononcera un discours au déjeuner de travail organisé à Athènes par l’Union des Industriels grecs et le Conseil d’Affaires Grèce – Turquie à l'occasion de l'inauguration de la banque turque Ziraat. Un peu plus tard, à 15h00, il prononcera un discours au Forum organisé par la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Athènes sur le thème : « Grèce – Azerbaïdjan : Possibilités de Coopération commerciale » et, enfin, à 18h00, il participera du débat de la plénière du Parlement sur le principe, les articles et l’ensemble du projet de loi « Ratification des protocoles du Traité de l’Atlantique Nord sur l’adhésion de la République d’Albanie et de la République de Croatie ».

 

Vos questions s’il vous plait.

 

***

 

 

M.  PAPATHANASSIOU : Pouvez-vous nous donner de plus amples détails sur l’ordre du jour de la rencontre entre la ministre et Mme Clinton?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: J’ai déjà dit que la visite de Mme Bakoyannis aux Etats-Unis a lieu en sa double qualité, celle de ministre des Affaires étrangères de la Grèce et de présidente de l'OSCE. Par conséquent, les points abordés concernent des questions relevant de l'OSCE. Cela étant, les entretiens porteront également sur des questions d’intérêt mutuel, à savoir des questions internationales et régionales, comme la situation au Moyen-Orient, dans le Caucase, les relations Europe – Etats-Unis, mais aussi des questions d’intérêt grec, comme la situation dans les Balkans, les relations avec la Turquie et bien entendu le dossier chypriote.

 

Cette première réunion qui a un caractère informatif permet un large échange de vues, tant avec Mme Clinton que d'autres personnalités que rencontrera Mme Bakoyannis.

 

Mme KORIDIS : M. Durbin est à Nicosie depuis dimanche et par la suite il se rendra à Athènes ; Pensez-vous que cela soit un pas positif ? Et que pensez-vous de la proposition de M. le président sur la présidence tournante ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Pour répondre à votre deuxième question. Vous connaissez notre position générale, à savoir le soutien sans faille des efforts déployés par le gouvernement de la République de Chypre en vue de résoudre la question. Toutefois, je ne ferais aucun commentaire sur des questions précises des négociations.

 

En outre, à ce stade, nous ne pouvons plus parler de questions de gouvernance. D'autres questions sont abordées. Comme la question du patrimoine.

 

Pour ce qui est de votre première question. Comme je l’ai déjà dit lors de notre réunion précédente, cette visite a lieu peu de temps après l'élection du nouveau gouvernement, mais aussi de la nouvelle formation du Sénat et de la Chambre des Représentants, ce qui est un élément positif car elle permet une réunion d'information substantielle sur des questions d’intérêt particulier pour notre pays.

 

M.  ATHANASSOPOULOS : J’aimerais savoir si une rencontre est prévue entre la ministre et le vice-président américain.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Dès que j’aurais des informations plus précises, je vous les communiquerais.

 

M.  PAPATHANASSIOU : Un commentaire au sujet des déclarations faites hier par M. Gruevski.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Je dirais qu’il s’agit de répétitions monotones qui n’apportent rien.

 

M.  MELETIS : Monsieur le porte-parole, pour quelle raison M. Vassilakis a demandé à M. Nimetz que rien ne soit entrepris dans l'intervalle entre les élections à Skopje et les élections européennes? Est-ce qu’ils considèrent que les élections européennes peuvent être un obstacle au processus ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Je ne pense pas que M. Vassilakis ait déclaré que la partie grecque ne voulait pas de rencontre en raison des élections dans le pays voisin ou des élections européennes dans les Etats membres de l’Union européenne.

 

La réalité est que la rencontre qui a eu lieu avec le nouveau négociateur de Skopje était dans une large mesure une rencontre exploratoire et / ou de prise de connaissances, et ce, peu de jours avant les élections municipales et présidentielles en Ancienne République yougoslave de Macédoine. 

 

Les élections européennes sont un processus différent et, quoi qu’il en soit, la partie grecque n’a pas formulé de demande d'ajournement de rencontre pour cette raison.

 

M.  MELETIS : Est-ce l'initiative de M. Nimetz de considérer qu’aucune initiative ne peut être prise ou qu’aucune action ne peut être entreprise en raison des élections européennes ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: C’est sur la base de la progression réelle des discussions et d'autres événements politiques que M. Nimetz pourra dire quand il entreprendra ses prochaines actions dans le cadre du mandat qu’il lui a été assigné.

