Athènes, le 28 janvier 2009
M. L. TSIRIGOTAKIS : Monsieur le ministre, comment la Grèce a-t-elle manifesté sa présence à la Conférence et comment évoluent les choses à votre opinion ?
M. D. DROUTSAS : Tout d’abord, l’objectif de cette Conférence internationale ici à Londres est de mettre en place une stratégie globale de la communauté internationale pour l’Afghanistan, au-delà des questions relatives à la sécurité.
La fourniture d’une aide au développement à l’Afghanistan, et ce, toujours en faveur de son peuple, de la société civile et, notamment en faveur des groupes vulnérables tels que les femmes et les enfants, revêt une importance particulière pour la Grèce.
Toutefois, je voudrais souligner que la situation et les évolutions en Afghanistan influent également sur la sécurité de la Grèce, et notamment la question de l’immigration clandestine. C’est pourquoi la participation de la Grèce aux efforts déployés est particulièrement importante, et ce, toujours par les moyens que nous avons à notre disposition.
M. L. TSIRIGOTAKIS : Il y a peu vous avez eu une rencontre bilatérale avec le Secrétaire général des Nations Unies.
M. D. DROUTSAS : Dans le cadre de la Conférence, je me suis entretenu avec M. Ban Ki-moon sur la demande de ce dernier afin d’échanger des points de vue, notamment dans le cadre de sa visite au début de la semaine prochaine à Chypre alors que les pourparlers en cours entre le Président Christofias et le dirigeant Chypriote turc, M. Talat franchissent une étape très importante.
M. L. TSIRIGOTAKIS : Par la suite, vous aurez des rencontres bilatérales avec les ministres des Affaires étrangères de Skopje et de la Turquie. Est-ce qu’il y a un agenda précis ?
M. D. DROUTSAS : Le ministre des Affaires étrangères de l’ARYM a demandé à s’entretenir avec moi en marge de la Conférence. Comme je l’ai à maintes reprises souligné, nous pensons que les contacts bilatéraux avec les dirigeants politiques de l’ARYM ne peuvent que contribuer au processus mené sous l’égide des Nations Unies en vue de parvenir à une appellation. C’est pourquoi j’ai répondu favorablement à cette demande.
Le soir j’aurai un entretien avec le ministre turc des Affaires étrangères, M. Davutoglu suite à la lettre envoyée par le Premier ministre grec à M. Erdogan et à l’initiative de la Grèce visant à établir de nouveau une coopération étroite avec la Turquie. Et c’est justement sur ces questions que portera notre discussion avec le ministre turc des Affaires étrangères.
M. L. TSIRIGOTAKIS : Je vous remercie beaucoup.
M. D. DROUTSAS : Merci également.