Athènes, le 15 mars 2010
M. D. DROUTSAS : La diplomatie économique et la diplomatie culturelle sont deux domaines importants pour une politique étrangère contemporaine. La culture, le tourisme sont liés à ces questions. Ainsi, la coopération et la coordination des deux ministères sont tout aussi nécessaires qu’impératives.
En matière de diplomatie culturelle notamment, nous avons passé en revue des initiatives, comme la célébration des 2500 ans de la Bataille de Marathon, une coopération avec des pays importants comme les Etats-Unis, des pays européens. Toutes ces questions sont importantes et comme je l’ai dit, il va de soi que nous coopérions dans tous ces domaines.
M. P. GEROULANOS : Comme vous le savez, le ministère des Affaires étrangères et notre ministère peuvent coopérer sur un très large éventail de questions. Outre ce qu’a dit M. Droutsas, nous avons abordé longuement la question des visas, notamment pour les pays manifestant un intérêt touristique pour la Grèce. Nous avons vu que nous épuiserons l’acquis de l’Union européenne afin que nos visiteurs puissent venir plus facilement en Grèce et que nous leur facilitions cet effort. Ainsi, la question des visas est une question très importante sur laquelle nous coopérons.
La diplomatie culturelle bien entendu avec des pays comme l’Amérique et les pays européens. Le marathon, à savoir toute une série de questions sur lesquelles nous pouvons coopérer.
Enfin, j’aimerais dire que nous examinerons, avec le ministère des Finances, la question de la réduction du coût des visas dans les pays nous intéressant et avec le ministère de l’Education la question des chaires d’études à l’étranger.
JOURNALISTE : Sur le plan pratique, de quels pays parlons-nous et quels sont les prochains pas en ce qui concerne le « relâchement » des visas.
M. P. GEROULANOS : On ne parle pas de relâchement dans le domaine des visas. On parle d’exploitation de l’acquis de l’Union européenne et les pays nous intéressant sont des pays touristiques émergents comme la Russie, l’Ukraine, les pays arabes. Il y a bien entendu d’autres pays qui nous intéressent comme les Etats-Unis.
JOURNALISTE : Monsieur Geroulanos, avez-vous des indications sur le tourisme de cet été ? Qu’en est-il de ce domaine ou bien est-ce trop tôt pour des estimations?
M. P. GEROULANOS : Je crois qu’il est encore trop tôt pour des estimations. C’est en ce moment que sont arrêtées les différentes offres promotionnelles touristiques et dans le même temps cette période connaît de nombreux changements sur la scène politique grecque.
Nous voulons être optimistes et parvenir, grâce à nos actions, à enrayer la chute importante de l’année dernière. Nous voulons également voir comment nous pourrons augmenter le flux touristique, ce que nous verrons au cours des prochains jours.
JOURNALISTE : M. Droutsas, une question seulement. Aujourd’hui à Bruxelles une discussion a lieu au niveau des ministres des Finances. Nous attendons de voir si la discussion sur le projet de soutien à la Grèce avance. Allez-vous dans cette direction ou bien considérez-vous que nous devons encore attendre et voir par la suite si nous aurons besoin de quelque chose ?
M. D. DROUTSAS : Comme vous l’avez dit, aujourd’hui ont lieu les discussions dans le cadre du Conseil des ministres des Finances. Je pense qu’il serait bon d’attendre les décisions de ce Conseil. Mais il va de soi que nous, en tant que ministère des Affaires étrangères, nous continuerons de coopérer étroitement avec le ministère des Finances et de coordonner nos efforts communs.