Athènes, le 26 février 2010
M. G. DELAVEKOURAS : La rencontre entre le ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Droutsas et l’envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies, M. Nimetz s’est achevée. La rencontre s’est tenue suite à une invitation de la partie grecque, de M. Droutsas, adressée à M. Nimetz. C’était une première occasion d’organiser un entretien entre l’envoyé personnel et le nouveau gouvernement grec.
La rencontre a été très bonne. Les deux hommes ont eu une discussion ouverte, un dialogue sincère. Ils ont passé en revue le parcours du processus au cours des dernières années et ont examiné l’état actuel du processus. Nous avons pu discuter de manière substantielle du cadre dans lequel est mené cette négociation et nous avons, à mon sens, jeté les fondements appropriés afin que ce processus puisse avancer sous l’égide des Nations Unies.
M. Nimetz a informé la partie grecque des contacts qu’il a eus à Skopje. Il a lui-même constaté une volonté d’aller de l’avant, une volonté que la partie grecque souhaite voir se concrétiser car en ce qui nous concerne nous voulons vraiment voir cette question progresser. Nous pensons que les initiatives grecques et, notamment les entrevues qu’a eues le Premier ministre grec avec son homologue de l’ARYM ont doté les relations des deux pays d’une dynamique positive. Et, de plus, ces entrevues exercent une influence positive sur le processus mené sous l’égide des Nation Unies.
Je pense que nous avons transmis le même message positif à travers les conclusions du Conseil de l’Union européenne, à savoir que la Grèce veut que les deux parties parviennent à une solution, et ce, dans les plus brefs délais ce qui débloquera le parcours euro-atlantique de notre pays voisin.
Nous avons eu l’opportunité de présenter de manière détaillée nos positions ainsi que notre approche différente à l’égard de cette question, notre effort de transmettre un message positif à l’autre partie et l’importance d’avoir une réaction positive de la part de cette dernière afin de pouvoir avancer.
Nous espérons que ces signes d’éventuel changement plus positif, seront finalement traduits en actes à la table des négociations. Nous espérons que l’autre partie commence à comprendre ce message positif transmis par la Grèce.
Nous espérons que nous pourrons avancer. Des décisions n’ont pas été encore prises pour ce qui est des prochains pas à entreprendre. Nous serons en contact avec le négociateur en vue de définir ces pas.
Merci.