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Athènes, le 26 novembre 2009

 

Seul le prononcé fait foi

 

Μ. G. DELAVEKOURAS : Bonjour. Commençons par l’agenda : aujourd’hui à 13h00, le ministre adjoint des Affaires étrangères offrira un déjeuner au ministère des Affaires étrangères en l’honneur des ambassadeurs des pays d’Amérique latine accrédités en Grèce.

 

Demain à 11h00, M. Droutsas recevra au ministère des Affaires étrangères l’ambassadeur d’Italie, à 11h30, l’ambassadeur du Portugal, à 12h00, l’ambassadeur de Hongrie et à 12h30 l’ambassadeur de Slovaquie.

 

Pour ce qui est du Conseil ministériel de l’OSCE, je voudrais vous donner quelques informations concernant des questions d’organisation. Vous avez reçu le « media advisory ». Je voudrais aussi vous donner un aperçu global du programme tel qu’il a été fixé jusqu’à maintenant.

 

En fait, les travaux commencent le 30 novembre. Α 15h00, se tiendra une conférence de presse donnée par le représentant de l’OSCE et moi-même dans le lieu de la réunion du Conseil ministériel. A 18h00, aura lieu une réunion de la Troïka de l’OSCE avec les partenaires méditerranéens, à 19h00, une réunion de la Troïka avec les partenaires asiatiques tandis qu’à 20h00, le Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, M. Kouvelis offrira un dîner de travail à la Troïka et aux partenaires.

 

Lors du premier jour de la réunion du Conseil ministériel, mardi 1er décembre à 10h00, se tiendra la première session de la plénière dont l’ouverture sera proclamée par le Président de la République, M. Papoulias.

 

Par la suite, le Président en exercice de l’OSCE et Premier ministre de la Grèce, M. Papandréou, le Président de l’Assemblée parlementaire de l’OSCE, M. Soares, le Secrétaire général de l’Organisation, l’ambassadeur M. De Brichambaut ainsi que les ministres des Affaires étrangères et les chefs de délégations, prononceront des discours.

 

 

JOURNALISTE : Est-ce que cette session sera ouverte au public ?

 

Μ. G. DELAVEKOURAS : La session d’ouverture qui se tiendra à 10h00 sera ouverte au public selon le programme valable jusqu’à maintenant. Au cas où il y aurait des changements, on vous les communiquera.

 

Après la photo de famille à 12h50, se tiendra un déjeuner de travail des ministres et des chefs de délégations, tandis qu’à 15h00, aura lieu la deuxième session qui se tiendra à huis clos.

 

A 20h00, le Premier ministre de la Grèce offrira un dîner en l’honneur des chefs de délégations.

 

JOURNALISTE: Où ?

 

Μ. G. DELAVEKOURAS : Au musée de l’Acropole. Mercredi 2 décembre aura lieu la troisième session de la plénière. La session commencera à 9h30 et se tiendra à huis clos. Dans l’après midi, le président en exercice, le Premier ministre donnera une conférence de presse. Cette conférence devrait se tenir à 13h30, après la fin des travaux. Mais il est probable qu’il y ait un petit retard.

 

Vous pourrez suivre l’ensemble de travaux de la réunion via un réseau de télévision en circuit fermé au centre de presse. Toutefois, la couverture télévisée ne concernera que des sessions précises  de la réunion.

 

Pour ce qui est des questions de fond, de nombreux projets de résolution de l’Organisation sont depuis longtemps en cours de négociation. Ces projets de résolution font l’objet de discussions engagées à Vienne lesquelles se poursuivront à Athènes. Ils portent sur les trois dimensions : les domaines politico-militaire, économique, environnemental et humain.

 

Les décisions convenues seront annoncées lors de la clôture de la réunion le deuxième jour dans l’après midi.

 

Je voudrais également vous dire que des efforts sont actuellement consentis par la Présidence hellénique afin que les Etats participants puissent parvenir à une déclaration politique. Il est à noter que depuis 2002 aucune déclaration politique –  il s’agit d’un texte de contenu politique – de ce genre n’a été convenue.

