Athènes, le 18 juillet 2011
Points principaux :
[Sur la visite de H. Clinton et la situation économique :] En effet, la Grèce au cours de ces cinq dernières années a perdu le contrôle de ses affaires budgétaires, mais au cours de ces dix-huit derniers mois, elle a réussi à se redresser au prix d’énormes sacrifices et d’efforts inlassables. Donc, le problème n'est plus là. Le problème réside, et les Américains le comprennent bien, dans l’impression que donne éventuellement l’Europe, à savoir qu’elle n’est pas en mesure de faire face à un problème relativement petit avant que celui-ci ne prenne plus d’importance. Pour utiliser une image, je dirais qu'il faut passer de l'extinction d'incendie à une politique de protection anti-incendie.
[Sur la visite de H. Clinton et le dossier chypriote :] La question chypriote était et demeure un problème d’invasion et d’occupation. C’est ce que nous avons réaffirmé à Mme Clinton également.
A cause de cette invasion et occupation dans le cas des Chypriotes turcs, Ankara joue un rôle déterminant dans la négociation. C'est un point que nous répétons également. La capacité de la République de Chypre et sa volonté de parvenir à un compromis vont également de soi. D'un autre côté, M. Eroglu soumet jusqu'à présent des propositions qui ne vont pas dans le sens de ce qu'exigent les Nations Unies et la communauté internationale et de ce qu'a confirmé hier Mme Clinton, qui est une solution de fédération.
[Sur le sommet imminent de l’UE :] Si une solution à part entière n’est pas trouvée jeudi, j’estime qu'il faudra donner clairement les lignes directives de la solution qui devra être apportée. Mais j’estime et j’espère que jeudi le message ne sera pas ambigu et qu'un grand pas sera fait pour ne pas transmettre un faux message.
La solution que proposera l'Europe devra être une solution qui protègera le système d'endettement au niveau européen et un message positif sur la question de la croissance sur le plan européen. Ces deux éléments transmettent le message que l'Europe est unie, qu'elle ne se désintègre pas et avance à pas rapide vers le redressement de tous. Cela calmera les marchés et isolera les spéculateurs.