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Visite de travail du ministre adjoint des Affaires étrangères,

M. Droutsas aux Etats-Unis

(Washington – New York- 4.2.10)

 

Le ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Droutsas effectue aujourd’hui un déplacement à Washington où mardi 2 février il s’entretiendra au State Department avec la Secrétaire d’Etat américaine, Mme Clinton et le Sous-secrétaire d’Etat américain, M. James Steinberg.

 

Lors de sa visite à Washington (02.02.10), M. Droutsas s’entretiendra également avec le Président de la Commission « Affaires étrangères » de la Chambre des représentants, M. Howard Berman et le Président du Comité Helsinki et sénateur, M. Benjamin Cardin. Mardi 2 février dans l’après- midi il participera à une table ronde au Brookings Institute.

 

Mercredi 3 février, le ministre adjoint des Affaires étrangères aura des rencontres au siège de l’ONU à New York et par la suite il prononcera un discours au Columbia University. 

 

Jeudi 4 février il s’entretiendra avec le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon avec lequel il discutera, entre autres, des évolutions relatives à la question chypriote suite à la visite du Secrétaire général de l’ONU à Chypre ainsi que de la question du nom de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine.

 

Déclarations du ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Droutsas à l’issue de ses rencontres avec la Secrétaire d’Etat américaine, Mme Hillary Clinton et le sous-secrétaire d’Etat, M. James Steinberg (Washington)

 

Déclarations du ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Droutsas à l’issue de sa rencontre avec le SG de l’ONU, M. Ban Ki-moon (New York, 04.0210)

 

(09/02/2010) Interview radio accordée par le ministre adjoint des Affaires étrangères, M. D. Droutsas sur «THEMA 9,89»

 

 

Athènes, le 7 février 2010

 

JOURNALISTE : Nous avons en ligne M. Dimitris Droutsas, ministre adjoint des Affaires étrangères. Bonjour M. Droutsas

M. D. DROUTSAS : Bonjour à vous et à nos chers auditeurs.

JOURNALISTE : Une question concernant votre visite aux Etats-Unis. Qu’avez-vous pensé de tout ce qui a été écrit, des commentaires disant que votre rencontre avec Mme Clinton n’a pas beaucoup duré ? Mais le fait que cette rencontre ait eu lieu, les doutes planant au sujet d’éventuels problèmes dans les relations gréco-américaines ont été dissipés. Y a-t-il un quelconque problème ?

M. D. DROUTSAS : Je ne pense pas qu’il y ait de problème. Je ne voudrais pas axer toute mon attention sur l’un de ces commentaires. J’aimerais axer mon attention sur le fond de la question. A savoir que cette visite dans un pays important, comme dans de nombreux autres pays, permet, d’une part d’échanger des vues, de discuter sur les grandes questions internationales, d’autre part de présenter ses propres positions sur des questions d’intérêt direct.

Je pense que lorsque l’on s’entretient avec des hauts fonctionnaires américains, cela est très important. Car les Etats-Unis sont un pays important sur la scène internationale actuelle. Il est donc primordial que ce pays connaisse, que les hauts fonctionnaires de ce pays connaissent en détail nos positions. Les positions de la Grèce sur toutes les questions d’intérêt commun.

Comme de nombreuses opinions sont exprimées s’agissant des relations entre la Grèce et les Etats-Unis, j’aimerais dire que la visite et les entretiens avec les hauts fonctionnaires se déroulent sur une base équitable. Il faut surmonter ces idées, ces perceptions au sujet d’une Grèce qui ne serait qu’un petit pays ayant peur de la grande Amérique.

Je le souligne donc, des relations égales, des consultations égales non seulement avec les Etats-Unis d’Amérique, mais avec tous les pays que nous visitons.

