Athènes, le 24 juin 2010
Points principaux :
M. D. DROUTSAS
· « Une coopération étroite et un dialogue seront établis entre les acteurs économiques des deux pays, en mettant l’accent sur le domaine des investissements ainsi que sur la création d’un Fonds de développement hellénique. S’agissant de ce dernier, l’Allemagne y apportera sa contribution en matière de savoir-faire ».
· « La coopération avec l’Allemagne revêt une importance particulière pour notre pays, et ce, à des motifs autres que symboliques. A travers cette coopération le gouvernement allemand exprime son plein soutien à la Grèce ce qui constitue une indication de confiance envers notre pays tout en attestant de la crédibilité de la Grèce.
· « Cette coopération est également essentielle car tous ces domaines de coopération que nous avons développés et signalés, présentent un intérêt mutuel pour les deux pays ».
· « En cette conjoncture, il est important que des messages de soutien soient transmis de la part des partenaires européens en faveur de l’économie grecque. A cet égard, j’ai exprimé la satisfaction de notre pays pour ce qui est du soutien accordé par l’Allemagne à nos efforts ».
Dr. W.-R. Born
· «Nous avons exaucé les souhaits de la Chancelière, Mme Merkel et du Premier ministre, M. Papandréou sur la base de ce qui a été convenu le 5 mars. Il s’agit d’une coopération sans précédent…Et, c’est pourquoi justement nous voulons passer immédiatement à l’action pour pouvoir réaliser tous les changements structurels d’ici à la fin de l’année ».
M. D. DROUTSAS : Nous avons eu un entretien chaleureux et constructif avec le Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères d’Allemagne, M. Wolf-Ruthart Born. Je voudrais lui souhaiter la bienvenue dans notre pays.
La rencontre d’aujourd’hui a été tenue dans le cadre de l’application du Communiqué conjoint signé par la Chancelière allemande, Mme Merkel et le Premier ministre, M. Papandréou lors de la visite récente de ce dernier à Berlin le 5 mars. Lors des entretiens du mois de mars, ont été identifiés certains domaines de coopération précis.
L’objectif de notre rencontre d’aujourd’hui a été de détailler davantage ces domaines de coopération. Nous sommes convenus d’une série de nouveaux domaines. Il y a un Communiqué conjoint comportant tous les détails nécessaires portant sur des questions qui ont été abordées et nous sommes convenus d’une coopération plus étroite avec l’Allemagne.
Il s’agit des dossiers tels que l’environnement, la politique énergétique et climatique, la protection civile, la recherche, l’éducation, la culture, le tourisme ainsi que des questions ayant trait à la santé et aux transports.
En outre, il y aura une coopération étroite et un dialogue entre les acteurs économiques des deux pays, en mettant l’accent sur le domaine des investissements ainsi que sur la création d’un Fonds de développement hellénique. S’agissant de ce dernier, l’Allemagne y apportera sa contribution en matière de savoir-faire. Par ailleurs, une coopération plus étroite et substantielle sera établie dans le domaine de la politique de l’immigration et de l’asile.
Avec M. Born nous avons également eu des consultations politiques sur des questions d’intérêt mutuel, tels que les évolutions au sein de l’Union européenne, mais aussi sur des dossiers d’intérêt particulier pour la Grèce, tels que les relations avec la Turquie. L’occasion m’a été offerte d’informer M. Born de la visite d’hier à Istanbul et de la rencontre du Premier ministre avec le Premier ministre turc, M. Erdogan.
Nous avons bien entendu discuté des évolutions relatives à la question chypriote et aux Balkans. A cet égard, je pense que notre position commune est la promotion de la perspective européenne des pays des Balkans occidentaux. Comme vous le savez, dans ce domaine la Grèce a récemment soumis une nouvelle proposition, une nouvelle initiative connue désormais de tous, l’Agenda 2014.
