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Athènes, le 17 décembre 2009

Chers membres de la Société hellénique du droit international et des relations internationales,

Respectueux professeurs,

Cher Stelios,

Messieurs les ambassadeurs,

Mesdames et Messieurs, chers amies et amis,

 

La réalité internationale actuelle est indubitablement marquée par des changements radicaux, des bouleversements, des menaces mais aussi des opportunités pour la Communauté internationale composée de plus de 200 pays représentant 6 milliards de personnes.

Du changement climatique, de la protection de l'environnement et de la suffisance énergétique, jusqu'à la protection internationale des droits de l'homme en passant par la lutte contre la pauvreté, mais aussi le problème humanitaire grave de l’immigration clandestine, du sous-développement et des besoins particuliers des pays en voie de développement.

De la lutte contre la menace du terrorisme international et du crime organisé, de la consolidation de la paix et de la sécurité internationales et de la résolution pacifique des différends internationaux, jusqu’au contrôle de la prolifération des armes nucléaires, en passant par le renforcement des institutions de coopération et d'organisation internationales ainsi que la lutte socialement équitable contre la crise économique mondiale.

Toutes ces menaces nécessitent la mobilisation, la solidarité et le courage politique des membres de la communauté internationale, des Etats, des Organisations internationales et de la société civile.

Plus particulièrement, des questions importantes comme la lutte contre les conflits armés, internationaux et non internationaux, la fourniture d’aide en cas de crise humanitaire, la prévention et la répression sous conditions des crimes internationaux, comme les violations graves et flagrantes du droit international humanitaire des droits de l’homme et les cas de génocide doivent être réglées de manière coordonnée, rapide et drastique par la communauté internationale, non de manière sélective et ciblée, mais de façon équitable, efficace et dans tous les cas conformément aux impératifs du droit international et des principes et valeurs de l'Organisation des Nations Unies.

Pour cette raison, nous devons apporter des solutions collectives, participer à l'élaboration des politiques, penser et agir au niveau mondial et pas seulement local.

C’est exactement dans ce sens que nous élaborons et mettons en œuvre, en faisant des pas en avant stables, prudents et courageux, une nouvelle politique étrangère, orientée vers l’avenir et ouverte aux défis et perspectives mondiaux.

Une nouvelle politique étrangère active, extravertie et responsable, sans les phobies du passé. Une politique qui fera de la Grèce un protagoniste et non un simple spectateur des développements internationaux et régionaux. Tel est notre objectif, telle est notre aspiration.

En raison de sa position géographique, géopolitique et géostratégique, la Grèce est au cœur des évolutions internationales. Dans ce contexte, elle se voit contrainte de développer une politique extérieure multifonctionnelle en vue de lutter contre les menaces horizontales et défis contemporains, les questions internationales et régionales graves qui concernent la région élargie, mais aussi les problèmes qui trouvent leur origine dans le non respect des relations de bon voisinage.

La Grèce est un pays attaché aux institutions relevant de l'ordre juridique international. Notre politique étrangère - et nous devons le dire haut et fort à toutes les parties - est axée sur le plein respect du droit international, la résolution pacifique des différends internationaux, la promotion de la diplomatie multilatérale, le renforcement et la participation à la coopération internationale instituée par le biais des instances et organisations internationales.

Nous voulons connaître les grands problèmes internationaux et avoir notre mot à dire à ce sujet. Nous voulons faire preuve d’une attitude constructive, prendre des initiatives et soumettre nos propositions. Nous voulons des solutions et une diplomatie intelligente – si je puis m’exprimer ainsi.

La Grèce craintive, complexée et introvertie, la Grèce de l’absence et du silence, est et doit être reléguée au passé. Nous créons une Grèce participative, dotée d'une vision, d'une voix et d'un rôle important dans les développements internationaux.

Permettez-moi de dire deux mots sur notre participation, la participation de la Grèce aux institutions internationales. Et le titre du colloque d’aujourd’hui est tout à fait éloquent. Institutions internationales en mouvement. Et cela est très vrai, puisque l'on entre dans une période de turbulences et il nous appartient de donner le cap à suivre.

Je commencerais par l’Union européenne, car pour la Grèce la dimension européenne fait partie intégrante de toute politique que nous exerçons. Nous sommes dans le noyau dur de l’Union européenne et en même temps à ses frontières. Nous sommes le pays sur qui table toute une région, une région sensible qu’est l’Europe du sud-est, pour ce qui est de sa perspective européenne.

