Athéns, 28 janvier 2009
M. G. KOUMOUTSAKOS : Bonjour.
La ministre des Affaires étrangères, en sa qualité de présidente de l’OSCE, a rencontré aujourd’hui son représentant personnel en charge de la lutte contre l'intolérance et les discriminations à l'encontre des musulmans, l'ambassadeur M. Kizzatov. A 12h30, elle recevra dans son bureau le ministre adjoint iranien des Affaires étrangères, en charge des Affaires européennes, M. Mehdi Safari. Demain, à 11h00, elle participera à la réunion du Comité Défense nationale et Relations extérieures du Parlement hellénique. La réunion sera une communication d'informations au Comité sur l'ensemble des questions relevant de la politique étrangère, à l’occasion de la nouvelle année.
Lundi prochain, Mme Bakoyannis, en sa qualité de présidente de l’OSCE, entamera une série de visites dans le cadre de l’Organisation, dans les Balkans occidentaux. Plus précisément, le 2 février, elle se déplacera à Belgrade, puis le jour suivant à Pristina, siège de la plus grande des 19 missions actives de l’OSCE. En Serbie, la ministre rencontrera le Président de la République, le Premier ministre, le ministre des Affaires étrangères et le ministre compétent pour le Kosovo. Mme Bakoyannis aura également l’occasion d'être informée sur l'évolution des projets mis en oeuvre par la mission de l'OSCE en Serbie, en coopération avec le gouvernement. Ces projets sont axés sur l’évolution des réformes, notamment dans le domaine de la justice. A Pristina, elle aura des contacts avec les autorités locales et s’entretiendra avec les représentants des organisations internationales siégeant dans cette ville. Enfin, le 9 février, la ministre des affaires étrangères visitera Tirana et les 11 et 12 février elle sera à Tbilissi.
Le 4 février, Mme Bakoyannis proclamera l’ouverture des travaux de la conférence internationale de deux jours portant sur le thème « Images de pays dans un environnement internationalisé – Possibilités et perspectives pour la Grèce ». Cette conférence est organisée par l’association scientifique Greek Politics Specialists Group sous l’égide du ministère des Affaires étrangères, à l’amphithéâtre « Y. Kranidiotis ». La conférence a pour principal objectif d'aborder et d’examiner le processus de construction de l'image des pays et notamment la Grèce, les facteurs entrant en ligne de compte dans la création de cette image ainsi que les possibilités d'une mise en valeur et gestion efficace de celle-ci. Le même jour à 12h00, la ministre des Affaires étrangères recevra au ministère, l’envoyé spécial de l’OSCE pour la lutte contre l’antisémitisme, Rabbin Baker.
En ce qui concerne l’agenda des ministres adjoints des Affaires étrangères. Le vendredi 30 janvier, M. Valinakis participera à la réunion informelle des ministres des Affaires étrangères des Etats membres de la Coopération interbalkanique qui se tiendra à Chisinau, en Moldavie. M. Varvitsiotis rencontre aujourd’hui Son Eminence le Métropolite de Corée, Ambroise. A 13h00, il s’entretiendra au ministère des Affaires étrangères avec le ministre adjoint iranien des Affaires européennes. Les jeudi 29 et vendredi 30 janvier, il participera aux travaux du Conseil informel des ministres de la Coopération au développement des Etats membres de l’Union européenne qui se tient à Prague.
Enfin, un communiqué qui vous concerne, qui nous concerne. La procédure du point de presse électronique avance. C'est-à-dire la possibilité pour vous de recevoir des informations par voie électronique. Il s’agit d’un nouveau service mis en place par le Service de l'Information et de la Diplomatie publique qui permettra aux journalistes participants de poser leurs questions et de recevoir des réponses lors de « rencontres électroniques » qui seront fixées à chaque fois. A ce point de presse électronique pourront prendre part tous les journalistes accrédités auprès du ministère des Affaires étrangères qui seront connectés à l'Internet et auront bien entendu installé le programme approprié. Vous recevrez par courriel au cours des prochains jours tous les renseignements y relatifs ainsi que les instructions pour l’installation et le fonctionnement du programme. A ce stade, j’aimerais préciser que le point de presse électronique ne viendra pas remplacer nos réunions d’information régulières. Il fonctionnera à titre complémentaire et selon les besoins qui se présentent. Enfin, si cela est jugé nécessaire, le point de presse électronique peut se faire aussi au niveau du ministre des Affaires étrangères.
Vos questions s’il vous plait.