JOURNALISTE : Monsieur Droutsas, quel a été selon vous le résultat tangible de ces rencontres ? Une autre question concernant l’Afghanistan. Selon les informations disponibles, les Américains souhaiteraient une plus forte présence grecque en Afghanistan. Avez-vous reçu un message de cette teneur ?

M. D. DROUTSAS : Non jamais. Comme je vous l’ai dit, les entretiens se sont déroulés dans un climat particulièrement positif et chaleureux. Ce qui nous importait réellement était de transmettre l’image de la Grèce que nous souhaitons.

Au-delà des questions intéressant particulièrement la Grèce, le dossier chypriote, nos relations avec la Turquie, la question du nom de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine, la Grèce peut jouer un rôle important dans d’autres domaines, comme les Balkans.

Nous pouvons jouer un rôle important dans les développements au Moyen-Orient. Nous sommes un pont unissant l’Europe à cette région. C’est ce que nous voulions souligner. Que la Grèce a aussi des avantages, elle est un allié fiable et un partenaire équitable.

JOURNALISTE : Un allié fiable et un partenaire équitable, certes M. le ministre, mais pour ce qui est de la question des visas, pour l’ancienne ministre des Affaires étrangères ce n’était pas une question prioritaire dans les relations gréco-américaines et en fait s’agissant de cette question une solution ne semble pas se dessiner. Est-ce qu’il y a eu des erreurs de gestion de cette question pour la partie grecque en novembre dernier et est-ce la raison pour laquelle nous n’avons pas abouti à l’abolition des visas ?

M. D. DROUTSAS : Je vous remercie de me donner l’occasion de clarifier cette question. Bien entendu, la question des visas est importante pour la Grèce. Cette question concerne bon nombre de nos concitoyens qui voyagent aux Etats-Unis. Et nous voulons leur faciliter les choses. En ce qui concerne la Grèce, j’aimerais dire que toutes les modalités préalables et les conditions ont été remplies. Pour ce qui est des Etats-Unis, certaines procédures ne sont toujours pas achevées. Mes interlocuteurs me l’ont confirmé, ils m’ont dit que du côté grec nous étions prêts. Il ne faut pas oublier que dernièrement, certains événements ont perturbé les Etats-Unis au niveau interne pour ce qui est des questions de terrorisme. C’est pourquoi il convient d’être très prudent dans les derniers préparatifs.

Et puisque vous avez soulevé la question, permettez-moi de démentir catégoriquement les rumeurs disant qu’en novembre la question aurait pu être close et que le gouvernement pour des raisons internes et de publicité – et je ne sais quoi d’autre encore – a manqué cette occasion. Jamais cela n’a été le cas. En d’autres termes, jamais la partie américaine n’a dit « venez, nous allons clore la question » et jamais le gouvernement grec a répondu « non, nous ne sommes pas pressés, nous verrons cette question plus tard ».

JOURNALISTE : Monsieur le ministre, vous avez mentionné tout à l’heure tout l’éventail des questions : les relations gréco-turques, le dossier chypriote, la question du nom de l’ARYM ; pourquoi ne publiez-vous pas les lettres du Premier ministre adressées à M. Erdogan malgré les vives sollicitations du chef de l’opposition, M. Samaras ?

M. D. DROUTSAS : Pour une simple raison. Car j’estime que si l’on veut être sérieux, on ne peut pas jouer avec la correspondance officielle du premier ministre grec. Nous avons informé les partis politiques et l’opinion commune de la teneur de ces lettres, j’en ai également informé le parlement lors du Comité Affaires étrangères.

J’ai même proposé, et nous le ferons au cours des prochains jours, d’informer en privé les chefs des partis politiques, s’ils le désirent, dès mon retour de voyage. Cela va se faire. Mais rendre public la correspondance officielle du premier ministre grec – permettez-moi de le dire – n’a pas de sens.