Dès les premiers instants où nous avons pris les commandes du gouvernement, nous avons apporté une réponse aux convictions intimes de nos voisins. Et la Grèce – oserais-je dire – reprend son rôle de protagoniste et devient la force motrice de la politique d’élargissement pour la région tout entière.

Et permettez-moi ici de me référer tout particulièrement à la proposition faite par la Grèce à nos partenaires de l'Union européenne et aux autres pays, nos voisins des Balkans occidentaux. Une proposition portant sur ce que l'on appelle l'Agenda 2014, une proposition revêtant un symbolisme particulier puisque nous voulons développer à nouveau, donner une nouvelle impulsion à la perspective européenne d’adhésion de nos voisins dans les Balkans.

Rappelez-vous que la Grèce avait de nouveau, sous présidence grecque en 2003, soulevé le fondement de cette politique avec le fameux Agenda de Thessalonique. J’ai l’impression que ces dernières années, cette dynamique créée par l’Agenda de Thessalonique s’est quelque peu perdue et notre objectif, nos efforts consistent exactement à donner une nouvelle dynamique politique à la perspective d'adhésion de ces pays des Balkans.

Et pour cette raison, notre proposition sur cet Agenda 2014, qui est une date symbolique marquant le 100e anniversaire du déclenchement de la première guerre mondiale. Et d'aucuns pourraient, en adoptant une réflexion simpliste, affirmer que cette guerre est à l’origine de la plupart des conflits et des problèmes qui affectent encore aujourd'hui les Balkans. Et c'est pourquoi nous affirmons, 100 années plus tard, que l'Union européenne peut et doit assumer ses responsabilités et contribuer de manière efficace à la paix et à la stabilité dans les Balkans également. Les Balkans, qui font partie intégrante de l’Europe, de notre famille européenne.

Dans le cadre de cette perspective et parcours européens nous pensons que bon nombre de questions demeurées en suspens dans notre région peuvent être résolues, comme l'a mentionné M. Perakis. Au Kosovo, nous pensons que l'Europe, l'Union européenne était malheureusement absente quand le moment était venu pour elle d'affirmer sa présence. L’Union européenne aurait pu contribuer de manière efficace à ce qu’il n’y ait pas de foyers de tension.

En ce qui concerne la question de l’appellation de Skopje, de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine, celle-ci concerne la Grèce directement. Et à cet égard nous pensons que, par le biais de cette perspective européenne, la motivation nécessaire peut être donnée – et pour ne pas utiliser le mot pression qui a une consonance négative je préfèrerais parler de motivation nécessaire –  pour Skopje et les dirigeants politiques de Skopje, que ceux-ci arrivent enfin à la table des négociations en faisant preuve d’une attitude constructive afin que nous puissions parvenir à une solution mutuellement acceptable. A la table des négociations, je le souligne, menées sous l'égide des Nations Unies, en essayant de trouver une solution axée sur notre ligne nationale rouge, qui est la position bien connue de la Grèce.

L’Union européenne figure au cœur de nos pensées pour ce qui est de notre politique vis-à-vis de la Turquie. Nous pensons que par le biais de la perspective européenne, un pays comme la Turquie procèdera aux réformes nécessaires et se transformera – espérons nous – en une véritable démocratie, pour devenir un voisin respectant pleinement le droit international, les relations de bon voisinage, les droits souverains de ses voisins, mais aussi les libertés religieuses et les droits des minorités.

Il s’agit d’une politique qui a été lancée il y a 10 ans en vertu des décisions arrêtées lors du Conseil européen d’Helsinki. Je ne vous cacherais pas que ces dernières années, malheureusement, cette politique n’a pas eu les résultats escomptés, fait en partie dû à la mauvaise application et valorisation de cette politique.

Ce à quoi nous aspirons de nouveau, est que nous puissions valoriser plus efficacement cette perspective européenne de la Turquie, et ce, pour nos intérêts également. Les premiers pas ont été faits, mais il reste encore beaucoup à faire, à consentir de nombreux efforts, car l’environnement a changé à cet égard.

Une dernière question que je souhaiterais soulever, en ce qui concerne l’Union européenne, car nous pensons que notre politique doit valoriser cet élément, à savoir que nous sommes un pays membre de l’Union européenne et l’Union européenne fournit des opportunités pour notre diplomatie également.