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M. VATIKIOTIS : Est-ce que le ministère grec des Affaires étrangères sait si l'aide humanitaire acheminée en Israël est arrivée en Palestine?
M. G. KOUMOUTSAKOS: La plus grande partie de l’aide humanitaire grecque envoyée à Gaza par l’intermédiaire des organisations internationales oeuvrant au niveau local, est arrivée à destination.
En outre, je tiens à préciser que l’aide humanitaire grecque acheminée par avion à Gaza est arrivée à bon port, par l’intermédiaire des organisations internationales qui se trouvent sur place, notamment l’OMS. L’aide (denrées alimentaires et médicaments) envoyée par voie de mer est arrivée aujourd’hui au port d’Ahsdod, Israël. Pour le moment, la procédure de dédouanement est en cours. Par la suite, l’aide sera envoyée aux destinateurs finaux à Gaza, par l'intermédiaire des organisations internationales.
Le seul point à régler concerne notre projet d'accueillir dans notre pays des enfants de Gaza pour leur fournir toute l'aide pharmaceutique et médicale nécessaire. Ce projet est en cours et est mis en oeuvre en concertation avec nos partenaires, car il s'intègre dans le cadre d'un programme européen plus large.
Il existe encore des problèmes et des difficultés en raison des passages qui sont toujours fermés, ou qui n’ouvrent que pour un court laps de temps. Cette situation paralyse l’acheminement de l’aide humanitaire et a été au cœur des préoccupations du récent Conseil européen de Bruxelles. Nous estimons que l’ouverture des passages est une priorité de premier rang ; c’est en effet la seule façon de faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire à une population dont le besoin est urgent.
M. GILSON : En ce qui concerne l’affaire de l’acteur turc qui a avoué avoir assassiné un prisonnier de guerre et 9 autres en 1974. La République de Chypre a annoncé qu’elle déposerait un recours à l’encontre de la Turquie devant la Cour européenne afin que [la Turquie] coopère pour déterminer le sort des 1600 disparus, ce chiffre n’étant peut-être pas celui-là après les travaux du comité compétent à Chypre. La Grèce devrait coopérer dans cette affaire, dans la mesure où il y avait manifestement beaucoup de soldats ou officiers grecs à Chypre à cette époque parmi ces 1.600 personnes. Ma deuxième question est la suivante : dans quelle mesure cette coopération visant à déterminer le sort des disparus peut-elle constituer une condition au parcours d'adhésion de la Turquie ?
M. G. KOUMOUTSAKOS: J'aimerais redire qu'il s'agit d'un témoignage - déposition choc qui révèle au grand jour les actes honteux ayant marqué l’invasion turque et l’occupation illégales de Chypre. Le ministère des Affaires étrangères et le gouvernement dans son ensemble se sont exprimés à ce sujet.
A ce stade, j’aimerais ajouter que ce fut l’une des questions abordées lors de la rencontre entre Mme Bakoyannis et son homologue chypriote, en marge des travaux du Conseil Affaires générales.
Cela étant, votre question contient des hypothèses et des éléments qui devront faire l'objet d'un examen. Tout ce que je peux vous dire est que la partie grecque mène cette étude et examen qui nécessitent la plus grande attention.
M. GILSON : Pardonnez-moi je n’ai pas compris ce qui devait être examiné. Tout le monde sait qu'il y avait des soldats et officiers grecs tombés à Chypre en 1974, non ?
M. G. KOUMOUTSAKOS: Je n’ai pas dit cela. J’ai dit qu’il fallait examiner le lien entre cet événement et l'aveu d’Attila Olgaç.
M. GILSON : Ma question est simple : Est-ce que la Grèce entend saisir la Cour européenne concernant la question de la coopération de la Turquie pour déterminer le sort des disparus ? J’entends des disparus grecs.
M. G. KOUMOUTSAKOS: Une réponse a été donnée à ce stade concernant la position du gouvernement grec à ce sujet.
M. KARKANIAS : (hors micro) En ce qui concerne la question de Guantanamo. Hier, lors d’un communiqué du State Deparment, la personne chargée de la communication a déclaré que des consultations ont eu lieu au niveau de l’UE et au niveau bilatéral avec différents pays. Elle n’a pas précisé quels étaient ces pays. Est-ce que la Grèce compte parmi ceux à avoir parlé avec les Etats-Unis de la question de Guantanamo?
M. G. KOUMOUTSAKOS: À ce stade, il n’y a pas eu de discussion de ce genre. Pour le reste, la déclaration faite hier par la ministre des Affaires étrangères à ce sujet est valable.
