Αthènes, le 29 juillet 2010
Seul le prononcé fait foi
M. G. DELAVEKOURAS : Bonjour. Je commencerai par l’agenda des prochains jours.
Demain, vendredi 29 juillet à 10h00, le ministre adjoint des Affaires étrangères s’entretiendra avec l’envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la question chypriote, M. Downer. Lors de l’entretien M. Droutsas réaffirmera la priorité qu’accorde la Grèce au processus de règlement de la question chypriote ainsi que le plein soutien de notre pays aux dernières propositions du Président, M. Christofias.
Ces propositions peuvent donner un élan au processus de négociation et améliorer considérablement le climat. Elles attestent du fait que le Président Christofias devance les initiatives visant au règlement de la question chypriote et nous souhaitons que la partie turque réponde de manière positive à cet appel en vue de réaliser des progrès au niveau des pourparlers.
Les 30 et 31 juillet, M. Droutsas sera en déplacement à Belgrade et à Pristina. A Belgrade, M. Droutsas sera reçu par le Patriarche de l’église orthodoxe serbe, M. Irinaios ainsi que par le Président de la Serbie, M. Tadić.
Il assistera également à un dîner de travail avec le ministre serbe des Affaires étrangères, M. Vuk Jeremić avec lequel il signera un Protocole de coopération entre la Grèce et la Serbie portant sur des questions relatives à l’Union européenne. Enfin, lors de son séjour à Belgrade, M. Droutsas s’entretiendra avec des hommes d’affaires grecs. Par la suite, à Pristina, M. Droutsas aura des rencontres avec M. Sejdiu et Thaçi.
Ce voyage s’effectue dans le prolongement de l’avis consultatif rendu par la Cour pénale internationale de la Haye. A l’occasion de cet avis, le ministre adjoint des Affaires étrangères a eu l’occasion de discuter de cette question ainsi que de l’intention de réaliser cette visite lors du dernier Conseil des Affaires générales tenu lundi Bruxelles.
L’Union européenne procède de manière coordonnée et souligne – et tel est justement le message que nous transmettrons lors de nos rencontres – que l’avenir de la région est au sein de l’Europe. Tel est le principal message sur lequel nous devons axer notre attention ainsi que sur les positions formulées par les parties pour ce qui est des prochains pas à entreprendre.
Nous pensons que l’avis consultatif peut servir de point de départ pour le lancement d’un processus politique substantiel qui facilitera la coopération et la concertation en fonction de l’avenir européen de la région. Ainsi, l’objectif de nos discussions sera d’envisager les prochains pas à entreprendre pour atteindre cet objectif.
S’agissant de l’agenda du Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, M. Kouvelis, il recevra aujourd’hui à 13h00 au ministère des Affaires étrangères les élèves des écoles de la communauté grecque en Ukraine, des écoles de la minorité grecque en Albanie ainsi que des élèves qui apprennent la langue grecque en Ancienne République yougoslave de Macédoine. Ces élèves sont accueillis dans les colonies de vacances de la municipalité d’Athènes.
Par la suite à 16h00, il s’entretiendra avec l'envoyé spécial du State Departement pour les questions énergétiques en Eurasie, l'ambassadeur M. Richard Morningstar. Les entretiens devraient porter sur les derniers développements dans le domaine de l’énergie dans la région élargie de l’Europe du sud-est et de l’Asie centrale, ainsi que sur les perspectives d’investissement dans la région.
Je voudrais également vous annoncer que dans le cadre de l’économie de ressources et de la rationalisation du fonctionnement du ministère des Affaires étrangères et en vue de participer davantage à la lutte contre les difficultés économiques existantes, les hauts représentants politiques du ministère des Affaires étrangères ont décidé de suspendre le fonctionnement des Consulats généraux à Hanovre, à Cologne, à Leipzig et à Naples ainsi que des Consulats de Nich et de Durban.
