JOURNALISTE : Bonjour à M. Grigoris Delavekouras, chef du Service de presse du ministère des Affaires étrangères, qui va nous dire ce qu'il va se passer aujourd'hui, quand décolleront les C-130 et quand devraient-ils revenir. Bonjour à vous.
G. DELAVEKOURAS : Bonjour.
JOURNALISTE : Confirmez-vous M. Delavekouras le départ ce matin des trois C-130 ?
G. DELAVEKOURAS : Oui. Dans une heure environ, les avions de type C-130 devraient décoller pour atterrir à Tripoli et à Sebha, deux avions à destination de Tripoli et un à destination de Sebha, où nous nous efforcerons de rassembler les ressortissants grecs pour décoller dès que cela sera possible. Par ailleurs, hier au soir, l'embarquement des Grecs qui se trouvent à Benghazi a eu lieu et ces navires, les deux navires qui étaient arrivés au port de Benghazi sont déjà sur le chemin du retour.
JOURNALISTE : Ces navires vont-ils au Pirée ou en Crète, car c’est l’information initiale que nous avions ?
G. DELAVEKOURAS : En Crète.
JOURNALISTE : Ah, en Crète. Est-il vrai que nous aidons également à l’évacuation de ressortissants étrangers, des Chinois et autres citoyens européens?
G. DELAVEKOURAS : Effectivement, il y a une coordination élargie au niveau communautaire avant tout ; l’opération d’évacuation qui est coordonnée au niveau européen a déjà commencé et tous les Etats membres disposent de moyens; en fait notre pays fonctionne, grâce à notre flotte et à la position de la Grèce, en tant que pivot pour les personnes quittant la Libye et regagnant leur pays depuis cet endroit. Nous assisterons le gouvernement chinois pour le transport de 13.000-15.000 Chinois qui se trouvent en Libye et nous sommes en coopération avec d'autres pays à cette fin.
JOURNALISTE : J’imagine que la situation, comme le rapportent des sources diplomatiques en Libye, est hors de contrôle, n'est-ce-pas ? Est-ce que la sécurité des C-130 est garantie? Vont-ils atterrir dans les aéroports et décoller par la suite sans problème?
G. DELAVEKOURAS : La condition préalable que nous avions fixée était de nous voir octroyer des autorisations de survol et d’atterrissage ce qui n’a pas été chose facile. De nombreux efforts ont dû être consentis, autrement ces vols n’auraient pas pu avoir lieu. Cela étant, la situation est très volatile et en arrivant en Libye, nous verrons ce à quoi nous attendre car personne ne sait si toute cette information provenant de Libye est vraie ou non.
JOURNALISTE : Selon vos informations, les affrontements dans les grandes villes comme Benghazi et Tripoli se poursuivent, non ? Vous n’avez pas d’informations faisant état du contraire, parlant de calme, de domination d’un des deux camps, les choses sont encore…
G. DELAVEKOURAS : Ecoutez, la situation n’est pas bonne, elle n’est pas du tout bonne. Certaines régions ne sont plus sous le contrôle du gouvernement, d'autres sont la cibles d'attaques de bandes armées - je vous l’ai dit, nous verrons ce à quoi nous attendre. Les ressortissants grecs devront être rassemblés à l'aéroport de Tripoli le plus rapidement possible afin que nous puissions partir de suite. Sebha en fait, est le point de ralliement des ressortissants grecs qui travaillaient sur quatre chantiers différents et qui s'y concentreront pour pouvoir être par la suite rapatriés en Grèce.
JOURNALISTE : Combien de Grecs environ pensez-vous rapatrier à bord des C-130 ?
G. DELAVEKOURAS : Ecoutez, nous le verrons dans la pratique. D’après les communications que nous avons, nous pensons que nous couvrirons toute la population grecque à Tripoli et aux alentours,
JOURNALISTE : Est-ce que cela signifie qu’une autre opération de rapatriement sera nécessaire ou bien est-ce que les choses se terminent à peu près ainsi ?
G. DELAVEKOURAS : Il y aura encore quelques Grecs en Libye, après cette opération également, et nous examinons d’autres scénarios pour ces personnes, mais vous comprenez bien que tout cela est difficile car la situation change tout le temps.
JOURNALISTE : Tous mes vœux de succès, M. Delavekouras. Merci beaucoup.
G. DELAVEKOURAS : Je vous remercie également. Bonne journée.
JOURNALISTE : C’était M. Grigoris Delavekouras qui est à la tête du Service de presse du ministère des Affaires étrangères. A 9h00, trois C-130 décollent pour la Libye en vue de rapatriement le plus grand nombre de Grecs possible, alors que les deux navires qui étaient arrivés dans un port libyen seront de retour dans la journée.