M. GILSON : Après les tensions qui ont surgit en Mer Egée, y a-t-il eu une communication, quelle qu'elle soit, au niveau politique entre les deux gouvernements, entre Mme Bakoyannis et son homologue, ou toute autre communication concernant la question des survols et des violations [de l’espace aérien]. Une question a-t-elle été soulevée au niveau politique?
M. G. KOUMOUTSAKOS: Non, il n’y a eu aucun contact de ce genre. Nous vous avons communiqué les actions qui ont été entreprises. J’entends par-là les actions diplomatiques, les démarches qui ont été faites. Ainsi que les démarches concernant chacun des événements et la démarché globale effectuée par notre ambassadeur à Ankara.
M. GILSON : Vous avez eu un débat public substantiel avec le quotidien «Eleftherotypia» au sujet de la question de la FIR d'Athènes et des réunions organisées à cet égard. J’aimerais voir si j’ai bien compris la conclusion de cette discussion. Est-ce que signifie que les cartes numériques indiqueront exactement la FIR d’Athènes, telle qu’elle a été représentée par le ICAO dans les années '50 ?
M. G. KOUMOUTSAKOS: C’est exactement l’objet des réunions qui ont eu lieu, à savoir la représentation et la reproduction exactes de la FIR d’Athènes en vigueur. Je rappellerais que la délimitation des frontières de la FIR est le résultat d'Accords internationaux. Par conséquent, il ne peut y avoir de changements unilatéraux sur les frontières de la Région d’information de vol (FIR – Flight Information Region) qui ont été convenues au niveau international. Par conséquent, il n’y a aucun changement par rapport à ces frontières.
M. GILSON : Est-ce que le gouvernement grec ou le ministère des Affaires étrangères ont été incités à revoir ces frontières?
M. G. KOUMOUTSAKOS: Non, cela n’est pas le cas.
M. PAPATHANASSIOU : En ce qui concerne les déclarations de M. Gruevski, pouvez-vous nous les commenter et nous dire s’il y a du nouveau pour ce qui est de la procédure. Est-ce que la rencontre avec M. Nimetz prévue pour le 11 février aura lieu normalement?
M. G. KOUMOUTSAKOS: Depuis cet été, ce genre de déclarations, de décisions ou d’actions de la part du gouvernement Gruevski sont assez fréquentes. Je dirais qu’elles se produisent tous les quinze jours à peu près. Ainsi, les décisions et actions récentes du gouvernement Gruevski sont dénuées de sérieux. Toutefois le manque de sérieux de ces actions ne les rend pas pour autant moins provocatrices vis-à-vis de la Grèce, ni moins opposées aux dispositions de l’Accord intermédiaire.
En ce qui concerne la rencontre de New York, le 11 février, il s'agit de la première rencontre avec le nouveau médiateur de Skopje. Par conséquent, son objectif sera de tâter le terrain, une sorte de prise de connaissances si vous voulez. Cela étant, cette rencontre se déroule dans le climat que je vous ai décrit tout à l’heure. Je n’attends rien de particulier. Nous espérons qu’il y ait du progrès, mais personnellement je n’en attends rien de nouveau.
Μ. POLATOS : J’aimerais revenir à l’affaire Olgaç. Le gouvernement grec est-il disposé à fournir une assistance judiciaire à Nicosie quelle qu’elle soit ? Deuxièmement, pensez-vous que cette affaire doit être portée devant la justice turque ou bien devant la Cour européenne des Droits de l’Homme ? Troisièmement : qu'entendez-vous par examiner. Au cours de ces 35 ans dernières années, n’avez-vous pas examiné la question des officiers grecs tués à Chypre?
M. G. KOUMOUTSAKOS: Je commencerais par la dernière question. Le terme examiner concerne le témoignage en question, non l’affaire de manière générale.
Μ. POLATOS : Qu’entendez-vous par «examiner» et comment allez-vous examiner ? Je ne comprends pas.
M. G. KOUMOUTSAKOS: Dans la mesure du possible. C’est une affaire particulièrement complexe. Je vous l’ai dit, le porte-parole du gouvernement l'a également affirmé, nous examinerons cette affaire avec la plus grande attention. C'est tout ce que je peux vous dire à l’heure actuelle. En ce qui concerne l’examen – pour qu’il n’y ait pas de malentendus - je ne parle pas du problème plus général qui subsistait pendant la période de l’invasion et de l’occupation illégale de l’île qui se poursuit encore aujourd’hui mais du rapport avec le témoignage – déposition en question.
