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Le bâtiment du ministère des Affaires étrangères

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M. G. DELAVEKOURAS : Bonjour. Je m’appelle Grigoris Delavekouras et je suis le nouveau porte-parole du ministère des Affaires étrangères. Pour commencer ce point de presse, je souhaiterais exprimer mes sincères condoléances pour le décès du policier, qui a trouvé la mort suite à l’inacceptable attentat perpétré aujourd’hui.

Je passe maintenant au programme des ministres de ces prochains jours.

La ministre des Affaires étrangères, Mme Dora Bakoyannis, s’est entretenue aujourd’hui à 10h30 au ministère des Affaires étrangères avec le Président du Conseil israélite central de Grèce et le Président de la communauté israélite de Thessalonique. En ce moment, Mme la ministre s'entretient avec l'ambassadeur des Etats-Unis d'Amérique, M. Speckhard.

A 13h00, elle participera à la rencontre des ambassadeurs des Etats-membres de l’Union européenne accrédités en Grèce, rencontre organisée par la présidence tchèque à la résidence de l’Ambassadeur de la République tchèque. A 20h00, elle prononcera un discours lors de la manifestation organisée à la mémoire des Juifs grecs victimes de l’Holocauste, 66 ans après les exterminations massives à Auschwitz en mars 1943. Cette manifestation a lieu au Palais Zappeion.

Jeudi et vendredi, Mme la ministre accompagnera, avec le ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Valinakis, le Premier ministre au Conseil européen qui se tient à Bruxelles. Le Conseil européen se penchera notamment sur la crise financière actuelle, sur des questions institutionnelles revêtant une importance particulière comme la désignation du président de la Commission et la ratification du Traité de Lisbonne, le changement climatique et le développement durable, l’immigration clandestine bien entendu ainsi que sur des questions relevant des Affaires extérieures. Au dîner des ministres des Affaires étrangères, les dossiers suivants seront examinés : la situation en Afghanistan et au Pakistan ainsi que l’avenir de la sécurité européenne.

Lundi 22 juin à 12h00, la ministre rencontrera au ministère des Affaires étrangères son homologue vietnamien, M. Pham Gia Khiem. Cette rencontre sera suivie de déclarations à la presse.

Mardi 23 juin, à une heure qui n’a pas encore été définie, la ministre des Affaires étrangères rencontrera son homologue des Emirats Arabes Unis, le cheik Al Nahyan au ministère des Affaires étrangères.

Vendredi 26 juin, Mme la ministre participera, en sa qualité de présidente de l’OSCE, à la réunion du G8 à Trieste consacrée à la dimension régionale de l’Afghanistan et du Pakistan. Participeront à cette rencontre, au dîner de travail du vendredi 26 et à la réunion du samedi 27 au matin, les ministres des Affaires étrangères du G8 ainsi que les ministres des Affaires étrangères du Pakistan et de l’Afghanistan. Comme vous le savez, il y aura deux grandes rencontres, celle du Conseil OTAN - Russie et celle de l’OSCE relatives à la sécurité en Europe. J'aimerais à ce stade dire deux mots sur ces deux rencontres. Je commencerais par le Conseil OTAN – Russie. Force est de souligner que ce conseil est le principal dispositif permettant le développement des relations entre l’Organisation et la Russie. Il est le forum au sein duquel les pays de l’Alliance et la Fédération de Russie exercent une étroite coopération axée ayant pour objectif de conclure un accord, d’assurer la coopération et le processus commun de prise de décisions s’agissant d’un large éventail de questions liées à la sécurité dans la région de l’Eurasie.

En ce qui concerne le Sommet de l’OSCE, j’aimerais dire deux mots sur des sujets d’ordre organisationnel qui concernent la presse, afin que vous puissiez avoir un aperçu de la façon dont les choses vont se dérouler les jours de la conférence et deux mots sur l'enjeu de cette rencontre.