JOURNALISTE : Jusqu’à présent, toutefois, l’opposition se borne à la critique suivante : M. Papandréou, en agissant ainsi, semble changer le cadre des négociations s’agissant des questions gréco-turques. L’opposition souligne que pour la première fois un premier ministre grec accepte l’existence d’autres différends – outre celui du plateau continental – et ce, soit pour que ces différends fassent l’objet du dialogue gréco-turc, soit pour qu’ils soient renvoyés devant la Cour de la Haye. N’est-ce pas ?

M. D. DROUTSAS : C’est peut-être ce que dit l’opposition. Mais cela n’est pas vrai, nous l’avons dit à plusieurs reprises, même publiquement, depuis la tribune du parlement. Et comme je vous l’ai dit, je me ferais un plaisir d’informer quiconque le souhaitera afin que nous puissions clarifier cette question.

JOURNALISTE : Est-ce que cela concerne aussi les journalistes, M. le ministre ?

M. D. DROUTSAS : Je comprends que toute opposition a besoin de substance pour pouvoir exercer une critique ou engager un débat public, un bras-de-fer. Tout cela est légitime. Mais je le répète, ce n’est pas vrai.

JOURNALISTE : Je suppose qu’ils veulent être informés. Il a été convenu que les contacts exploratoires s’intensifient. On entend dire que vous vous rendrez très prochainement à Ankara, sans doute la deuxième quinzaine du mois. Quand aura lieu la prochaine rencontre au niveau des ministres des Affaires étrangères dans le cadre des contacts exploratoires ?  Quand irez-vous à Ankara ? Car ces choses là ne sont pas connues.

M. D. DROUTSAS : Elles ne sont pas connues dans leur moindre détail car les derniers détails n’ont pas été convenus. Mais ce que vous avez dit personnellement est connu et je pense qu’il y a eu une séance d’informations détaillée après ma rencontre avec M. Davutoglu. Nous avons dit que nous voulions engager une coopération plus intense dans un grand nombre de domaines.

A cet égard, nous avons dit que nous allions réactiver des mécanismes qui ont existé et existent, du moins sur papier, depuis un certain temps. Il y a un comité de coordination des deux ministères des Affaires étrangères, dont les directeurs politiques sont chargés de coordonner ces efforts. Il y aura bientôt une rencontre des deux directeurs politiques. Comme cela a été annoncé et comme je l’ai affirmé après ma rencontre avec M. Davutoglu, ce dernier m’a invité à venir à Ankara, vers la fin du mois de février – début mars. Je lui ai répliqué que je répondrais à cette invitation une fois que les directeurs politiques auront fait les préparations nécessaires.

J’aimerais souligner la chose suivante. Il s’agit d’une procédure que nous voulons de nouveau engager. Une procédure vivante, dynamique. Au-delà des contacts officiels au niveau du ministère des Affaires étrangères, nous voulons essayer d’établir ces contacts au niveau d’autres entités, comme le monde des affaires, le milieu politique et dans d’autres domaines afin que nous puissions de nouveau développer et construire des relations plus positives, des relations de plus grande confiance entre les deux pays et les sociétés de nos deux pays. Voilà l’idée.

JOURNALISTE : Simplement, M. le ministre, vous avez dit que ce n’était pas une question de calendrier pour ce qui est de votre visite ou des prochaines rencontres au niveau des experts des directeurs politiques. Mais le Premier ministre lui-même, selon ce qui a été rendu public, dans sa lettre de réponse à M. Erdogan dit que ces questions doivent être abordées selon un calendrier précis. N’est-ce-pas ? Est-ce deux ans, trois ans ?

M. D. DROUTSAS : Je pense que l’un exclut l’autre. Quand je parle d’une procédure dynamique, cela n’exclut pas de voir si nous avons abouti à certains résultats, et ce, afin de voir de quelle façon nous allons avancer et si des pas supplémentaires doivent être faits. Voilà l’idée.

JOURNALISTE : Voyons un peu l’histoire, M. le ministre. Dans le passé, des efforts de ce genre avaient été faits en 1999 et un horizon à 2004 avait été fixé.