Je me réfère bien entendu à Chypre et à la question chypriote. A cet égard, nous pensons que la solution à laquelle nous aspirons devra bien entendu respecter pleinement les résolutions des Nations Unies, elle devra respecter pleinement les valeurs et les conditions de l’Union européenne et qui plus est ce que l'on appelle l'acquis européen.

Chypre, la République de Chypre est un Etat membre de l’Union européenne. Elle doit fonctionner efficacement au sein de l'Union européenne. Même après la solution à laquelle nous conviendrons, quelle qu'elle soit, la République de Chypre sera toujours un Etat membre de l'Union européenne. Par conséquent, elle devra fonctionner de manière efficace dans le cadre de l'Union européenne.

Le bon fonctionnement de chaque Etat membre est bien entendu dans l’intérêt de Chypre, des Chypriotes grecs et des Chypriotes turcs, mais aussi dans l'intérêt direct de l’Union européenne, c’est pourquoi nous pensons que le plein respect de l’acquis communautaire est à la fois important et nécessaire.

C’est pourquoi nous parlons d'une solution européenne pour la question chypriote, comme nous parlons d'une solution chypriote. Nous entendons par là que Chypriotes grecs et Chypriotes turcs pourront négocier librement, discuter de leur avenir, de leur avenir commun, sous la protection de l'Union européenne, en tant qu'Etat membre de l'Union européenne. Qu’ils puissent discuter librement de leur avenir européen sans pressions extérieures, sans menaces, sans calendriers artificiels, sans tenir compte des menaces disant qu’il s’agit de la dernière chance pour la résolution de la question chypriote.

Et, comme nous l’avons à maintes reprises évoqué, des menaces de ce genre, des calendriers artificiels ne peuvent être acceptés et ne contribuent pas, bien entendu, aux efforts déployés actuellement sur l’initiative du Président de la République de Chypre, M. Dimitris Christofias, des efforts que la Grèce soutient pleinement.

Par ailleurs, s’agissant de l’Union européenne, l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne offre à l’Union l’opportunité de trouver la place qui lui revient sur la scène internationale et notre objectif commun est d’élaborer de manière progressive et démocratique une politique étrangère véritablement commune de l’Union européenne.

Une politique qui mettra en valeur l’Union européenne en tant que puissance de paix et de développement. L’heure des grandes décisions est venue. Et les équilibres institutionnels qui seront mis en place influenceront l’avenir de l’Europe et son avenir dans le monde.

Dans ce domaine aussi la Grèce doit apporter sa contribution à travers des idées, des propositions et des politiques et, bien entendu, par le biais de ses ressources humaines. Cela est de notre devoir et la Grèce veut et peut le faire.

L’OTAN est également en train de redéfinir son rôle. Nous avons un nouveau Secrétaire général, une personnalité puissante, dirais-je, qui a manifesté son intention de fixer un nouveau cap pour l’Alliance. En outre, le nouveau concept stratégique de l’Alliance se trouve également en cours d’élaboration. A cet égard, je suis particulièrement content que l’ambassadeur grec M. Zéros, Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, participe à ce petit groupe chargé d’élaborer le cadre initial du débat sur le nouveau concept stratégique de l’Alliance. La Grèce a une voix et mettra tout en œuvre pour que les valeurs et les principes de notre politique étrangère soient reflétés de manière claire dans ce nouveau concept stratégique de l’Alliance.

Malheureusement – et je n’ose pas l’affirmer – la présence de la Grèce au sein de l’Organisation des Nations Unies s’est affaiblie. Après notre mandat au Conseil de sécurité, la Grèce s’est enfermée dans son cocon. Cela doit changer, et ce, dans les plus brefs délais.

L’Organisation des Nations Unies est pour nous une priorité absolue. Cette organisation est le gardien de la légalité internationale et le parlement informel des nations. Cela est une priorité pour nous car le renforcement du rôle de l’Organisation signifiera une plus grande protection de la dignité humaine partout dans le monde. Et tel est justement le message que nous voulons transmettre, à savoir que nous soutenons pleinement  l’ONU, un message que nous avons aussi transmis au Secrétaire général de l’Organisation, M. Ban Ki-moon lors de sa visite récente dans notre pays.