Enfin, j’aimerais dire que cette rencontre ainsi que la coopération que nous avons entamée marque le début d’une véritable coopération avec l’Allemagne concernant tous ces dossiers. Nous, en tant que ministère des Affaires étrangères, avons entamé cette coopération et sommes responsables de son suivi. Toutefois, les ministères compétents accompliront le véritable travail concernant chaque domaine de coopération prévu.
Par conséquent, il y aura des rencontres bilatérales et des contacts de coopération entre les ministères compétents et les deux ministères des Affaires étrangères suivront la mise en œuvre de tous ces projets.
Pour ce faire, M. Born a d’ores et déjà proposé l’organisation d’une rencontre d’ici à la fin de l’année en Allemagne en vue d’examiner l’évolution de la mise en œuvre de ces projets et d’examiner les possibilités de coopération dans d’autres domaines.
Force est de signaler de nouveau que cette coopération avec l’Allemagne revêt une importance particulière pour notre pays et ce, à des motifs autres que symboliques. A travers cette coopération le gouvernement allemand exprime son plein soutien à la Grèce ce qui constitue une indication de confiance envers notre pays tout en attestant de la crédibilité de la Grèce.
Cette coopération est également essentielle car tous ces domaines de coopération que nous avons développés et signalés, présentent un intérêt mutuel pour les deux pays.
Enfin, s’agissant du programme de soutien qui a été finalisé par les Chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro, j’ai signalé que la stabilisation de l’économie grecque influait de manière positive sur l’Europe dans son ensemble tout comme sur l’euro. Par ailleurs, j’ai souligné qu’en cette conjoncture, il était essentiel que les partenaires européens transmettent des messages de soutien en faveur de l’économie grecque tout en exprimant notre satisfaction pour ce qui est du soutien apporté par l’Allemagne à nos efforts.
Je voudrais encore une fois souhaiter la bienvenue à M. Born et à tous les membres de la délégation qui sont venus à Athènes. J’aimerais également remercier encore une fois tous les collaborateurs des deux pays qui ont travaillé ces derniers jours et ce matin de manière intensive en vue d’accomplir les travaux de préparation de cette coopération étroite entre nos deux pays. Merci.
M. W.-R. BORN : J’aimerais tout d’abord remercier mon collègue, M. Droutsas ainsi que les membres de la délégation pour l’accueil aussi chaleureux qu’ils nous avons réservé ainsi que pour les entretiens que nous avons eus.
C’est un grand honneur pour moi de pouvoir visiter le musée de l’Acropole. Je voudrais vous féliciter pour le travail excellent que vous avez accompli car je reçois sans cesse des messages très positifs d’Allemagne.
Je voudrais également remercier les délégations des deux pays car nous avons exaucé les souhaits de la Chancelière allemande, Mme Merkel et du Premier ministre, M. Papandréou sur la base de ce qui a été convenu le 5 mars à Berlin.
Pour ce qui est maintenant du processus relatif à la rencontre d’aujourd’hui, au moins dix ministères allemands y ont participé. Il s’agit en effet d’une coopération bilatérale portant sur des domaines tels que l’énergie et notamment sur l’initiative privée qui doit être renforcée à travers un fonds spécial financé par les contributions apportées par les deux pays.
En fait, il s’agit d’une coopération sans précédent car elle porte non seulement sur le domaine du tourisme mais sur les médias, le système scolaire, l’énergie, les sciences et le soutien à l’environnement. Tous ces éléments sont sans précédent.
Et, c’est pourquoi justement nous voulons passer immédiatement à l’action pour pouvoir réaliser d’ici à la fin de l’année des changements structurels qui marqueront un véritable changement et le début d’une coopération dans les domaines que nous avons évoqués afin de parvenir à des résultats.
La deuxième partie de nos entretiens a porté, bien évidemment, sur les Balkans occidentaux. A cet égard, nous avons de nouveau eu l’opportunité de constater notre convergence de vues.
A ce stade, je voudrais de nouveau remercier au nom aussi des membres de ma délégation, la délégation grecque et vous inviter à venir d’ici à la fin de l’année à Berlin.