M. D. DROUTSAS : Exactement.

JOURNALISTE : A Helsinki en 1999, il avait été prévu un renvoi devant la Cour de la Haye en 2004, même s’il n’avait été clairement défini ce qui allait être renvoyé devant la Cour, la question du plateau continental seulement ou d’autres questions connexes.

M. D. DROUTSAS : Comme vous le savez, comme vous le dites si bien, il y avait ce calendrier qui avait été prévu par les décisions d’Helsinki, au niveau donc de l’UE elle-même. Il y a eu un changement de gouvernement en Grèce et donc un changement d’approche à l’égard de cette question.

JOURNALISTE : Par consentement mutuel avec M. Erdogan toutefois.

M. D. DROUTSAS : Nous pensons qu’une réelle occasion a été perdue et que nous n’avons pu avoir les résultats escomptés après un travail systématique de cinq ans.

JOURNALISTE : Je garde donc en tête ce que vous avez dit tout à l’heure, à savoir que la critique de l’opposition disant que vous voulez renvoyer devant la Cour d’autres différends n’est pas valable et que vous campez sur votre position, la position grecque concernant le plateau continental.

M. D. DROUTSAS : Il s’agit d’une position ferme de la Grèce depuis des décennies. En ce qui nous concerne du moins, rien n’a changé. JOURNALISTE : Concernant Skopje, est-ce que vous pensez que la visite de M. Nimetz changera quelque chose ? Attendez-vous une nouvelle proposition qui pourrait constituer une base de discussion ?

M. D. DROUTSAS : Nous n’attendons aucune nouvelle proposition. Nous attendons que les dirigeants politiques de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine aient une attitude plus constructive afin que nous puissions clore cette question. Je n’aurais de cesse de souligner que la position grecque est claire et connue de tous. Il s’agit de notre ligne nationale rouge et tout le monde devra en tenir compte.

JOURNALISTE : Le fait de ne pas attendre de nouvelle proposition peut être interprété de deux façons. Soit que la proposition soumise par M. Nimetz – République de la Macédoine du Nord – est toujours valable, soit que les pourparlers s’enlisent que nous n’avons rien à attendre.  

M. D. DROUTSAS : Je dirais d’attendre les prochaines semaines et les évolutions. Il s’agit d’une négociation et comme je l’ai dit la position grecque est claire et connue de tous.

JOURNALISTE : Très bien. Monsieur le ministre, je comprends que des coupes sombres sont en cours. Pouvez-vous nous dire – de manière générale – si le ministère des Affaires étrangères contribuera à l’effort de réduction des dépenses ?

M. D. DROUTSAS : Je pense que le ministère des Affaires étrangères déploie déjà de très grands efforts compte tenu des moyens dont il dispose. De nombreuses réductions ont été effectuées et j’aimerais saisir cette occasion pour remercier tous les collaborateurs, tous les employés du ministère des Affaires étrangères.

Non seulement le personnel diplomatique, mais le personnel de toutes les branches du ministère des Affaires étrangères pour leur compréhension et leur coopération.

Des avons procédé à des réductions, lorsque cela était possible, au niveau des transports, des voyages et des frais de fonctionnement du ministère. Nous étudions de nouvelles idées, voir comment réduire davantage les coûts et – je ne vous cacherais pas – éviter le gaspillage qui était fait dans le passé.

Nous voulons examiner de nouvelles possibilités de réformes qui nous permettront de réduire davantage les frais, comme un meilleur usage des technologies ou encore l’économie de papier. Le ministère des Affaires étrangères, comme chaque ministère, fait de réels efforts, des efforts sérieux dans ce sens.

JOURNALISTE : Monsieur le ministre, j’aimerais vous remercier pour cet entretien.