Tous les pays participants seront représentés à Corfou. Plus de 50 ministres ont jusqu'à présent confirmé leur représentation au niveau ministériel. Jusqu’à présent, tous les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne, de l’OTAN et de la Fédération de Russie ont confirmé leur participation. Ont également été invités, les Secrétaires généraux de l'OTAN, de la Communauté des Etats indépendants (CEI) et de l’Organisation du traité de sécurité collective. Au niveau européen, participeront M. Solana et la Commissaire Mme Ferrero Waldner.

Tous les ministres et hauts fonctionnaires sont attendus à Corfou le 27 juin et repartiront le 28, selon le programme.

En ce qui concerne les questions liées à la presse, environ 300 journalistes originaires de tous les pays membres de l'OSCE sont attendus. Vous savez qu’il existe une liste avec tous les hôtels de Corfou pour votre réservation. Nous veillerons à assurer vos déplacements de la ville de Corfou à l’hôtel Corfu Imperial, où a lieu le sommet. Lors de votre arrivée, un badge vous sera remis et vous permettra d'accéder aux différentes salles de l'hôtel Corfu Imperial ; vous recevrez également un programme des trajets de bus pour vos déplacements ainsi qu'un programme de toutes les manifestations organisées pour les médias, et ce, afin que vous puissiez vous organiser.

Samedi soir, il y aura une réception pour les journalistes à l’hôtel EVA PALACE, qui est à deux minutes à pieds du Corfu Imperial. Les employés du Département de l’Information seront à votre disposition pour répondre à tous vos besoins. Nous sommes dès à présent à votre disposition pour toute question que vous pourriez avoir.

J'aimerais maintenant dire deux mots sur la rencontre elle-même. Il y a un an environ, ou encore six mois cette rencontre aurait été inimaginable. Lorsque le président Medvedev a présenté ses propositions, celles-ci avaient été acceptées sous réserve par la plupart de nos partenaires au sein de l'Union européenne, de l'OTAN et de l'OSCE.

La Grèce a assumé la présidence de l’OSCE au 1er janvier 2009. Lorsque la ministre avait présenté ses priorités, elle avait parlé de cette volonté de réunir à la même table et de manière non discriminatoire les pays jouant un rôle crucial en matière de sécurité, afin que nous puissions engager enfin une discussion digne de ce nom consacrée aux questions de sécurité dans notre continent.

Arriver où nous en sommes aujourd’hui n’a pas été une tâche facile. Force est de constater que même au sein de l’Union européenne, nombreux ont été ceux qui avaient émis des réserves et dont les positions à l’égard de la Fédération de Russie et de ses propositions étaient connues.

En dépit de tout cela, la Présidence grecque a pris un risque en organisant cette rencontre. Aujourd'hui, nous pouvons d’ores et déjà parler de premier succès si l’on tient compte du fait que cette rencontre a finalement lieu et que la participation est massive. Tous viennent s’asseoir à la même table pour engager cette discussion.

Le cadre de la discussion est élaboré à l’heure actuelle. Nos ambassades dans tous les Etats membres sont en contact avec les différents ministères des Affaires étrangères. Nous recueillons des informations de tous les pays afin que nous puissions nous préparer au mieux à ce dialogue qui durera très certainement. Aujourd'hui le premier pas est fait.

Encore faut-il mentionner que le processus ayant abouti à la conférence au sommet d'Helsinki a duré trois ans et plus de deux mille réunions ont été organisées dans ce cadre. Nous en sommes au début, nous le savons, mais nous pensons qu'aujourd'hui nous jetons des bases très solides.

J’enchaînerais mon propos sur le programme des ministres adjoints des Affaires étrangères. Aujourd’hui, à 11h30, le ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Valinakis s’est entretenu avec le Rabin Andrew Baker, qui est le représentant personnel de la Présidence pour la lutte contre l’antisémitisme.

Lundi 22 et mardi 23 juin, le ministre adjoint sera en déplacement à Stockholm, où il rencontrera le ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Frank Belfrage et la ministre aux Affaires européennes, Mme Cecilia Malmstrom, en vue de la présidence suédoise de l’Union européenne. Les sujets abordés seront entre autres les priorités de la présidence, ainsi que des questions d’intérêt grec.