 

Le plus important exploit de la Présidence hellénique, un exploit qui a pu donner un nouvel élan aux travaux de l’OSCE, a été le « Processus de Corfou ». A ce stade, force est de rappeler que la présidence hellénique a valorisé la proposition formulée par le Président Medvedev portant sur un nouveau traité européen de sécurité qui pourrait servir de tremplin pour le lancement d’un dialogue constructif sur toutes les questions en matière de sécurité en Europe.

 

Ce dialogue s’est concrétisé lors de la réunion informelle du Conseil ministériel de l’OSCE qui s’est tenue à Corfou et le fait que tous les Etats participants aient finalement manifesté leur soutien à cet effort, montre que les fondements sont jetés pour l’amorce d’un dialogue substantiel sur une question qui, il y a un an et demi, ne recueillait pas le soutien de tous les partenaires.

 

Les Etats participants ont embrassé le « Processus de Corfou », le dialogue a été substantiel, les tons ont baissé et l’ambiance s’est améliorée.

 

Nous espérons que les 56 Etats participants valoriseront l’opportunité offerte par le Conseil ministériel d’Athènes en vue de promouvoir le « Processus de Corfou » et de passer à l’étape suivante, à l’institutionnalisation de ce dialogue sur l’avenir de la sécurité européenne.

 

Pour ce qui est de la fin de notre mandat, la Grèce passera le relai de la présidence de l’Organisation au Kazakhstan à la fin de cette année. Le Kazakhstan sera le premier pays de l’ancienne Union soviétique à assumer la présidence ce qui revêt une importance symbolique.

 

La Grèce participera bien sûr à la Troïka de l’OSCE et sera par conséquent aux côtés du Kazakhstan tout au long de la présidence. Elle contribuera bien entendu de toutes ses forces à la promotion du dialogue, à savoir du « Processus de Corfou ».

 

C’est tout pour ce qui est du Conseil ministériel de l’OSCE. Je suis maintenant à votre disposition pour la séance de questions. Merci.

 

JOURNALISTE: Est-ce que je peux évoquer une question autre que celle de l’OSCE ?

 

Μ. G. DELAVEKOURAS : Certainement.

 

JOURNALISTE: Skopje donne des interprétations concrètes à la rencontre qu’aura le Premier ministre avec M. Gruevski en marge de la réunion de Prespès sur l’Environnement. Ces interprétations ne proviennent pas seulement de la presse mais elles reflètent aussi la façon dont les dirigeants politiques de ce pays envisagent cette réunion. Selon ces interprétations, il s’agit  d’un moment crucial qui influencera éventuellement de manière directe le résultat de la réunion au sommet de l’Union européenne en décembre.

 

Il s’agit d’un dialogue sur le fond au cours duquel la partie de Skopje, l’Ancienne République yougoslave de Macédoine soumettra ses propositions. Et il n’est pas du tout clair, au moins de la part de Skopje, si ce pays envisage de la même façon qu’Athènes l’éventualité d’une telle rencontre, à savoir il n’est pas clair si celui-ci considère que cette rencontre n’est pas liée aux négociations menées au sein de l’ONU. Qu’est ce qui est finalement vrai ?

 

Μ. G. DELAVEKOURAS : Tout d’abord, examinons les faits. Le Premier ministre a convoqué une rencontre tripartite. Il a invité les Premiers ministres de l’Albanie et de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine en vue d’engager une discussion à Prespès sur des questions relatives à la coopération en matière d’environnement pour la protection du Parc naturel de Prespès.

 

Force est de rappeler également que cette initiative intervient quelques jours avant la Conférence de Copenhague sur le changement climatique. Le gouvernement accorde une priorité aux questions liées à la protection de l’environnement et a également assumé le rôle de coordinateur et de protagoniste pour notre voisinage, tant dans les Balkans qu’en Méditerranée, dans le but de coordonner les Etats de la région à travers des initiatives ce qui permettra à ces Etats de parler d’une seule voix pour ce qui est de ces questions.

