Athènes, le 18 mars 2011
MME XENOGIANNAKOPOULOU : Notre déplacement à Berlin s’effectue dans le prolongement de l’accord signé en mars 2010, lors de la rencontre entre M. Georges Papandréou et la Chancelière allemande Mme Merkel.
A l’époque, il a été convenu de revaloriser le partenariat économique bilatéral entre la Grèce et l’Allemagne. Une suite a été donnée à cet accord lors de la visite du Secrétaire d’Etat allemand aux Affaires étrangères, M. Born en Grèce. Lors de cette visite, un accord a été signé lequel prévoyait un grand nombre d’actions et la coopération de la plupart des ministères dans les projets y relatifs. Une suite a été donnée au développement de ces actions et je voudrais à ce stade me référer notamment à la contribution de l’ambassadeur M. Rallis au suivi de cette initiative.
Une année s’est écoulée depuis la signature de cet accord et Mme Merkel et M. Papandréou lors de leur récente rencontre il y a quelques semaines ont réaffirmé le partenariat gréco-allemand. Cette rencontre a été fixée en vue de dresser le bilan des actions entreprises à ce jour, d’actualiser les objectifs et de définir, bien entendu, le cadre de cette coopération ainsi que les perspectives y relatives.
A ce stade, permettez-moi de vous présenter notre délégation : M. Rovlias, Secrétaire d’Etat au Développement, M. Panaretos, Secrétaire d’Etat à l’Education, à la Formation continue et aux Cultes qui est en charge des questions relatives à la recherche et à la technologie ce qui revêt une importance pour notre discussion, M. Kegkeroglou, Secrétaire d’Etat à l’Emploi et à la Sécurité sociale, M. Plaskovitis, Secrétaire général des Finances, M. Mathioudakis, Secrétaire général de l’Environnement et de l’Energie qui devra partir plus tôt, et M. Tsiokas, Secrétaire général des Transports et des Infrastructures.
Comme vous pouvez le constater, notre délégation couvre une large gamme de politiques portant sur les priorités principales de cette coopération.
Avant de donner la parole à mes collègues - chacun présentera son propre domaine de responsabilité – je voudrais évoquer brièvement le cadre politique général de ce débat. Celui-ci a été lancé lors d’une réunion plénière entre les délégations. Monsieur l’ambassadeur vous dira par la suite quels ont été les autres hauts fonctionnaires des ministères allemands qui ont participé à ce débat, outre le Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, M. Born.
Nous avons réitéré notre volonté de poursuivre ce processus et je voudrais à cet égard noter ce qui est mentionné dans le texte de la déclaration conjointe, à savoir la reconnaissance de la part de l’Allemagne des efforts consentis par le Premier ministre grec, le gouvernement grec et la Grèce dans son ensemble dans le domaine du redressement fiscal en vue de lutter contre la crise ainsi que de tous les efforts déployés en matière de compétitivité et de croissance.
Pour sa part, la partie allemande a souligné que ce partenariat constituait un modèle de coopération entre les Etats membres de l’Union européenne et qu’elle accordait une importance particulière à cette relation avec la Grèce. Les Allemands considèrent que par le biais de cette coopération, l’Allemagne viendra également contribuer aux efforts consentis par la Grèce dans le domaine de l’économie, des investissements et de la croissance.
Par la suite, se sont tenues des rencontres thématiques bilatérales.
Nous avons également eu une rencontre sur des questions européennes et, bien entendu sur les évolutions en Afrique du nord, en Libye et comme vous le savez, une réunion du Conseil de sécurité s’est tenue aujourd’hui sur la question de la Libye. En outre, dans un geste d’amitié et de confiance, M. Born m’a invité à participer à la réunion de la cellule de crise du ministère allemand des Affaires étrangères sur le Japon. C’était une expérience très intéressante, dirais-je.
Par la suite, une fois que les contacts bilatéraux ont eu lieu, nous nous sommes de nouveau réunis en plénière où chaque collègue a présenté les principaux points.
En conclusion, j’aimerais dire deux mots concernant le récent sommet de la zone euro et la prochaine réunion du Conseil européen les 24-25 mars. La décision positive prise il y a une semaine à Bruxelles a contribué au contexte positif de cette rencontre d'aujourd'hui. C’est intéressant, et cela est clair du côté allemand aussi – et cela transparaissait également dans la décision des 17 de la zone euro - qu'il y a eu une décision de soutenir la zone euro, de soutenir l'euro. Cela permet d'envoyer un message clair aux marchés par le biais des décisions prises et là je me réfère non seulement aux décisions particulièrement positives concernant la Grèce (prolongation du remboursement - taux d'intérêt), mais aussi aux décisions plus générales que nous avions d'emblée définies comme objectif. Nous avions clairement expliqué et le Premier ministre avait été clairement en faveur d'une décision comprenant un ensemble de mesures concernant le financement du mécanisme, la possibilité d’intervention sur le marché primaire ainsi que la taxe sur les transactions boursières qui se révèlera à l’avenir comme étant un développement très positif.
Ainsi, le cadre était positif après Bruxelles et très certainement – et ce sera ma conclusion – les développements ultérieurs mettent en évidence l’importance de la Grèce en tant que pays jouant un rôle stratégique en Méditerranée, un pays doté d’une stabilité économique – ce qui est utile –, étant donné que la Grèce a su montrer en cette période difficile son importance, qu'il s'agisse de son rôle élargi et de ses relations dans la région, ou de son rôle dans le transport de milliers de personnes – en cas de nécessité - qui souhaitaient partir, via la Crète.