Samedi et dimanche, M. Valinakis participera, avec la ministre des Affaires étrangères, au sommet de l'OSCE à Corfou.

Jeudi 18 juin à 12h00, le ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Kassimis prononcera une allocution lors du débat public sur le thème « Union européenne – Australie : un partenariat stratégique » organisé à l’hôtel Grande Bretagne.

Dimanche 21 et lundi 22 juin, le ministre adjoint sera en visite à Alexandrie, où il participera à la messe concélébrée par Sa Béatitude Théodore II, Pape et Patriarche d'Alexandrie et de toute l'Afrique et Mgr Ieronymos, Archevêque d’Athènes et de toute la Grèce.

Du mardi 24 au samedi 27 juin, le ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Kassimis accompagnera le président de la République, M. Papoulias en Syrie, dans le cadre d'une visite officielle.

Pour clore cette première partie du point de presse, je me réfèrerais au programme du ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Varvitsiotis. Jeudi 25 juin à 10h00, ce dernier prononcera une allocution au forum d’affaires gréco-chinois organisé par la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Athènes.

Le même jour, à 11h00, le ministre adjoint participera aux travaux du Comité interministériel mixte Grèce – Chine au ministère des Affaires étrangères.

Enfin, du jeudi 2 juillet au samedi 4 juillet, le ministre adjoint accompagnera le Président de la République en Serbie, dans le cadre de sa visite officielle dans ce pays.

Avant de finir, j’aimerais remercier M. Koumoutsakos pour son aide précieuse et son soutien lorsqu’il assumait les fonctions de porte-parole du ministère des Affaires étrangères. Permettez-moi également de remercier Carol Kaliln pour sa coopération. Merci. Je suis à votre disposition pour la séance de questions.

Mme SPANOU : Le rapport de l’enquête administrative sous serment publiée hier vient contredire la conclusion de l’examen préliminaire qui a également été publié, selon une pratique sans précédent pour le ministère des Affaires étrangères. Plus précisément, dans le rapport de l’enquête administrative sous serment décharge l’ambassadeur d’Uruguay de toutes responsabilités pour la signalisation de son télégramme. Par ailleurs, aucune référence n'est faite aux responsabilités du Directeur du bureau diplomatique de la ministre, M. Halastanis, qui était au courant 24 h avant d’informer la ministre. Que s’est-il passé entre temps, pourquoi cette contradiction?

G. DELAVEKOURAS : Hormis le communiqué fait hier par le ministère des Affaires étrangères, je n’ai rien à ajouter au sujet de cette affaire.

M. SOURMELIDIS : Malgré cela, nous aimerions poser nos questions et vous demandons d’en prendre note. J’aimerais à mon tour savoir si M. « Kogevinas » a répondu aux accusations et comment. A-t-il fait une déposition sous serment, en tant que témoin, en tant qu’accusé ? En tant que quoi ?

G. DELAVEKOURAS : Je n’entrerais pas dans le détail car il s'agit d'une affaire administrative, pour laquelle une enquête administrative sous serment a été menée et un communiqué a été fait concernant le rapport de cette enquête. Je n’ai rien d’autre à ajouter, outre le communiqué qui a été fait et qui fournit toutes les informations disponibles.

M. SOURMELIDIS : (hors micro) ……..hormis le rapport, pour la même affaire. Est-ce que M. Diktakis avait donné des informations sur l’affaire Karavela avant ou après le télégramme?

G. DELAVEKOURAS : Ecoutez, en tant que porte-parole du ministère des Affaires étrangères, je n’ai nullement l’intention d’entrer dans le détail de l’affaire. Il y a eu un examen préliminaire et le rapport de l'enquête administrative sous serment, qui ont donné lieu à un communiqué.

