Athènes, le 18 mars 2010
M. G. DELAVEKOURAS : Bonjour. Je commencerai par l’agenda du ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Droutsas et du Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, M. Kouvelis.
Le ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Droutsas participera demain, vendredi 19 mars à 10h15 à la rencontre qui aura lieu entre le Premier ministre et le Président de la République de Chypre, M. Christofias à Megaro Maximou.
Samedi 20 mars à 12h00, M. Droutsas assistera à la cérémonie d’inauguration du nouveau bâtiment de l’Ambassade de Chypre.
Lundi 22 mars, M. Droutsas participera au Conseil « Affaires générales et Relations extérieures » qui se tiendra à Bruxelles.
Lors de la session « Affaires générales », les travaux porteront sur la préparation du Conseil européen du 25 et du 26 mars à Bruxelles où seront abordées la Stratégie européenne 2020 et la question du changement climatique.
Lors de la session « Affaires étrangères », les discussions porteront sur la situation en Haïti et les efforts de reconstruction en vue de la Conférence des pays donateurs qui se tiendra à New York le 31 mars. En outre, seront abordées la situation au Chili après le séisme et les évolutions relatives au Moyen-Orient. Dans ce contexte, une séance d’information se tiendra par l’envoyé spécial du Quartet pour le Moyen-Orient, M. Blair. L’Afghanistan sera également à l’ordre du jour.
Mercredi 24 mars, le ministre adjoint des Affaires étrangères offrira un déjeuner au ministère des Affaires étrangères en l’honneur des membres du Forum gréco-turc.
S’agissant de l’agenda du Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, M. Kouvelis, il participera aujourd’hui à 17h30 à la Conférence internationale sur le thème « ECO WEEK » et il prononcera une allocution lors de l’ouverture des travaux de cette conférence. Demain à 13h00, M. Kouvelis s’entretiendra avec le Président de la Commission nationale grecque pour l’UNESCO.
Mercredi 24 mars le Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères se déplacera à Rome en vue de participer à un petit déjeuner de travail portant sur l’Initiative Adriatique-Ionienne qui est organisée par la présidence italienne. Mardi 30 mars, il se déplacera à Constantinople à l’occasion de la réunion des ministres du Commerce des pays membres de la Coopération interbalkanique organisée par la présidence turque.
Voilà pour ce qui de l’agenda. Je suis prêt pour la séance de questions.
M. VLAVIANOS : Monsieur le porte-parole, quelle a été la réaction de Skopje à l’interview du ministre adjoint des Affaires étrangères ?
M. G. DELAVEKOURAS : S’agissant de cette question, je voudrais dire que la Grèce suit avec constance une politique positive à l’égard de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine. Le message que nous transmettons au peuple voisin est un message positif, un message d’amitié et de soutien, notamment dans le cadre du parcours européen du pays voisin. Malheureusement, il n’y a pas eu jusqu’à ce jour une réaction positive de la part de ce dernier.
Nous espérons que le gouvernement de M. Gruevski participera aux négociations en faisant preuve d’une attitude positive et constructive. Nous espérons que nous parviendrons bientôt à une solution et pensons que cela est possible s’il y a de la volonté politique. Les deux peuples peuvent coopérer, peuvent être des voisins et peuvent devenir les meilleurs amis et la Grèce peut soutenir le pays voisin dans son parcours. J’espère que Skopje changera d’attitude mais je dois souligner qu’à ce jour cela n’a pas été le cas. Au contraire, nous constatons une attitude réservée ce qui ne donne pas l’élan nécessaire aux négociations.
Pour notre part, nous poursuivrons notre politique positive, nos initiatives positives dans l’espoir de créer un climat positif dans les relations entre les deux pays et donner un élan au processus de négociations dans le cadre des Nations Unies.
Mme S. RISTOVSKA : Première question : Est-ce que le Premier ministre, M. Papandréou s’entretiendra avec M. Gruevski les 25 et 26 mars à Bruxelles ? Deuxième question : Avez-vous des informations relatives à une nouvelle rencontre avec M. Nimetz ?
M. G. DELAVEKOURAS : Quant à votre première question, je voudrais signaler que le Premier ministre grec aussitôt qu’il a assumé ses fonctions, il a pris des initiatives.
Il s’est entretenu avec le Premier ministre de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine, il a eu un contact direct avec lui et, ce pour créer justement un meilleur climat dans les relations entre les deux pays. Il s’est entretenu avec lui pour le connaître, écouter ses positions et engager avec lui un dialogue franc.
Deux rencontres ont d’ores et déjà eu lieu entre les deux Premiers ministres. Des rencontres ont également eu lieu entre le ministre des Affaires étrangères et le ministre adjoint des Affaires étrangères. Pour notre part, nous sommes animés d’intentions positives.