M. D. DROUTSAS : Bonne journée.

 



(08/02/2010) Déclarations du secrétaire d’Etat des Affaires étrangères, M. Kouvelis et de son homologue de la République populaire de Chine,

Athènes, le 5 février 2010

 

M. S. KOUVELIS : J’ai souhaité la bienvenue en Grèce au Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères de la République populaire de Chine, M. Zhang Zhijun, dont la visite dans notre pays s’inscrit dans le cadre de visites dans des pays d’Europe. La Grèce est sa dernière étape avant son retour en Chine. J’ai eu l’occasion de lui transmettre la bienvenue et les salutations ainsi qu’une invitation adressée à des visiteurs de haut rang de son pays dans notre pays, suite à la communication et aux visites du Président de la République en Chine en 2008 et du Président Hu Jintao en Grèce, visites qui ont laissé de très bonnes impressions des deux côtés.

Par ailleurs, nous nous sommes référés à la discussion que nous avons eue concernant les liens historiques qui unissent nos deux pays, mais aussi aux questions qui nous unissent et qui concernent les Jeux Olympiques organisés à Athènes d’abord, puis à Pékin par la suite. Nous avons également abordé la relation économique importante et la nécessité de renforcer la relation de coopération économique entre nos deux pays.

Nous nous sommes référés à de nombreux domaines, à la coopération sur le plan de l’industrie maritime, du commerce, de l’énergie et du développement, notamment les sources renouvelables d’énergie dans nos pays et naturellement l’intérêt pour la partie grecque de venir visiter l’exposition internationale de Shanghai qui aura lieu dans le courant de l’année et que visiteront de nombreux cadres du gouvernement grec, très probablement le premier ministre en personne.

Pour ma part, je me suis engagé à avoir des rencontres avec ses ministres co-compétents en matière de coopération économique, culturelle et touristique avec la Chine, qui représente manifestement un partenaire aussi important que fiable de la Grèce et un pays avec lequel nous devons renforcer notre coopération à tous les niveaux.

M. ZHANG ZHIJUN : C’est avec un plaisir immense que j’ai accepté l’aimable invitation du Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères de la Grèce à venir visiter la Grèce dans le cadre des consultations diplomatiques entre nos deux ministères.

Nous avons échangé nos vues sur l’histoire du développement de nos relations bilatérales et sur notre coopération future dans les domaines en question. Nous avons abouti à un important accord : nous sommes tous deux convenus qu’il n’existe aucun problème concernant nos relations bilatérales. Le seul défi et notre mission est de déployer nos efforts communs en vue d’élargir et d’approfondir nos relations bilatérales.

2010 est une année importante dans l’histoire de nos relations bilatérales. Nous invitons les dirigeants de la Grèce à participer à l’inauguration d’EXPO 2010 à Shanghai. En outre, la partie chinoise remercie l’aimable invitation du dirigeant grec adressée à son homologue.

Je pense que grâce aux visites croisées de haut niveau, la politique de confiance mutuelle de nos deux pays se renforcera davantage et les coopérations économiques, commerciales et culturelles seront ultérieurement promues.

Nous estimons que la Grèce est un ami fiable et un partenaire de la Chine à l’Union européenne et nous pensons que la Grèce continuera de jouer un rôle actif dans le développement ultérieur des relations bilatérales entre la Chine et l’Europe.

Enfin, j’attends avec impatience la visite de mon homologue en Chine, le plus rapidement possible. Je vous remercie.



(08/02/2010) Communiqué de l’YDAS concernant le rapatriement de ressortissants grecs se trouvant en Haïti

Athènes, le 6 février 2010

 

Le ministère des Affaires étrangères informe tous les membres de Organisations non gouvernementales qui se trouvent en Haïti ainsi que les ressortissants grecs résidant dans le pays que l’avion à départ d’Athènes pour Port-au-Prince arrivera à l’aéroport de la capitale haïtienne lundi 8 février 2010 à 7h00 (heure locale Haïti) où il restera pendant 4 heures. Les ressortissants grecs en Haïti souhaitant être rapatrier devront se trouver à l’aéroport avant 7 heures du matin.