Il s'agit d’une procédure administrative suivie par le ministère des Affaires étrangères, une procédure qui s’est achevée. Je n'ai rien d’autre à ajouter et n’ai nullement l’intention, depuis cette tribune, d’entrer dans le vif du sujet. Je ne mène ni une enquête préliminaire, ni un examen administratif sous serment, d’accord ?

JOURNALISTE : (hors micro)

G. DELAVEKOURAS : Je garde vos questions, simplement pour ce qui est de cette question, le ministère des Affaires étrangères a déjà fait un communiqué.

M. MELETIS : S’il vous plait pouvez-vous intégrer à ce point de presse tous les rapports établis par M. Agathoklis et les autres secrétaires généraux au cours de ces trois ou quatre dernières années ainsi que toutes les décisions des enquêtes administratives sous serment qui ont été prises au ministère des Affaires étrangères, dans le cadre de la transparence proclamée par Mme la ministre et dans le cadre de laquelle ont été publiés les deux derniers textes.

M. POLATOS : Dans le rapport que semble avoir établi hier M. Kambanis, il est question de difficultés objectives dans le système de distribution des télégrammes. Pouvez-vous nous dire quelles sont les propositions de M. Agathoklis à ce sujet et quelles sont précisément ces difficultés ?

Pour être plus clair, est-ce que, à l’avenir, les télégrammes strictement confidentiels seront transmis à 50 ou 60 destinataires ou simplement au cabinet de la ministre. Et est-ce que ces télégrammes seront traités comme dans la précédente affaire? Pouvez-vous nous lexpliquer ?

G. DELAVEKOURAS : Le Directeur général de la Direction F a quelques recommandations, lorsqu’un plan bien précis sera établi, elles seront appliquées mais je ne pense pas que cela sera annoncé.

MME KOURBELA : Monsieur le porte-parole, le Sommet de Bruxelles s'ouvre demain. Qu’attendons-nous de la discussion qui aura lieu sur la question de l’immigration, étant donné que cette question est toujours d’actualité.

G. DELAVEKOURAS : Comme vous le savez déjà, la ministre a soulevé cette question lors du Conseil Affaires générales et Relations extérieures. Grâce à une initiative coordonnée de la Grèce, de l’Italie, de Malte et de Chypre, la question avait été débattue lors des semaines précédentes et nous sommes parvenus à ce que ce point figure à l’ordre du jour de la réunion des Chefs d’Etats et de gouvernements. C’est un succès en soi, car comme vous pouvez l’imaginer, tous les partenaires ne partagent pas les mêmes préoccupations à ce sujet.

JOURNALISTE : (hors micro)

G. DELAVEKOURAS : De l'immigration clandestine en général, de la lutte contre le phénomène de l'immigration clandestine de la part de l'Union européenne.

Le Premier ministre devrait demander vendredi à ce que soient inclus des mesures et des propositions plus concrètes, si nous voulons que ces sujets soient compris dans les conclusions du Conseil européen.

La ministre des Affaires étrangères s’est d’ores et déjà référée, depuis le Luxembourg où elle se trouvait, au fait que nous voulons être témoins de la solidarité de nos partenaires vis-à-vis d'une question principalement européenne, nous demandons à ce que cette solidarité soit prouvée dans la pratique et nous pensons qu'une répartition plus équitable des charges entre les Etats membres est nécessaire en vue de parvenir à une gestion des flux migratoires la plus efficace et la plus humaine qui soit.

Par ailleurs, nous voulons que référence soit faite à la question de la réadmission des immigrés clandestins, que cette question soit incluse dans des accords qui seront conclus entre l’Union européenne et les autres pays, qu'il s'agisse de pays d'origine ou de transit.

Nous demandons également la revalorisation du rôle de la FRONTEX, du service chargé de la garde des frontières extérieures, par le biais du renforcement des opérations conjointes et une plus grande participation de tous les partenaires à ces opérations, mais aussi la création d'antennes spécialisés dans des régions présentant des problèmes particuliers, afin d'améliorer les capacités opérationnelles.