Je ne suis pas au courant des détails de l’agenda du Premier ministre mais je pense que, si son programme le lui permet et si une occasion se présente, il entreprendra une initiative pour organiser une rencontre de ce genre sans pour autant que je puisse vous dire quelque chose de précis car son agenda définitif n’est pas encore fixé.
S’agissant de votre deuxième question, nous n’avons pas d’informations sur une rencontre imminente entre l’envoyé spécial du S.G. avec les représentants des deux pays.
M. KAPOUTSIS: Est-ce qu’il y aura une rencontre avec M. Christofias ?
M. G. DELAVEKOURAS : Le Président chypriote, M. Christofias viendra à Athènes et dans le cadre de son programme il aura, bien entendu, une rencontre avec le Premier ministre grec et, d’après ce que je sais, il se rendra également à Canée et à Patras.
Nous aurons l’occasion d’un échange de vues très utile en une période critique pour la question chypriote, car, comme vous le savez, les pourparlers se poursuivent. Une rencontre a eu lieu hier et il y aura une autre entre le Président Christofias et M. Talat. Les pourparlers avancent et il est utile d’avoir un aperçu de la situation.
Le soutien accordé par le gouvernement grec aux efforts du Président Christofias est acquis, continu et tangible. Nous espérons voir du progrès et nous attendons voir comment les choses évolueront à cette étape cruciale.
M. KAPOUTSIS : Voudriez-vous faire un commentaire sur la décision de la Cour européenne des droits de l’Homme ? Cette décision propose aux Chypriotes turcs de s’adresser aux « autorités » du pseudo – Etat chypriote turc en vue de revendiquer leurs biens ?
M. G. DELAVEKOURAS : Tout d’abord, il faut définir la base sur laquelle nous engageons cette discussion. La question chypriote est une question d’invasion et d’occupation. Il est évident que les conséquences, les responsabilités pèsent sur la Turquie.
La Cour européenne a pris une décision – qui doit faire l’objet d’une étude minutieuse – qui reconnaît la responsabilité de la Turquie – et sur ce point on doit axer notre attention – mais elle n’annule pas bien entendu la réalité actuelle sur l’île, la réalité de l’occupation.
La question chypriote doit être réglée ce qui conduira au règlement de cette question aussi. Toutefois, l’essentiel est que la Turquie et la partie chypriote turque participent à la négociation en vue de parvenir à une solution car cette situation ne peut perdurer.
La République chypriote est un Etat membre de l’Union européenne et doit fonctionner dans le cadre de celle-ci sur la base des ses principes et de ses valeurs. C’est pourquoi la question chypriote doit être réglée.
Mme KOURBELA : Une question sur le Conseil européen et plus particulièrement sur la question de la nouvelle stratégie qui viendra remplacer la Stratégie de Lisbonne, à savoir ladite stratégie UE – 2020. Est-ce que nous avons préparé les positions grecques ? Les avons-nous étayées ? Car la cohésion politique risque de se voir dévalorisée.
M. G. DELAVEKOURAS : La politique européenne pour 2020 s’intègre dans le prolongement de la Stratégie de Lisbonne, une stratégie qui n’a pas apporté les résultats escomptés.
Nous voulons que le Programme européen pour 2020 apporte des résultats, qu’il mette l’accent sur la dimension du développement et celle de l’emploi, qu’il intègre tous ces changements actuels dans le cadre du développement de l’économie européenne et de l’économie grecque, qu’il comporte la dimension du développement vert, du développement durable ainsi que la dimension d’un développement qui sera axé sur la qualité et sera conforme à la valeur ajoutée de l’Union européenne et de ses particularités.
Toutes ces discussions sont actuellement en cours et, bien évidemment, la Grèce a des propositions qui sont le résultat de la coopération entre un bon nombre de ministères. Lors de la session « Affaires générales » les travaux porteront sur la préparation du Conseil européen et sera, bien entendu engagée une discussion intéressante lors du Conseil européen les 25 et 26 mars où nous verrons comment les choses évolueront.
M. GOGAS : Quelle est la position du ministère des Affaires étrangères sur l’éventualité d’un communiqué conjoint de M. Christofias et de M. Talat à la fin de l’étape actuelle des négociations ? La Turquie a-t-elle formulé une demande y relative ? Est-ce que la réaction du Secrétaire général des Nations Unies a été positive ? Quelle est la position du ministère des Affaires étrangères ?
M. G. DELAVEKOURAS : Cette question a été tout d’abord discutée entre le Président Christofias et M. Talat. Des discussions sont en cours sur cette question et l’issue dépend de l’évolution des discussions. Par conséquent, il faut attendre l’évolution de ces pourparlers et voir, en fonction de leur évolution, s’il est utile et dans quelle mesure il existe le consensus nécessaire pour émettre un communiqué conjoint.