Cela étant, je n’ai rien d’autre de plus précis à ajouter à ce stade. En outre, je ne peux porter de jugement prématuré, comme vous pouvez bien le comprendre, puisque vendredi il y aura une rencontre au niveau parlementaire, suite à une question soumise par le parti de l'Opposition.
Mme FLORES : La tournée de Mme Bakoyannis dans les Balkans occidentaux, à savoir à Belgrade, à Tirana, à Pristina et en Géorgie, aura-t-elle un agenda précis?
M. G. KOUMOUTSAKOS : Non, cette tournée s’effectue dans le cadre de ses responsabilités en sa qualité de présidente de l’OSCE. Force est de rappeler, pour éviter tout malentendu, que la mission de l’OSCE au Kosovo est menée sous l’égide des Nations Unies et en application de la résolution 1244. Par conséquent, les contacts avec des représentants à tous les niveaux sont effectués dans le plein respect de la neutralité à l’égard du statut du Kosovo qui a été qualifié de «status neutral approach». La visite de la ministre souligne bien entendu que l’OSCE doit exécuter le mandat assumé sur la base de la résolution y relative du Conseil permanant de l’OSCE qui date depuis 1999.
M. GILSON : Pour ce qui est de ce déplacement dans les Balkans, pourquoi la ministre ne visitera-t-elle pas Skopje vu que des élections présidentielles se tiendront dans ce pays et qu’il y aura des observateurs de l’OSCE en raison des graves incidents constatés lors des dernières élections en Ancienne République yougoslave de Macédoine ? Pourquoi ce pays ne constitue pas une étape de cette tournée ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : Comme vous l’avez dit à juste titre, des observateurs de l’OSCE se chargeront de la surveillance des élections municipales et présidentielles qui se tiendront en mars prochain. A ce stade, les visites effectuées par la ministre dans les Balkans occidentaux sont celles annoncées.
M. SANTAMOURIS: Qu’y a-t-il de nouveau concernant la rencontre de Mme Bakoyannis avec son homologue russe et plus particulièrement s’agissant de cette formule de stabilisation en Géorgie et en Ossétie et la discussion engagée sur les questions énergétiques avec le ministre irakien des Affaires étrangères ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : S’agissant de la rencontre avec M. Lavrov, les déclarations qui ont été faites ont porté sur toutes les questions abordées. La proposition de la Présidence hellénique a été mise sur la table. Il existe un optimisme modéré et dans cet environnement extrêmement difficile on souhaite parvenir à une convergence de vues. Quoi qu’il en soit, aucun des Etats participants de l’OSCE n’a découragé la présidence de poursuivre ses efforts en vue de parvenir à un compromis.
Pour ce qui est du dossier énergétique, il n’y a eu aucune discussion lors de la rencontre de la ministre avec le ministre irakien des Affaires étrangères.
Mme KOURBELA : Ma question porte sur l’aménagement de l’espace maritime qui est promu par l’Union européenne depuis le mois de novembre. Il s’agit d’un dossier très intéressant pour la Grèce. Les motifs sont environnementaux et énergétiques et l’objectif est d’aménager l’espace maritime de l’Union européenne. Est-ce que la Grèce est au courant ? Et que fait-elle ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : Je dois examiner cette question en coopération avec la Direction des Affaires européennes pour pouvoir apporter une réponse spécifique.
M. ATHANASSOPOULOS : Monsieur le porte-parole, comment expliqueriez-vous le fait qu’en dépit des actions du gouvernement Gruevski qui ont mécontenté la communauté internationale, le dernier rapport du Parlement européen soit assez positif à l’égard du parcours d’adhésion de Skopje. Deuxième question : On constate dernièrement une mobilité qui se traduit par des rencontres avec des hauts fonctionnaires du Moyen-Orient. J’imagine que toutes ces rencontres attestent des efforts de la diplomatie grecque d’entreprendre des activités dans cette région. Y a-t-il des initiatives concrètes que nous envisageons dans la région ? Comment ces initiatives sont-elles accueillies ? Merci.
M. G. KOUMOUTSAKOS : Je commence par la deuxième question. Ces rencontres viennent confirmer les relations et les contacts de longue date entre la Grèce, le monde arabe et le Moyen-Orient. A ce stade, permettez-moi de signaler que les rencontres avec le ministre des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne, d’Egypte et de Jordanie se sont tenues en vue de la discussion au Conseil Affaires générales et Relations extérieures lundi dernier. Dans ce contexte, la Grèce – et ce sans exagération – a un rôle très concret et substantiel dans l’élaboration des décisions de l’Union européenne, des décisions qui ne sont pas toujours celles que notre pays aurait souhaité. Quoi qu’il en soit, la Grèce a une contribution substantielle dans l’élaboration de ces décisions.