M. MELETIS : Monsieur le porte-parole, étant donné que l’accord de réadmission conclu entre l’Union européenne et un autre pays peut prendre six, sept ou huit années avant d’être mis en œuvre, je voulais savoir si le gouvernement grec fera en sorte que cet accord soit inclus dans les conclusions et s’il a veillé à ce qu’une référence soit faite à l’obligation de pays tiers, qui plus est de pays candidats à l’adhésion, d’appliquer les accords de réadmission des Etats membres.

M. G. DELAVEKOURAS : La Grèce demande fermement l’application de l’accord bilatéral de réadmission qui existe depuis 2001 déjà entre la Grèce et la Turquie, accord que la Turquie n’applique pas correctement.

C’est une position communautaire également dans le sens où lors des Conseils d’Association Union européenne – Turquie, la nécessité d’appliquer cet accord bilatéral est soulignée.

Cela étant, le Commissaire Barrot a, comme vous le savez, soulevé la question de la conclusion d’un accord de réadmission entre l’Union européenne et la Turquie lors d’une récente lettre envoyée.

 

M. MELETIS : Je demande si nous mettons tout en œuvre pour que cela soit mentionné dans les conclusions. Qu’il y ait tout d’abord une référence claire et explicite à la nécessité de conclure un accord de réadmission entre l’Union européenne et la Turquie, et non entre des pays en règle générale. Deuxièmement, dans un second temps, la mise en application d’accords bilatéraux, pour qu’il y ait une forme institutionnelle.

G. DELAVEKOURAS : Nous voulons qu’un texte soit appliqué, un texte qui doit être le plus précis et le plus clair possible. C’est ce à quoi nous aspirons. A l’heure actuelle, la négociation portant sur un texte est en cours. Nous nous efforçons à ce que des références explicites y soient inclues, références portant sur les dispositions prévues, les prochaines étapes à franchir, les conclusions du Conseil.

JOURNALISTE: Les négociations avec la Turquie portant sur un accord de réadmission ont commencé en 2003 et les perspectives d’avenir ne sont pas claires. Pour ces raisons, ne pourrait-on pas inclure un accord provisoire ? Jusqu’à ce que cet accord soit signé. Ne pourrait-il pas y avoir un accord provisoire entre l’Union européenne et la Turquie parce que cette question est brûlante.

G. DELAVEKOURAS : Les discussions sur un accord de réadmission entre l’Union européenne et la Turquie ne sont pas quelque chose de nouveau. Ces discussions ont lieu depuis longtemps et sont liées aux négociations d’adhésion entre la Turquie et l’Union européenne.

Depuis 2006 déjà, la Grèce a « bloqué » le chapitre 24 relatif à la « Justice, la liberté et la sécurité » et ce, parce que la Turquie doit faire des pas en avant pour ce qui est de sa coopération avec l’Union européenne à cet égard. C’est une question connue et la Turquie doit faire des pas en avant. C’est pourquoi cette voix qui s’élève n’est pas celle de la Grèce seulement, c’est celle de l’Europe tout entière.

De plus, cette question est soulevée devant les Conseil d’association Union européenne – Turquie.

JOURNALISTE: (Hors micro)

M. G. DELAVEKOURAS : En effet, notre objectif est de signer, mais pour signer il faut être deux.

M. FOURLIS : Je voulais savoir pourquoi la Grèce a « bloqué » si « discrètement » le chapitre 24. Si je ne m’abuse, vous avez dit que la Grèce l’a bloqué en 2006 ?

M. G. DELAVEKOURAS : La Grèce soulève des questions qui la préoccupe, tout comme les autres pays membres dans le cadre des négociations.

M. FOURLIS : J’ai noté mot pour mot ce que vous avez dit.

M. G. DELAVEKOURAS : Une minute. Le processus d’adhésion est une négociation portant sur toutes les questions relatives aux relations entre la Turquie et l’acquis européen. Chaque pays soulève les questions qui le préoccupent et la Grèce a soulevé cette question particulière. Tant qu’aucun progrès sur la question de l’accord de réadmission entre l'Union européenne et la Turquie n’est réalisé, ouvrir le chapitre 24 n’a pas de sens.