 

En outre, cette initiative est entreprise 10 ans après la rencontre des Premiers ministres de l’époque des trois pays qui s’est tenue à Prespès et après le communiqué conjoint par lequel ces pays ont affirmé leur volonté de s’engager en vue de lutter ensemble contre les problèmes de cette région et de protéger l’écosystème de Prespès ce qui demande une véritable coopération interétatique.

 

La Grèce pense qu’il faut donner un élan à cette coopération. On a besoin aussi de la participation de l’UE, de ses programmes et de son expertise et il convient de créer un cadre afin que les trois Etats puissent coordonner leurs politiques visant à régler les problèmes réels de la région.

 

En marge de la réunion tripartite, des rencontres informelles auront évidemment lieu entre le Premier ministre grec et ses homologues de l’Albanie et de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine.

 

Lors de ces rencontres, seront à juste titre débattues toutes les questions bilatérales tout comme – ce qui est tout à fait logique – la question du nom lors de la rencontre avec M. Gruevski. Toutefois, il ne faut laisser aucune marge de malentendu.

 

Cette rencontre ainsi que celle effectuée également sur l’initiative du Premier ministre grec en marge du Conseil européen il y un mois environ, ne modifient guère le cadre existant. Et ce cadre est le processus de négociations au sein des Nations Unies et sous la direction de l’envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies, M. Nimetz. Tel est le processus.

 

La solution sera le résultat de ce processus et nous nous attendons à ce que l’autre partie adopte enfin une attitude constructive à l’égard de ce processus. Les rencontres directes, les contacts directs et la rencontre de prise de contact entre le Premier ministre et le Premier ministre de Skopje, il y un mois, ainsi que la rencontre de demain pourront donner un élan au processus des Nations Unies. A notre sens, ces rencontres favoriseront le processus.

 

Toutefois,  l’objectif demeure le même, à savoir la participation de Skopje à ce dialogue, à cette négociation sous l’égide des Nations Unies, avec une attitude constructive afin que nous puissions parvenir à une solution mutuellement convenue.

 

Il doit être clair que tant que cette solution n’est pas atteinte, les négociations d’adhésion de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine avec l’UE ne pourront pas commencer. Cela doit être également clair afin d’éviter les surprises et les malentendus et ne pas alimenter de faux espoirs.

 

JOURNALISTE : Une question sur le Conseil ministériel de l’OSCE. Selon des articles parus dans la presse, les ministres des Affaires étrangères du Royaume Uni et de l’Allemagne n’assisteront pas à la réunion. Est-ce vrai ? Et si cela est vrai, est-ce que cela signifie quelque chose pour le Conseil ministériel de l’OSCE ? S’agit-il d’un geste visant à minimiser son importance ?

 

Μ. G. DELAVEKOURAS : D’après les informations disponibles jusqu’à présent  par la Task Force de la présidence, environ 50 ministres des Affaires étrangères des 56 pays participants devront assister au Conseil de l’OSCE. Comme vous le comprenez, la participation sera nombreuse.

 

JOURNALISTE: (hors micro) Quels sont les 6 pays qui ne participeront pas ? Pourriez-vous le confirmer ?

 

Μ. G. DELAVEKOURAS : Jusqu’à présent, n’assisteront pas à la réunion la Secrétaire d’Etat américaine, ainsi que les ministres des Affaires étrangères du Canada, du Royaume Uni, du Lichtenstein, de Monaco et de l’Allemagne.

 

JOURNALISTE: (hors micro)

 

Μ. G. DELAVEKOURAS : D’après ma liste, oui. Mais sous réserve de changement du programme. J’aimerais maintenant parler de l’état dans lequel se trouvait l’OSCE un an avant que la Grèce assume la présidence.

 

L’Organisation devenait souvent un champ de conflit entre l’Est et l’Ouest sur des questions diverses, la plus importante étant la crise en Géorgie. Nous ne devons pas l’oublier.

 

La Grèce a su valoriser la conjoncture internationale, les opportunités se présentant et créer une nouvelle dynamique au sein de l’Organisation. Grâce au Processus de Corfou, l’OSCE s’est dotée d’un objet de discussion très important, celui de la sécurité en Europe et est devenue le principal forum de discussion de cette question.

