Athènes, le 13 janvier 2010
M. S. KOUVELIS : C’est avec une grande tristesse que nous avons pris connaissance du tremblement de terre dévastateur qui a frappé cette nuit Haïti et nous tenons à exprimer notre soutien à ce pays qui est déjà confronté à la pauvreté et subit de rudes épreuves.
Le ministère des Affaires étrangères a, très vite, procédé à l’examen de la situation. Nous avons été informés par les organisations internationales de l’aide acheminée vers Haïti. Une réunion s’est d’ores et déjà tenue avec le directeur du Service de la Coopération au développement du ministère des Affaires étrangères en vue d’examiner la possibilité de participer à l’aide apportée.
Après avoir évalué les éléments d’information, nous avons constaté qu’en raison de la distance, nous ne pouvions envoyer une équipe de sauvetage ou des représentants d’associations bénévoles qui ont immédiatement manifesté leur volonté d’apporter une aide depuis la Grèce car l’aide ne serait arrivée en Haïti qu’après 25 heures environ, donc trop tard.
Par conséquent, nous avons déjà une coopération avec les organisations internationales qui peuvent apporter leur aide dans les pays voisins. Nous avons d’ores et déjà acheminé la fourniture d’une aide financière dans le cadre de l’œuvre de l’UNICEF pour les populations vulnérables, notamment les enfants. Nous coopérons avec l’Organisation mondiale de la santé et l’Organisation de l’alimentation en vue de soutenir et de fournir une aide alimentaire à ces personnes.
Et, bien entendu, force est de signaler que nous avons d’ores et déjà contacté notre ambassade à Caracas en vue de vérifier si parmi les victimes il y a des citoyens grecs et sommes prêts à envoyer un groupe composé de fonctionnaires de l’ambassade afin d’évacuer les citoyens grecs se trouvant actuellement sur l’île.
Merci.