M. FOURLIS : D’accord. Je constate que la Grèce et d’autres pays ont bloqué ce chapitre, mais de façon discrète, si je comprends bien et c’est seulement maintenant que le ministère des Affaires étrangères et le gouvernement soulèvent cette question avec acuité.

Car, comme le dit le gouvernement, cela avait été constaté il y a longtemps et le Premier ministre lui-même parlait sans cesse du service de gardes-côtes et autres idées y relatives sur l’immigration clandestine à ses homologues, nous ne comprenons pas pourquoi ce lien n’a pas été fait plus tôt et pourquoi la Grèce ne l’a pas demandé plus fermement dans le passé ?

M. G. DELAVEKOURAS : La Grèce pose systématiquement cette question à tous les niveaux, depuis très longtemps.

JOURNALISTE: (hors micro)

M. G. DELAVEKOURAS : Et bien entendu, cela existe aux Conseils d’Association.

On ne peut pas parler de discrétion, le fait est qu’à l’heure actuelle cette question fait la une de l’actualité. Cela ne vient pas démentir le fait que cette question est l’une des priorités des discussions sur ledit chapitre.

Nous négocions avec la Turquie sur tous les chapitres et chaque pays a ses priorités, des questions plus urgentes. Cela ne signifie pas que cela doit faire en permanence la une de l’actualité, ni le contraire.

Μ. POLATOS : Monsieur le porte-parole, dans le cadre de l’effort international consenti en vue de lutter contre l’immigration clandestine, la Turquie propose la mise en œuvre d’opérations de recherche et de sauvetage gréco-turques conjointes en Mer Egée. Récemment, d’ailleurs, ils ont de nouveau proposé leur aide pour arrêter les réfugiés qui se trouvent à l’est du 25ème méridien. Est-ce que vous en discutez ?

M. G. DELAVEKOURAS : Une telle question ne se pose pas.

M. BARRAKAT : Pouvez-vous nous dire, en chiffres, combien d’immigrés vivent en Grèce, combien d’entre eux sont illégaux et combien ne le sont pas. Pouvez-vous nous dire également si la Grèce reçoit une aide financière de la part de l’Union européenne, ce qui voudrait dire que la Grèce n’est pas satisfaite sur cette question et que les autre Etats européens ne s’intéressent pas à la question des immigrés. Merci

 

M. G. DELAVEKOURAS : En ce qui concerne le nombre d’immigrés en Grèce, vous devez vous adresser au ministère de l’Intérieur.

C’est l’une des questions abordées à la conférence au sommet. La répartition de la charge. Nous pensons que le problème de l’immigration clandestine est un problème européen et c’est en tant que tel que cette question doit être envisagée.

En raison de sa position géographique, la Grèce est l’un des premiers pays d’entrée, cela ne veut toutefois pas dire que la Grèce doit assumer seule le poids et le coût de la gestion de cette question.

Il existe des capacités d’accueil des immigrés clandestins, de répartition du coût, de participation aux opérations de la FRONTEX en fournissant du personnel et des moyens. Toutes ces questions nécessitent une coopération accrue au niveau communautaire.

Mme SPANOU : Compte tenu des conclusions des deux rapports pour le Service diplomatique grec et compte tenu des déclarations de cadres gouvernementaux à l’encontre de l’Union des fonctionnaires diplomatiques pour mensonges, opportunisme, etc. je voulais poser la question suivante. Pensez-vous que le Service diplomatique grec, après tout cela, jouit toujours du même prestige pour gérer efficacement les affaires nationales ?

M. G. DELAVEKOURAS : Le Service diplomatique jouit toujours du même prestige, ce que vous dîtes n’a pas de sens. L’Union des fonctionnaires diplomatiques aura aujourd’hui une rencontre avec la ministre des Affaires étrangères, dans le cadre de leur communication. Une telle question ne se pose pas.