(05/02/2010) Déclarations du ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Droutsas à l’issue de sa rencontre avec le SG de l’ONU, M. Ban Ki-m

Athènes, le 5 février 2010

 

 

Ma rencontre avec le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon vient d’être terminée. Nous avons eu une très bonne discussion. Par ailleurs, j’ai eu le plaisir de m’entretenir avec le Secrétaire général il y a quelques mois à Athènes. Par conséquent la rencontre d’aujourd’hui a été une bonne occasion de donner suite à notre rencontre précédente. J’ai également eu le plaisir de rencontrer le Secrétaire général il y a quelques jours à Londres dans le cadre de la Conférence internationale sur l’Afghanistan. Nous avons notamment discuté des questions d’intérêt particulier pour la Grèce, à savoir les développements à Chypre et le processus de négociations à Chypre. Le Secrétaire général m’a informé de sa visite sur l’île de Chypre. Nous avons également évoqué la question du nom de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine et j’ai eu de nouveau l’opportunité de décliner la position grecque et d’exprimer la volonté de la Grèce et du gouvernement grec de contribuer de manière constructive et positive au processus de négociation en vue de parvenir à un règlement, à une solution à la question du nom de l’ARYM. Par ailleurs, nous avons également eu l’opportunité de discuter des questions et des développements internationaux d’importance majeure, tels que le changement climatique et le Sommet de Copenhague. Nous avons aussi abordé le Sommet sur le développement que le Secrétaire général est en train d’intégrer dans le cadre de la prochaine Assemblée générale à laquelle le Premier ministre, M. Papandréou assistera sûrement et accordera son plein soutien à ces activités. Nous avons également discuté de la question de la piraterie en Somalie. Je voudrais encore une fois affirmer que notre discussion avec le SG a été productive comme toujours, et j’ai eu l’opportunité d’exprimer nos remerciements pour ses efforts et son engagement et, bien entendu, le soutien de la Grèce et du gouvernement grec à toutes les activités des Nations Unies.

 

Question : Monsieur Droutsas, partagez-vous l’optimisme du Secrétaire général à l’égard des événements à Chypre ? Hier, en effet il nous a dit qu’il s’attendait à une intensification des pourparlers malgré lesdites élections organisées au nord de l’île.

 

Réponse : Certes, la période actuelle est importante pour le processus de négociation à Chypre.

 

Nous avons encouragé les deux dirigeants, le Président, M. Christofias et le dirigeant Chypriote turc, M. Talat à profiter des jours et des semaines pour essayer d’intensifier leurs pourparlers. Toutefois, j’aimerais souligner qu’en dépit du fait que le temps n’est pas notre allié, la qualité de la solution pour Chypre ne doit pas être victime de n’importe quel calendrier. Par conséquent, nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir et appliquer toute notre énergie pour essayer de profiter des jours et des semaines à venir. Mais il est aussi nécessaire que la partie chypriote turque adopte une attitude constructive en vue de parvenir à un règlement.

 

Question : Le matin vous avez dit que vous n’étiez pas très optimiste ou plutôt qu’il était assez difficile pour vous d’être optimiste à l’égard des négociations en cours. Avez-vous fait part de votre sentiment au Secrétaire général ?

 

Réponse : Nous avons eu une discussion très sincère, comme toujours, avec le Secrétaire général et j’ai eu l’opportunité de décliner notre propre analyse des faits à ce jour. Plus particulièrement, compte tenu des récentes propositions formulées par M. Talat, propositions qui à notre sens ne vont pas dans le bons sens, nous pensons que nous n’avons pas lieu d’être très optimistes. Toutefois, nous voulons encourager les deux parties, les deux dirigeants à essayer de profiter des jours et des semaines à venir en vue de parvenir à un règlement.