Il a été également décidé de suspendre le fonctionnement des Consulats généraux de Londres, de Paris et de Bruxelles et de mettre en opération des Bureaux consulaires qui feront partie des Ambassades. Ces actions vont dans le sens de l’adaptation budgétaire, assurent dans un même temps le fonctionnement sans heurts du service extérieur du ministère des Affaires étrangères et s’intègrent dans le cadre de la restructuration élargie du ministère des Affaires étrangères. Le ministre adjoint des Affaires étrangères émettra des communiqués y relatifs en automne.
Voilà pour ce qui de l’agenda. Je suis prêt pour la séance de questions.
JOURNALISTE : (question hors micro)
M. G. DELAVEKOURAS : Telles sont justement les questions que nous voulons aborder en ce moment.
Nous pensons – et ce n’est pas seulement nous mais l’Union européenne dans son ensemble – que cet avis consultatif peut servir de tremplin pour entamer un processus politique, pour engager un dialogue qui permettra de trouver une issue à la question et donnera lieu à des évolutions. Et, ce toujours en fonction de l’avenir de la région qui se trouve au sein de l’Union européenne ce qui est communément admis.
En ce moment nous devons envisager les prochains pas à entreprendre ainsi que les intentions des deux parties. Eventuellement, les Nations Unies seront la prochaine enceinte dans laquelle sera engagée la discussion sur l’avis consultatif rendu par la Cour pénale internationale de la Haye. Cela dit, c’est pourquoi nous aurons ces rencontres à Belgrade et à Pristina afin d’envisager les prochains pas à entreprendre.
La Grèce est membre de l’Union européenne et a un rôle spécial dans la région. En ce moment elle est appelée à assumer ses responsabilités. Elle a entrepris des initiatives qui soulignent la perspective européenne de notre région, telles que la Stratégie de Thessalonique qui a donné naissance à leur perspective européenne ainsi que l’Agenda 2014 qui donne un nouvel élan à ce processus.
Dans ce cadre la Grèce est présente. L’objectif de notre déplacement à la région est d’avoir des contacts et d’envisager les prochains pas à entreprendre allant dans le sens d’un processus politique.
JOURNALISTE : Puisque vous avez dit que cet avis pourra être le point de départ pour lancer un processus politique, cela signifie que ce processus, dès lors que cette décision est prise en considération, devra comporter finalement la non reconnaissance du Kosovo en tant qu’entité indépendante. Quelle est notre position ? Est-ce que nous continuerons de soutenir l’intégrité territoriale de la Serbie ou allons-nous reconnaître l’indépendance du Kosovo ?
M. G. DELAVEKOURAS : L’avis consultatif rendu par la Cour expose en détail les aspects juridiques de la question soulevée, une question qui est toutefois de nature profondément politique et c’est pourquoi nous parlons d’un processus politique.
La position de la Grèce est connue et ne change pas.
Nous devons trouver les moyens en vue d’activer ce processus politique dans le sens d’une solution qui sera consensuelle et pourra de cette manière faciliter le parcours global de la région vers l’Union européenne.
JOURNALISTE : (hors micro)
M. G. DELAVEKOURAS : Je ne voudrais pas engager une discussion sur les éventuels scénarios car en ce moment cela n’a pas aucun sens. L’avis consultatif rendu il y a quelques jours par la Cour ainsi que ces incidences font actuellement l’objet d’un examen minutieux par tous les ministères des Affaires étrangères au niveau mondial, tout comme par le ministère grec des Affaires étrangères.
La Grèce, en raison justement de son rôle dans la région est présente et aura des contacts à Belgrade et à Pristina en vue de transmettre et de souligner ce message de l’Europe, à savoir que l’avenir de toute la région est au sein de l’Union européenne.
Toutefois, nous devons clarifier et signaler que pour entamer ce processus nous devons entreprendre certains pas et ces pas devront être faits de manière attentive. C’est pourquoi, engager une discussion sur les éventuels scénarios n’a pas de sens.
JOURNALISTE : Quand est-ce que sera réuni le Conseil de haut niveau sur la politique étrangère ?
M. G. DELAVEKOURAS : L’intention des hauts représentants politiques du ministère est de convoquer la semaine prochaine le Conseil, en fonction de la disponibilité des autres membres.
S’il n’y a pas d’autre question, je vous remercie et vous souhaite de bonnes vacances.