Au sein de toute société régie par de bonnes lois, la protection et la promotion des droits de l’homme et des libertés fondamentales doivent être considérées comme acquises. La principale responsabilité de l’Etat est d’assurer la liberté, la sécurité et la dignité de ses citoyens.

C’est pourquoi, la Grèce a soumis sa candidature à l’une des nouvelles institutions de l’Organisation des Nations Unies, le Conseil des droits de l’Homme, et de surcroît pour la période 2012-2015, car elle veut jouer un rôle actif dans la protection des droits de l’homme.

Ce Conseil a un rôle d’importance vitale dans l’amélioration de la situation au niveau mondial. Il ne suffit pas de montrer du doigt les contrevenants. Ce Conseil doit aider à combler les lacunes et veiller à l’application des règles internationales. Il doit jouer un rôle de protagoniste et non pas devenir un terrain d’antagonismes.

Par conséquent, le rôle des Nations Unies influence tous les aspects de l’activité humaine mais pour que son œuvre soit couronnée de succès, tous les Etats membres doivent y contribuer.

 

Chers amis,

La Conférence de Copenhague a mis l’humanité devant ses responsabilités et à l’occasion des travaux de la conférence de ces derniers jours, permettez-moi de présenter mes réflexions sur cette question.

Nous sommes à un tournant très critique pour notre avenir environnemental, social et économique et nous partageons tous, hommes politiques, scientifiques, diplomates, activistes et citoyens sensibilisés à ces questions, la responsabilité de sauvegarder notre planète et sa capacité à accueillir le genre humain afin que nous léguions à nos enfants un monde meilleur que celui dont nous avons hérité.

Copenhague sera la pierre de touche d’un accord ambitieux et universel sur la lutte contre le changement climatique. Un accord auquel participeront tous sur un pied d’égalité et en ayant – espérons-nous – le sens des responsabilités qui en découlent.

La Grèce veut devenir le porte-parole de notre région élargie pour ce qui est de cette question. Car les Balkans et la Méditerranée seront parmi les régions – d’après ce que l’on constate dans les études récentes – qui seront les plus affectées par les effets du changement climatique.

Notre pays peut et doit assumer des responsabilités accrues dans cet effort commun et il le fera à travers des initiatives précises entreprises dans notre voisinage élargi et notamment dans la région élargie de la Méditerranée.

Les structures du ministère des Affaires étrangères comportent désormais ladite diplomatie verte, autrement dit  la diplomatie environnementale, sous la forme d’une politique horizontale qui encadrera toute activité et toute initiative que nous allons entreprendre.

Le Service de la Coopération internationale au développement (YDAS), un outil très efficace, fixe actuellement ses priorités dans le domaine du changement climatique aussi sans, bien entendu, négliger la conjoncture économique défavorable.

Bien que la contribution de la Grèce aux émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial ne soit pas importante, nous considérons qu’il est de notre devoir de contribuer dans la mesure du possible à l’aide technique et économique nécessaire en vue de lutter contre le changement climatique de la planète. Cela constitue d’ailleurs une condition nécessaire à l’atteinte d’un accord mondial sur cette question.

Le changement climatique et la crise économique viennent accentuer les pressions migratoires. Le 4ème Forum sur l’immigration a été récemment organisé à Athènes et cette manifestation, à mon sens, a été couronnée de succès. Et nous sommes convaincus que ses résultats nous aideront à mener une lutte plus efficace et à caractère plus humanitaire contre ce phénomène.

Nous avons bien entendu une part de responsabilité importante concernant la lutte contre l’immigration clandestine. La Grèce est un pays d’entrée, de transit et de destination et il est de notre intérêt immédiat de jouer un rôle de protagoniste dans les efforts internationaux en vue de lutter contre les causes profondes de ce phénomène.

Toutefois, seule la répression ne peut régler cette question.  J’irais même jusqu’à dire que nous sommes au 21e siècle et les trafiquants d’êtres humains existent encore. C’est une honte! 

D’après les données y relatives, environ 192 millions de personnes se sont vues obligées de fuir leur pays natal et presque 1 milliard de personnes ont été arrêtées depuis 2000 alors qu’elles essayaient de franchir principalement les frontières de la Turquie pour se rendre en Grèce, dans l’espoir d’une meilleure vie. Nombreux sont ceux qui dans cet effort perdent la vie.

