L’établissement entre les Etats membres d’un marché intérieur unifié, au sein duquel les citoyens, les biens et les services peuvent circuler librement sans droits de douane ou autres obstacles, constitue l’un des objectifs fondamentaux de l’Europe unie.
Dans son état actuel d’avancement, l’intégration du marché intérieur dans l’UE couvre une multitude de secteurs, d’ores et déjà régis par la législation communautaire en vigueur ou en cours d’élaboration (p.ex. règlements, directives, décisions-cadres). La protection du consommateur, la compétitivité, l’industrie, la recherche, l’éducation, la culture, la jeunesse, l’environnement, les transports, l’énergie, l’audiovisuel et les télécommunications font partie, entre autres, des secteurs qui forment l’acquis communautaire et constituent le premier pilier de l’UE.
Etant donné que la plupart de ces questions sont régies par la procédure de codécision établie entre le Parlement européen et le Conseil, la grande majorité des propositions législatives relatives à ces secteurs est soumise simultanément pour élaboration aux commissions et comités compétents du Conseil et du Parlement européen.
La Grèce manifeste un intérêt certain en la matière et encourage tout particulièrement la promotion de la législation communautaire et des politiques sectorielles ainsi que la transposition, dans les délais fixés, de la législation communautaire dans l’ordre juridique interne des états membres, dans l’intérêt des consommateurs et des entreprises.
Le soutien à la croissance et à la compétitivité, notamment des petites et moyennes entreprises, la création d’un environnement plus favorable au développement de l’esprit d’entreprise, la protection du consommateur et de la santé, l’amélioration du niveau de vie des citoyens de l’Union, la sécurité de l’emploi et l’amélioration des conditions de travail, l’amélioration du niveau de l’enseignement, le respect de l’environnement, l’amélioration constante des réseaux de transports et de communications, la protection et la mise en valeur de l’identité et du patrimoine culturels des peuples européens figurent parmi les objectifs généraux les plus importants que notre pays s’efforce, sans relâche, d’atteindre.
La réalisation de ces objectifs a acquis une importance et une dimension particulières en 2000, dans le cadre de la « Stratégie de Lisbonne » qui a fixé comme objectif que l’UE devienne, d’ici à 2010, l’économie la plus compétitive au niveau mondial. Lors de l’examen de la Stratégie de Lisbonne au Conseil européen de printemps en 2006, quatre objectifs principaux ont été fixés : la connaissance – innovation, l’emploi, le renforcement de l’environnement d’affaires et l’énergie – changement climatique.
Dans ce cadre, la Grèce participe activement à ces processus en vue d’élargir son rôle dans le nouvel environnement européen et mondial, de renforcer sa participation à l’intégration européenne, de définir des priorités et de réaliser les objectifs fixés, dans l’intérêt de ses citoyens. A cette fin, une coopération constructive avec les autres Etats membres et avec les organes et services communautaires concernés s’avère indispensable.
Le Conseil européen de printemps, en mars 2008, a marqué l’achèvement du premier cycle triennal de la Stratégie de Lisbonne révisée ainsi que le lancement du cycle suivant (2008-2010). Le premier cycle comprenait la mise en œuvre par les Etats membres de Programmes nationaux de réformes ainsi que la procédure d’évaluation réciproque de ces programmes par les Etats membres. Le progrès accompli dans le domaine des réformes a été jugé satisfaisant et les Etats membres progressent toujours vers la réalisation des objectifs de Lisbonne. La Commission indique que dans le cadre du nouveau cycle triennal de Stratégie de Lisbonne, les mêmes critères seront valables pour les Programmes nationaux de réformes et les Etats membres travailleront sans relâche afin de renforcer les efforts de réformes, notamment dans des domaines où les progrès demeurent limités, comme les prestations sociales, les services, la réalisation de l'objectif des 3% du PIB consacrés à la recherche et l'adoption de mesures pour la flexibilité et la sécurité sur le marché de l’emploi (flexicurité).
Mise à jour: février 2009