 

Il s’agit d’une évolution très importante qui a offert une nouvelle perspective car si les choses prennent le cours souhaitable lors du Conseil ministériel à Athènes, nous pourrons parler de la poursuite d’un dialogue qui sera désormais consolidé grâce aux efforts de la Grèce et au «  Processus de Corfou » et qui pourrait conduire à des résultats très importants en faveur de la sécurité et de la paix dans notre région.

 

JOURNALISTE: Quelle est la réponse du gouvernement à la lettre de M. Christofias lequel demande l’imposition de sanctions à l’égard de la Turquie au cas où cette dernière n’appliquerait pas le Protocole d’Ankara ?

 

Μ. G. DELAVEKOURAS : La Grèce est en coordination continuelle et étroite avec la République de Chypre. La première visite officielle effectuée par le Premier ministre de la Grèce dans la République de Chypre ainsi que les rencontres très fréquentes entre le ministre chypriote des Affaires étrangères, M. Kyprianou et les dirigeants politiques de la Grèce attestent de cette coordination.

 

Par ailleurs, force est de signaler que M. Kyprianou sera après-demain à Athènes à l’occasion du Conseil ministériel de l’OSCE et des rencontres portant sur des questions de coordination auront certainement lieu.

 

Nous avons devant nous un événement crucial, le Conseil européen de décembre. Les décisions prises seront importantes. Elles le seront pour le parcours d’adhésion de la Turquie, pour ses relations avec l’UE et, bien entendu pour Chypre et la Grèce et les questions qui préoccupent les deux pays.

 

La lettre envoyée par le Président Christofias reflète les discussions qui ont d’ores et déjà été menées au sein du Conseil national et fournit des informations aux 27 sur l’évolution des négociations qui n’est guère satisfaisante.

 

Nous attendons que cette discussion soit engagée au sein du Conseil européen. Nous espérons que d’ici au Conseil des progrès seront réalisés et que la Turquie fera des pas dans le sens approprié. Car lors du Conseil européen des décisions seront prises et la Turquie sera jugée avec objectivité et en fonction de critères sévères.

 

JOURNALISTE: S’agissant de cette question Monsieur le porte-parole, avez-vous été informés sur le projet soumis hier soir par la présidence suédoise ?

 

Considérez-vous qu’on puisse parler d’attitude sévère et objective à l’égard de la Turquie quand la Commission  continue d'exercer son contrôle sur le parcours d'application des obligations de la Turquie alors que celle-ci ne respecte pas ses obligations ? Toutefois, il semble que cela ne s’intègre pas dans l’évaluation. Quelles actions avez-vous entrepris en vue d’éviter que la Présidence suédoise fasse cette recommandation ? Et quelles actions entreprendrez-vous à l’égard de cette question ?

 

Pouvez-vous accepter une telle recommandation comme celle faite par la présidence suédoise ? Et j’ai une deuxième question par la suite.

 

 

Μ. G. DELAVEKOURAS : Voulez-vous posez la deuxième question aussi ?

 

JOURNALISTE: Non, je la poserai après.

 

Μ. G. DELAVEKOURAS : Ecoutez, nous n’allons pas en l’état actuel des choses engager une discussion sur des scénarios plausibles et des projets de conclusions qui n'ont été convenus par aucune des parties. Nous avons précisé que la Turquie sera évaluée objectivement et selon des critères stricts, cela est un fait.

 

Cela étant, nous n'allons pas encore dire ce que nous allons faire. Nous n'allons pas montrer nos cartes. Nous le ferons quand l'heure sera venue, dans le respect l'intérêt national.

 

JOURNALISTE : Ma deuxième question : pouvez-vous me dire s’il vous plaît par quel moyen M. Milososki se rendra en Grèce ? Vous comprenez le sens de ma question.

 

Μ. G. DELAVEKOURAS : Je comprends. Selon les informations disponibles jusqu’à présent, M. Milososki se rendra en Grèce à bord d’un vol régulier.

 

JOURNALISTE : (hors micro) Avec laquelle ?

 

Μ. G. DELAVEKOURAS : Je ne sais pas.

