Athènes, le 26 août 2009
M. G. Delavekouras : Pour ce qui est de l’agenda de la ministre des Affaires étrangères, aujourd’hui, Mme Dora Bakoyannis s’est entretenue à 11h00 au ministère des Affaires étrangères avec l’Ambassadeur sortant de Chypre à Athènes, M. G. Georgis. Ce soir à 20h00, Mme Bakoyannis offrira un dîner de travail en l’honneur du nouveau Secrétaire général de l’OTAN, M. Anders Fogh Rasmussen qui effectue une visite de deux jours dans notre pays du 26 au 27 août. Au dîner assistera également le ministre de la Défense, M. Meimarakis.
Demain, jeudi 27 août à 11h00, la ministre s’entretiendra au ministère des Affaires étrangères avec le Secrétaire général de l’OTAN. Les discussions devront porter sur le processus de formulation du nouveau Concept stratégique de l’Alliance, les opérations et ses missions entreprises en Afghanistan, au Kosovo, la lutte contre la piraterie au large de la Somalie, les relations OTAN-UE et OTAN-Russie, l’élargissement de l’Organisation ainsi que sur des questions d’intérêt régional et international.
En outre, la ministre devra informer le Secrétaire général des relations gréco-turques, du progrès des négociations sur la question du nom de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine ainsi que des efforts de la présidence hellénique de l’OSCE en vue de donner un nouvel élan et de créer les conditions nécessaires pour l’engagement d’un dialogue structuré sur la question de la sécurité européenne.
A l’issue de son entretien avec la ministre, le Secrétaire général de l’OTAN, M. Rasmussen, déposera une gerbe au monument du soldat inconnu et aura par la suite un entretien avec le Premier ministre. C’est le bureau de presse du Premier ministre qui vous fournira les informations y relatives.
Jeudi 3 septembre, le ministre chypriote des Affaires étrangères, M. Kyprianou effectuera une visite de travail en Grèce. La ministre aura une rencontre avec son homologue chypriote à midi. La rencontre sera suivie d’une conférence de presse (13h00) et d’un déjeuner de travail (13h30).
Lors de la rencontre les discussions devront porter sur les pourparlers entre le Président Christofias et M. Talat au sujet du règlement de la question chypriote vu que ces pourparlers se trouvent actuellement à un nouveau stade critique.
Le ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Valinakis s’entretiendra jeudi 3 septembre à 10h30 au ministère des Affaires étrangères avec le Secrétaire général du Conseil de coopération régionale pour les Balkans, M. Hido Biščević.
Enfin, le ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Kassimis s’est entretenu aujourd’hui à 10h30 au ministère des Affaires étrangères avec Mgr Emmanuel, Métropolite de France. Vendredi 28 août à midi et demi, le ministre adjoint participera à la rencontre préparatoire des acteurs chargés de la coordination de la participation grecque à la 35ème Conférence générale de l’UNESCO. Cette rencontre se tiendra au ministère des Affaires étrangères.
Vos questions s’il vous plaît.
M. KAPOUTSIS: Ma question est la suivante : S’agissant de l’ordre du jour de l’entretien entre la ministre et M. Rasmussen, celui-ci comportera-t-il des questions inscrites dans le cadre de l’OTAN et ayant trait aux relations gréco-turques ?
M. G. DELAVEKOURAS : Il y aura une communication d’informations sur les questions ayant trait aux relations gréco-turques, la ministre communiquera également des informations y relatives. Ces questions seront aussi abordées dans le cadre du dossier relatif à la coopération entre l’OTAN et l’Union européenne. Le Secrétaire général lui-même a d’ailleurs manifesté sa volonté d’aborder cette question lors de sa visite à Athènes et à Ankara.
Pour notre part, il y aura également une communication d’informations à l’exemple de celles faites par la ministre à Bruxelles et d’autres par notre représentation permanente à l’OTAN concernant l’attitude de la Turquie en mer Egée.
M. KAPOUTSIS: Il existe certaines questions plus détaillées dans le cadre de l’OTAN, telles que le caractère unique de l’espace de la mer Egée pour des motifs opérationnels de la Grèce et de la Turquie, le nouveau commandant de l’OTAN à Larissa et d’autres questions qui, bien que techniques, revêtent toutefois une importance majeure. N’est-ce pas ?