M. PAPATHANASSIOU : Que pense le ministère des Affaires étrangères des dernières activités turques en mer Egée, en vue aussi de la visite imminente du ministre adjoint des Affaires étrangères à Ankara ?
M. G. DELAVEKOURAS : Les dernières activités, notamment maritimes, suscitent sans aucun doute des inquiétudes. Le ministre de la Défense et le ministre délégué se sont exprimés sur cette question. C’est dans ce même cadre que s’intègrent mes positions aussi. Nous ne devons pas seulement considérer la forme du droit international de la mer mais examiner aussi la substance.
En ce moment, je ne cherche pas à vérifier s’il s’agit d’un transit inoffensif ou non. Je me focalise sur le message que transmet la Turquie en ce moment critique où la Grèce consentit des efforts pour améliorer les relations. A l’heure actuelle, une activité de ce genre suscite sans aucun doute des inquiétudes. Nous discuterons de cette question avec le ministère turc des Affaires étrangères. Et je voudrais encore une vois signaler le moment auquel intervient ce comportement.
Ce n’est qu’avant-hier qui s’est tenue la réunion du Comité directeur des Directeurs généraux pour les affaires politiques. La réunion était très bonne.
Notre estimation est que la partie turque a manifesté sa volonté de discuter avec nous et d’identifier des champs de coopération. Les discussions ont porté sur toute une série de questions. Les questions abordées ont porté sur le commerce et l’économie, l’énergie et l’environnement, l’agriculture, la civilisation ainsi que sur la question de visas et la lutte contre les catastrophes naturelles.
Les discussions ont porté non seulement sur les dossiers difficiles mais aussi sur la façon dont nous pourrions faire progresser ces discussions, créer de nouveaux champs de coopération et aller de l’avant. Tel est notre approche, c’est dans cet esprit que le ministre adjoint des Affaires étrangères visitera Ankara probablement dans le courant du mois. Nous espérons que la partie turque fera preuve d’une attitude similaire.
M. CHADOULIS : En vue de la réunion au sommet et concernant l’économie – je sais que ce domaine ne relève pas de votre responsabilité mais le ministère des Affaires étrangères y est impliqué – est-ce que la Grèce estime que les positions que l’Allemagne a prises cette semaine ont trouvé un large écho au sein de l’Union européenne pour ce qui est d’une aide éventuelle à la Grèce ?
Est-ce que la Grèce entend approcher certains pays lors du Conseil afin de parvenir à un résultat positif car, d’après ce qui est suggéré, si nous ne parvenons pas à un résultat positif, la seule solution envisagée sera de recourir au Fonds monétaire international ? Merci.
M. G. DELAVEKOURAS : Je n’ai pas l’intention d’aborder des questions relevant de l’économie. Je parlerai plutôt de la façon dont l’Union européenne fonctionne. L’Union européenne est axée sur la solidarité et le consensus. S’agissant des questions que vous avez soulevées, une décision a déjà été adoptée au niveau de l’Union européenne.
Il y a la décision adoptée par les Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne. Cette décision est axée sur le consensus et fait clairement preuve de cette solidarité. Nous attendons la concrétisation de cette décision mais la volonté doit être considérée comme acquise.
Mme KOURBELA : Monsieur le porte-parole, une question concernant le fleuve Evros, une question qui demeure apparemment en suspens. D’après les informations qui me sont parvenues, la mise en place d’un système d’alerte précoce est avancée. Est-ce que nous travaillons avec la partie bulgare à cette question ? Car s’il pleut de nouveau, nous aurons des pertes, etc.
M. G. DELAVEKOURAS : La partie grecque essaye d’établir cette coopération et des comités sont d’ores et déjà constitués. Toutefois, nous devons trouver des modalités flexibles pour pouvoir lutter contre les conséquences catastrophiques dues à ces phénomènes naturels.
Nous avons des contacts continus ave la partie bulgare et examinons les modalités pour assurer une information plus rapide de la partie grecque et pouvoir avoir une réaction rapide face aux inondations. Dans ce cadre s’inscrit bien entendu un système d’alerte précoce que les autorités bulgares envisagent de mettre en place ce qui présuppose toutefois une transmission d’informations plus rapide à la partie grecque afin d’avoir à notre disposition les données relatives au niveau de risque d’inondation pour pouvoir y faire face.
Μme ΚΟΥΡΜΠΕΛΑ: Donc, cette coopération est en cours.
M. G. DELAVEKOURAS : Oui, tout comme nos discussions continues avec la partie bulgare.
Mme FRYSSA : Un commentaire sur l’article paru dans le journal « ELEFTHEROTYPIA » sur les fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères.