M. FOURLIS : Une question à ce sujet. Est-ce qu’une telle question se pose pour ce qui est des relations de coopération de la ministre avec le service diplomatique et les diplomates du ministère des Affaires étrangères. Car dans les communiqués faits, nous avons plusieurs fois observé que la question de la confiance et de l’état psychologique était posée pour ce qui est des relations entre la ministre et les diplomates et nous avons constaté au moment de l’enquête administrative sous serment, de l’enquête préliminaire qu’il y avait des « agitations » parmi les classes de diplomatiques au ministère des Affaires étrangères. 

M. G. DELAVEKOURAS : Il n’y a aucun problème pour ce qui est de la coopération entre la ministre et les diplomates ou entre les diplomates. Je répète : Il n’y a aucun problème de coopération. Nous avançons normalement, nous faisons notre travail.

M. FILIS : Concernant la visite imminente de M. Erdogan à Athènes. Y aura-t-il une rencontre avec le Premier ministre au Palais Maximou? Quel est l’ordre du jour de la rencontre ? Si la question de la minorité musulmane à Thrace est posée, quelle est votre position à ce sujet ?

M. G. DELAVEKOURAS : C’est le porte-parole du gouvernement qui communiquera des informations relatives à cette rencontre. Je ne peux rien vous dire à l’heure actuelle.

M. FOURLIS : Avez-vous des informations concernant la question de savoir comment M. Davutoglu viendra à Corfou ? Viendra t-il en avion, en voiture ? En ce qui concerne MM. Davutoglu et Erdogan, est-ce que l’un des deux a exprimé le souhait de visiter Thrace ?

M. G. DELAVEKOURAS : Effectivement, des articles à ce sujet ont été publiés ces jours-ci, mais je n’ai aucune information venant le confirmer. Par conséquent, une telle question ne se pose pas.

Μ. POLATOS : Par quel moyen M. Milososki viendra à Corfou ?

M. G. DELAVEKOURAS : En ce qui concerne le ministre des Affaires étrangères de Skopje, des instructions ont été données au Service de l’Aviation civile, à savoir qu’ils consentent, exceptionnellement, à ce que son avion atterrisse pour qu’il puisse participer au Sommet des ministres des Affaires étrangères de l’OSCE. Exceptionnellement, pour ce qui est de notre politique actuelle, qui est toujours la même.

M.  MELETIS : Que voulez-vous dire par exceptionnellement ?

M. G. DELAVEKOURAS : Exceptionnellement veut dire ce que cela veut dire. Cela signifie faire exception à la règle, qui est de ne pas autoriser [l’atterrissage de l’avion sur le sol grec].

M.  MELETIS : Si dès demain des hauts fonctionnaires de Skopje viennent à Athènes ou en Grèce dans le cadre d’obligations internationales, que ce soit pour le Musée de l’Acropole, les Jeux paralympiques, ou autre manifestation, ce sera la règle qui sera appliquée ou bien l’exception ?

M. G. DELAVEKOURAS : La règle.

M.  MELETIS : Pourquoi faisons-nous alors exception à la règle maintenant ?

M. G. DELAVEKOURAS : Il s’agit d’une exception à la règle.

M.  MELETIS : Pourquoi ?

M. G. DELAVEKOURAS : Car il s’agit d’une rencontre très importante. C’est une rencontre qui rencontre un large écho auprès de l’opinion commune internationale, c’est pourquoi nous faisons cette fois-ci exception à la règle. Cela ne veut pas dire que notre politique change, bien au contraire, mais nous autoriserons l’atterrissage de l’avion de M. Milososki.

Μ. POLATOS : Est-ce qu’une rencontre privée entre M. Milososki et Mme Bakoyannis a été prévue en marge de l’OSCE ?

M. G. DELAVEKOURAS : Non rien n’a été prévu. La ministre des Affaires étrangères aura des rencontres bilatérales à Corfou. Celles-ci n’ont pas encore été communiquées, elles le seront la semaine prochaine car toutes les dates n’ont pas encore été arrêtées définitivement. Avez-vous d’autres questions ?

Merci beaucoup.




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