Athènes, le 31 janvier 2011
JOURNALISTE : Nous avons avec nous le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, M. Delavekouras. M. Delavekouras bonjour.
M. G. DELAVEKOURAS : Bonjour.
JOURNALISTE : Pouvez-vous nous donner des informations concernant les Grecs vivant en Egypte et est-ce que le ministère des Affaires étrangères a un plan car ce matin, en parlant avec les représentants de la communauté grecque, il a été question de 100-120 personnes qui souhaiteraient rentrer en Grèce.
M. G. DELAVEKOURAS : C’est exact, mais avant d’entrer dans le vif du sujet, j’aimerais dire que nous sommes en contact permanent avec la communauté grecque et tous les Grecs vont bien, ce qui est le plus important à l’heure actuelle.
JOURNALISTE : Très certainement.
M. G. DELAVEKOURAS : Cela étant, certes il y a des demandes de rappatriement à Alexandrie et c’est la raison pour laquelle il a été décidé hier, lors d’une réunion extraordinaire au ministère des Affaires étrangères d’activer le plan de rappatriement que nous avons préparé. Il y a eu des concertations avec le ministère de la Défense nationale et dès lors que l’opération aura lieu, le Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, M. Dollis y participera également. J’aimerais également dire que...
JOURNALISTE : Vous avez dit « dès lors », est-ce que l’opération risque de ne pas avoir lieu ?
M. G. DELAVEKOURAS : Non, l’opération aura lieu, les avions sont prêts, mais nous avons posé certaines conditions – et j’y viens – assurer les conditions de sécurité nécessaires pour les Grecs souhaitant être rappatriés. Cela signifie que nous pourrons les transporter en toute sécurité de l’endroit où ils se trouvent jusqu’à l’aéroport. C’est une condition nécessaire...
JOURNALISTE : Combien de personnes ont fait la demande ?
M. G. DELAVEKOURAS : Ce chiffre change, mais ils sont plus de 100.
JOURNALISTE : Plus de cent. Êtes-vous en mesure de dire voilà nous avons un plan, qui sera appliqué à telle date, par exemple nous irons après-demain au Caire et à Alexandrie pour rappatrier les ressortissants grecs ou bien cela dépend-il des conditions de sécurité, de l’entente avec la partie égyptienne... ?
M. G. DELAVEKOURAS : Le plan prévoit des conditions et des procédures particulières que nous ne contrôlons pas à 100% à ce jour car il est nécessaire de coopérer avec la partie égyptienne au niveau local. Ce qui importe, et je le redis, c’est de pouvoir assurer le transfert en toute sécurité de ces personnes jusqu’à l’aéroport. La nuit d’hier était meilleure que les jours précédents, au Caire et notre communauté a dit qu’à l’heure actuelle il n’y avait aucune demande de rappatriement, donc nous axons nos efforts sur Alexandrie où la volonté de rappatriement a été formulée, les avions sont prêts, mais les conditions nécessaires devront être réunies...
JOURNALISTE : Y a-t-il des touristes bloqués à l’aéroport, M. Delavekouras ?
M. G. DELAVEKOURAS : Il y a un groupe de Grecs qui n’a pas contacté l’ambassade ou les consulats, nous l’avons nous-même appris par la presse. Nous les avons trouvés, le consulat est entré en contact avec ce groupe de Grecs et ils essayeront de leur faire parvenir des vivres, de l’eau et de la nourriture. Nous parlons avec les autres pays qui lancent des opérations similaires de rappatriement afin qu’ils les faire revenir en Grèce.
JOURNALISTE : Monsieur le porte-parole, la Grèce entretient de très bonnes relations avec l’Egypte, depuis longtemps. La situation en ce moment est particulière. Est-ce que la Grèce songe prochainement à prendre des mesures au niveau diplomatique ?
M. G. DELAVEKOURAS : Nous entretenons des contacts avec nos partenaires pendant toute cette période, la situation à l’heure actuelle est très volatile et il est très important que le peuple égyptien puisse trouver sa voie, dans la paix, sans tensions, sans violence car la violence n’apporte pas de solutions. Cela étant, au niveau de l’UE également se tiendra un Conseil Affaires générales à Bruxelles où nous aurons l’occasion de discuter avec nos partenaires, nous suivons de très prêt les développements et nous verrons comment les choses évolueront.
JOURNALISTE : Quelle est votre estimation, M. Delavekouras, pensez-vous que cette situation durera ?
M. G. DELAVEKOURAS : Ecoutez, je ne peux rien prévoir car les choses sont très volatiles en ce moment. La situation est très difficile et ce qui nous importe avant tout c’est d’assurer la paix en Egypte. L’Egypte est un acteur très important au Moyen-Orient. C’est un pays qui a un rôle stabilisateur dans toute la région et c’est pourquoi il est très important qu’il puisse trouver sa voie par le biais de ce processus.
JOURNALISTE : Merci beaucoup M. Delavekouras.
M. G. DELAVEKOURAS : Merci à vous aussi.
JOURNALISTE : Bonne journée.