 

Question : Le Secrétaire général a affirmé que le Président Dimitris Christofias lui avait fait part de son intention de publier un plan pour mener des négociations ultérieures hormis le plan au nord de Chypre et que cela était encourageant. Quel est le plan? Quelle sorte de plan soutiendriez-vous?

 

Réponse : Nous soutiendrons et soutenons toujours tout effort sincère visant à un règlement sur la base des résolutions y relatives de l’ONU, dans le respect des principes de l’UE, une solution qui respectera ledit « acquis communautaire », les règles régissant le fonctionnement de l’UE. Je voudrais souligner que la République de Chypre est un Etat membre de l’UE et après l’atteinte d’un règlement mutuellement convenu, elle continuera d’être un Etat membre de l’UE ce qui signifie qu’elle devra être capable de fonctionner de manière efficace au sein de l’UE. Cela est dans l’intérêt de tous les  Chypriotes, Chypriotes grecs et turcs, et, bien entendu, dans l’intérêt de l’UE. Par conséquent, à cet égard, nous devons souligner que le règlement doit respecter pleinement l’acquis européen, les règles de l’UE. Dans ce contexte, nous constatons que le Président Christofias envisage ces questions et le processus de négociation d’une manière très constructive et courageuse et je voudrais exprimer depuis cette tribune également le plein soutien du gouvernement grec à ses efforts.

 

Question : Une clarification relative à une déclaration que vous avez faite au sujet de la position de votre pays concernant la politique pour le Moyen-Orient. Vous avez affirmé que votre pays avait déposé sa candidature pour être élu membre du Conseil des Droits de l’Homme. Ce Conseil a consacré la plupart de son temps, à savoir 80%, à prendre des résolutions condamnant Israël. Avez-vous l’intention de profiter de votre siège pour influencer le Conseil afin que celui-ci s’occupe de certaines questions majeures relatives aux droits de l’Homme dans d’autres pays, dans des régions différentes du monde ?

 

Réponse : Qu’elle soit élue membre du Conseil des Droits de l’Homme –  ce que nous espérons – ou non, la Grèce fera tout ce qui est en son pouvoir pour promouvoir, si besoin est,  les droits de l’Homme dans le monde entier.

 

Question : Le directeur du FMI a affirmé lors d’une émission de radio française que si la Grèce demandait l’aide du FMI, ce dernier interviendrait. Lors d’une conférence de presse après vos déclarations de ce matin, le FMI a affirmé qu’une équipe technique se trouvait à Athènes et que le gouvernement avait salué les activités de cette équipe. Pourquoi cette équipe se trouve-t-elle en Grèce et quelle est la relation de la Grèce avec le FMI ?

 

Réponse : Je répèterais ce que j’ai affirmé ce matin : il n’est pas question que la Grèce demande une assistance au FMI. La Grèce est membre de la zone euro. La Grèce a présenté un programme très crédible et sérieux ainsi que des propositions pour la prise des mesures nécessaires en faveur de la stabilisation de l’économie grecque. Le programme triennal de stabilisation de l’économie grecque que nous avons présenté hier a été approuvé par l’UE et a reçu son plein soutien. En outre, des Etats membres importants de l’UE ont accordé par le biais des déclarations officielles leur soutien et leur confiance à l’économie et au gouvernement de la Grèce ainsi qu’aux mesures prises. Tel est je pense le message important sur lequel nous devons axer toute notre attention.

 

 



(05/02/2010) Rencontre du Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, M. Kouvelis avec son homologue de la République populaire de Chine, M. Z

Athènes, le 4 février 2010

 

 

Vendredi 5 février 2010 et 10h45 le Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, M. Spyros Kouvelis rencontrera au ministère des Affaires étrangères son homologue de la République populaire de Chine, M. Z. Zhang.

 

La rencontre sera suivie d’un petit-déjeuner de travail.



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