Propos recueillis par la journaliste diplomatique, Mme Dragana Aleksic
Athènes, le 18 novembre 2009
« Nous avons la conviction qu’un nouvel élan doit être donné à la perspective européenne des Balkans occidentaux. C’est dans cet esprit que le nouveau Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, M. Georges Papandréou a proposé quelques jours après sa prise de fonctions, l’élaboration d’une feuille de route pour les pays de la région, une feuille de route visant à l’accélération de ce parcours », a souligné le ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Droutsas.
Rappelant que l’année 2014 marque les cent ans depuis le déclenchement de la Première guerre mondiale, M. Droutsas a souligné que cette guerre était la cause de la plupart des problèmes qui tourmentaient les Balkans et que, d’après la position de la Grèce, le moment était venu pour l’UE – laquelle constitue le plus grand modèle de paix dans l’histoire – d’assumer ses responsabilités vis-à-vis de cette région de l’Europe et d’aider les pays de la région dans leur parcours vers leur intégration européenne. Par ailleurs, il a souligné qu’un grand nombre d’alliés partageaient cette vision tout en signalant que l’intégration des Balkans occidentaux dans les structures européennes et leur adhésion finale à l’Union contribuerait à la consolidation ultérieure de la démocratie et au renforcement de la paix, de la sécurité et de la stabilité dans le continent. Cela signifie que l’adhésion n’est pas seulement dans l’intérêt de notre voisinage européen du Sud-est mais aussi dans l’intérêt de l’UE elle-même.
En réponse à une question sur les possibilités d’une adhésion rapide de la Serbie à l’UE, M. Droutsas, ministre adjoint des Affaires étrangères a souligné que la Grèce a toujours soutenu la participation de la Serbie à la famille européenne et que le gouvernement de M. Papandréou s’est engagé à faire le nécessaire pour aider la Serbie dans son parcours vers la place qui lui revient au sein de l'Europe, en soulignant également que le président Tadic – et son gouvernement – est un partenaire fiable dans cet effort et un très bon ami personnel.
Selon M. Droutsas, la Grèce considère l’adhésion de la Serbie à l’UE comme un impératif régional et européen, tandis que la question n’est pas de savoir si, mais quand la stratégie de 2014 pourra constituer une réponse claire à cette question.
Interrogé sur l’avenir des relations économiques gréco-serbes, lesquelles sont moins développées que les relations politiques qui elles sont excellentes, M. Droutsas a souligné qu’il y a toujours la possibilité de développer ultérieurement la coopération économique gréco-serbe, tout en soulignant que beaucoup de choses ont été accomplies jusqu’à présent. Il a également rappelé que la Grèce se trouve tout en haut de la liste des investisseurs étrangers en Serbie et une tendance haussière est observée dans nos relations commerciales. Il existe de nombreux domaines dans lesquels la Grèce et la Serbie coopèrent efficacement – que ce soit au niveau bilatéral ou au niveau des institutions régionales qui existent déjà et fonctionnent à un niveau toujours plus élevé.
« Par exemple la Serbie est le premier pays à avoir achevé avec succès la première étape du programme SEELight qui reliera des universités et institutions de notre région par le biais d’un réseau de fibres optiques. Le programme SEELight est co-financé par le Plan grec pour la reconstruction économique des Balkans (ESOAB) », a souligné M. Droutsas.