 

M.  MELETIS : Est-ce que la dernière proposition de M. Nimetz a été rejetée ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Tout ce que nous avons dit au sujet de la proposition est valable.

 

M.  MELETIS : Je ne m’en souviens pas, pouvez-vous nous le redire s'il vous plaît.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Bien entendu. La position prise par la ministre des Affaires étrangères et devant le Parlement hellénique est que l’avis de la Grèce est : la dernière proposition de M. Nimetz contient certains éléments qui, s’ils sont travaillés de façon constructive par Skopje, offrent une possibilité dynamique de solution.

 

M. FOURLIS : Pouvez-vous nous expliquer, si vous le pouvez, ce que la ministre des Affaires étrangères entendait lorsqu’elle a dit, dans son discours prononcé hier soir, qu’avec le nouveau gouvernement américain et le nouveau président Obama, nous comptons sur une politique étrangère élaborée avec concertation, coopération et multilatéralité. Qu’est-ce que cela signifie ? Est-ce que cela veut dire qu’à chaque décision qui sera prise nous discuterons avec eux ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: Je dirais tout d’abord, ce qui est connu et pris en compte dans les évaluations du gouvernement grec, que les Etats ont de grands intérêts stratégiques qui ne changent pas avec le temps. Par ailleurs, ce qui est aussi pris en compte est que des personnes jeunes qui occupent des postes à responsabilité peuvent être porteurs de nouvelles idées et nouvelles approches. Les messages et les décisions prises jusqu’à présent dans le domaine de la politique étrangère par la nouvelle administration américaine ont de manière générale été évalués - et pas seulement en Grèce - comme étant positifs. Et si vous voulez, cela confirme la nécessité qui existait en faveur de certaines adaptations.

 

Les débats publics et les prises de position publiques permettent de tirer la conclusion suivante : l’accent sera mis sur le processus de dialogue et la logique de « l’unilatéralité » sera réduite. Il s’agit d’un élément positif, non seulement pour les relations gréco-américaines, mais aussi pour leur cheminement et la façon dont elles seront élaborées à l’avenir. Les fondements sont de toutes façons solides, ce sont des fondements d'amitié traditionnelle et de coopération.

 

Tel est le contexte général et c’est dans cet esprit qu'une évaluation positive a lieu. A savoir que nous pouvons donner une nouvelle essence, une nouvelle profondeur et ampleur aux relations gréco-américaines. Tel est le point de départ. Un point de départ à la fois réaliste et porteur d’espoir.

 

M.  ATHANASSOPOULOS : Dans quelle mesure la situation politique volatile et la crise économique que traverse le pays peuvent-elles influencer les entretiens de la ministre à Washington et par extension pensez-vous que cela influence de manière plus générale les relations internationales du pays avec les partenaires européens ?

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: La conjoncture économique défavorable et la crise économique internationale sont un défi commun. La communauté internationale et l’Union européenne, grâce à leurs actions, envoient un message qui est le suivant : de nouveaux efforts sont nécessaires pour affronter les nouveaux défis, comme la crise économique actuelle. Une coopération est nécessaire.

 

Enfin, cette coopération ne concerne pas seulement l’économie, mais aussi la façon dont on perçoit le parcours de la communauté internationale. C’est pourquoi je dirais et je le répète qu’il existe un champ de concertation, en faveur de nouvelles idées et approches sur des questions qui ont toujours préoccupé les relations gréco-américaines, qu’il s'agisse des questions de priorité grecque, ou de questions régionales et internationales.

 

Mme KOURBELA : L’Europe et les Etats-Unis souhaitent renforcer la relation euro-atlantique, qui plus est à l'occasion de la présidence Obama. Est-ce qu’une initiative grecque viendra s’ajouter à cette évolution ? Car l’évolution existe déjà, un livre est d’ailleurs paru sur une nouvelle relation de partenariat entre l’Europe et les Etats-Unis, etc. Merci.

 

M. G. KOUMOUTSAKOS: La Grèce pense fermement et aspire à une Union européenne forte dans l’environnement international. Nous pensons qu’une Union européenne forte peut et doit avoir des relations de coopération égale avec les Etats-Unis.

 

Nous pensons que pour qu’une relation euro-atlantique soit une relation d’intérêt mutuel, elle doit être une relation égale. L’Europe doit avoir un rôle puissant et parler d’une même voix. Telle est notre conviction. Tel est l’objectif de notre politique.

 

Merci.

 




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