M. G. DELAVEKOURAS : S’agissant de cette question, je voudrais mettre les choses au point : les derniers mois trois fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères ont été appelés à exercer des fonctions au Service central. D’après le règlement intérieur du ministère des Affaires étrangères, le détachement dans le Service central ne peut être effectué qu’après décision préalable du Conseil du service.
Lors du dernier Conseil du service, qui a eu lieu il y a deux semaines, a été prise la décision y relative concernant leur détachement.
Afin de pouvoir exercer des fonctions au Service central, les fonctionnaires en question ont dû effectuer un déplacement à Athènes dont les frais ont été pris en charge par le service. Cela signifie qu’ils ont continué de percevoir leur salaire ainsi que les indemnités d’expatriation.
Il va sans dire que ces fonctionnaires, une fois affectés au service, cesseront de percevoir les suppléments de rémunération liés à l’expatriation.
Dans un même temps, je voudrais souligner que cet incident crée des fausses impressions. Des efforts importants sont déployés par le ministère des Affaires étrangères pour réduire les dépenses, rationaliser les procédures en vue de mettre de l’ordre au fonctionnement du ministère des Affaires étrangères et économiser de l’argent.
On essaye même de gérer nos ressources en fonction du profit optimal pour le ministère des Affaires étrangères. C’est sur cet aspect que nous mettons l’accent et axons nos efforts.
Mme MELISOVA : Pourriez-vous commenter les positions déclinées hier au sein du Parlement par Mme Merkel qui nous a implicitement proposé de sortir de la zone euro ?
M. G. DELAVEKOURAS : Cela n’est pas valable. Cela est hors de question. La Grèce fait partie du noyau dur de l’Union européenne, elle est membre de la zone euro. C’est à l’Europe maintenant de faire preuve de solidarité.
M. KAPOUTSIS : Dans son article paru dans le magazine « EPIKERA », l’ancien ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Giannis Kapsis lance, entre autres, des accusations particulièrement graves contre M. Droutsas et lui pose certaines questions. Est-ce que M. Droutsas a l’intention d’y réagir ?
M. G. DELAVEKOURAS : Je n’ai pas au courant de l’article dont vous parlez.
M. CAKA : Les demandes d’asile formulées par les ressortissants de Skopje et de la Serbie après la suppression de l’obligation de visa constituent-elles un danger pour les pays qui attendent la libéralisation du régime de visa ? Autrement dit, l’Union européenne risque-t-elle ne pas être en mesure de prendre des décisions ?
M. G. DELAVEKOURAS : L’Union européenne prend des décisions une fois que les critères y relatifs, des critères strictes concernant ces procédures, seront remplies. L’adhésion au programme de libéralisation de visas présuppose la mise en place des réformes substantielles à l’intérieur des pays candidats.
Pour ce qui est de l’Albanie et de la Bosnie-Herzégovine l’évaluation se poursuit. Ces pays doivent remplir l’ensemble de critères fixés pour adhérer à ce programme. La Grèce a soutenu ce processus et nous pensons que le contact des peuples des Balkans avec la réalité européenne est très utile et exerce de surcroît une influence positive sur l’intérieur des pays concernés. Toutefois, nous ne pouvons faire aucune concession sur les critères. Cela est hors de question.
M. CAKA : Mais les décisions sur l’Albanie devraient être prises au cours du premier semestre. Pourquoi y-a-t-il ce retard ?
M. G. DELAVEKOURAS : L’Albanie sera jugée en fonction de ses actions et du rapport élaboré par la Commission européenne. La Commission européenne n’a pas encore accomplit son travail d’évaluation. Une fois accompli, ce rapport faire l’objet d’une discussion au sein du Conseil. Ce moment n’est pas encore arrivé.
M. CAKA : Il y a quelques jours, le ministre albanais des Affaires étrangères a visité la Serbie. Il s’agit de la première rencontre officielle. Que pense la Grèce de la coopération entre ces deux pays ?
M. G. DELAVEKOURAS : L’objectif de la Grèce, l’objectif ferme de la politique étrangère de la Grèce est de voir les Balkans se transformer en une région de stabilité, de paix et de développement. C’est sur cet objectif que nous axons nos efforts. Tout effort consenti dans ce sens est le bienvenu. Il est essentiel que la Serbie puisse parler avec l’Albanie. Il est important que ces deux pays établissent des relations. C’est pourquoi nous saluons des rencontres et des initiatives de ce genre.
Ce qui nous intéresse est l’essentiel, à savoir nous voulons voir les relations des pays balkaniques progresser, nous voulons mettre fin aux rivalités du passé par la voie du dialogue et de la diplomatie et régler les problèmes demeurés en suspens afin que les Balkans adhèrent à l’Union européenne et deviennent un voisinage de stabilité, de paix et de développement.
Merci.