M. G. DELAVEKOURAS : Toutes ces questions seront abordées. Tout d’abord, il faut clarifier qu’il n’est pas question de caractère unique de l’espace de la mer Egée. Il s’agit d’une coopération concernant des radars. Ce n’est pas la même chose.
Cela dit, il s’agit en fait de la première visite du Secrétaire général de l’OTAN et d’un premier échange de vues avec le nouveau Secrétaire général de l’OTAN. M. Rasmussen effectue cette visite à Athènes en vue de présenter ses points de vue sur les questions qui préoccupent l’Alliance. Et la Grèce a l’opportunité de présenter en détail ses positions sur toutes les grandes questions qui préoccupent l’Alliance et dans un même temps de soulever les questions qui opposent les deux membres de l’Alliance.
Toutes les questions seront soulevées et j’ai tout particulièrement insisté sur la question de la coopération entre l’OTAN et l’Union européenne, une question à l’égard de laquelle le Secrétaire général a lui-même manifesté de l’intérêt. Car il s’agit d’une question qui doit être réglée.
Actuellement, la coopération entre les deux organisations est marquée des paradoxes. La mission militaire de l’OTAN et la mission civile de l’UE sont menées en Afghanistan l’une à côté de l’autre mais leur coopération se heurte à des obstacles.
La Grèce veut que ces problèmes soient réglés. C’est pourquoi nous attendons avec intérêt les points de vue du Secrétaire général de l’OTAN. Toutefois, nous devons signaler que la cause de ces problèmes est le paradoxe de la non reconnaissance de la part de la Turquie d’un Etat membre de l’Union européenne. Cela est au cœur du problème. Cela dit, toutes les autres questions seront abordées.
La Grèce veut qu’une coopération soit établie entre les deux organisations. Même si cette coopération se fait sur le terrain à travers des contacts directs entre les forces déployées en Afghanistan. Mais cette coopération est indispensable.
M. PAPATHANASSIOU : Hier, M. Rasmussen a écrit sur son site web que les différends bilatéraux qui opposent la Grèce et la Turquie posaient également des problèmes aux missions de l’Alliance auxquelles vous vous êtes référés et que son objectif était de régler ces différends. Est-ce que vous confirmez le contenu de cet article paru dans le journal « TA NEA » où on l’on parle des mesures de confiance qui font partie de l’ensemble d’idées que présentera M. Rasmussen ? Est-ce qu’Athènes est prête à discuter de ces mesures dans le cadre du règlement de ces différends en vue que tous ces problèmes auxquels vous vous êtes référés soient résolus ?
M. G. DELAVEKOURAS: Je répète que le nouveau Secrétaire général de l’OTAN effectue sa première visite à Athènes en vue de discuter de toute une série de questions portant sur les activités de l’Alliance et d’avoir un premier échange de vues avec la partie grecque dans le cadre de ses nouvelles fonctions.
Il est encore très tôt de parler des propositions précises du Secrétaire général. Je n’ai pas l’intention d’émettre des commentaires sur des articles hypothétiques et dans ce cadre je ne confirme pas cette information. Cela dit, nous verrons la façon dont le Secrétaire général envisage la situation et il aura lui-même l’occasion d’écouter les positions de la Grèce sur ces questions qui ne sont pas toutefois nouvelles. Cela dit, nous procéderons en fonction toujours du fonctionnement efficace de l’Alliance dans le cadre de laquelle il est nécessaire de surmonter les obstacles cités ci-dessus.
C’est pourquoi il va de soi qu’un pays candidat à l’adhésion à l’Union européenne et membre de l’OTAN – la Turquie – doit reconnaître un membre de l’Union européenne, à savoir la République de Chypre.
M. PAPATHANASSIOU: Est-ce que la ministre soulèvera la question des survols, des violations et des questions connexes ?
M. G. DELAVEKOURAS: Evidemment. Il y aura une communication d’informations détaillée sur toutes les questions. Notre représentation permanente à l’OTAN a d’ores et déjà mis au courant le nouveau Secrétaire général de ces questions et à l’occasion de sa visite nous aurons l’opportunité d’engager une discussion détaillée ici à Athènes.
Je vous remercie.
Traduction non officielle