 

JOURNALISTE : J’aimerais savoir si M. Papandréou a répondu à la lettre de M. Erdogan et si la lettre de ce dernier sera publiée ?

 

Μ. G. DELAVEKOURAS : Le Premier ministre grec n’a pas encore répondu à la lettre du Premier ministre turc.

 

JOURNALISTE : A-t-il l’intention de répondre ?

 

Μ. G. DELAVEKOURAS : Il y répondra bientôt. Aussitôt qu’il aura répondu à cette lettre, nous vous l’annoncerons. Nous n’avons pas l’intention de publier une lettre envoyée par un chef d'Etat étranger au Premier ministre grec. C’est une question de responsabilité.

 

JOURNALISTE : Quel est la raison de ce retard ? Parce que vous ne cessez de nous dire que la lettre est partie alors qu’elle est toujours là. Y a-t-il donc une raison particulière à cela ?

 

Μ. G. DELAVEKOURAS : Non. Il sera répondu à cette lettre. La Grèce n’au aucune raison de se presser pour y répondre, vous le comprenez bien.

 

JOURNALISTE : Je demande s'il fallait y répondre à partir du moment où M. Erdogan avance une certaine argumentation et définit un agenda. Est-ce qu’il faut y répondre avant la venue de M. Davutoglu, lundi à Athènes, et est-ce qu’il y aura une rencontre…

 

Μ. G. DELAVEKOURAS : Non, une telle question ne se pose pas.

 

JOURNALISTE : Y aura-t-il une rencontre entre M. le ministre et M. Davutoglu ?

 

Μ. G. DELAVEKOURAS : Probablement. Il est très probable qu’une telle rencontre ait lieu. Mais rien n’a été fixé pour le moment. Mais de toutes les façons, il n'y aucune raison que la Grèce réponde à cette lettre avant la venue de M. Davutoglu, je ne comprends pas le rapport.

 

JOURNALISTE : Parce qu’il avait été affirmé que la lettre est prête c’est pourquoi je pose la question.

 

Μ. G. DELAVEKOURAS : Il sera répondu à cette lettre. Et nous vous l’annoncerons. Il n’y a aucune raison de lier ces deux choses, à savoir que la Grèce doit répondre avant l'arrivée du ministre turc.

 

JOURNALISTE : Quelles rencontres bilatérales ont été fixées, celles du Premier ministre ou du ministre adjoint ?

 

Μ. G. DELAVEKOURAS : Le programme n’est pas encore arrêté définitivement. Nous vous l’annoncerons lorsqu’il sera arrêté définitivement car il y a de nombreuses rencontres et nous recevons encore des demandes. Mais un communiqué sera fait en temps utile.

 

JOURNALISTE : Compte tenu du fait qu’il n’y aura vraisemblablement pas un développement important quant à la question du nom de Skopje, pouvez-vous nous dire quelle position adoptera la partie grecque au Conseil Affaires générales avant le Conseil européen qui se penchera sur cette question ? Merci.

 

Μ. G. DELAVEKOURAS : Il n’y a pas encore de texte de conclusions, donc…

 

JOURNALISTE : Si les choses sont ce qu’elles sont aujourd’hui nous dirons que…

 

Μ. G. DELAVEKOURAS : La position est claire. L’Ancienne République yougoslave de Macédoine n’engagera aucune négociation d’adhésion avec l’Union européenne si la question du nom n’est pas préalablement résolue. C’est notre position. Et ce sera notre position lors du COREPER, au Conseil Affaires générales et au Conseil européen.

 

JOURNALISTE : Pouvez-vous réitérer notre position concernant la question du nom et l'interprétation que vous donnez au terme «erga omnes» ?

 

Μ. G. DELAVEKOURAS : La solution à laquelle nous aspirons est une appellation avec détermination géographique à l’égard de tous, pour tous les usages, «erga omnes» qui est un terme juridique qui dit bien ce que cela veut dire.

 

JOURNALISTE: Il existe aussi d’autres interprétations…

 

Μ. G. DELAVEKOURAS : Non, il n’y a pas d’autre interprétation possible. Y a-t-il d’autres questions ? Merci beaucoup.




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