Nous devons éradiquer ce phénomène et lutter contre le trafic d’êtres humains car nous le devons à ces personnes qui ont perdu la vie. Nous devrons œuvrer en vue de décourager l’immigration clandestine en offrant des perspectives de développement aux pays d’origine de ces personnes déplacées.

 

Chers amis,

Mesdames et messieurs,

Le titre de la Conférence est « Les institutions internationales en mouvement ». Je suis convaincu que nous pouvons faire progresser le système international en faisant preuve de détermination et en fixant des objectifs ambitieux. Nous pouvons apporter des changements et aspirer à  un avenir meilleur et plus pacifique.

A ce stade, je voudrais signaler que la présidence hellénique de l’OSCE, qui dans quelques jours arrivera à sa fin, en est la preuve. Je pense que notre pays a exercé cette présidence en faisant preuve de responsabilité et de sensibilité tout en ayant la conviction que la sécurité et la stabilité ne sont pas et ne doivent pas être un jeu à somme nulle.

A l’époque de l’après-guerre froide où les défis en matière de sécurité présentent des aspects variés et sont étroitement liés, nous devons axer toute notre attention sur les besoins de sécurité de tous les Etats, en dépit des perceptions politiques divergentes et s’excluant souvent mutuellement sur ce qui est juste et correcte.

Dès le début de l’année, quand la Grèce a assumé la présidence de l’OSCE, son objectif était de parvenir à un consensus et à des solutions collectives et globales sur les conflits gelés de très longue date.

Notre conviction est que le renforcement de la sécurité d’un pays renforcera indéniablement la sécurité de tous. Nos efforts sont axés sur la confiance mutuelle et la constatation que la sécurité est à la fois indivisible et globale.

L’exploit collectif le plus important de la présidence hellénique de l’OSCE a été le lancement dudit « Processus de Corfou », un dialogue ouvert et approfondi sur l’avenir de la sécurité en Europe.

Le « Processus de Corfou » a marqué un effort entrepris au niveau européen en vue de réexaminer et de redéfinir le système élargi de la sécurité européenne. Le Conseil ministériel tenu à Athènes il y a quelques jours, est venu cimenter le « Processus de Corfou » en jetant des fondements solides pour la poursuite substantielle et ciblée du dialogue sur la nouvelle architecture européenne de sécurité dans le but de parvenir bientôt à des résultats tangibles et fonctionnels.

Je pense que par notre exploit, nous avons apporté des changements nouveaux et porteurs d’espoirs. Il s’agit d’une grande réussite de la diplomatie grecque qui a été reconnue par tous les Etats membres de l’OSCE.

Nous passons maintenant le relai de la présidence de l’OSCE au Kazakhstan. Ce dernier est le premier pays de l’ancienne Union soviétique à assumer une telle responsabilité ce qui revêt un caractère symbolique important.

La Grèce sera aux côtés de la prochaine présidence en tant que membre de ladite Troïka et en tant que pays qui, en médiateur honnête, a prouvé que les intentions sincères, la diplomatie intelligente et rapide pouvaient apporter de grands changements.

Nous ne permettrons pas que ce savoir-faire acquis dernièrement, les contacts établis et les bases mises en place dans des régions telles que le Caucase et l’Asie centrale, soient perdus. La Grèce est de nouveau en train d’élargir ses horizons.

En guise de conclusion, je voudrais souligner que la Grèce doit renforcer davantage sa présence au sein d’autres organisations, telles que l’Organisation de la Coopération économique de la Mer noire (CEMN) dont la Grèce exercera la présidence au cours de 2010 ou encore l’ OCDE où nous sommes appelés à mettre en place un cadre de coopération clairement défini et flexible qui portera la marque de la contribution hellénique dans le domaine de l’économie, de l’énergie, de l’environnement, du développement durable et de la sécurité.

La priorité de ce gouvernement est de servir les principes de la diplomatie multilatérale et redonner à la Grèce sa place et sa voix dans les processus diplomatiques internationaux car la Grèce peut y contribuer fortement.

La politique étrangère grecque est fermement attachée aux valeurs et aux principes universels. Nous voulons contribuer à l’évolution de ces institutions qui sont en mouvement, nous voulons y apporter notre contribution car nous voulons être utiles et nous le ferons.

Je voudrais encore une fois vous remercier de m’avoir invité à prendre la parole devant vous. C’est un grand plaisir et un honneur pour moi. Je vous souhaite tout le succès dans vos travaux.

 

Merci.




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