Au-delà de l’évolution de la situation dans la région, les questions abordées dans le cadre de ces rencontres revêtent une dimension bilatérale. On discute bien entendu des modalités de promotion de la coopération bilatérale avec tous les Etats de la région. Cela dit, je pense que les activités de la Grèce – qui comportent également le volet humanitaire, ce qui a été la première priorité de notre pays et de la communauté internationale en général – attestent de la capacité de la Grèce à laisser sa propre marque sur la région du Moyen-Orient. Nos efforts, qui dans un premier temps peuvent contribuer à la gestion de la situation difficile actuelle et dans un deuxième temps permettront d’éviter la pleine stagnation du processus de paix, se poursuivront.
Le nouveau gouvernement américain sous la présidence de M. Obama a montré sa volonté d’être réellement actif au Moyen-Orient, ce qui est manifestement positif.
M. ATHANASSOPOULOS : Pour ce qui est de la première question sur le Parlement européen ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : La ministre des Affaires étrangères a répondu à cette question lundi. Je n’ai rien à ajouter. La discussion au Parlement européen s’est engagée au niveau de la Commission. La prochaine étape est l’adoption par la Plénière. Les députés européens grecs entreprendront de manière coordonnée les efforts nécessaires.
Cela dit, le gouvernement entreprend ses propres efforts au niveau du Conseil et a des contacts avec les gouvernements des partenaires. Et pour clarifier les choses, j’ai parlé avant de la contrariété exprimée au niveau des gouvernements et de la Commission à l’égard des dernières actions et décisions du gouvernement de Skopje.
M. FOURLIS : Dans son discours prononcé hier à Bruxelles, la ministre a évoqué le parcours européen de la Turquie et les conditions qui devaient être remplies. Toutefois, aucune référence n’a été faite aux questions relatives à Chypre. Est-ce que cela atteste d’une reconversion politique ou s’agit-il plutôt d’une erreur de la personne qui a rédigé son discours ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : Il est communément admis qu’à la fin de cette année, d’après ce qui a été convenu, sera évalué le degré de réponse de la Turquie, pour ce qui est notamment de l’application du protocole additionnel de l’Accord d’Ankara.
Cela est acquis et il va sans dire que le degré de réponse de la Turquie dans ce domaine, ainsi que les progrès réalisés en faveur de la normalisation de ses relations avec la République chypriote - encore une obligation de la Turquie - influent sans doute – ce qui est déjà le cas – sur le parcours européen du pays voisin.
Il est inutile de ressasser des choses connues. La politique de la Grèce est ferme.
M. MELETIS : Excusez-moi, monsieur le porte-parole mais les droits de l’Homme, le degré de démocratisation de la Turquie et tout le reste sont des choses acquises. Ma question est bien précise : s’agissait-il d’une erreur, d’une omission ou plutôt d’un changement de politique de la Grèce ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : Notre politique demeure la même.
M. MELETIS : Bon, c’était donc une erreur.
M. G. KOUMOUTSAKOS : Il faut signaler qu’un discours prononcé lors d’un forum du milieu académique, ne peut couvrir chaque aspect de la politique étrangère des Etats, qui plus est lorsque la position principale de la Grèce, à savoir le lien établi entre la réponse de la Turquie et les conditions et les modalités qu’elle doit respecter pour adhérer à l’Union, est bien connue.
M. ATHANASSOPOULOS : Le gouvernement grec est-il informé des actions entreprises au niveau des représentants permanents au sein de l’Union européenne dans le cadre des efforts visant à déconnecter la réévaluation d’Ankara de la question chypriote ? Car il y a des articles parus dans la presse traitant de cette question. Merci.
M. G. KOUMOUTSAKOS : Il y a probablement des considérations de ce genre mais cela ne signifie pas qu’on doit négliger le processus convenu au niveau du Conseil européen, à savoir au niveau des chefs d’Etat et de gouvernement.
Mme SPANOU : Avez-vous des informations relatives à l’inspection par les garde-côtes américains d’un navire iranien battant pavillon chypriote qui transportait des armes en Syrie ?
M. G. KOUMOUTSAKOS : Non, je n’ai pas d’informations sur cette question.
Mme SPANOU : Il y a eu hier une communication d’informations officielle de la part du chef de l’Etat major mixte américain, c’est pourquoi je pose la question.
M. G. KOUMOUTSAKOS : Je n’ai rien de particulier à vous dire sur cette question.
Merci.